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| Plaque provinciale commémoré l’établissement de la colonie de Dawn (Dresden) |
Dawn – une communauté permettant aux Noirs de partager leurs compétences, leur travail et leurs ressources afin de se soutenir mutuellement et de venir en aide aux nouveaux arrivants. Cet esprit de coopération trouve son expression concrète dans l’église, l’une des plus importantes institutions de la communauté noire. L’église fait office à la fois de lieu de culte et de centre de réunions, d’enseignement, et d’activités sociales et de loisirs.
Les colons de l’établissement Dawn cultivent la terre pour récolter notamment du blé, du maïs et du tabac. Du bois de noyer noir cultivé localement est par ailleurs exporté vers les États-Unis et l’Angleterre. Henson co-fonde le British American Institute, une des premières écoles professionnelles au Canada permettant l’apprentissage d’un éventail de compétences, qui constitue un élément essentiel de l’établissement et qui bénéficie d’un accès aux terrains de la ferme, à la scierie, au moulin à farine, à la briqueterie et à la corderie de la collectivité. L’Institut ouvre ses portes en 1842 avec pour mission de « cultiver l’être tout entier et de permettre le développement optimal et maximal des capacités physiques, intellectuelles et morales ». Les élèves passent une partie de la journée dans la salle de classe et consacrent le reste de leur temps à la pratique d’un métier. Les articles qu’ils fabriquent sont vendus au profit de l’école. Les femmes se consacrent à l’apprentissage des compétences domestiques, tandis que les hommes travaillent dans les moulins ou les champs. Une plaque provinciale commémore l’établissement Dawn et ses nombreuses contributions importantes.
Certains membres de la collectivité retournent aux États-Unis après la proclamation de l’émancipation en 1863. D’autres restent sur place, contribuant à l’établissement d’une communauté noire importante dans cette partie de la province.
La première édition de l’autobiographie de Josiah Henson est publiée en 1849 sous le titre suivant : The Life of Josiah Henson, Formerly a Slave, Now an Inhabitant of Canada, as Narrated by Himself. Six éditions sont finalement publiées, entre 1849 et 1883. Harriet Beecher Stowe s’inspire de cette autobiographie pour écrire son roman publié en 1852, La case de l’oncle Tom. La vie remarquable de Josiah Henson et ce lien avec le roman de Mme Stowe en font l’un des Canadiens les plus célèbres de son époque.
Le révérend Henson décède le 5 mai 1883. Il est enterré à côté du site historique de la Case de l’oncle Tom, dans le cimetière de la famille Henson. Il avait continué de prêcher dans l’église méthodiste épiscopale britannique de Dresden chaque dimanche jusqu’à sa mort. Henson laisse derrière lui plusieurs enfants et sa deuxième femme, Nancy Gambril. Sa première épouse, Charlotte, décède avant lui en 1852.