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La conservation du patrimoine à l'œuvre

Projet de restauration de la façade du Centre du patrimoine ontarien

De 2005 à 2007, la façade du Centre du patrimoine ontarien a bénéficié d'une importante restauration réalisée en trois étapes. Découvrez le travail de la Fiducie en train de rafraîchir ce rare exemple d'un immeuble de bureaux de l'époque édouardienne.

La Fiducie du patrimoine ontarien – le principal organisme provincial de conservation du patrimoine – a commencé à effectuer des réparations sur les façades en pierre ouest et sud du Centre du patrimoine ontarien.

Cet édifice – situé au 10, rue Adelaide Est, au centre-ville de Toronto – était à l'origine le siège de la Canadian Birkbeck Savings and Investment Company. Construit en 1908, le bâtiment a été conçu par le célèbre architecte torontois George Wallace Gouinlock. Il s'agit d'un des rares immeubles de bureaux typiques du style édouardien à avoir survécu. Il a par conséquent été classé lieu historique national.

La Fiducie s'est engagée à identifier, à préserver, à protéger et à promouvoir le patrimoine riche et varié de l'Ontario dans l'intérêt des générations présentes et futures. En 1988, la Fiducie a acquis, restauré et adapté le bâtiment Birkbeck pour en faire son siège social ainsi qu'un centre de conférences, et pour louer des bureaux à des organismes à but non lucratif et commerciaux.

L'introduction

La composition de la façade frontale met en évidence la splendeur symétrique associée au style architectural américain Beaux-arts. La baie centrale en saillie comporte une paire inhabituelle et spectaculaire de niches voûtées d'une hauteur de deux étages contenant chacune un édicule (un petit édifice ressemblant à un temple composé d'un fronton reposant sur des colonnes elles-mêmes posées sur une base en saillie). La structure en bandes énergique de la façade et l'ornementation sculptée limitée à quelques fenêtres bien précises sont caractéristiques du style baroque édouardien. La maçonnerie enveloppe également le coin sud-ouest, ce qui met en valeur la vue oblique du bâtiment que l'on a depuis la rue Yonge, toute proche.

La façade est constituée à la fois de pierres naturelles et de pierres artificielles. Ce type de pierre artificielle bien précis était vendu sous la marque « Art Stone ». Au début du 20e siècle, à Toronto, la pierre artificielle était un substitut populaire à la pierre naturelle, qui était plus onéreuse, en particulier lorsque de nombreuses pierres identiques étaient nécessaires. Il était possible, avec des moules réutilisables, de produire un grand nombre de pierres artificielles prêtes à installer à un coût inférieur à celui de la pierre naturelle, laquelle devait être exploitée en carrière puis érigée sur le chantier par des tailleurs de pierre qualifiés.

Ce matériau artificiel est un mélange de ciment, d'enduit, de pigments et d'agrégats qui peut être modifié de façon à ce que la surface finie ressemble à du granit, à du calcaire ou à du grès. Des stries ressemblant aux marques laissées par les outils des tailleurs de pierre lors de la taille de pierres « véritables » étaient souvent moulées ou gravées sur la surface des pierres artificielles après séchage. Même ainsi, il était cependant plus économique de sculpter des pierres ornementales individuelles « uniques » à partir de pierre naturelle. De ce fait, de nombreuses façades en « pierre taillée » combinent pierre véritable et pierre artificielle.

Le bâtiment Birkbeck ne fait pas exception à cette règle. Les pierres de taille similaires les unes aux autres qui composent les murs sont toutes en « Art Stone ». Les éléments sculpturaux sculptés, dont les ornements des fenêtres, les chambranles des portes et des fenêtres, le fronton et le tympan qu'il surmonte, les colonnes et les bases des piédestaux ont été sculptés dans du grès.

Tout au long de son histoire, vieille de presque 100 ans, l'édifice Birkbeck s'est détérioré au fil des hivers suite aux nombreux cycles de gel-dégel et aux problèmes d'infiltration d'eau qui en ont résulté. Un certain nombre d'éléments de façade ont été remplacés après s'être désagrégés. À un moment de son histoire, l'intégralité de la façade a même été repeinte en gris clair afin de cacher la saleté qui la recouvrait et de lui redonner une apparence uniforme.

En 2005, la Fiducie du patrimoine ontarien a commencé à planifier un projet de restauration de la façade en trois phases, en prévision du centenaire de l'édifice.

Ce projet de restauration a été financé par le gouvernement de l'Ontario.

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