L’établissement de Canadiens français et le CP dans la région de Mattawa - Historique - Ontario Heritage Trust

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L’établissement de Canadiens français et le CP dans la région de Mattawa - Historique

Le 27 octobre 2008, la Fiducie du patrimoine ontarien et la Société de développement économique de Mattawa Bonfield ont dévoilé une plaque provinciale au musée de Mattawa et du district, en Ontario, pour commémorer l’établissement de Canadiens français et le CP dans la région de Mattawa.

Voici le texte de la plaque bilingue :

L’ÉTABLISSEMENT DE CANADIENS FRANÇAIS ET LE CP DANS LA RÉGION DE MATTAWA

    L’établissement de francophones se développa rapidement dans la région de Mattawa avec l’arrivée en 1881 du Canadien Pacifique (CP). Pendant la construction du chemin de fer, l’économie locale bénéficia de la présence de milliers de travailleurs canadiens français, certains étant accompagnés de leur famille. Dès que le chemin de fer fut opérationnel, l’industrie locale du bois de sciage enregistra un véritable essor et Mattawa devint une collectivité prospère, une plaque tournante du transport et de l’approvisionnement, et un dépôt de bois. Le développement fut également encouragé dans les villes situées à l’ouest de Mattawa, le long de la ligne du CP : Eau Claire, Bonfield, Astorville et Corbeil. Ce sont autant de collectivités qui bénéficièrent de l’arrivée massive de pionniers canadiens français dans les années 1880. Ces derniers apportèrent avec eux leur patrimoine et leur culture uniques et laissèrent un héritage francophone durable dans cette région de l’Ontario. 

FRENCH-CANADIAN SETTLEMENT AND THE CPR IN THE MATTAWA AREA

    Francophone settlement rapidly increased in the Mattawa area with the arrival of the Canadian Pacific Railway (CPR) in 1881. During construction of the rail line, the local economy benefitted from the presence of thousands of French-Canadian workers, some of whom were accompanied by their families. Once the railway was operational, the local lumber industry expanded and Mattawa prospered as a community, a supply and transportation hub, and a lumber depot. Development was also stimulated in the towns to the west of Mattawa along the CPR line – Eau Claire, Bonfield, Astorville and Corbeil – communities that also benefitted from significant numbers of French-Canadian settlers during the 1880s. These people brought with them their unique culture and heritage, and left a lasting francophone legacy in this area of Ontario.

Historique

Mattawa avant l’arrivée du chemin de fer

Située au confluent des rivières Mattawa et Outaouais, Mattawa, qui signifie « rencontre des rivières » en langue ashinabe,1 a toujours été une croisée de chemins. Au début de la période d’exploration et du commerce de la fourrure, se croisent à Mattawa ceux qui se dirigent vers le nord et vers l’ouest,2 et c’est ainsi que de nombreux explorateurs français dont Champlain, Radisson, Des Groseilliers et La Vérendrye3 s’y arrêtent. La Compagnie du Nord-Ouest y établit un poste en 1784, et en 1837, la Compagnie de la Baie d’Hudson ouvre Mattawa House, poste de traite comptant sept bâtiments.4

Le commerce de la fourrure attire dans cette région des Autochtones et les mariages interculturels sont fréquents. Dans les années 1830 et 1840, Mattawa est un important village autochtone, les bandes d’Amable Dufond et d’Antoine Kikwiwissens s’y étant installées. Jusqu’au moins au début du 20e siècle, une proportion importante de la population francophone de la région est autochtone et métisse.

Au fur et à mesure du déclin du commerce des fourrures, Mattawa se transforme en centre forestier; la rivière et ses tributaires continuent d’être utilisés comme mode de transport, cette fois-ci du bois de sciage. Des bûcherons commencent à affluer dans la région aux environs de 1850, et le premier entrepreneur forestier local est Eugène Varin. Les prêtres oblats établissent en 1869 une mission permanente qui devient ensuite la paroisse Sainte-Anne en 1882. L’année suivante, Mattawa compte une population permanente de 50 familles catholiques romaines et de 25 familles protestantes. À titre de « capitale » des camps forestiers, elle compte aussi une population de passage s’élevant à 2 000 personnes. Il s’agit de bûcherons, de draveurs et de conducteurs de brelles qui traversent l’établissement en route vers les camps forestiers où ils abattent des arbres pendant l’hiver et qui y reviennent au printemps pour s’occuper du flottage du bois vers le port situé au Québec.5 Au début des années 1870, Mattawa compte une école catholique et les Sœurs Grises y ouvrent une école et un hôpital en 1878.6

Construction du chemin de fer

Le chemin de fer « donna des ailes à la colonisation », fait observer le journaliste québecois Arthur Buies (1840-1901).7 En effet, de nombreux Canadiens français s’installent à Mattawa et dans la région avoisinante grâce au chemin de fer Canadien Pacifique. Certains viennent dans la région pour participer à la construction du chemin de fer et décident d’y rester tandis que d’autres arrivent par voie ferroviaire avec l’intention expresse d’obtenir une parcelle de terre et de la défricher. Le chemin de fer ne favorise pas seulement le développement de Mattawa, mais aussi l’établissement de Canadiens français dans plusieurs villes situées plus à l’ouest, et en particulier, à Eau Claire, Bonfield, Astorville et Corbeil.8

Avant même l’entrée en service du chemin de fer à Mattawa, la ville est un important centre pour cet important projet. En 1880, 4 000 hommes travaillent sur la ligne de chemin de fer dans la région. Un an plus tard, au moment de l’ouverture de la ligne, la moitié des équipes d’ouvriers poursuivent déjà le travail vers l’ouest; 2 000 hommes restent cependant derrière à Mattawa, accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants. Mille d’entre eux sont des Canadiens français, 400 des Irlandais et les autres, de nationalités diverses.9

Le père oblat Jean-Marie Nédélec, un missionnaire expérimenté, ayant travaillé auprès des Premières nations ainsi que dans les camps forestiers, juge que c’est auprès des cheminots que son ministère est le plus difficile. Nédélec côtoie les cheminots entre 1881 et 1882. Il décrit de cette façon leurs conditions de vie déplorables : les hommes sont atrocement sales et couverts de vermine et ils vivent « dans de vrais trous de siffleux [marmottes] ».10 Le prélat relate les difficultés auxquelles il est confronté et donne un aperçu de la vie dans les camps de cheminots. Il déplore un manque ou une perte de « mœurs chrétiennes »; la proximité d’auberges et de maisons de débauche et la participation à des soirées de danse et à des beuveries; l’éclatement de querelles ethniques et linguistiques; les longues distances à parcourir et le piètre état des routes; la rareté de grands lieux de rassemblement; et la difficulté d’attirer aux offices religieux des hommes n’étant pas habitués à y assister.11

Le chemin de fer transforme Mattawa

Le père Alexis de Barbezieux décrit de façon touchante l’entrée en service du chemin de fer à Mattawa : « L'année 1881 vit enfin se réaliser le rêve si longtemps caressé des habitants de Mattawa. Le chemin de fer du Pacifique fut livré à la circulation et la petite ville fut reliée au reste du monde. »12 Les conséquences de cet événement pour la ville sont énormes. À Mattawa et dans la région avoisinante, 2 000 hommes travaillent dans les camps forestiers et 2 000 autres, dans des camps de cheminots. La plupart d’entre eux sont catholiques et les missionnaires sont tellement débordés de travail qu’ils ont besoin de renforts.13 En une seule année, les camps forestiers prennent beaucoup d’ampleur et en 1882, ils emploient 3 000 hommes.14

Grâce à la construction du chemin de fer, Mattawa devient le plus important poste de traite de la compagnie de la Baie d’Hudson dans la vallée de l’Outaouais, poste qui demeure en activité jusqu’en 1908.15 La ville est également devenue une plaque tournante pour le transport du bois de sciage ainsi qu’un centre de colonisation. En 1887, Mattawa devient une gare le long du chemin de fer de colonisation du Témiskaming, la « Ligne du Mocassin », construite sous la direction des prêtres oblats afin d’attirer des Canadiens français du Québec et de rapatrier les Franco-américains en leur offrant des terres à bon marché dans la région du Témiskaming.16

La ville est un important dépôt de bois, un centre d’approvisionnement et un lieu de recrutement pour les sociétés forestières ayant besoin de bûcherons. À mesure qu’Ottawa renonce à son passé de ville forestière bagarreuse pour devenir une capitale fédérale respectable, Mattawa devient l’endroit où les bûcherons dépensent leur argent et s’éclatent lorsqu’ils descendent au printemps de leurs camps situés dans la partie supérieure de la vallée de l’Outaouais.17 L’un des établissements qui accueille à cette époque les nombreux voyageurs qui s’arrêtent dans la localité est le Mattawa House Hotel, construit en 1881 et exploité par Cleo Lamarche.18

Après une période de croissance soutenue, Mattawa obtient le statut de municipalité en 1884. Elle compte à ce moment 165 familles, dont 41 sont protestantes. En outre, 29 familles de colons vivent dans les environs.19

Comme la population croît et que les camps forestiers continuent de prendre de l’ampleur et d’attirer davantage de travailleurs dans la région, il devient nécessaire d’améliorer et d’agrandir les bâtiments servant de lieux de culte. La construction de l’église en pierre à deux clochers de la paroisse Sainte-Anne débute en 1889; l’église remplace la première église construite par le père Louis Lebret en 1863. Le petit hôpital érigé après l’arrivée des Sœurs Grises en 1878 est ravagé par les flammes en 1885, et un hôpital plus imposant est reconstruit immédiatement après l’incendie, la ville ne pouvant se passer d’un hôpital vu le grand nombre d’accidents survenant en forêt. En 1894, l’hôpital dispense des soins à 400 patients, signe de la « triste prospérité » de la région.20

La croissance des associations va de pair avec la construction de bâtiments. L’année au cours de laquelle débute la construction de la nouvelle église, soit 1889, marque aussi la création de l’Archiconfrérie du Rosaire et de la Ligue du Sacré-Cœur.21 Quant aux Dames de Sainte-Anne, elles commencent leurs activités en 1894.22

En 1894, Mattawa et ses environs prospèrent et, grâce aux efforts d’entrepreneurs locaux et aux encouragements du père oblat Paul-Émile Gendreau, l’électricité devient accessible aux résidents de la ville la veille de Noël.23

La construction de la centrale électrique de Hurdman attire dans la région des milliers de travailleurs et la ville compte en 1895 au moins six hôtels pour les accueillir. À Mattawa House s’ajoutent Windsor House, Victoria House, Lumberman's House, le Rosemount et Ottawa House.24

Au tournant du 20e siècle, l’économie de Mattawa continue d’être florissante. La ville compte 2 000 habitants, dont 1 500 sont catholiques. Sur ces 1 500 catholiques, les deux-tiers sont Canadiens français. On compte aussi 150 familles établies sur des fermes des environs.25

La croissance de Mattawa, stimulée par l’arrivée du chemin de fer, bénéficie aussi aux localités avoisinantes, soit à Eau Claire, Bonfield, Astorville et Corbeil. Dès l’ouverture de la ligne ferroviaire menant à Mattawa en 1881, le CP « fut aussitôt poussé vers l'ouest avec une dévorante activité »,26 transformant à tout jamais les environs.

Eau Claire

Située à 19 kilomètres à l’ouest de Mattawa, Eau Claire tire son nom des eaux claires de la rivière Amable du Fond. La localité est fondée dans les années 1870 par l’entrepreneur forestier William Mackey et prend de l’importance et devient une ville en raison du chemin de fer. Mackey ouvre une scierie, une église, une école et un magasin.27 En 1884, c’est le père Moïse Legault qui, toutes les deux semaines, répond aux besoins spirituels des résidents de la toute nouvelle ville.28  
L’année 1886 marque la fondation officielle de la mission catholique de Sainte-Thérèse. La ville ayant connu une période de croissance rapide, elle compte à ce moment 28 familles catholiques et 20 familles protestantes. Environ 200 personnes travaillent alors dans les scieries d’Eau Claire.29

Trois ans plus tard, la ville compte 100 familles, dont 33 sont catholiques et 20, sont canadiennes françaises.30 Les relations entre catholiques et protestants sont tendues à l’époque, en partie en raison de l’action de l’ordre d’Orange.31 En 1892, la société de chemin de fer étant sur le point de démolir le vieux bâtiment servant de lieu de culte catholique, la construction d’une nouvelle chapelle est entreprise. Le père Nédélec se rend dans les camps forestiers et les scieries des environs et recueille des dons.32 En 1894, année prospère pour la ville, la nouvelle chapelle est bénie. La composition ethnique de la mission n’est plus la même. Les 32 familles catholiques que compte Eau Claire sont toutes canadiennes françaises, à l’exception de trois d’entre elles.33

L’entrepreneur forestier J.R. Booth34 achète les actifs de William Mackey en 1904, et envoie les billes non pas à la scierie locale, mais à ses scieries de Hull, au Québec. Privée de cette source de revenus importante, la ville se dépeuple et l’établissement se déplace plus au sud.35

Bonfield

Sise au pied du lac Nosbonsing (le Pied-du-Lac),36 la localité de Bonfield est nommée en l’honneur de James Bonfield, député provincial de Renfrew Sud et grand négociant en bois. La localité se développe aux environs de 1860 parce que la société forestière Booth offre de l’emploi. Les premiers membres de l’établissement proviennent de localités situées dans la vallée supérieure de l’Outaouais et du plateau de la Madawaska.37

En 1880, les premiers groupes de cheminots s’installent à Bonfield où l’on construit une chapelle en 1881. À compter de cette date, les missionnaires des camps forestiers cessent de venir à Bonfield et une mission permanente est créée par le père Joseph-Édouard Émery. En 1882, année où le chemin de fer parvient à Bonfield, le père Émery améliore l’intérieur de la chapelle, crée une école et dirige la construction d’une sacristie.38

Grâce à la présence de la ligne de chemin de fer, des colons continuent d’affluer dans la région, bon nombre d’entre eux originaires de Montréal. La mission Sainte-Philomène devient la paroisse locale en 1886; la localité compte alors 175 familles.39 La ville devient une municipalité la même année. En 1887, 39 nouvelles familles s’installent à Bonfield. En 1894, la municipalité compte désormais 200 familles, dont la presque totalité sont canadiennes françaises.40

Astorville

Astorville s’appelle d’abord Lévesqueville en l’honneur de son fondateur visionnaire. JosephAlphonse Lévesque s’installe dans la région en 1886 avec l’intention d’y fonder une colonie. Il achète des terres à l’ouest de Bonfield, à la tête du lac Nosbonsing; sa famille vient le rejoindre à partir de Joliette.41

La même année, Lévesque aide trois frères, Cléophas, Alexandre et Alvarez Robert, originaires du Saguenay, à s’installer à Astorville. Alexandre et Alvarez poursuivent finalement leur route, mais Cléophas devient le premier maire de la ville et l’un des présidents de la société agricole locale.42 Au fil des ans, d’autres familles canadiennes françaises s’ajoutent aux familles initiales et à l’automne de 1887, les habitants d’Astorville décident de construire une chapelle. Lévesque fait don du terrain nécessaire et la chapelle est construite sous la direction du père ThomasGeorges Gagnon, pasteur de Bonfield également responsable de la paroisse de Lévesqueville.43

En 1897, la ville compte une trentaine de familles, canadiennes françaises pour la plupart. De nombreuses personnes travaillent pour J.R. Booth, qui a construit neuf kilomètres de voie ferrée pour acheminer les billes du lac Nipissing jusqu’au lac Nosbonsing, d’où elles sont envoyées par voie d’eau à Mattawa, et ensuite aux scieries de la région d’Ottawa-Hull.44

En 1890, Lévesque fonde la Société agricole du canton de Ferris, laquelle tient par la suite une foire annuelle et promeut l’adoption de pratiques agricoles uniformes et efficaces. Lorsque l’industrie forestière connaît un déclin aux environs de 1912-1913, de nombreux résidents de la ville parviennent à se recycler dans l’agriculture, en grande partie grâce aux efforts de cette société.45 Le père Antonin Astor devient le premier pasteur de la localité qui change peu de temps de nom et prend le nom d’Astorville en son honneur.46

Corbeil

Sise à 16 kilomètres à l’est de North Bay sur la ligne du CP, la localité de Corbeil s’est appelée Clint jusqu’en 1890 et ensuite Grit, prénom de l’épouse du maître de poste. Un nombre important de colons s’établissent sur les lieux en 1888, suivis l’année suivante, en provenance d’Orléans, de Jean-Baptiste Corbeil, de sa femme et de leurs neuf enfants.

À l’époque, le frère de Jean-Baptiste, Joseph, fabrique des traverses de chemin de fer à Spokane, dans le territoire de Columbia. Jean-Baptiste lui envoie une lettre lui décrivant Grit en termes élogieux. Peu de temps après, Joseph, accompagné de sa famille, vient rejoindre son frère. Il construit une scierie prospère près des petits lacs appelés Les Vases et Lac à la Truite, et acquiert aussi une voie de garage (siding en anglais). Les résidents commencent à appeler la localité Corbeil's Siding, nom qui finit par être plus populaire que Grit. Corbeil devient le nom officiel de la ville au moment de l’ouverture du bureau de poste en 1897.

La scierie de Joseph continue de prendre de l’ampleur et en 1892, il amène un groupe de familles d’Orléans à s’installer à Corbeil et à travailler pour lui. L’année suivante, les résidents de la ville construisent une église avec du bois dont fait a fait don Joseph Corbeil. L’église est construite par les résidents eux-mêmes, participant à des corvées, sous la direction du père Thomas-Georges Gagnon, également pasteur de Corbeil. D’autres familles canadiennes françaises s’établissent à Corbeil en 1894, et bon nombre d’entre elles finissent par s’adonner à l’agriculture.47 En 1897, la localité compte 30 familles catholiques.48 La naissance à Corbeil des quintuplées Dionne en 1934 attire l’attention du monde entier sur la ville.

Conclusion

On peut en grande partie attribuer la création et le développement de villes comme Mattawa et des villes avoisinantes à l’avènement dans la région du chemin de fer Canadien Pacifique. Mais surtout, le chemin de fer a contribué à créer des possibilités d’emploi qui ont attiré dans la région des Canadiens français qui s’y sont par la suite installés en grand nombre et ont laissé une empreinte durable sur sa culture et son patrimoine.


La Fiducie du patrimoine ontarien tient à remercier le professeur d’histoire de l’Université d’Ottawa, Yves Frenette, pour ses travaux de recherche sur lesquels le présent document repose.

La Fiducie souhaite remercier l’Office des affaires francophones de son aide et le ministère du Patrimoine canadien de sa contribution financière par le biais de l’Entente Canada-Ontario sur les services en français.

© Fiducie du patrimoine ontarien, 2008


1 Site Web d’Affaires indiennes et du Nord Canada.

2 Robert Choquette, L'Ontario français, historique, Montréal, Études Vivantes, 1980, p. 13.

3 Site Web de la Mattawa District Chamber of Commerce.

4 Site Web Travel Back in Time.

5 Gaston Carrière, Jean-Marie Nédélec, o.m.i., 1834-1896, Sudbury, La Société historique du Nouvel-Ontario, 1957, p. 17.

6 Gaétan Gervais, « L'Ontario (1821-1910) », dans Cornelius Jaenen, Les Franco-Ontariens, Ottawa, Les Presses de l'Université d'Ottawa, 1993, pp. 88-89.

7 Gervais, p. 8. Buies était un membre radical de l’Institut Canadien, un groupe de jeunes intellectuels canadiens français, qui est devenu une force politique et culturelle dans la société francophone. Buies, explorateur et géographe, a fait le récit de ses visites dans le nord de l’Ontario et du Québec à mesure que ces régions s’ouvraient à la colonisation.

8 Gaétan Vallières, L'Ontario français par les documents, Montréal, Études Vivantes, 1980, p. 126.

9 Carrière, p. 31.

10 Carrière, p. 35.

11 Nédélec dans Carrière, p. 32.

12 Alexis de Barbezieux, Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa, Vol. II, Ottawa, Cie d'imprimerie d'Ottawa, 1897, p. 64.

13 Barbezieux, p. 64.

14 Barbezieux, p. 64.

15 Paul-François Sylvestre, Mattawa, Ottawa, Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, 1983, p. 119.

16 Site Web de Wilderness Tramways.

17 Gervais, p. 89.

18 Site Web sur l’histoire de Mattawa.

19 Barbezieux, p. 426.

20 Barbezieux, p. 430, et site sur l’histoire de Mattawa.

21 Barbezieux, p. 427.

22 Barbezieux, p. 433.

23 Barbezieux, p. 430.

24 Site Web sur l’histoire de Mattawa.

25 Barbezieux, pp. 431,425.

26 Barbezieux, p. 415.

27 Community Voices, site Web Heritage Perspective : « Eau Claire Gorge a Great Place to Visit ».

28 Barbezieux, p. 426.

29 Carrière, p. 25.

30 Nédélec dans Carrière, p. 25.

31 L’ordre d’Orange était une société fraternelle protestante, fondée en 1795 en Irlande pour commémorer la victoire de Guillaume d’Orange lors de la bataille de Boyne en 1690. Pendant l'insurrection irlandaise de 1798, l'ordre d'Orange devient le principal lien entre le gouvernement britannique et les protestants d'Irlande. En Amérique du Nord, la Grande Loge de l’Ordre d’Orange est fondée en 1830 à Brockville par Ogle R. Gowan qui cherche en 1836 à rallier les catholiques et les orangistes à la cause conservatrice. Une division se produit dans le mouvement en 1853 à l’issue de l’alliance des Conservateurs avec le Parti bleu canadien français. Même si la brèche est colmatée en 1856, le vote orangiste est dès lors divisé. L’Ordre a été à l’occasion accusé de promouvoir l’anticatholicisme en transportant outre-mer des querelles du vieux continent.

32 Carrière, pp. 26-27.

33 Barbezieux, p. 432.

34 Le grand négociant de bois J.R. Booth (1826-1925) possédait la plus grande scierie au Canada, située à Ottawa. Il a également exploité des scieries dans les cantons de Mattawa, Témiskaming, Calvin et Chisolm ainsi qu’à différents endroits au lac Nipissing et dans les environs.

35 Site Web Community Voices : « Eau Claire Gorge a Great Place to Visit ».

36 Jean Archambault, « Astorville », dans Pour un Cinquantenaire. Monographies, Bonfield 1886, Astorville 1902, Corbeil 1920, Sudbury, La Société historique du Nouvel-Ontario, 1952, p. 25.

37 Joseph-Henri Martel, Bonfield Illustré, Mattawa, La Sentinelle, 1897, p. 5.

38 Nédélec in Carrière, p. 24.

39 Carrière, p. 24.

40 Barbezieux, pp. 421, 424.

41 Archambault, pp. 23, 40.

42 Archambault, p. 23.

43 Archambault, p. 25.

44 Barbezieux, p. 423.

45 Archambault, p. 43.

46 Community Voices, site Web Heritage Perspectives : « Astorville parish celebrates its centennial ».

47 Deux articles fournissent de l’information sur Corbeil : Joseph-Arthur Corbeil, « Joseph Corbeil, le pionnier de Corbeil », dans Familles pionnières, leur odyssée, leur enracinement, Sudbury, La Société historique du Nouvel-Ontario, 1944, pp. 19-21, et Marcel Laroque, « Corbeil », dans Pour un Cinquantenaire. Monographies, Bonfield 1886, Astorville 1902, Corbeil 1920, Sudbury, La Société historique du Nouvel-Ontario, 1952, pp. 57-61.

48 Barbezieux, p. 423.