Calendrier - Ontario Heritage Trust

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Timeline


 

Année Description
Inconnu - 1840

1. William O'Grady

Prêtre catholique, journaliste et activiste, William O’Grady est une figure à la fois pittoresque et controversée. Né en Irlande, il a été le secrétaire de l’évêque de Cork, avant de venir s’établir dans le Haut-Canada en 1828. Il y est chaleureusement accueilli par l’évêque Macdonell de Kingston, qui a grandement besoin d’un prêtre compétent et expérimenté. O’Grady est rapidement nommé prêtre de la paroisse St. Paul de York (rue Queen Est, à Toronto), où il s’engage immédiatement à établir des règlements d’église plus stricts, à organiser un groupe de catéchisme pour les enfants pauvres et à éliminer la dette de la paroisse. Il devient vite une figure civique emblématique, aussi populaire parmi les siens, principalement des immigrants irlandais, qu’auprès des paroissiens et de l’élite de York. La situation désespérée dans laquelle se trouvent ses très pauvres paroissiens l’amène toutefois à se prendre d’amitié pour les politiciens issus du Parti réformiste, tels que William Lyon Mackenzie. À cette époque-là, un schisme se forme entre l’élite de l’Église – qui s’est alliée avec les membres de la « Tory Family Compact » – et les paroissiens irlandais, pauvres et citadins, de St. Paul. Le soutien grandissant qu’accordent ces derniers à O’Grady lui fait perdre les bonnes grâces des marguilliers de son Église et de l’évêque. En 1832, O’Grady et les réformateurs de sa paroisse prennent le contrôle de l’église et excluent les marguilliers. Il est suspendu par Macdonell et excommunié en 1833. O’Grady fonde ensuite un journal, The Correspondent, et se consacre au journalisme politique. Désabusé par la tournure violente que prend le mouvement réformiste en 1837, O’Grady part s’installer dans une ferme située au nord de Toronto, où il décédera en 1840.

Circa 1400 - Inconnu

2. Humanisme

L’humanisme est un terme général s’appliquant aux philosophies et aux comportements intellectuels qui se focalisent sur l’expérience, les valeurs et les préoccupations humaines. La recherche du savoir par le biais d’une utilisation structurée de la raison et des données empiriques est généralement considérée comme un aspect fondamental de l’humanisme. Bien qu’humanisme et religion ne soient pas antithétiques, l’humanisme séculier se caractérise par un rejet de la croyance religieuse.

1453 Confirmé

3. Prise de Constantinople par les Ottomans

1478 - 1834 Confirmé

4. Établissement de l’Inquisition espagnole

1517 Confirmé

5. Martin Luther rédige les quatre-vingt-quinze thèses

Rédigées par Martin Luther en 1517, les quatre-vingt-quinze thèses sur la puissance et l’efficacité des indulgences constituent une dénonciation des abus du clergé. Elles sont considérées comme le catalyseur de la réforme protestante.

Circa 1525 - 1534

6. Publication de la Bible de Tyndale

Le Nouveau Testament de William Tyndale constitue la première version de la Bible imprimée en langue anglaise. Tyndale traduit également plusieurs livres de l’Ancien Testament avant d’être exécuté pour hérésie en 1536. Ses traductions de la Bible en anglais sont les premières qui découlent directement des textes hébreux et grecs. Le roi James s’en inspire largement pour créer sa propre version (1611).

1534 Confirmé

7. Jacques Cartier érige une croix en Gaspésie

1534 Confirmé

8. Fondation de l’Église d’Angleterre

1534 Confirmé

9. Fondation de la Société de Jésus (ordre des Jésuites)

1534 - Inconnu

10. Société de Jésus (ordre des Jésuites)

Fondée en 1534 par Ignatius Loyola (1491-1556), la Société de Jésus (ou l’ordre des Jésuites) est l’ordre religieux masculin le plus important au sein de l’Église catholique romaine. Connus pour l’ampleur de leur action missionnaire et pour leur engagement en faveur de l’éducation, les Jésuites se caractérisent par un mélange de discipline, de rigueur académique et de zèle religieux. L’ordre des Jésuites se distingue également par son profond attachement à la papauté. Les Jésuites arrivent pour la première fois dans l’actuel Ontario en 1634, alors qu’ils suivent la voie établie en 1615 par des missionnaires récollets (et peu de temps après par Champlain), qui chemine depuis Montréal jusqu’aux rives sud de la baie Georgienne en passant par la rivière des Outaouais et la rivière des Français. En 1639, ils fondent le village missionnaire de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons près de l’actuelle ville de Midland. Ils ont ensuite le projet d’établir une communauté chrétienne composée à la fois d’Européens et d’Autochtones. Le village est toutefois victime des guerres iroquoises et ses habitants sont contraints de brûler et de fuir la mission en 1649. Huit missionnaires jésuites qui trouvent la mort pendant les guerres iroquoises sont canonisés – Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalement, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, René Goupil et Jean de la Lande. Malgré les événements de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, les Jésuites continuent d’établir des missions aux quatre coins de l’actuel Ontario. Le nombre de catholiques augmente en même temps que celui des institutions jésuites dans la région. Le premier avant-poste jésuite important qui est établi dans la province après la chute de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons est la mission de l’Assomption à La Pointe de Montréal (Windsor). La mission dessert à la fois la population francophone de la région, assez nombreuse, et des Hurons qui s’y sont établis après les guerres iroquoises. Elle devient la paroisse de l’Assomption en 1767 et constitue la plus ancienne paroisse catholique romaine en Ontario. Cédant à la pression des dirigeants laïcs en Europe, le pape Clément XIV supprime l’ordre des Jésuites en 1773. Cette décision freine l’activité des Jésuites dans le Haut-Canada jusqu’à bien après la restauration de la Société en 1814. Une présence jésuite subsiste toutefois dans la région, puisque l’évêque Briand de Québec décide de ne pas informer le pasteur jésuite de la mission de l’Assomption (le père Potier) du démantèlement de l’ordre. Au milieu du XIXe siècle, les Jésuites reprennent leurs activités dans la province et établissent un certain nombre de missions dans des collectivités éloignées, parmi lesquelles Wikwemikong sur l’île Manitoulin en 1844, Sault Ste. Marie en 1846 et Fort William (Thunder Bay) en 1849. En outre, ils constituent le premier ordre à servir des Allemands de confession catholique romaine dans la région de Waterloo. Pendant le siècle et demi qui suit, les Jésuites fondent des missions, des paroisses, des écoles et des séminaires aux quatre coins de l’Ontario. En 1924, les Jésuites de l’Ontario acquièrent une importante autonomie administrative en créant la vice-province jésuite du Haut-Canada. À l’époque, l’ordre administre 30 missions, neuf paroisses et six collèges. Travaillant souvent en collaboration étroite avec le clergé diocésain et des ordres religieux féminins – ainsi qu’avec d’autres confessions chrétiennes et des organismes laïcs – les Jésuites continuent de jouer un rôle essentiel dans l’éducation d’innombrables jeunes catholiques et dans le développement de nombreuses institutions sociales de l’Ontario.

18 entrée(s) trouvées

1534 Confirmé

11. Act of Supremacy

Aux termes de l’Act of Supremacy de 1534, le roi Henry VIII est déclaré chef suprême de l’Église d’Angleterre.

1545 - 1563 Confirmé

12. Concile de Trente

Le concile de Trente est un concile œcuménique formé par l’Église catholique romaine en réponse à la réforme protestante. Le concile définit la position de l’Église sur un certain nombre de sujets doctrinaux et administratifs importants. Les canons et les décrets qui en découlent réfutent les enseignements protestants et réaffirment clairement les croyances et les pratiques traditionnelles de l’Église catholique romaine.

1549 Confirmé

13. Publication du premier « English Book of Common Prayer »

1554 - 1600 Confirmé

14. Richard Hooker

Richard Hooker est un prêtre et théologien anglican. Il est considéré comme l’un des principaux initiateurs de la doctrine anglicane.

1562 - 1598 Confirmé

15. Guerres de religion en France

1563 Confirmé

16. Établissement des trente-neuf articles de religion (« Thirty-Nine Articles of Religion ») par l’Église d’Angleterre

Les trente-neuf articles de religion (« Thirty-Nine Articles of Religion »), établis en 1563 après des décennies de troubles religieux en Angleterre, sont les principes doctrinaux qui définissent l’Église d’Angleterre.

Circa 1570 - 1635

17. Samuel de Champlain

Connu comme le « père de la Nouvelle-France », Samuel de Champlain (v. 1570-1635) est un explorateur, cartographe, chroniqueur et administrateur français. Entre 1633 et 1635, il occupe les fonctions de gouverneur de la Nouvelle-France. À partir de 1603, Champlain effectue de nombreux voyages en Nouvelle-France afin d’explorer et de cartographier la région, de stimuler le commerce et de créer des établissements français dans la colonie. Il fonde la ville de Québec en 1608 et est le premier explorateur européen à cartographier la région des Grands lacs. Champlain forme une alliance avec les Hurons, établis dans ce qui constitue aujourd’hui l’Ontario, et les soutient dans leurs guerres contre les Iroquois. Fervent catholique, Champlain emmène avec lui quatre prêtres récollets lors du voyage qu’il effectue en 1615. L’un de ces prêtres, le père Joseph Le Caron (v. 1586-1632), est le premier missionnaire catholique à fouler le sol de l’actuel Ontario.

Circa 1586 - 1632

18. Le père Joseph Le Caron

Né près de Paris, en France, en 1586, Joseph Le Caron (v. 1586-1632) fait partie des premiers missionnaires catholiques envoyés en Nouvelle-France. Il rejoint l’ordre des Récollets en 1611 et, quatre ans plus tard, il accompagne, avec trois autres missionnaires récollets, Samuel de Champlain lors de son voyage en Nouvelle-France. Peu après son arrivée en Nouvelle-France, Le Caron se dirige vers le pays des Hurons, que l’on appelle aujourd’hui l’Ontario. Parcourant les lieux en canoë et accompagné de guides autochtones, il se déplace vers l’ouest, devenant ainsi le premier Européen à atteindre la baie Georgienne. Le 12 août 1615, au village Huron de Carhagouha (près de la collectivité actuelle de Lafontaine, à proximité de Penetanguishene dans le comté de Simcoe), il célèbre la première messe dans l’actuelle province de l’Ontario. Pendant presque un an, Joseph Le Caron vit parmi les Hurons, qu’il évangélise, avant de rentrer brièvement en France en 1616. À partir de 1618 et jusqu’à ce que les Anglais capturent Québec en 1629, il poursuit ses missions dans le pays des Hurons et parmi les Montagnais, dans la partie est de la Nouvelle-France. Il est l’auteur de dictionnaires des langues huronne, algonquine et montagnaise. La majeure partie de ces dictionnaires, ainsi que d’autres écrits de Le Caron qui retracent ses expériences en Nouvelle-France, ont été perdus. Il meurt de la peste en France, en 1632.

1593 - 1649 Confirmé

19. Jean de Brebéuf

Jean de Brebéuf (1593-1649), missionnaire, auteur et linguiste jésuite, subit le martyre pendant les guerres iroquoises. Canonisé en 1930, Brebéuf est considéré comme le premier catholique proclamé saint patron du Canada. Il naît en Normandie et entre au noviciat de Rouen à l’âge de 24 ans. En 1625, Brebéuf se rend en Nouvelle-France comme missionnaire. L’année suivante, il voyage jusqu’aux collectivités huronnes situées au sud de la baie Georgienne. Pour évangéliser les Hurons de manière plus efficace, Brebéuf apprend leur langue et s’attelle à la rédaction d’un dictionnaire huron. Contraint de retourner en France en raison de l’occupation du Québec par les Anglais en 1629, Brebéuf revient parmi les Hurons en 1634. Brebéuf est un homme imposant, mais sa carrure impressionnante est contrebalancée par un naturel doux et une éloquence certaine. Tout au long des 15 années qui suivent, il vit parmi les Hurons, rédige de nombreux écrits sur leur culture et sur ses propres expériences, et baptise des milliers d’Autochtones – non seulement des Hurons, mais aussi des Neutres et des Pétuns appartenant aux tribus voisines. Toutefois, les enseignements de Brebéuf et ses efforts visant à modifier les coutumes et les structures sociales des Autochtones laissent ces communautés profondément divisées. En 1649, lorsque les Iroquois envahissent le territoire huron, Brebéuf et un autre missionnaire jésuite, Gabriel Lalemant, sont capturés, torturés et tués. Les ossements de Brebéuf reposent au Sanctuaire des martyres canadiens, près de Midland, en Ontario.

1598 Confirmé

20. Édit de Nantes

L’édit de Nantes, émis en 1598 par le roi de France, Henri IV, accorde des droits importants aux Huguenots protestants du pays. Il marque la fin des guerres de religion en France.

Circa 1603 - 1897

21. Franciscains récollets (Récollets)

Établis au début du XVIIe siècle, les Récollets constituent une branche réformée de l’ordre des Franciscains au sein de l’Église catholique romaine. Ils tiennent leur nom des lieux de méditation (en latin recollecti « recueillis ») et des monastères où les Frères Franciscains se retirent pour prier, faire pénitence et cultiver leur mémoire spirituelle. Connus pour leur force d’âme, leur piété et leur austérité, les Récollets sont souvent appelés à occuper les fonctions d’aumônier dans l’armée française. Un groupe de Pères Récollets arrive en Nouvelle-France avec Samuel de Champlain en 1615. Plus tard cette même année, le Père Récollet Joseph Le Caron devient le premier prêtre à fouler le sol de l’actuel Ontario lors de son voyage jusqu’au village huron de Carhagouha, situé près de la rive sud-est de la baie Georgienne. Pendant les années 1620, un certain nombre de Pères Récollets administrent des missions aux quatre coins du pays huron. Citons notamment Gabriel Sagard, qui écrit trois recueils importants sur l’histoire de la Nouvelle-France et sur la culture et la langue des Hurons. Les Récollets quittent la Nouvelle-France entre 1629 et 1632, alors que le territoire est aux mains des Anglais. Lorsque des missionnaires catholiques font leur retour dans la colonie, celle-ci est largement administrée par les Jésuites. Après la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques, les Récollets se voient interdire de recruter de nouveaux membres, mais ils continuent de le faire en cachette. Le dernier Récollet canadien, le père Louis, décède en 1848 à Québec. Les Récollets se fondent dans l’Ordre des Frères mineurs en 1897.

1611 Confirmé

22. Publication de la version de la Bible du roi James

Circa 1615 - Inconnu

23. L’ultramontanisme en Ontario

L’ultramontanisme est un mouvement catholique romain qui exalte l’autorité du pape et qui cherche à concentrer le pouvoir entre ses mains. Un des aspects fondamentaux de l’ultramontanisme est la conviction que l’État doit être subordonné à l’Église, en particulier dans les domaines de l’éducation et de l’aide sociale. Les idées et les sentiments ultramontains étayent largement l’histoire du catholicisme en Ontario. Avant l’établissement et l’intégration des institutions catholiques dans la province, les ecclésiastiques et les laïcs peuvent se tourner vers Rome pour y trouver la stabilité et pour obtenir des conseils et un soutien. Alors que des immigrants catholiques venus des quatre coins de la planète arrivent en Ontario, l’attachement à l’évêque de Rome constitue une force unificatrice qui permet de surmonter les obstacles culturels et de contrer la ségrégation ethnique. De plus, l’influence de l’ultramontanisme sur l’architecture confère au mouvement une présence visuelle dans la province. En Ontario, il est fréquent que les églises catholiques – en particulier celles qui sont situées dans les communautés italiennes – dont on décide qu’elles doivent partager de fortes similarités visuelles avec celles de Rome soient bâties dans le style Renaissance ou baroque. La majorité des églises ultramontaines de la province est édifiée entre la Confédération et la Première Guerre mondiale. Joseph Connolly et Arthur W. Holmes sont les deux architectes qui construisent la plupart de ces églises.

Circa 1615 - 1650

24. Huronie

La Huronie désigne la région occupée par les Hurons avant les guerres iroquoises et délimitée par la baie Nottawasaga à l’ouest et le lac Simcoe à l’est – dans la partie nord de ce qui constitue aujourd’hui le comté de Simcoe. Ce terme n’est entré dans le langage courant qu’au XIXe siècle et s’applique habituellement à la période au cours de laquelle les Hurons et les Français entretiennent des relations.

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1615 - Inconnu

25. Première messe célébrée en Ontario

Le premier missionnaire chrétien à fouler le sol de l’actuel Ontario est le Père Récollet Joseph Le Caron (1586-1632), alors qu’il accompagne Samuel de Champlain (v. 1570-1635) dans son voyage vers la Nouvelle-France en 1615. Se déplaçant en canot et guidé par des Autochtones, Le Caron établit une voie entre la ville de Québec et le village huron de Carhagouha, situé à quelques kilomètres au nord-est de la baie Nottawasaga. Champlain, qui emprunte le même chemin, atteint Carhagouha peu de temps après. Le 12 août 1615 – en présence de Champlain – Le Caron y célèbre un office religieux et chante le Te Deum. Il s’agit là de la première messe célébrée dans ce qui constitue aujourd’hui l’Ontario.

1618 - 1648 Confirmé

26. Guerre de Trente Ans

1622 - 1982 Confirmé

27. Sacrée Congrégation de la Propagande

Fondée en 1622 par le pape Grégoire XV, la Sacrée Congrégation de la Propagande (Congregatio de Propaganda Fide) est une branche de la Curie romaine chargée de la direction des activités missionnaires à travers le monde et de la promotion de la foi catholique dans les pays et les territoires non catholiques. Le Canada est sous la compétence de la Propaganda Fide jusqu’en 1908. La congrégation change de nom en 1982 et devient la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

Circa 1630 - 1701

28. Les guerres iroquoises

Tout au long du XVIIe siècle, une série de conflits – souvent appelés les guerres iroquoises ou les « guerres du castor » – opposent la Confédération des Cinq-Nations iroquoises à plusieurs de ses tribus voisines, ainsi qu’aux Français. Grâce aux armes fournies par ses partenaires commerciaux hollandais et anglais, la Confédération démantèle tous les groupes autochtones des environs pour agrandir son territoire et pour contrôler le commerce des fourrures dans la région des Grands Lacs et dans la vallée de l’Ohio. Les guerres prennent fin avec la Grande Paix de Montréal, signée par les Français et 40 groupes des Premières nations en 1701.

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1632 - 1672 Confirmé

29. Les Relations des Jésuites

Les Relations des Jésuites sont une série de documents rédigés par des missionnaires jésuites en Nouvelle-France et envoyés chaque année à leur bureau de Paris entre 1632 et 1672. Les Relations comprennent des lettres, des rapports, des récits et des analyses ethnographiques qui font la chronique des tentatives des Jésuites pour convertir les communautés des Premières nations au catholicisme. Rassemblées et publiées par des responsables jésuites à Québec – puis publiées en France – les Relations rencontrent un immense succès auprès des lecteurs français pendant les XVIIe et XVIIIe siècles. Malgré les enjolivures, les inexactitudes et les jugements préconçus qui figurent dans certaines des œuvres, celles-ci constituent des sources historiques de très grande valeur.

1639 - Inconnu

30. Fondation du couvent des Ursulines à Québec

1639 - 1649 Confirmé

31. Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons

Sainte-Marie, la première mission française au centre-ouest de la rivière des Outaouais, est établie en 1639 et sert de quartier général aux Jésuites en Huronie (Wendake) et de refuge pour les Hurons convertis au christianisme. Elle a été construite par d’habiles artisans et des membres de la communauté sous la direction du père Jérôme Lalemant, le supérieur de la mission (1638-1645). Sainte-Marie est par la suite composée d’un hôpital, d’une église, d’une chapelle, de résidences, d’ateliers, de fermes et de petites fortifications. Elle accueille parfois jusqu’à 60 Européens. Dès 1649, le centre est au service de 12 villages de la mission. Après la défaite des Hurons contre les Iroquois, Sainte-Marie est brûlée par les Jésuites et abandonnée au printemps 1649.

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Circa 1647

32. Fondation de la Société religieuse des amis (Quakers)

1648 - 1659 Confirmé

33. Paix de Westphalie

La Paix de Westphalie fait référence à une série de traités de paix, signés entre 1648 et 1659, qui mettent fin aux guerres de religion en Europe (guerre de Trente Ans, guerre de Quatre-Vingts Ans et guerre franco-espagnole). Les traités redessinent plusieurs frontières politiques et reconstituent le vaste Saint-Empire romain. Protestants et catholiques au sein de l’Empire sont définis comme égaux devant la loi et le gouverneur de chaque état impérial se voit accorder le droit de choisir la religion de son état.

1648 - 1650 Confirmé

34. Mission jésuite de Manitoulin (1648-1650)

La mission jésuite de St. Pierre, sur l’île Manitoulin, est établie en 1648 pour desservir les habitants des Premières nations parlant l’algonkien le long de la rive nord du lac Huron. Le père Joseph Poncet (1610-1675) est le premier européen connu ayant résidé sur l’île Manitoulin – alors appelée « Isle de Ste. Marie » par les missionnaires et « Ekaentoton » par les Hurons (Wendats). On ne sait pas dans quelle partie de l’île Poncet travaillait, mais il semble qu’il allait de village en village pour rencontrer les Hurons et les convertir au christianisme. À l’instar des communautés huronnes dans tout le Haut-Canada, les Hurons de l’île Manitoulin se divisent alors entre ceux qui se convertissent au christianisme et ceux qui conservent les croyances spirituelles traditionnelles de leurs tribus. Poncet retourne dans la mission de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons (Midland) en mai 1649, à une période marquée par les attaques incessantes des Iroquois contre les Hurons. Affaiblis par les maladies européennes et par des conflits internes sur l’influence croissante des Jésuites, les Hurons ne peuvent résister aux armes supérieures des Iroquois. En juin 1649, les prêtres jésuites et leurs partisans brûlent Sainte-Marie et abandonnent le site par anticipation des futures attaques iroquoises. Poncet revient sur l’île Manitoulin en automne 1649 pour y poursuivre la mission, mais il est forcé de l’abandonner pour rejoindre les derniers prêtres de Sainte-Marie dans leur fuite en canoë vers le Québec en juin 1650.

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1653 - 1659 Confirmé

35. Le protectorat

Le protectorat désigne la période qui fait suite à la guerre civile anglaise et pendant laquelle Oliver Cromwell (puis son fils Richard Cromwell) occupe les fonctions de lord protecteur d’Angleterre.

1668 - 1680 Confirmé

36. Mission Kenté (Quinte)

La mission Kenté (Quinte) est établie en 1668 par la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, basée à Ville-Marie (Montréal). En 1649-1650, les cinq nations iroquoises lancent des attaques couronnées de succès contre leurs ennemis hurons, et les communautés iroquoises se multiplient dans la région des Grands Lacs. Dès 1665, les bandes iroquoises ont établi des villages sur la rive nord du lac Ontario, parmi lesquels une colonie de la nation Cayuga appelée « Kentio » par les Iroquois et « Kenté » par les Français. En 1668, Claude Trouvé (1644-1704) et François de Fénelon (1641-1679), deux Sulpiciens qui ont étudié le cayuga, établissent une mission à Kenté. Plusieurs bâtiments sont construits dans le village, et du bétail est amené de Ville-Marie (Montréal). Les lettres des missionnaires indiquent que leurs efforts de christianisation remportent un succès plus que mitigé. Suite à l’établissement du Fort Frontenac (Kingston) en 1673 à proximité de la mission Kenté, celle-ci connaît un déclin dû à des coûts élevés et à la dispersion progressive des Iroquois de Kenté partant à la recherche de nouveaux territoires de chasse. La mission est abandonnée en 1680.

1670 Confirmé

37. La Compagnie de la Baie d’Hudson reçoit la charte royale

1681 Confirmé

38. William Penn fonde la Pennsylvanie

William Penn fonde la colonie de Pennsylvanie en 1682. Quaker de son état, Penn établit des lois promouvant la tolérance et garantissant la liberté religieuse des habitants de la colonie.

Circa 1682 - Inconnu

39. Gallicanisme

Le gallicanisme est un mouvement catholique qui cherche à limiter l’autorité du pape. À l’opposé de l’ultramontanisme, le gallicanisme prône la diminution de l’influence et de l’autorité du pape en faveur d’une gouvernance étatique, épiscopale ou confessionnelle. La doctrine, élaborée au sein de l’Église de France pendant plusieurs siècles, est détaillée dans la Déclaration du clergé de France (1682). Des mouvements gallicans voient le jour non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas et en Amérique du Nord.

1699 Confirmé

40. Le Khalsa est établi dans la religion sikhe

Circa 1701 - 1940

41. Society for the Propagation of the Gospels

La Society for the Propagation of the Gospels in Foreign Parts (SPG) était une société missionnaire affiliée à l’Église d’Angleterre. Elle fut créée en 1701 afin d’appuyer l’établissement des colonies américaines relevant de l’Église d’Angleterre et d’évangéliser la population autochtone du continent. Après la Révolution américaine (1775-1783), la SPG se retira des États-Unis pour concentrer ses efforts sur l’Amérique du Nord britannique, où elle devint extrêmement influente. La SPG envoya des missionnaires, paya des membres du clergé, soutint la construction d’églises et offrit des conseils ainsi que son savoir-faire à l’église coloniale. Entre 1702 et 1900, la SPG envoya environ 400 ecclésiastiques en Ontario. En dépit du fait que la SPG permit à l’église coloniale d’éviter de nombreuses crises, ses activités au Canada furent parsemées d’obstacles. La société était dirigée par un secrétaire établi à Londres qui avait souvent du mal à comprendre les difficultés auxquelles l’église coloniale faisait face. Il y avait fréquemment des frictions entre les évêques coloniaux et les secrétaires de la SGP. Ces évêques étaient constamment frustrés par le fait que, même s’ils avaient l’autorité de mettre en place des activités dans leur diocèse, la SPG tenait bien souvent les cordons de la bourse. L’influence de la SPG au Canada commença à décliner à la fin de la deuxième moitié du XIXe siècle, en raison de la diminution de son financement. Ce n’est qu’en 1940 que l'Église anglicane du Canada décida de cesser d’accorder des subventions à la SPG.

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1708 - 1781 Confirmé

42. Père Pierre Potier

Né à Blandain (Belgique), Pierre-Philippe Potier (1708-1781) dirige une mission jésuite à La Pointe de Montréal (Windsor), dans la Nouvelle-France occidentale (Ontario). Potier est ordonné prêtre catholique en 1743, et il est envoyé en Nouvelle-France en qualité de missionnaire. Il rejoint la mission jésuite de l'île aux Bois Blancs (ou Boblo) d'Amherstburg (Ontario), fondée en 1728 à l'intention de près de 600 colons du peuple huron convertis au christianisme. En 1747, Pierre Potier établit la mission sur un site moins vulnérable aux attaques, à La Pointe de Montréal, en face de la rive où s'élève Fort Pontchartrain (Détroit). En 1767, environ 60 familles vivent dans les environs, et la paroisse de Notre-Dame-de-l'Assomption est établie officiellement. Encore aujourd'hui, les études linguistiques du père Potier – Radices linguae huronicae (1751) et Façons de parler proverbiales, triviales, figurées, etc., des Canadiens au XVIIIe siècle (1758) – font autorité pour déchiffrer les dialectes français et hurons parlés en Nouvelle-France au XVIIIe siècle.

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1714 - 1770 Confirmé

43. George Whitefield

Considéré comme l’un des pères de l’évangélisme, George Whitefield est un prédicateur anglican itinérant qui joue un rôle essentiel dans la résurgence religieuse des années 1730 et 1740 connue sous le nom de premier grand mouvement revivaliste (« First Great Awakening »). Whitefield naît à Gloucester, en Angleterre, et étudie à Oxford, où il compte parmi les membres du « Holy Club » – une société religieuse qui voit naître les premiers fondements du méthodisme – aux côtés de John et Charles Wesley. Par la suite, Whitefield émigre dans les colonies d’Amérique du Nord où il acquiert une grande renommée comme prédicateur en plein air. On estime qu’il a fait plus de 18 000 sermons au cours de sa vie.

1734 - 1803 Confirmé

44. Rév. Johann Samuel Schwerdtfeger

Premier pasteur luthérien à s’établir dans le Haut-Canada (Ontario), Johann Samuel Schwerdtfeger (1734-1803) naît à Burgbernheim, en Bavière, et fait des études de théologie à l’Université d’Erlangen. Il émigre en Amérique en 1753 et officie comme pasteur auprès de congrégations en Pennsylvanie, dans le Maryland et à New York. Persécuté pour son allégeance à la Couronne pendant la Révolution américaine (1775-1783), Schwerdtfeger déménage dans le comté de Dundas, au Haut-Canada, en 1791. Il s’établit dans le canton de Williamsburg et devient pasteur d’une congrégation de colons allemands qui s’y étaient installés en 1784. Avant la fin du XVIIIe siècle, Schwerdtfeger organise des congrégations luthériennes dans plusieurs cantons avoisinants. Il meurt en 1803 et est enterré au cimetière de la St. John’s Lutheran Church, à Riverside Heights, près de Williamsburg.

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Circa 1735 - 1750

45. Premier grand mouvement revivaliste (« First Great Awakening »)

Le premier « Great Awakening » est un mouvement revivaliste religieux qui survient dans les colonies de l’Amérique du Nord britannique (États-Unis) tout au long des années 1730 et 1740. Le mouvement s’inspire de prédicateurs protestants évangéliques tels que George Whitefield et Jonathan Edwards, qui font souvent des sermons en plein air devant des auditoires comptant parfois des dizaines de milliers de personnes. Il s’agit du premier d’une série de grands mouvements revivalistes qui galvanisent les chrétiens américains aux XVIIIe et XIXe siècles.

Circa 1740 - Inconnu

46. Fondation du judaïsme hassidique

1740 - 1811 Confirmé

47. Rév. John Stuart

Né en Pennsylvanie, John Stuart (1740-1811) était un missionnaire anglican à Cataraqui (Kingston). En 1770, Stuart est ordonné prêtre et missionné à Fort Hunter (New York) auprès des résidents mohawks de la collectivité. Après avoir refusé de signer le serment d’allégeance au Congrès continental pendant la Révolution américaine (1775-1783), Stuart s’enfuit au Canada avec sa famille en 1781. Ils finissent par s’établir à Cataraqui en 1785, et Stuart devient le premier pasteur anglican à résider dans le Haut-Canada (Ontario). Il officie auprès des colons européens et des collectivités des Premières nations de la région de Cataraqui, ainsi que des collectivités plus à l’ouest, jusqu’à Niagara et la rivière Grand. Stuart fait construire la St. George's Anglican Church, première église de Cataraqui, où le lieutenant-gouverneur de la province du Haut-Canada – John Graves Simcoe (1752-1806) – prête serment en 1792. Stuart meurt en 1811 après que son fils aîné George l’a remplacé au poste de recteur de Cataraqui.

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Circa 1743 - 1807

48. Joseph Brant

Joseph Brant, ou Thayendanegea, est un important chef de guerre, érudit et diplomate mohawk. Brant naît près d’Akron, en Ohio. Lorsque la Révolution américaine éclate, il vit dans la vallée Mohawk, dans l’actuel État de New York. Brant et de nombreux autres Iroquois soutiennent les Britanniques pendant la Révolution et, après la guerre, il mène un groupe de près de 2 000 Iroquois jusqu’à une bande de terre située le long de la rivière Grand, dans le Haut-Canada. À la demande de Brant, une chapelle y est érigée en 1785 pour desservir la population anglicane de la collectivité. Connue sous le nom de « chapelle Mohawk », elle constitue aujourd’hui la plus ancienne église de l’Ontario. Brant est lui-même un fervent chrétien. Dans sa jeunesse, il est envoyé à la Indian Charity School (un établissement précurseur du Collège Darmouth), au Connecticut, où il reçoit une éducation religieuse. Tout au long de sa vie, Brant traite en ami les missionnaires, évangélise les groupes des Premières nations et traduit en langue mohawk des hymnes, des catéchismes, des liturgies anglicanes et certains passages des Évangiles. Pendant des années, il s’efforce, sans succès, de trouver un pasteur permanent pour la chapelle Mohawk. À sa mort, Brant est enterré à Burlington, en Ontario. En 1850, sa dépouille est déplacée dans un tombeau, à la chapelle Mohawk.

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1743 Confirmé

49. John et Charles Wesley établissent des règles générales (« General Rules »)

En 1743, John et Charles Wesley établissent une série de règles générales (« General Rules ») qui reflètent leur approche méthodologique de la dévotion chrétienne. Ces règles deviennent le noyau du méthodisme.

1744 - 1817 Confirmé

50. Rév. John Langhorn

Né au Pays de Galles, John Langhorn (1744-1817) est un pasteur anglican qui dessert des paroisses dans l'Ouest du Québec (aujourd’hui l’Ontario). En 1787, il est affecté comme missionnaire résident dans des établissements loyalistes par la Society for the Propagation of the Gospel. Sa paroisse couvre Ernestown et Fredericksburgh, où des soldats licenciés du King's Royal Regiment of New York se sont établis en 1784. Les deux cantons se composent en large majorité de presbytériens, de congrégationalistes, de luthériens et de méthodistes, et Langhorn est souvent confronté à l'hostilité des autres confessions. Langhorn est le premier ecclésiastique anglican à résider dans la région de la baie de Quinte. Il parcourt toute la région, donnant un nom aux diverses stations missionnaires qu’il établit. Langhorn est le principal instigateur de la construction de la St. Paul's Church à Sandhurst en 1791, de la St. Warburg's Church à Fredericksburgh en 1792, et de la deuxième St. John's Church à Bath in 1793-1795. Les voyages répétés qu’il effectue dans l’ensemble du Haut-Canada ont raison de sa santé, et il retourne en Angleterre en 1813.

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1746 Confirmé

51. Bataille de Culloden

1749 - 1767 Confirmé

52. Mission jésuite de l’Assomption à La Pointe de Montréal

La mission jésuite de l’Assomption à La Pointe de Montréal (Windsor), dans l’Ouest de la Nouvelle-France (Ontario), est établie en 1749 pour desservir la population huronne locale. En 1702, le commerçant de fourrures français Antoine Laumet de la Mothe, sieur de Cadillac (1658-1730), fonde Fort Pontchartrain (Détroit) au bord de la rivière Détroit. Cadillac invite les Hurons de Michilimackinac (Mackinaw City) à s’installer dans cette nouvelle communauté afin de renforcer la présence française dans la région des Grands Lacs. En 1728, les Jésuites établissent une mission dans un village huron près de Pontchartrain. La colonie de peuplement huronne est déplacée sur l’île aux Bois Blancs (Boblo) en 1742, à l’embouchure de la rivière Détroit. En 1747, un groupe d’Iroquois et de rebelles hurons, mécontents du déplacement de la communauté, attaquent la mission de l’île aux Bois Blancs et mettent le feu à la colonie. À la même époque, pressé d’accroître sa présence sur la rivière Détroit pour défendre son territoire face aux Anglais, le gouvernement français offre des terres sur la côte sud à des colons qui ne tardent pas à fonder la communauté de La Petite Côte. En 1749, les Jésuites de l’île aux Bois Blancs se voient accorder des terres et des fonds par la Couronne française afin de rétablir la mission huronne. Les Jésuites choisissent La Pointe de Montréal, à proximité de la Petite Côte, comme site de la nouvelle mission de l’Assomption. Même lorsque la Nouvelle-France tombe aux mains des Britanniques pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763), La Petite Côte parvient à conserver une population francophone assez importante. En 1767, la mission devient la paroisse de l’Assomption, qui constitue la plus ancienne paroisse catholique romaine à l’ouest de Montréal.

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1749 - 1825 Confirmé

53. L’évêque Jacob Mountain

Né à Norfolk, en Angleterre, en 1749, et formé à l’Université de Cambridge, Jacob Mountain est un ecclésiastique anglican qui a été nommé premier évêque du diocèse de Québec en 1793. Avant la création de ce nouveau diocèse, toute l’Amérique du Nord britannique relève de l’autorité de l’évêque de Nouvelle-Écosse. Sa création s’est avérée nécessaire en raison de l’afflux de Loyalistes arrivant au Haut-Canada et au Bas-Canada. Lorsque Jacob Mountain arrive au Québec, il entreprend la tâche difficile de consolider et de développer l’immense nouveau diocèse. Sa mission, qui vise à faire de l’Église d’Angleterre la religion d’état officielle des deux Canadas, donne lieu à des conflits avec, d’une part, la population francophone majoritairement catholique du Bas-Canada et, d’autre part, les résidents aux origines ethniques et aux appartenances religieuses variées du Haut-Canada, qui sont habitués au principe de séparation de l’église et de l’État. Malgré ces obstacles, il parvient à jeter les bases de l’Église anglicane du Canada. En 1793, le diocèse de Québec ne compte que neuf prêtres anglicans, et presque autant d’églises. À la mort de Jacob Mountain, le nombre de prêtres est passé à soixante. Sans se laisser décourager par la distance, les trajets ardus et la guerre, il effectue de nombreux voyages dans le Haut-Canada, où, durant la dernière décennie de son épiscopat, il ouvre 19 nouvelles missions.

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1751 - 1815 Confirmé

54. Rév. John Bethune

Né sur l'Île de Skye, en Écosse, le révérend John Bethune (1751-1815) a fondé les premières congrégations presbytériennes à Montréal et dans le nord-ouest du Québec (aujourd'hui l'Ontario). Après ses études au King’s College d'Aberdeen, John Bethune est ordonné par l'Église d'Écosse. En 1773, il émigre en Caroline du Nord avec une partie de sa famille. Il devient alors aumônier du premier bataillon des Royal Highland Emigrants de l'Armée britannique. En 1776, pendant la Révolution américaine (1775-1783), il est fait prisonnier lors de la bataille de Moore’s Creek Bridge. Libéré en 1778, il gagne alors Montréal. En 1786, John Bethune fonde la première église presbytérienne de Montréal, qui deviendra par la suite St. Gabriel Street Church. L'année suivante, le révérend Bethune s'établit à Williamstown, dans le comté de Glengarry (dans la demeure aujourd'hui connue sous le nom de Bethune-Thompson House), et intervient auprès de l'importante communauté d'immigrants venus de la région écossaise des Highlands. Cette congrégation étant particulièrement isolée, le révérend Bethune tisse des liens amicaux avec d'autres leaders religieux de la région, dont le père Alexander MacDonnell (1762-1840), qui devient par la suite l'évêque catholique de Kingston, et le révérend John Strachan (1778-1867), le futur évêque anglican de Toronto. Le révérend Bethune officie dans tout le comté de Glengarry, et fait bâtir des églises à Lancaster, Martintown et Cornwall.

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1753 - 1824 Confirmé

55. Le révérend Richard Pollard

Né en Angleterre en 1753 et doté d’une formation juridique, Richard Pollard émigre au Québec en 1775. Il gagne sa vie en effectuant des tâches juridiques et en faisant du commerce de marchandises avec les Autochtones de Catarqui (Kingston) et de Détroit. En 1792, il s’installe dans le comté d’Essex, où il se lance dans les affaires municipales. Bien qu’il soit laïc, il dirige des offices religieux pour l’Église d’Angleterre de Sandwich (Windsor), car il n’y a pas d’ecclésiastiques dans la région. Il est nommé diacre en 1802 et aumônier de la garnison d’Amherstburg. En 1804, il est ordonné prêtre et affecté à Sandwich. Là-bas, il recueille des fonds pour construire l’église St. John en 1807. Cette église munie d’une charpente de solives est la seule église anglicane du Haut-Canada située à l’ouest de Niagara. Pendant la guerre de 1812, Pollard et ses paroissiens souffrent énormément. En 1813, les envahisseurs américains réduisent l’église St. John en cendres, détruisent la maison de Pollard et le font prisonnier. Après la guerre, Pollard reçoit une aide financière de la Society for the Propagation of the Gospels afin de reconstruire l’église St. John et de construire d’autres églises à Amherstburg (1819), Chatham (1820) et Colchester (1821), qui sont toutes appelées « Christ Church ». Même s’il est établi à Sandwich, Pollard visite régulièrement ces églises, jusqu’à son décès en 1824.

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1754 - 1829 Confirmé

56. Révérend Robert Addison

Né à Westmoreland, en Angleterre (aujourd’hui orthographiée « Westmorland »), Robert Addison est un ecclésiastique de l’Église anglicane qui s’établit à Newark (Niagara-on-the-Lake) en 1792. À cette époque, Newark est le siège du gouvernement du Haut-Canada. Addison devient aumônier de l’Assemblée législative. Troisième ecclésiastique protestant à s’établir dans le Haut-Canada, Addison est le seul pasteur anglican à l’ouest de Kingston, et le seul pasteur de toute confession dans la région de Niagara. Ainsi, Addison dessert régulièrement des paroisses aussi éloignées que celle des Six Nations, le long de la rivière Grand, où son ami Joseph Brant traduit les sermons qu’il prononce dans la chapelle Mohawk. Addison supervise la construction de l’église St. Mark, à Newark, qui est achevée en 1809. St. Mark est la première église anglicane à organiser des offices religieux réguliers dans le Haut-Canada. La congrégation d’Addison comprend de nombreuses sommités, dont le général Isaac Brock et le colonel John Butler. C’est Addison qui célèbre le service funèbre de Brock. Pendant la guerre de 1812, il assume des fonctions supplémentaires à titre d’aumônier militaire. Lorsque Newark est capturée par les forces américaines en 1813, Addison est fait prisonnier de guerre et l’église St. Mark est partiellement incendiée. Homme au niveau de scolarité élevé, Addison contribue grandement à la Common Schools Act de 1816.

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1755 - 1763 Confirmé

57. Expulsion des Acadiens

Pendant la guerre de Sept Ans, plus de 14 000 Acadiens sont expulsés de force et quittent leur patrie pour se disperser aux quatre coins des colonies britanniques. Des milliers d’entre eux meurent de maladie et de famine au cours de l’expulsion.

1756 - 1763 Confirmé

58. Guerre de Sept Ans

1756 - 1827 Confirmé

59. Timothy Rogers

Le colon quaker Timothy Rogers (1756-1827) quitte la Pennsylvanie pour s’établir dans le Haut-Canada (Ontario). Suite à la Révolution américaine (1775-1783), de nombreux Quakers émigrent au Canada car on leur fait payer leur pacifisme pendant le conflit. Après avoir visité le Haut-Canada, Rogers arrive à York (Toronto) en 1801. Il voyage vers le nord le long de la rivière Don jusqu’à la rivière Holland Est, où il construit une ferme et encourage d’autres Quakers américains à s’établir. Les premiers offices quakers sont organisés dans la maison de Rogers sur la rue Upper Yonge (aujourd’hui, Newmarket), jusqu’à ce qu’un temple en bois soit construit en 1801. En 1804, la réunion préparatoire de la rue Yonge (« Yonge Street Preparative Meeting ») se voit accorder un statut officiel par la réunion mensuelle de Pelham (« Pelham Monthly Meeting ») et, en 1806, la réunion mensuelle de la rue Yonge (« Yonge Street Monthly Meeting ») est établie. D’ici à 1809, Rogers aide près de 40 familles quakers originaires de Pennsylvanie à s’établir à York, et déménage avec sa famille à Duffin’s Creek (aujourd’hui, Pickering Village), où il construit un moulin à broyer le grain. En 1812, Rogers fait don d’une parcelle de terrain destinée à accueillir le temple et le cimetière du village, qui se trouve aujourd’hui sur la rue Mill.

1759 Confirmé

60. Bataille des Plaines d’Abraham

1761 - 1835 Confirmé

61. Rév. George Buchanan

Né en Ecosse, George Buchanan obtient son diplôme de médecine de l’Université d’Édimbourg. Il devient ensuite pasteur presbytérien et est appelé à servir dans le Haut-Canada (l’actuel Ontario). En 1822, il arrive dans le canton de Beckwith, une colonie majoritairement écossaise et presbytérienne, avec à sa tête le révérend William Bell de Perth. Buchanan devient le premier pasteur permanent, enseignant et médecin de Beckwith. En 1833, une église de pierre est érigée et la congrégation informe Buchanan qu’il serait autorisé à y prêcher à condition qu’il rejoigne l’Église d’Écosse. Cette exigence reflète l’amertume existant entre l’Église d’Écosse et l’église qui avait opté pour la sécession. Buchanan, partisan de la sécession, refuse et il lui est donc interdit de prêcher. Dès lors, et jusqu’à sa mort, Buchanan célèbre des offices chez lui pour les membres de la congrégation partageant ses convictions.

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1761 - 1833 Confirmé

62. Peter Lossing

Né à New York, Peter Lossing (1761-1833) est un membre de la Société religieuse des Amis (Quakers) qui établit une colonie à Norwich, dans le Haut-Canada (Ontario). Lossing émigre au Haut-Canada dans l’espoir de fonder une colonie agricole. En juin 1810, Lossing et son beau-frère Peter Delong achètent une concession de 15 000 acres dans le canton de Norwich. Les Lossing et au moins neuf autre familles, dont un grand nombre de Quakers du comté de Dutchess, y résident dès la fin 1811. Les services religieux destinés aux Quakers ont lieu dans la maison de Lossing jusqu’à la construction d’un temple à ossature de bois à Norwich, en 1817. Les Quakers construisent deux écoles avant 1816, et le premier bureau de poste est installé dans la maison de Lossing en 1830. Lossing joue un rôle fondamental dans la construction d'un moulin et d’une ferronnerie à Norwich. Il contribue également à la location de petites parcelles aux colons les plus pauvres. Lossing favorise activement la croissance et l’expansion de la communauté jusqu’à sa mort en 1833.

1762 - 1840 Confirmé

63. Évêque Alexander Macdonell

Alexander Macdonell, né dans les Highlands d’Écosse, est un législateur et un prêtre et évêque catholique. Après avoir été ordonné prêtre en 1787, Macdonell forme un régiment de Highlanders catholiques et sert à Guernsey et en Irlande. Le régiment est démobilisé en 1802. Le père Macdonell demande au gouvernement des titres de propriété foncière pour son régiment démobilisé. En 1803, les vétérans partent pour le Haut-Canada. Macdonell arrive dans le Haut-Canada en 1804 en tant qu’aumônier de ce régiment démobilisé. Pendant la guerre de 1812, le père Macdonell ne ménage pas ses efforts pour réformer son régiment et en faire les Glengarry Fencibles, en charge de défendre leur terre d’adoption. Le régiment, avec le père Macdonell comme aumônier, rend de très bons services pendant la guerre, et il est hautement considéré en tant qu’unité de combat. Macdonell devient le premier évêque du diocèse catholique de Kingston, établi en 1826. En 1831, il est nommé au conseil législatif du Haut-Canada. En 1837, il fonde le Collège Regiopolis à Kingston.

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1763 - 1803 Confirmé

64. Rév. John Dunn

Le révérend John Dunn (1763-1803) reçoit l'autorisation de prêcher à Glasgow (Écosse). C'est l'un des tout premiers ministres presbytériens à officier en Ontario. Après avoir achevé des études en théologie à l'Université de Glasgow en 1788, il accepte une charge de ministre à Cherry Valley (New York). En 1794, il s'établit dans le Haut-Canada (Ontario), où il occupe alternativement la charge de ministre à Stamford et à Newark (aujourd'hui Niagara-on-the-Lake). En 1794, le révérend Dunn convainc le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806) d'octroyer à son ministère un terrain dans le Haut-Canada, et obtient 1 200 acres dans les cantons d'Ancaster et de Pelham. Le révérend Dunn demeure deux ans à Newark, et prêche dans les communautés rurales des alentours. En 1796, il quitte brutalement le ministère, peut-être en raison de l'isolement de ce poste. Il n'existe aucun presbytère dans les environs, et il ne trouve donc aucun revenu pour subsister. Le révérend Dunn n'a jamais reçu l'ordination officielle, et ne peut donc célébrer ni mariages ni baptêmes. Il se lance alors dans les affaires et vit à Niagara jusqu'en 1803, date à laquelle il se noie lors du naufrage d'un navire marchand traversant le lac Ontario.

1763 - Inconnu

65. Traité de Paris (1763)

Le Traité de Paris (1763) met fin à la guerre de Sept Ans.

1765 - 1815 Confirmé

66. Rév. John Ludwig Broeffle

Né en Allemagne, le révérend John Ludwig Broeffle (1765-1815) est l'un des tout premiers ministres presbytériens à s'établir dans le Haut-Canada (Ontario). Avant l'arrivée de ministres écossais, les communautés presbytériennes du Haut-Canada sont desservies par des prédicateurs de l'Église protestante réformée de Hollande en Amérique. En tant que ministre auprès de l'Église protestante réformée de Hollande établie à Albany, le révérend Broeffle se voit confier les comtés de Stormont et de Dundas en 1795. Bien qu'établi à Williamsburgh, le révérend Broeffle fonde en 1795 une église presbytérienne germanophone dans la communauté voisine d'Osnabruck. En 1800, on compte quatre ministres presbytériens dans le Haut-Canada, dont deux prêchent la foi presbytérienne à des colons venant de pays autres que l'Écosse. Dans le cadre de sa charge, le révérend Broeffle parcourt sans relâche les cantons de Stormont et de Dundas, et meurt d'épuisement en 1815 après avoir parcouru 15 milles pour aller prêcher à Osnabruck.

1765 - 1847 Confirmé

67. Jonathan Doan

Membre de la Société religieuse des Amis (Quakers), Jonathan Doan (1765-1847) quitte la Pennsylvanie pour le Haut-Canada (Ontario) en 1789. Doan fait partie des nombreux Quakers qui émigrent au Canada pour échapper à l’augmentation des taxes et à un harcèlement croissant suite à leur refus de servir dans l’armée pendant la Révolution américaine (1775-1783). Il s’installe d’abord dans la péninsule du Niagara, à Sugar Loaf (Port Colborne), avant d’acheter un terrain de 200 acres dans le canton de Yarmouth en 1813. Quelques années plus tard, Doan travaille comme agent des terres pour le compte du juge et politicien Jacques Bâby (1763-1833). Doan fait l’acquisition de 3 000 acres pour établir une colonie de peuplement et retourne en Pennsylvanie pour engager des camarades quakers. Une collectivité connue sous le nom de « Quaker Settlement », ou « Yarmouth Corners », se développe autour de la ferme, du moulin à farine et de la tannerie de Doan. En 1820, il fait don de ses terres pour y faire construire un temple et un lieu de sépulture. La collectivité fondée par Doan et ses amis quakers prend le nom de Sparta (Ontario) en 1832.

1768 - 1841 Confirmé

68. Rév. Robert James McDowall

Né dans l’État de New York, Robert James McDowall (1768-1841) obtient son diplôme à l’Union Theological Seminary de Schenectady et est ordonné par la Dutch Reformed Church d’Albany en 1797. McDowall est ensuite missionné auprès des colons presbytériens de la région de la baie de Quinte dans le comté de Lennox et Addington, au Haut-Canada (Ontario). Si les habitants de la région ont demandé la nomination d’un pasteur auprès de l'Église d’Écosse et de l’Associated Reformed Church des États-Unis, seule la Dutch Reformed Church est en mesure d’envoyer des prédicateurs pour y travailler comme missionnaires. McDowall organise des congrégations dans les cantons d’Ernesttown et d’Adolphustown, ainsi que dans le canton de Fredericksburgh où il s’installe en 1800. McDowall s’efforce de réunir les congrégations de la baie de Quinte en formant un consistoire des Canadas, mais il n'y parvient que partiellement et devient le premier modérateur du synode des Canadas nouvellement constitué en 1820. Il meurt en 1841 et est enterré dans le cimetière de la première église qu’il fit construire dans le Haut-Canada – à Sandhurst, dans le canton de Fredericksburgh.

1769 - 1851 Confirmé

69. Rév. James Magrath

Le révérend James Magrath (1769-1851) naît en Irlande et fait ses études au Collège Trinity, à Dublin. Dans l’espoir de permettre à ses fils de vivre dans un pays prospère tout en continuant de servir l’Église d’Angleterre, Magrath se porte candidat auprès de la Society for the Propagation of the Gospel pour un poste de missionnaire dans une colonie. En mai 1827, Magrath arrive à Québec avec sa famille et se voit promettre une mission dans le Haut-Canada (Ontario). Il est affecté dans la mission Toronto, au bord de la rivière Credit, où il dessert la St. Peter's Church. Magrath achète des terres dans cette région et y construit sa demeure, qu’il appelle Erindale. Tout en accomplissant ses tâches, il aide ses fils à réussir leur vie; James Magrath devient marchand et maître de poste, William exploite la ferme familiale et Charles fait des études de droit. Le révérend Magrath dessert la paroisse jusqu'à sa mort en 1851. Après 1890, le village avoisinant de Springfield est renommé Erindale en son honneur.

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1773 - 1831 Confirmé

70. Rév. Robert Easton

Né à Hawick (Écosse), le révérend Robert Easton (1773-1831) occupe la charge de ministre presbytérien à Montréal. Il est également l'un des membres fondateurs du premier synode de l'Église presbytérienne au Canada. En 1803, il s'établit à Montréal pour devenir ministre d'une petite congrégation dissidente de la St. Gabriel Street Church. En 1807, l'église presbytérienne sécessionniste St. Peter Street Church est construite. La congrégation prospère rapidement, notamment grâce aux émigrants écossais et irlandais qui s'établissent à Montréal à leur arrivée dans le Bas-Canada (Québec). Plusieurs des sermons du révérend Easton sont publiés et en 1816, il devient le représentant de la British and Foreign Bible Society à Montréal. Désireux de fonder une assemblée ecclésiastique locale, le révérend Easton s'allie aux révérends William Smart, William Bell et William Taylor pour constituer le Presbytery of the Canadas en 1818. L'entité devient par la suite le Synod of the Canadas (1820), le United Presbytery of Upper Canada (1825), et enfin, en 1831, le synode de l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse.

1774 Confirmé

71. Acte de Québec de 1774

1775 - 1783 Confirmé

72. Guerre d’Indépendance américaine

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1775 - 1837 Confirmé

73. Évêque Charles James Stewart

Charles James Stewart (1775-1837) est un ecclésiastique de l’Église d’Angleterre qui devient évêque de Québec. Ordonné en 1798, Stewart se rend dans le Bas-Canada (Québec) en 1807 pour intégrer son poste de recteur d’Orton Longueville (Orton). Il fait construire la Trinity Church de Frelighsburg en 1809, qui constitue la première église anglicane des Cantons de l’Est. Il se rend en Angleterre en 1823 pour défendre les prétentions de l’Église d’Angleterre vis-à-vis des profits tirés des réserves du clergé, ces terres mises de côté par le gouvernement colonial pour soutenir l’Église anglicane du Canada. En 1826, il est sacré évêque de Québec en la chapelle du Lambeth Palace de Londres. Confronté à la baisse du financement octroyé aux missions du Canada, Stewart demande à l’Église d’Angleterre de continuer à verser leur salaire aux ecclésiastiques de la Society for the Propagation of the Gospel. Ses demandes de fonds répétées pour appuyer les missionnaires partout au Canada entraînent la création du Upper Canadian Travelling Missionary Fund en 1834, et de l’Upper Canada Clergy Society en Angleterre en 1835. Après avoir choisi George Jehoshaphat Mountain (1789-1863) comme successeur, Stewart se met en route pour l’Écosse afin d’y passer sa retraite, mais il meurt à Londres pendant le voyage.

Circa 1775 - Inconnu

74. Mouvement pacifiste

Depuis le XVIIIe siècle, des citoyens canadiens et des organismes non gouvernementaux ont été et sont toujours des partisans actifs de la fin des conflits armés dans le cadre du mouvement pacifiste. Après la Révolution américaine (1775-1783), des colons quakers et mennonites pacifistes quittent la Pennsylvanie et le Maryland pour s’établir dans le Haut-Canada (Ontario) afin d’échapper au service militaire obligatoire. Entre le milieu et la fin du XXe siècle, le mouvement pacifiste passe d’une philosophie individuelle ou minoritaire prônant la neutralité à des interventions virulentes d’activistes visant à persuader le public canadien et les autorités du pays de promouvoir et d’appliquer la paix dans le cadre des relations internationales. Les liens entre le mouvement pacifiste et d’autres formes d’activisme, comme la défense des droits des femmes et des enfants et le mouvement écologiste, se resserrent. Dans les années 1970 et 1980, de grands organismes-cadres sont créés pour relier et coordonner les groupes plus petits qui font partie du mouvement pacifiste. Ces organismes se montrent très actifs pour organiser des campagnes de levée de fonds visant à appuyer : les projets étrangers en matière de santé, de religion, de construction et d’infrastructure; la paix et l’enseignement général au Canada; et les efforts de lobbying aux plans fédéral et provincial.

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1776 - 1850 Confirmé

75. Ancien Washington Christian

Ordonné à l’église baptiste d'Abyssinie de New York, Washington Christian était un ancien esclave réfugié du Sud des États-Unis. Tout au long des années 1820 et 1830, il fonde des congrégations baptistes noires à Toronto, Hamilton, St. Catharines et Niagara Falls. Il fonde la première église baptiste de Toronto en 1826.

1776 - 2009 Confirmé

76. L’évangélisme et les évangélistes au Canada

L’évangélisme voit le jour dans l’Angleterre du XVIIIe siècle en tant que confession chrétienne mettant l’accent sur la conversion et la piété personnelle. Au Canada, l’évangélisme est établi par le révérend Henry Alline (1748-1784), un prédicateur américain qui instaure le grand mouvement revivaliste (« Great Awakening ») en Nouvelle-Écosse. Au XIXe siècle, le mouvement évangélique canadien se divise entre les « évangélistes radicaux » (« radical Evangelicals »), à savoir les baptistes et les méthodistes, et les « évangélistes officiels » (« formal Evangelicals »), à savoir les protestants et les anglicans. Après la guerre de 1812, le sentiment anti-américain repousse les évangélistes radicaux en marge de la vie religieuse au Canada, tandis que le protestantisme affiché par les évangélistes officiels devient la première confession du pays. Tout au long du XXe siècle, l’évangélisme décline au Canada à mesure que le christianisme perd peu à peu son influence dominante sur la société et que l’immigration croissante entraîne la diversification de la population canadienne. De nouvelles confessions évangéliques voient le jour au Canada, parmi lesquelles les pentecôtistes, l’Armée du Salut, les mormons et les Témoins de Jéhovah. Alors que les évangélistes perdent leur position dominante dans la société canadienne, certains groupes évangéliques qui s’étaient séparés de leur Église se regroupent autour de croyances et de préoccupations communes. L’Alliance évangélique du Canada est établie en 1964. Malgré des divergences de vues sur certains points de la doctrine et du culte, ces groupes disparates partagent un intérêt fondamental pour l’orthodoxie doctrinale, une conviction à l’égard de l’importance du développement de la piété personnelle, et un engagement en faveur de l’évangélisme.

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1778 - 1867 Confirmé

77. Évêque John Strachan

L’évêque John Strachan, anglican, législateur et enseignant, est né à Aberdeen, en Écosse. En 1799, il se rend à Kingston, Haut-Canada (l’actuel Ontario), pour y devenir précepteur. En 1803, il est ordonné par l’Église d’Angleterre et nommé missionnaire à Cornwall où il fonde la première église anglicane en 1804-1805. Peu après son arrivée à Cornwall, il ouvre une école pour garçons qui acquiert une excellente réputation et qui est reconnue pour ses diplômés de renom. En 1812, il devient recteur de York (Toronto) et par la suite intègre les conseils exécutif et législatif de la province. En 1839, Strachan est nommé premier évêque anglican du Haut-Canada.

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1778 - 1866 Confirmé

78. David Willson

Le prédicateur David Willson (1778-1866) quitte la Société religieuse des amis (Quakers) dans le Haut-Canada (Ontario) pour diriger une nouvelle confession religieuse appelée les « Enfants de la paix », ou « Davidites ». Willson quitte New York pour émigrer au Canada en 1801, où il s’établit à East Gwillimbury, et ne tarde pas à participer à la réunion mensuelle (« Monthly Meeting ») de la rue Upper Yonge (aujourd’hui, Newmarket). En 1812, Willson est exclu de la Société en raison de son interprétation de la Bible et de son désir d’inclure de la musique dans les offices religieux. Il est rejoint par un certain nombre de partisans, appelés Davidites, et fonde les Enfants de la paix dans les environs de Hope (aujourd’hui, Sharon, dans le canton de Gwillimbury Est). Les premiers offices religieux ont lieu dans la ferme de Willson, jusqu’à ce qu’un temple soit construit en 1819. Willson devient un fervent partisan de la réforme politique dans le Haut-Canada, s’opposant au principe des réserves du clergé de l’Église anglicane. Sa passion pour la musique a des répercussions importantes sur les Davidites, qui deviennent des musiciens de renom et fondent le premier groupe de musique constitué de civils au Haut-Canada. Après la mort de Willson en 1866, les effectifs et l’activité des Enfants de la paix commencent à diminuer : le dernier office religieux a lieu au temple de Sharon en 1899.

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1778 - 1865 Confirmé

79. Rév. Daniel Ward Eastman

Né à Goshen (New York), le révérend Daniel Ward Eastman (1778-1865) est un ministre presbytérien ainsi que l'un des tout premiers prédicateurs de la péninsule du Niagara, dans le Haut-Canada (Ontario). Après avoir étudié à la North Salem Academy, Eastman obtient sa licence de prédicateur en 1800. Il émigre ensuite dans le Haut-Canada. Le révérend Eastman arrive à Beaver Dams, près de St. Catharines, où il commence sa mission d'évangélisation. En 1800, Eastman est l'un des quatre ministres presbytériens du Haut-Canada; il reçoit l'ordination à Palmyra (New York). Le révérend Eastman prononce régulièrement des sermons à Stamford, Drummondville (Niagara Falls) et Beaver Dams, et fait des allers-retours incessants entre les communautés rurales des districts de Niagara et de Gore. Il travaille sans relâche, et fonde sept congrégations dans toute la région de Niagara. Il marie près de 3 000 couples au cours de sa carrière, et soigne les blessés pendant la guerre de 1812 (1812-1815). Le révérend Eastman continue à prêcher jusqu'à sa retraite en 1851. L'histoire le retient comme le « père » de l'Église presbytérienne de la région de Niagara.

1778 - 1836 Confirmé

80. Première colonie amish en Ontario

En 1822, Christian Nafziger, mennonite amish de Munich (Allemagne), part pour le Haut-Canada afin de trouver des terres sur lesquelles 70 familles allemandes puissent s’installer. Avec l’aide d’un groupe de mennonites dirigé par Jacob Erb, qui était installé à proximité, une demande est soumise au gouvernement pour acheter des terres dans l’actuel canton de Wilmot. Étudié deux ans plus tard par John Goesman, ce « bloc allemand » était composé principalement d’Amish provenant d’Europe. En 1824-1825, l’évêque John Stoltfuz de Pennsylvanie organise la première congrégation et ordonne comme pasteurs John Brenneman et Joseph Goldschmidt. Les offices sont célébrés chez les membres de la congrégation jusqu’en 1884 lorsqu’un temple à simple ossature de bois est érigé. Il servira jusqu’en 1946.

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1779 - 1843 Confirmé

81. William Jenkins

Né à Kirriemuir, en Écosse, William Jenkins (1779-1843) est un ecclésiastique presbytérien qui officie dans le canton de Markham, au Haut-Canada (Ontario). Jenkins étudie la théologie, le grec et l’hébreu en Écosse, avant d’apprendre plusieurs langues des Premières nations pendant ses études en Amérique. Il émigre dans le Haut-Canada en 1817. Jenkins organise une congrégation à Mount Pleasant (aujourd’hui Richmond Hill), qui rejoint en 1819 le Presbytery of the Canadas nouvellement formé. Il fait de nombreux voyages en tant que missionnaire, parcourant les régions de Peterborough, de la baie de Quinte et de la rivière Grand. En association avec Robert Baldwin (1804-1858) et Egerton Ryerson (1803-1882), Jenkins fonde le Friends of Religious Liberty committee (comité des amis de la liberté religieuse). En 1831, ce comité présente une pétition au gouvernement britannique en faveur de la révocation des ecclésiastiques occupant des postes politiques, de la sécularisation des réserves du clergé, ainsi que de l’égalité des droits pour les ecclésiastiques de toutes confessions.

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1780 - 1857 Confirmé

82. Rév. William Bell

Né à Strathclyde, en Écosse, William Bell (1780-1857) était l’un des pasteurs presbytériens les plus influents du Haut-Canada. En 1808, il intègre la Congregational Church’s Hoxton Academy de Londres pour devenir pasteur, et est ordonné par l’Associate Presbytery of Edinburgh en 1817. Bell travaille comme prédicateur itinérant jusqu’à ce qu’il se voit offrir un salaire et des terres pour officier au sein de l’établissement militaire écossais de Perth, dans le Haut-Canada (Ontario). Bell et sa famille arrivent en juin 1817 à Perth, où il consacre toute son énergie à organiser une congrégation, en fondant une école, en effectuant des visites pastorales et en faisant construire une église. Le Haut-Canada ne compte alors que neuf pasteurs presbytériens, dont Bell fait partie, et il encourage ses collègues à former un consistoire au Canada, qui finit par devenir le synode uni du Haut-Canada en 1831. Bell et sa congrégation quittent le synode uni en 1835 suite à des complications liées à l’unification et à un litige concernant une subvention publique. Toutefois, peu avant sa mort en 1857, Bell parvient à réunifier les groupes de presbytériens divisés de Perth.

Circa 1780 - 1860

83. Chemin de fer clandestin

Le chemin de fer clandestin est un réseau officieux de voies, de lieux de rendez-vous et d’abris secrets utilisés par les esclaves en quête de liberté qui cherchent à atteindre les États libres du Nord, le Canada, le Mexique et les Caraïbes. Prêts à tout pour fuir leur condition odieuse, les esclaves qui empruntent le chemin de fer clandestin affrontent de nombreux dangers et épreuves au cours de leurs voyages vers la liberté. Les esclaves fugitifs sont régulièrement poursuivis par des chasseurs d’esclaves professionnels et par des fonctionnaires fédéraux et, en cas de capture, leurs propriétaires leur font souvent subir des tortures et des représailles. Il a été estimé que près de 100 000 esclaves ont emprunté le chemin de fer clandestin dans un sens ou un autre – et on pense qu’environ 30 000 d’entre eux sont arrivés au Canada. Les destinations au Canada vont de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse, mais la plupart des fugitifs se regroupent autour des Grands lacs inférieurs. Des abolitionnistes, des sympathisants et d’anciens esclaves – souvent organisés en petits groupes – aident les fugitifs en leur offrant un abri et des provisions et en les guidant le long du chemin. Une terminologie particulière est utilisée comme code pour identifier les différents éléments du voyage. Les personnes qui guident les esclaves en quête de liberté sont par exemple appelées des « conducteurs », et les abris sont désignés sous le terme de « stations ». L’Ontario compte plusieurs lieux historiques en lien direct avec l’arrivée des esclaves fugitifs depuis le Sud des États-Unis. Des membres et des ecclésiastiques de plusieurs confessions chrétiennes jouent un rôle actif dans le fonctionnement du chemin de fer clandestin, ainsi qu’en aidant les esclaves en quête de liberté dès leur arrivée sur le sol canadien.

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1780 Confirmé

84. Émeutes Gordon

Les émeutes anticatholiques commanditées par lord Gordon, qui entraînent d’importants dégâts matériels et font de nombreuses victimes, se déroulent à Londres, en Angleterre, en 1780.

1782 - Inconnu

85. Établissement d’Ezekiel et Ann Dennis à Niagara

Ezekiel Dennis (1753-1810) et sa femme Ann (née Heacock, 1751-1813) constituent peut-être la première famille appartenant à la Société religieuse des amis (Quakers) qui s’établit dans la péninsule du Niagara. Leur déménagement survient au début d’une vague importante d’immigration de colons loyalistes quakers qui fuient les États-Unis à destination du Haut-Canada (Ontario) après la Révolution américaine (1775-1783). En 1782, le couple et ses six enfants quittent leur maison de Richmond, en Pennsylvanie, et voyagent jusqu’au Canada, où ils s’établissent à Point Abino, dans le canton de Bertie (aujourd’hui, Fort Erie). Pendant six années, la famille cultive la terre et aide d’autres familles quakers à s’établir dans la région, dont celles du frère et des sœurs de Dennis en 1788. Les registres des biens immobiliers et les dossiers d’impôt indiquent que la famille Dennis prospère; d’ici à 1797, la superficie de la ferme familiale augmente de 500 acres. Le nombre d’immigrants quakers, encouragés par les premiers colons comme les membres de la famille Dennis, s’accroît sensiblement jusqu’en 1797, si bien qu’une réunion mensuelle des amis du district de Niagara (« Monthly Meeting of the Friends in the Niagara District ») est organisée.

Circa 1783 - 1795

86. Colons loyalistes de l’Ontario

Les Loyalistes étaient des colons américains qui avaient soutenu la Grande-Bretagne durant la Révolution américaine (1775-1783). Pendant et après la Révolution, les Loyalistes étaient persécutés aux États-Unis. Ils étaient victimes de harcèlement et d’intimidation, et menacés d’emprisonnement; bon nombre d’entre eux se faisaient également confisquer leurs biens. À l’époque, le gouvernement britannique offrait des concessions de terre aux Loyalistes qui acceptaient de partir s’installer en Amérique du Nord britannique. On estime qu’environ 10 000 Loyalistes sont arrivés en Ontario au cours des années qui ont suivi la Révolution. Ils formaient un groupe hétérogène, qui comprenait des Highlanders catholiques, des presbytériens écossais, des calvinistes allemands, des luthériens allemands, des Quakers, des Autochtones, d’anciens esclaves, des méthodistes, des congrégationalistes et des anglicans d’origine anglaise. Les colonies loyalistes étaient généralement regroupées en fonction de l’ethnicité et de la religion. On trouvait des communautés loyalistes assez importantes à Long Point (lac Érié), dans la péninsule de Niagara ainsi que dans le comté d’Essex. Joseph Brant dirigea environ 2 000 Iroquois loyalistes vers une colonie établie le long de la rivière Grand. Sur ses rives, les Mokawks anglicans construisirent, en 1785, la plus ancienne église qui existe encore en Ontario, la chapelle Mohawk. La plupart des Loyalistes s’étaient établis dans les cantons nouvellement arpentés, qui étaient situés le long de la rive nord du Saint-Laurent. Un groupe de méthodistes s’installa à Adolphustown et érigea l’église Old Hay Bay en 1792, le plus ancien édifice méthodiste qui existe encore au Canada. Les Loyalistes catholiques écossais qui s’étaient établis dans les comtés de Glengarry et de Stormont formèrent une paroisse et construisirent l’église St. Andrew en 1801. Avant que les paroisses ne fussent établies et les églises bâties, les fidèles loyalistes faisaient leurs dévotions dans des maisons privées, bien souvent avec des profanes qui menaient les offices religieux. Lorsque la majorité des Loyalistes arrivèrent au Canada dans les années 1780, le territoire que l’on appelle aujourd’hui l’Ontario n’était autre qu’une étendue sauvage quasiment inhabitée, qui faisait alors partie de la province du Québec. Ses lois et institutions étaient, en grande partie, celles qui avaient été établies sous la tutelle française. Cependant, les Loyalistes étaient caractérisés par leur désir de mettre en place un système gouvernemental britannique. Pour répondre à ce besoin, on créa la province du Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) en 1791. On conféra une assemblée législative au Haut-Canada, qui était ainsi régi par la common law d’Angleterre. Les Loyalistes jouèrent un rôle important dans la construction de l’identité culturelle de l’Ontario et contribuèrent fortement à sa diversité religieuse.

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Circa 1784 - Inconnu

87. L’école du dimanche

On considère habituellement que l’histoire de l’école du dimanche commence avec les efforts déployés par Robert Raikes pour instruire les enfants pauvres à Gloucester, en Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle. Le principe de l’éducation des pauvres et des illettrés le dimanche – qui constitue souvent leur seul jour de repos – ne tarde pas à s’étendre, et des organismes dirigés par l’église sont créés pour enseigner la lecture, l’écriture et d’autres compétences fondamentales, aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Bien que liés aux activités de l’église, ces organismes sont souvent interconfessionnels et les cours ne sont que rarement organisés dans les édifices religieux. À mesure que le mouvement prend de l’ampleur, principalement en Angleterre et aux États-Unis, il devient fortement imprégné de notions protestantes relatives à la nature des enfants, à la nécessité du salut personnel et au rôle de l’éducation dans la vie spirituelle. Avec l’instauration du système des écoles parrainées par l’État au XIXe siècle, les programmes d’éducation générale des écoles du dimanche sont remplacés par le catéchisme religieux et l’étude de la Bible. Les écoles du dimanche deviennent ainsi plus étroitement liées aux confessions individuelles et les cours sont de plus en plus souvent organisés dans les églises – souvent au sous-sol ou dans des pièces situées derrière le sanctuaire. Dans la dernière moitié du XIXe siècle, les administrateurs des écoles du dimanche en Amérique du Nord sont influencés par des théories pédagogiques émanant du mouvement éducatif et par les réseaux d’écoles publiques. Les classes des écoles du dimanche commencent à être divisées en groupes de niveaux établis en fonction de l’âge et des résultats scolaires. Toutefois, de nombreuses personnes craignent que ces divisions freinent la communication et le dialogue au sujet des cours suivis par des élèves appartenant à des groupes d’âge différents et par les membres d’une même famille. En réponse à cela, une association interconfessionnelle, l’American Sunday School Union, adopte en 1872 le système des « Uniform Lessons » (cours uniformes), dans le cadre duquel chaque groupe de niveau et chaque classe de chaque école participante suit le même programme d’études, semaine après semaine, tout au long de l’année. Ainsi, chaque enfant assiste chaque dimanche à un cours sur un seul et même sujet – mais dont la teneur est adaptée à son groupe d’âge en particulier. L’école du dimanche représente une part importante de la vie religieuse et sociale des protestants pendant toute la première moitié du XXe siècle. Elle est souvent évoquée comme symbole de bonté, d’intégrité, de dévotion et de communauté.

1784 - 1871 Confirmé

88. Établissement de la Société religieuse des Amis (Quakers) à Adolphustown

En raison du harcèlement croissant qu’ils subissent aux États-Unis après la Révolution américaine (1775-1783), les membres de la Société religieuse des Amis (Quakers) décident de s’établir dans le canton d’Adolphustown en 1784. La première réunion préparatoire des Quakers (« Preparative Meeting of Quakers ») dans le Haut ou le Bas-Canada se déroule à Adolphustown en 1798, dans la maison de Philip Dorland (1755-1814). La même année, un temple et un lieu de sépulture sont construits sur les terres de la ferme de Dorlan, à Hay Bay. Dès 1801, les Quakers sont suffisamment nombreux dans la localité pour justifier l’organisation d’une réunion mensuelle (« Monthly Meeting ») à Adolphustown. Malgré la construction d’un nouveau temple en 1868 pour remplacer la structure originelle de Hay Bay, un grand nombre de descendants des Quakers quittent la région ou rejoignent les méthodistes, entraînant une diminution importante de la taille de la congrégation. La réunion mensuelle est supprimée en 1871. Le temple de Hay Bay est peu à peu tombé en ruines; seul subsiste aujourd’hui un petit cimetière, qui marque l’emplacement du site.

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1785 - 1853 Confirmé

89. Évêque Benjamin Eby

Né dans le comté de Lancaster, en Pennsylvanie, le prédicateur mennonite Benjamin Eby (1785-1853) était un leader de la colonie de peuplement d'Ebytown, dans le Haut-Canada (Ontario). Le harcèlement soutenu des mennonites pacifistes aux États-Unis après la Révolution américaine (1775-1783) pousse Eby et un groupe de colons mennonites germanophones à quitter la Pennsylvanie pour s’installer dans le canton de Waterloo (Haut-Canada) en 1807. Ordonné en 1809, Eby devient un chef de file communautaire et contribue à la construction d’une école et d’un temple (appelé Ben Eby’s Church). En 1813, il est élu évêque du comté de Waterloo. Il encadre des conférences religieuses, offre sa médiation pour régler les litiges locaux entre colons, et nomme de nouveaux évêques dans les districts avoisinants. La colonie de peuplement est d’abord appelée Ebytown, avant d’être renommée Berlin (Kitchener) en l’honneur des origines allemandes de la collectivité. Eby s’est montré très actif pour promouvoir l’enseignement et les offices religieux en langue allemande, en publiant plusieurs guides, hymnaires et textes en allemand.

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Circa 1785 - 1860

90. Expulsion de la population des Hautes-Terres

Pendant les XVIIIe et XIXe siècles, plusieurs vagues d’expulsion de masse forcent les Écossais des Hautes-Terres à quitter leur région. Ces déplacements forcés entraînent une émigration vers les Basses-Terres écossaises, l’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

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1786 - 1801 Confirmé

91. Le premier établissement mennonite

Entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, un grand nombre de mennonites germanophones quittent la Pennsylvanie pour s’établir dans le Haut-Canada (Ontario). La Pennsylvanie compte alors de très nombreux colons, tandis que le gouvernement colonial britannique du Canada propose des terres bon marché aux mennonites et leur promet de les exempter du service militaire. En 1786, un petit groupe d’émigrés venus du comté de Bucks, en Pennsylvanie, s’établit sur des terres situées à l’ouest du ruisseau Twenty Mile dans la péninsule du Niagara. En 1799, Jacob Moyer (1767-1833), Abraham Moyer et Amos Albright (1759-1833) arrivent de Pennsylvanie et achètent des terres dans les environs de Vineland et de Jordan. En l’espace de deux années, la communauté mennonite établie le long du « Twenty » s’agrandit pour compter environ 30 familles. Sur les conseils de leurs précédents pasteurs du comté de Bucks, les membres de la communauté élisent Valentine Kratz comme premier pasteur de la congrégation en 1801. Il s’agit de la première congrégation mennonite organisée en Ontario. Plusieurs communautés mennonites sont fondées dans d’autres parties de la province par les membres de ce premier établissement.

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1788 Confirmé

92. Établissement de la Brethren in Christ Church

Confession religieuse similaire en doctrine et en pratique aux assemblées mennonites, la Brethren in Christ Church apparaît en Pennsylvanie pendant les années 1770. Elle est établie dans le Haut-Canada en 1788 lorsque Johannes Wenger (John Winger), qui deviendra évêque par la suite, et Jacob Sider forment une congrégation ici, à Pelham. Cette confession est en faveur de la conversion et du baptême à l’âge adulte, et rejette les plaisirs séculaires, la mode vestimentaire et l’engagement politique et militaire. Petit groupe religieux très uni du fait de cette vision forte, la Brethren in Christ Church connaît une expansion lente, et tient ses membres, les « Tunkers » tels qu’ils sont populairement appelés, des communautés rurales germanophones. Toutefois, dès la fin du XIXe siècle, elle est bien établie dans les comtés de Welland, York, Waterloo et Simcoe.

1788 - 1851 Confirmé

93. Rév. William Proudfoot

Le pasteur presbytérien et professeur William Proudfoot (1788-1851) naît près de Peebles, en Écosse. Ordonné en 1813, il travaille comme prêtre et professeur en Écosse. En 1832, Proudfoot se propose pour un poste de missionnaire au Canada, où il s’installe dans une ferme près de London, dans le Haut-Canada (Ontario). En 1834, il fonde le Missionary Presbytery of the Canadas, un organisme affilié au United Associate Synod of the Secession Church en Écosse. En 1844, il ouvre une école de théologie à London pour former les ecclésiastiques canadiens. En outre, Proudfoot contribue à organiser de nouvelles congrégations et fonde le Presbyterian Magazine. Malgré ses craintes de voir les valeurs du Missionary Presbytery remises en cause par une fusion, l’organisme est rejoint en 1847 par l’Église presbytérienne unie du Canada nouvellement formée. Le séminaire de London est transféré à Toronto en 1850, et Proudfoot s'y rend régulièrement pour enseigner, tout en conservant sa congrégation à London. Il meurt à Toronto en janvier 1851.

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1788 - 1876 Confirmé

94. Rév. William Smart

Né en Angleterre, le révérend William Smart (1788-1876) est ministre presbytérien à Brockville, dans le Haut-Canada (Ontario). Il est l'un des fondateurs du premier synode de l'Église presbytérienne au Canada. En 1811, il devient le premier ministre presbytérien à s'établir à Brockville. Des sources historiques indiquent que la même année, il fonde la première école du dimanche du Haut-Canada. Il célèbre les offices au tribunal local. Une congrégation d'adultes est créée en 1816, et la première église presbytérienne de Brockville est érigée trois ans plus tard. En 1825, William Smart et les révérends William Bell et William Taylor forment le United Presbytery of Upper Canada. En 1831, William Smart et d'autres ministres de l'Église d'Écosse se réunissent à Kingston pour fonder le premier synode de l'Église presbytérienne dans le Haut-Canada, qui est baptisé Synode de l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse.

1789 - 1869 Confirmé

95. Rév. Robert Burns

Né en Écosse, Robert Burns (1789-1869) occupe la charge de ministre presbytérien et d'éducateur dans l'Ouest canadien (Ontario). En 1805, il commence des études de théologie à l'Université d'Édimbourg. Il reçoit l'ordination en 1811. Robert Burns participe à de nombreuses sociétés dédiées à l'évangélisation coloniale, comme la Société missionnaire canadienne-française et la Glasgow Colonial Society. Il soutient le courant radical de l'Église presbytérienne et convainc sa congrégation d'abandonner l'Église d'Écosse pendant le Schisme de 1843 pour former l'église libre St. George’s of Paisley. Robert Burns se rend au Canada en 1843 afin de promouvoir la cause des missions de l'Église libre en Amérique du Nord. En 1845, il est nommé professeur de théogonie au Knox College de Toronto, ainsi que ministre à la Knox Presbyterian Church. Robert Burns poursuit ses voyages missionnaires au Canada, et recueille des fonds pour des églises, des paroisses rurales et des initiatives pédagogiques. Il joue un rôle communautaire de premier plan, et milite pour la sécularisation des réserves du clergé, pour l'abolitionnisme et pour l'enseignement public. Robert Burns quitte sa charge de ministre de l'église Knox Presbyterian Church en 1856 et devient professeur d'histoire ecclésiastique au Knox College, poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1864.

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1789 - 1799 Confirmé

96. Révolution française

1791 Confirmé

97. Établissement de la Déclaration des droits américaine

La Déclaration des droits américaine inscrit le principe des libertés religieuse et politique dans la Constitution des États-Unis.

1791 Confirmé

98. Acte constitutionnel de 1791

Créé en grande partie pour répondre aux besoins du nombre croissant de Loyalistes qui arrivent des États-Unis après la Révolution américaine, l’Acte constitutionnel de 1791 est une loi du Parlement britannique qui divise l’ancienne province de Québec en deux pour former le Haut et le Bas-Canada. Si la loi préserve les privilèges existants accordés à l’Église catholique romaine, elle accorde de larges étendues de terre – connues sous le nom de « réserves du clergé » – à l’Église d’Angleterre.

1791 - 1854 Confirmé

99. Réserves du clergé

Les réserves du clergé étaient des terres situées dans le Haut-Canada (Ontario) et dans le Bas-Canada (Québec), dont la Loi constitutionnelle de 1791 prévoyait qu’elles devaient servir exclusivement à soutenir l’Église d’Angleterre (anglicane). Si tel était bien le cas, l’Église d’Écosse (presbytérienne) se vit autorisée en 1824 à utiliser une partie des réserves du clergé pour « établir » son église au Canada. Les revenus tirés de la terre fournirent aux Églises anglicane et presbytérienne des ressources économiques auxquelles les autres confessions protestantes n’avaient pas accès, si bien que leurs membres présentèrent des pétitions en faveur de la redistribution des terres entre tous les groupes protestants du Haut-Canada. En 1840, l’Assemblée législative du Haut-Canada divisa les profits tirés des réserves du clergé, en accordant la première moitié à l’Église d’Angleterre et à l’Église d’Écosse, et la deuxième moitié à l’ensemble des autres confessions protestantes. En 1854, le gouvernement de l’Union du Haut et du Bas-Canada de Sir Allan MacNab (1798-1862) et d’Augustin Morin (1803-1865) adopta une loi de laïcisation des réserves du clergé pour en faire des terres de la Couronne dont les profits étaient redistribués aux municipalités régionales.

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1793 Confirmé

100. Loi de 1793 sur la Milice (Militia Act)

John Graves Simcoe, premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, est à l’origine de la première mesure de protection destinée aux personnes objectant au service militaire obligatoire. La promesse de Simcoe devient une réalité juridique avec la Loi de 1793 sur la Milice (Militia Act), qui stipule : « …et qu’il soit noté que, les personnes appelées Quakers, Mennonites, et Tunkers, qui du fait de certains scrupules liés à leur conscience, déclinent le port d’armes, ne soient pas obligées à servir dans ladite milice ». Du fait de cette exemption, elles sont alors dans l’obligation de payer tous les ans un impôt qui augmente en temps de guerre. En cas de non paiement, leurs biens fonciers sont confisqués. Après 1809, si les amendes dues à des arriérés d’impôts ne sont pas payées, elles s’exposent à une peine de prison.

1793 - 1853 Confirmé

101. Henry Esson

Né à Balnacraig, en Écosse, Henry Esson (1793-1853) devient pasteur presbytérien et professeur dans le Haut-Canada (Ontario). Après des études au Collège Marischal d’Aberdeen, Esson est missionné au Canada en 1817 pour occuper le poste de pasteur demandé par l’Église presbytérienne d’Écosse à Montréal. Il soutient activement des projets éducatifs et fonde la Montreal Academical Institution en 1822, siège au comité de l’École Normale de Montréal, et critique le projet visant à faire du Collège McGill un établissement exclusivement anglican. Sa première épouse, Maria Sweeney, décède en 1824. Leurs deux fils meurent pendant leur enfance. En 1844, Esson accepte un poste de professeur et enseigne l’histoire, la littérature et la philosophie au Collège Knox, récemment fondé par l’Église libre de Toronto. Esson continue d’enseigner jusqu’à sa mort en 1853. Il est enterré au cimetière Mont-Royal de Montréal.

1794 - 1874 Confirmé

102. Rév. William Macaulay

Le pasteur anglican William Macaulay (1794-1874) a joué un rôle clé dans l’organisation des congrégations anglicanes au sein du comté de Prince Edward et dans la fondation de la collectivité de Picton, au Haut-Canada (Ontario). Après la Révolution américaine (1775-1783), la famille de Macaulay quitte les États-Unis pour s’établir dans la colonie loyaliste de Cataraqui (Kingston). Macaulay, fils d’un Loyaliste de l’Empire-Uni, reçoit une concession de la Couronne d’une superficie de 400 acres près de Hallowell. Après des études à Oxford, en Angleterre, Macaulay est ordonné en 1818 et revient au Haut-Canada pour officier dans le canton de Hamilton (Cobourg). Il s’intéresse ensuite à la petite colonie de peuplement qui prend de l’ampleur près de sa concession dans le comté de Prince Edward. En 1823, il organise une congrégation anglicane dans la région et fait don de terres pour y faire construire le palais de justice et la prison du district. Sous son influence, la colonie est appelée Picton, du nom de Sir Thomas Picton (1758-1815), un illustre soldat britannique, avant de fusionner avec la collectivité adjacente d’Hallowell en 1837.

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1796 - 1863 Confirmé

103. Rév. John Macher

Né à Forfarshire (Écosse), John Macher (1796-1863) s'établit dans le Haut-Canada (Ontario), où il devient un membre du clergé presbytérien doublé d'un érudit et d'un administrateur. Ordonné ministre du culte par l'Église d'Écosse en 1819, le révérend Macher fournit son aide aux ministres des paroisses de Brechin et de Logie avant de se voir attribuer un poste. En 1827, il est choisi pour rejoindre le révérend John Barclay (1795-1826) à la mission presbytérienne de Kingston (Haut-Canada). En 1831, John Macher et 13 autres ministres de l'Église d'Écosse fondent à Kingston le synode de l'Église presbytérienne du Haut-Canada. Éminent érudit, John Macher participe à la création du Queen’s College de Kingston, et participe activement aux activités de l'établissement en qualité de fiduciaire et d'éducateur. En 1846, il devient directeur du Queen’s College. À l'époque, l'avenir de l'établissement n'est pas au beau fixe : le personnel change constamment et son propre salaire ne lui est versé que sporadiquement. John Macher prend sa retraite en 1852, mais continue à enseigner ponctuellement au collège. Il donnera des cours d'hébreu jusqu'à sa mort, en 1863.

1798 - 1879 Confirmé

104. Rév. docteur Michael Willis

Né à Greencock (Écosse), le révérend docteur Michael Willis (1798-1879) est un ministre presbytérien ainsi que le président de la Société anti-esclavagiste du Canada et le premier directeur du Knox College. Après avoir étudié la théologie à Glasgow, Michael Willis est ordonné prêtre et commence à prêcher à l'église Renfield Street. Il obtient un doctorat auprès de l'Université de Glasgow en 1839. En 1843, le révérend docteur Willis rallie le camp des ministres presbytériens qui s'opposent au système de patronage régissant l'attribution des congrégations aux ministres, et il rejoint le nouveau courant de l'Église libre d'Écosse. En 1845, il est envoyé au Canada pour venir en aide aux ministres canadiens qui ont quitté l'Église d'Écosse. La même année, le révérend docteur Willis commence à enseigner au Knox College, un établissement fondé par les théologiens de l'Église libre de Toronto. Ardent partisan de l'abolitionnisme, il crée la Société anti-esclavagiste du Canada en 1851 pour prêter main-forte aux esclaves américains qui se réfugient au Canada. En 1857, le révérend docteur Willis devient le premier directeur du Knox College, et contribue à l'élaboration d'une constitution quand l'établissement est constitué en personne morale un peu plus tard dans l'année. En 1870, il prend sa retraite et élit domicile à Londres (Angleterre).

1799 - 1866 Confirmé

105. Rév. Mark Young Stark

Né à Dunfermline (Écosse), le révérend Mark Young Stark (1799-1866) exerce la charge de ministre presbytérien dans le Haut-Canada (Ontario). Il participe à la fondation du synode de l'Église presbytérienne au Canada (Église libre). L'Église d'Écosse autorise Mark Young Stark à prêcher en 1824, mais en raison du système de patronage instauré par l'Église presbytérienne, à son arrivée dans le Haut-Canada, il doit être nommé à une charge vacante par un riche propriétaire foncier. Incapable de trouver un tel mécène, il finit par offrir ses services à la Glasgow Colonial Society en 1833, et c'est ainsi qu'il est appelé à servir les congrégations d'Ancaster et de Dundas. En 1843, les presbytériens d'Écosse remettent en cause le système du patronage, qui force les congrégations à accepter le ministre imposé par le mécène. La même année, 450 ministres presbytériens quittent l'Église d'Écosse et forment l'Église libre d'Écosse lors d'un schisme connu sous le nom de « The Great Disruption ». Au Canada, le révérend Stark prend la tête du synode de l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse, tandis que les ministres se demandent s'ils doivent quitter l'Église presbytérienne. Bien qu'il redoute la scission avec l'Église presbytérienne, le révérend Stark rallie le camp des ministres presbytériens qui s'opposent au système de patronage, et participe à la création du synode de l'Église presbytérienne au Canada (Église libre). Il continue à exercer sa charge au sein du presbytère de Hamilton, et s'implique activement dans le recrutement et le placement des nouveaux ministres. En 1844, le révérend Stark est invité à siéger au comité collégial chargé de la création du Knox College de Toronto.

1800 - 1851 Confirmé

106. Rév. Philip James

Philip James (1800-1851) est un pasteur méthodiste né à Cornwall, en Angleterre, qui parcourt le Haut-Canada (Ontario) à titre de missionnaire. En 1820, à Cornwall, James se convertit à l’Église chrétienne méthodiste de la Bible. Il occupe la fonction de pasteur itinérant jusqu'à son affectation comme missionnaire à l'Île-du-Prince-Édouard en 1834. James passe les sept années suivantes à officier auprès des communautés isolées aux quatre coins de l'île, jusqu'à son départ en 1841 pour desservir les immigrants affiliés à l’Église chrétienne méthodiste de la Bible, qui sont de plus en plus nombreux dans le Haut-Canada. Après avoir officié à Cobourg, Darlington et Whitby, il s’établit en 1846 dans la Huron Tract de la Canada Company sur la rive sud-est du lac Huron, afin de desservir les fidèles de l’Église à Mitchell (comté de Perth). En 1850, malgré sa santé déclinante, James quitte la mission de la Huron Tract et commence à officier à Pickering, où il meurt en 1851.

1800 - 1879 Confirmé

107. L’évêque Alexander Neil Bethune

Alexander Bethune – fils du célèbre prêtre presbytérien John Bethune – est né à Charlottenburg, dans le Haut-Canada, en 1800. Dans sa jeunesse, Bethune étudie sous la tutelle de John Strachan, d’abord à Cornwall, puis à York, où il aide Strachan durant les offices qui se tiennent à la cathédrale St. James. Bethune est ordonné prêtre de l’Église d’Angleterre en 1824 et reçoit la charge de la paroisse St. Andrew de The Forty (Grimsby). Trois ans plus tard, il est transféré à l’église St. Peter de Cobourg, où il occupe la fonction de recteur jusqu’en 1867. Bien qu’il soit fort agréable et pacifique, Bethune joue un rôle central dans bon nombre de conflits, controverses et débats publics. On l’associe, ainsi que son mentor John Strachan, au mouvement anglo-catholique, à une époque où de nombreux membres de l’Église d’Angleterre de l’actuel Ontario se tournent vers l’évangélisme de la Low Church. En tant que rédacteur en chef du journal Church de 1837 à 1841, Bethune se retrouve mêlé à plusieurs débats publics avec le journaliste méthodiste Egerton Ryerson, à propos, essentiellement, des réserves du clergé et de la position privilégiée de l’Église d’Angleterre dans la société du Haut-Canada. Après la mort de Strachan, Bethune est élu deuxième évêque de Toronto. Il passe une grande partie de son épiscopat à essayer de maîtriser le mouvement de la Low Church et d’unifier ses partisans qui sont divisés. Il meurt en 1879.

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1802 - 1856 Confirmé

108. Rév. Peter Jones (Kahkewaquonaby)

Le pasteur méthodiste Peter Jones (1802-1856) – appelé Kahkewaquonaby en ojibway – est le fils de l’arpenteur Augustus Jones et de Tuhbenahneequay, fille d’un chef mississauga. Jones passe les premières années de sa vie dans la communauté mississauga de sa mère, à Burlington Heights. À 14 ans, son père l’envoie dans une école anglaise du canton de Saltfleet (Stoney Creek). Jones se convertit au méthodisme en 1821 et commence à prêcher dans la région de la rivière Grand. En 1826, il s’établit dans la colonie mississauga située au bord de la rivière Credit, dont il est élu chef en 1829. Jones fait plusieurs voyages en Angleterre afin de lever des fonds pour la mission de la rivière Credit. Il y rencontre le roi William IV (1765-1837) et la reine Victoria (1819-1901). Jones présente une pétition à la reine Victoria concernant les titres fonciers des terres occupées par les Mississaugas le long de la rivière Credit, mais ceux-ci sont ensuite refusés par le département des Affaires indiennes dans le Haut-Canada. Par la suite, Jones facilite la réinstallation de la bande à New Credit (Brantford), où les Mississaugas de la Première nation de New Credit continuent de vivre aujourd’hui. Jones meurt dans sa maison, appelée Echo Villa, à Brantford, en 1856.

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1802 - 1888 Confirmé

109. Enoch Wood

Né à Gainsborough, en Écosse, Enoch Wood (1802-1888) est un pasteur méthodiste qui assume les fonctions de surintendant des missions dans le Haut-Canada (Ontario). Baptisé dans l’Église d’Angleterre, Wood se convertit au méthodisme et est accepté comme missionnaire wesleyen au Canada en 1826. Wood officie comme pasteur dans plusieurs paroisses du Nouveau-Brunswick, avant d’être nommé surintendant des missions de l’Église méthodiste wesleyenne du Canada en 1847. Wood occupe ce poste jusqu’en 1874, année où l’Église méthodiste du Canada est formée par l’union des deux conférences wesleyennes d’Amérique du Nord britannique et de l’Église méthodiste New Connexion du Canada. Wood participe en outre à la fondation du Collège Victoria à Cobourg, où il obtient un doctorat en théologie en 1860.

1802 - 1891 Confirmé

110. Armand-François-Marie de Charbonnel

Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891) est un prêtre catholique romain français qui devient évêque de Toronto en 1850. Charbonnel étudie au Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, avant d’être ordonné en 1825. Arrivé à Montréal en 1839 en tant que missionnaire, il est sacré évêque de Toronto en 1850 par le pape Pie IX (1792-1878) en la chapelle Sixtine. L’évêque Charbonnel fonde le Collège St. Michael’s, la House of Providence, la Société Saint-Vincent de Paul et la Toronto Savings Bank. En appuyant la loi Taché de 1855, il pose les fondements d’un enseignement confessionnel catholique distinct. Toutefois, en 1856, se sentant mal aimé par ses paroissiens et le clergé, Charbonnel demande à Rome de le relever de ses fonctions. Il part pour la France en 1860 et officie aux quatre coins du pays, avant d’être nommé archevêque titulaire de Sozopolis (Sozopol, Bulgarie) en 1880, en reconnaissance de son action à Toronto. Charbonnel meurt en 1891 au monastère des capucins de Crest, en France.

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1802 - 1871 Confirmé

111. L’évêque Benjamin Cronyn

Né à Kilkenny, en Irlande, Benjamin Cronyn (1802-1871) émigre dans le Haut-Canada (Ontario) en 1832 à titre de missionnaire anglican de la Society of the Propagation of the Gospel. Cronyn fait ses premiers sermons à London et dans les régions avoisinantes, et supervise la construction de la St. Paul’s Church en 1834. Pour arrondir ses revenus, il devient aumônier au Royal London Military Institute, tout proche, où il prêche des soldats et des étudiants. En 1857, Cronyn devient le premier évêque du diocèse de Huron, avant d’être consacré à Londres, en Angleterre, par l’archevêque de Canterbury. En 1863, Cronyn et le révérend Isaac Hellmuth (1819-1901) fondent le Collège universitaire Huron, qui deviendra le collège constitutif de l’Université Western Ontario à London.

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1803 - 1882 Confirmé

112. Rév. Adolphus Egerton Ryerson

Le révérend Adolphus Egerton Ryerson (1803-1882) est un réformateur scolaire, un auteur et un ecclésiastique né près de Vittoria, dans le Haut-Canada (Ontario). Après s’être rétabli d’une longue maladie, Ryerson devient pasteur méthodiste en 1825. Il dessert diverses paroisses de York (Toronto) et devient missionnaire auprès des Premières nations Mississaugas situées le long de la rivière Credit. En 1835, Ryerson joue un rôle fondamental dans l’obtention d’une charte pour l’Upper Canada Academy de Cobourg, dont il devient le premier directeur lorsqu’elle acquiert le statut d'université (rebaptisée par la suite Collège Victoria). En 1844, Ryerson est désigné pour prendre la direction du système scolaire du Haut-Canada. En tant que président du département de l'Instruction publique, il pose les fondements du système actuel d'enseignement public laïque, en s'appuyant sur le système scolaire non confessionnel déjà établi par l’Upper Canada Schools Act de 1850. Ryerson met en place un système scolaire unique comprenant un programme d’études, des stratégies d’inspection, des manuels conçus au Canada, des projets de formation des enseignants et des normes d'accréditation des écoles de la province. Après sa retraite en 1876, Ryerson se consacre à l’écriture de plusieurs monographies. Il meurt à Toronto en février 1882.

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1804 - 1847 Confirmé

113. Évêque Michael Power

Né à Halifax (Nouvelle-Écosse), Michael Power (1804-1847) occupe la charge de prêtre et d'évêque catholique dans le Haut-Canada/Ouest canadien (Ontario). Ordonné prêtre en 1827, il devient missionnaire au sein de l'archidiocèse de Québec et du diocèse de Montréal. Quand l'évêque de Kingston, Rémi Gaulin (1787-1857), décide en 1841 de diviser son immense diocèse en territoires de taille plus faciles à gérer, il nomme Michael Power évêque de la nouvelle zone créée dans le Haut-Canada. L'évêque Gaulin estime que Michael Power, qui a des racines irlandaises, a tous les atouts en main pour tisser des relations avec les très nombreux Irlandais qui ont émigré dans le Haut-Canada dans les années 1840. Une fois évêque de Toronto, Power lance la construction de la cathédrale St. Michael’s en 1845. Il encourage activement l'expansion de la Société de Jésus (ou Jésuites) dans l'Ouest canadien, et incite les prêtres jésuites à organiser des missions auprès des Premières nations de son diocèse. Au moment de la Grande Famine irlandaise (1845-1849), l'évêque Power collecte des fonds de secours auprès de ses ouailles, et attire d'immenses foules dans l'église St. Paul’s de Toronto. En 1847, il se rend en Europe dans le cadre d'une campagne de levée de fonds. Il y recrute de nouveaux prêtres pour les missions canadiennes, et constate de visu les ravages de la famine à Dublin. De retour à Toronto, l'évêque Power prête secours tous les jours aux très nombreux immigrants irlandais, malgré une épidémie de typhus. Même s'il est né à Halifax, il est connu comme l'« évêque irlandais » – une réputation confortée par le fait qu'il défend les immigrants face aux fonctionnaires municipaux qui tentent de faire de la communauté irlandaise un bouc émissaire en la rendant responsable de la propagation du typhus. Il jure que les Irlandais qui ont quitté Dublin pour les côtes canadiennes étaient en bonne santé, et qu'ils ont contracté la maladie après des semaines entassés à bord des navires les amenant au Canada. Il incite la municipalité à utiliser son énergie pour endiguer l'épidémie, et crée des emplois pour les immigrants. En 1847, l'évêque Power succombe au typhus à Toronto alors qu'il soigne ses paroissiens malades.

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1805 - 1874 Confirmé

114. L'évêque Joseph-Bruno Guigues

Joseph-Bruno Guigues naît en France en 1805 et entre au noviciat des Oblats à l’âge de 17 ans. Passionné des lettres, Guigues est rapidement nommé professeur de philosophie au séminaire de Marseille. En 1844, il devient supérieur des Oblats au Canada. Il dirige des activités missionnaires à l’échelle du Canada-Uni et s’intéresse tout particulièrement à l’évangélisation des membres des Premières nations. En 1847, il devient le premier évêque du diocèse de Bytown (Ottawa) nouvellement créé. L’évêque Guigues contribue grandement au développement du nouveau diocèse. Promoteur infatigable de l’éducation catholique, il fait venir des ordres religieux masculins et féminins pour établir des écoles catholiques. Ces ordres fondent également des hôpitaux et diverses organisations caritatives. L’évêque Guigues encourage activement les catholiques francophones du Québec à s’établir dans la vallée de l’Outaouais, et il contribue largement au développement des communautés francophones dans cette région. Lorsque Guigues accède au poste d’évêque, le diocèse de Bytown comprend une cathédrale inachevée, trois églises en pierre, 15 chapelles en bois, sept prêtres séculiers et sept Oblats. À sa mort, on compte 67 églises, 48 chapelles, plusieurs écoles et établissements, 53 prêtres séculiers, 37 Oblats et près de 100 000 fidèles catholiques.

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1806 - 1859 Confirmé

115. Rév. Dominick Edward Blake

Né à Kiltegan en République d’Irlande, Dominick Edward Blake (1806-1859) est un ecclésiastique de l’Église d’Angleterre qui émigre au Canada en 1832. Il est rapidement affecté dans le canton de Caradoc du comté de Middlesex, au Haut-Canada (Ontario). En 1833, Blake et sa famille déménagent à Adelaide (Adelaide-Metcalfe), où il officie comme ecclésiastique auprès des communautés avoisinantes et au sein de la St. Ann’s Anglican Church. Blake et sa femme Louisa Jones ont deux fils – Dominick Edward et John Netterville. Pour compléter ses revenus après que l’Église d’Angleterre arrête de financer les missions coloniales, Blake décide de tenir un journal de ses activités et de le publier dans les revues de la Society for the Propagation of the Gospel. En 1844, Blake est nommé surintendant des écoles publiques du canton d’Adelaide, mais il ne tarde pas à quitter ses fonctions pour desservir la Trinity Church de Thornhill. Il participe activement à l’administration de l’église et à l’établissement du synode général de l’Église anglicane du Canada. En 1859, le révérend Blake s’effondre et meurt brutalement après un discours au Collège Trinity de Toronto.

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1808 - 1898 Confirmé

116. Laura Haviland

Née dans le canton de Kitley, au Haut-Canada (Ontario), Laura Smith Haviland est une abolitionniste de la Société religieuse des Amis (Quakers) qui participe au transport des esclaves entre les États-Unis et le Canada. Sa famille de Quakers émigre en 1815 à Cambria, dans l’État de New York, où elle rencontre son futur mari, Charles Haviland Jr. Le couple s’établit dans le canton de Raisin, au Michigan. Haviland y fonde la première école intégrée sur le plan racial du Michigan – le Raisin Institute. À la même époque, la maison des Haviland devient la première station du chemin de fer clandestin au Michigan. Haviland effectue des voyages vers le Sud pour accompagner les esclaves fugitifs sur le chemin de la liberté. Plusieurs propriétaires d’esclaves offrent une récompense de 3 000 $ pour sa capture. En 1849, elle contribue à l’établissement de la Refugee Home Society à Puce, dans le Canada-Ouest (Ontario), qui comprend une église et une école réservées aux esclaves fugitifs. Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), Haviland parcourt le pays pour ravitailler les troupes, travailler en tant qu’enseignante et infirmière, et présenter des pétitions en faveur de la libération des esclaves emprisonnés.

1809 - 1878 Confirmé

117. Rév. Thomas Greene

L’Upper Canadian Mission Fund permet au révérend Thomas Greene (1809-1878) de quitter l’Irlande pour le Canada en 1836. Ce fonds est établi par l’évêque de Québec Charles J. Stewart (1775-1837) pour assurer la présence de missions anglicanes dans le Haut-Canada (Ontario). À son arrivée à Québec en 1836, Greene est affecté comme missionnaire dans le district de London, au Haut-Canada. Il y multiplie les voyages dans les collectivités avoisinantes, et ses lettres et son journal fournissent des renseignements inestimables sur la vie des premiers colons de la région de London. En 1838, Greene devient le premier recteur de la St. Luke's Church à Burlington, peut-être en raison du coût croissant des missions itinérantes après que le fonds est supprimé suite à la mort de l’évêque Stewart en 1837. Pendant son rectorat à St. Luke's (1838-1878), Greene et sa famille contribuent de façon essentielle à la vie de la paroisse. Greene y est enterré dans le cimetière de l’église.

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1810 - 1884 Confirmé

118. Révérend Thomas Brock Fuller

Le révérend Thomas Brock Fuller (1810-1884), né dans la garnison de Kingston, est issu d'une famille distinguée de l'Église d'Angleterre. Son père est officier de l'armée et son parrain – dont il a hérité le prénom – est le célèbre général Sir Isaac Brock. Fuller est ordonné diacre de l'Église d'Angleterre en 1833 et prêtre en 1835. On l'envoie ensuite à Chatham pour diriger la congrégation de ce qui est aujourd'hui l'église du Christ (Christ Church). En 1840, Fuller est nommé au presbytère de Thorold, où il assume ses fonctions pendant 21 ans. Peu après son transfert à l'église St. George’s (St. George’s Church) de Toronto en 1861, il fait grâce d’une dette de 11 000 $ que la congrégation de Thorold lui devait pour la construction de l'église St. John the Evangelist (St. John the Evangelist Church). En homme astucieux et pragmatique, Fuller prédit la séparation de l'Église et de l'État et rédige des messages influents enjoignant l'Église à gagner en autonomie. Fuller est également estimé pour sa modération et sa capacité à créer un consensus entre les groupes supérieurs et inférieurs de l'Église. Après son élection comme premier évêque de Niagara en 1875, il s'installe à Hamilton et fait de l'église du Christ sa cathédrale. Il décède à Hamilton à l'âge de 74 ans.

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1811 - 1887 Confirmé

119. William McMaster

Né dans le comté de Tyrone, en Irlande, William McMaster (1811-1887) est un grossiste, un banquier et un sénateur qui vit en Ontario et fonde l’Université McMaster. En 1833, McMaster émigre dans le Haut-Canada (Ontario) pour travailler en tant que commis chez un grossiste, dont il reprend ensuite l’entreprise, avec succès. Sans enfants, McMaster fait venir d’Irlande deux de ses neveux, dont il est proche, et les engage dans sa société, qu’il appelle William McMaster and Nephews. McMaster est élu au Conseil législatif de la province du Canada sous la bannière libérale en 1862, et devient sénateur du Dominion du Canada en 1867. Son succès dans la banque lui permet en outre de contribuer au fonctionnement des établissements d’enseignement laïques et théologiques de l’Ontario. Fermement convaincu de la valeur de l’éducation, McMaster appuie financièrement plusieurs établissements d’enseignement, dont notamment le Toronto Mechanics’ Institute. Il fonde le Canadian Literary Institute (rebaptisé Collège Woodstock) pour assurer la formation des prédicateurs baptistes, ainsi que le Toronto Baptist College en 1881. Mécontent du projet de fédération entre les collèges locaux et l’Université de Toronto, il fusionne le Toronto Baptist College et le Canadian Literary Institute pour former l’Université McMaster en 1887.

1811 Confirmé

120. Colonie Quaker de Norwich

En 1809, Peter Lossing, membre de la Société religieuse des amis (Quakers), quitte le comté de Dutchess (New York) et part pour le Haut-Canada. En 1810, William Willcocks cède à Lossing et à son beau-frère, Peter De Long, 15 000 acres (6 070 hectares) de terres à Norwich. Les deux acheteurs reviennent alors dans le comté de Dutchess pour recruter des colons et emmener leurs familles dans le Haut-Canada. En 1811, les familles de Lossing et De Long s’établissent sur les terres achetées. Dès 1820, environ 60 personnes y habitent. L’arrivée des colons Quakers en 1811 marque le début du progrès dans le canton de Norwich, avec la construction de commerces, d’écoles, de moulins et de fermes laitières qui connaissent un franc succès. Lossing met ensuite de côté une petite parcelle de terre pour construire un temple Quaker qui sera érigé en 1817.

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1812 - 1877 Confirmé

121. Hannibal Mulkins

Hannibal Mulkins (1812-1877) est un pasteur méthodiste et un ecclésiastique anglican dans le Haut-Canada (Ontario). Il est ordonné par l’Église méthodiste wesleyenne du Canada en 1838, et dessert les congrégations de Toronto Township, Whitby, Cobourg, Belleville et Brockville. Toutefois, en 1840, il rejoint l’Église d’Angleterre (anglicane) et est ordonné prêtre en 1842. Mulkins est nommé missionnaire itinérant dans les cantons de Fitzroy et de Pakenham (Mississippi Mills), mais il élargit le périmètre de sa mission pour y inclure la région à l’ouest de Bytown (Ottawa) et les cantons de Torbolton, de McNab (McNab/Braeside) et de Horton. En 1851, il est nommé au poste d’aumônier du pénitencier provincial de Kingston par Lord Elgin (1811-1863), gouverneur général de la province du Canada. Mulkins prépare des rapports détaillés et des analyses statistiques sur la vie des prisonniers et l’impact de la mission pénitentiaire, même si certains rapports de l’époque indiquent qu’il négligeait fréquemment ses devoirs d’aumônier. En 1871, Mulkins épouse Lavinia Mary Bromehead, originaire du Yorkshire, en Angleterre. En raison de son âge avancé, Mulkins quitte ses fonctions au pénitencier en 1875 et émigre en Angleterre, où il devient vicaire de Stapleford à Salisbury.

1812 - 1895 Confirmé

122. Rév. William King

Né près de Newton-Limavady (Irlande), le révérend William King (1812-1895) est un ministre presbytérien, un partisan de l'abolitionnisme et le fondateur de la communauté de Buxton, dans l'Ouest canadien (Ontario). William King se rend en Amérique en 1833 et s'établit en Louisiane en tant que professeur. Néanmoins, il revient en Écosse pour étudier, et, en 1846, il y est ordonné pasteur presbytérien. La même année, il accepte d'aller exercer son ministère à Toronto. En 1848, il revient en Louisiane pour s'occuper de la propriété de feu sa femme, où travaillent un certain nombre d'esclaves. Contraint de s'avouer qu'il est désormais le propriétaire d'une plantation et d'esclaves, le révérend King convainc les membres du presbytère de Toronto qu'il est en mesure de fonder au Canada une colonie destinée à accueillir les esclaves affranchis et en fuite. De retour en Louisiane, il propose à plusieurs familles noires de le suivre et de rallier la communauté qu'il veut établir au Canada. En 1850, l'association Elgin est constituée en personne morale pour acquérir des terres non loin de Chatham. Cette propriété est baptisée Buxton. Au début des années 1850, le révérend King supervise la construction d'une église à pans de bois, d'une salle réservée aux cours de religion du dimanche et d'une école. Malgré l'opposition manifestée par la population blanche des alentours, l'établissement de Buxton prospère, et à sa période la plus florissante, il accueille même 1 200 esclaves ayant fui les États-Unis. Le révérend King demeure ministre de l'établissement jusqu'à sa mort, en 1895.

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1812 - 1899 Confirmé

123. Fondation des Enfants de la paix

Organisme établi par David Willson (1778-1866), les « Enfants de la paix » est une antenne de la Société religieuse des amis (Quakers) qui comprend des musiciens et des intervenants politiques de renom. Willson quitte New York pour émigrer au Canada en 1801, et ne tarde pas à participer à la réunion mensuelle (« Monthly Meeting ») de la rue Upper Yonge (aujourd’hui, Newmarket). En 1812, Willson est exclu de la Société en raison de son interprétation de la Bible et de son désir d’inclure de la musique dans les offices religieux. Il est rejoint par un certain nombre de partisans, appelés « Davidites », et fonde les Enfants de la paix dans les environs de Hope (aujourd’hui, Sharon, dans le canton de Gwillimbury Est). L’organisme acquiert une grande notoriété par le biais de son groupe instrumental (le premier groupe de musique constitué de civils au Canada) et de son chœur de jeunes chanteurs, qui accompagnent Willson lors de voyages à York (Toronto) et à Philadelphie. Un lieu de culte (1819), des bureaux (1819) et un temple (1825-1831) sont construits à Sharon, tandis que l’établissement d’une coopérative d’épargne et de crédit et la mise en place d’un système de partage des terres apportent la prospérité aux fermiers « davidites ». Les membres de l’organisme soutiennent par ailleurs activement William Lyon Mackenzie (1795-1861), en faisant campagne pour son élection comme représentant de leur circonscription puis en appuyant la Rébellion du Haut-Canada en 1837. Après la mort de Willson en 1866, les effectifs et l’activité des Enfants de la paix commencent à diminuer : le dernier office religieux a lieu au temple de Sharon en 1899.

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1812 - 1815 Confirmé

124. Guerre de 1812

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1813 - 1901 Confirmé

125. Rév. Henry Scadding

Né dans le Devonshire, en Angleterre, Henry Scadding (1813-1901) est un érudit, un auteur et un pasteur anglican à Toronto. Scadding émigre au Canada en 1821 après son père, qui y arrive en 1792 pour travailler à titre de commis auprès du lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806). Après des études à l’Université de Cambridge, Scadding est ordonné prêtre anglican en 1838, en la St. James Church de Toronto. En 1847, il est nommé premier recteur de la Church of the Holy Trinity, où il officie jusqu’en 1875. Fondateur du Royal Canadian Institute, Scadding y travaille comme bibliothécaire de 1862 à 1870, puis comme directeur de 1870 à 1876. Scadding est un éminent érudit auteur d'œuvres religieuses, littéraires et historiques, parmi lesquelles Toronto of Old (1873) et Toronto: Past and Present (1884). Scadding devient président de la York Pioneer and Historical Society, et encourage plusieurs sociétés historiques locales à se regrouper. Le révérend Henry Scadding, qui meurt à Toronto le 6 mai 1901, est enterré au cimetière St-James.

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1814 - 1815 Confirmé

126. Congrès de Vienne

Le Congrès de Vienne est une conférence internationale qui réorganise le paysage politique de l’Europe après des décennies de guerre et de bouleversements.

1815 Confirmé

127. Bataille de Waterloo

1815 - 1883 Confirmé

128. Évêque Pierre Adolphe Pinsoneault

Né à Saint-Philippe-de-Laprairie, Bas-Canada (Québec), Pierre Adolphe Pinsoneault (1815-1883) occupe la charge de prêtre et d'évêque catholique dans l'Ouest canadien (Ontario). Après avoir étudié à Montréal et à Paris, il est ordonné prêtre en 1840 à Issy-les-Moulineaux (France). Pierre Adolphe Pinsoneault regagne l'Est canadien (Québec) et devient prêtre à l'église St. Patrick’s, à Montréal. Il sert brièvement de secrétaire à l'évêque Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891), et c'est ainsi qu'en 1856, il devient l'évêque du tout nouveau diocèse de London, dans l'Ouest canadien. En 1859, l'évêque Pinsoneault est transféré à l'évêché de Sandwich (Windsor), une ville qui possède une cathédrale, un plus grand nombre de prélats et de fidèles, et qui dessert une communauté plus vaste.

1816 - 1888 Confirmé

129. Archevêque John Joseph Lynch

Né dans le comté de Fermanagh (Irlande), John Joseph Lynch (1816-1888) est un prélat et un archevêque catholique officiant dans l'Ouest canadien (Ontario). Après avoir étudié en Irlande et en France, John Joseph Lynch devient missionnaire en 1841 et exerce ses fonctions en Irlande, au Texas et à Niagara Falls. Nommé à la succession de l'évêque Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891) à Toronto, il est consacré évêque de Toronto en 1860. Ses origines irlandaises expliquent pourquoi l'évêque tisse des liens particuliers avec les immigrants irlandais de la ville, qui ont quitté leur pays pour échapper à la Grande Famine (1845-1849). Il œuvre à l'amélioration des conditions régnant dans les écoles catholiques séparées et conseille le gouvernement provincial en matière de législation éducative. Toutefois, il est souvent amené à prendre parti dans les débats entre la communauté catholique à la communauté protestante, qui s'opposent sur la question du financement des écoles. En 1870, John Joseph Lynch est élevé à l'archevêché de Toronto alors qu'il assiste au premier concile du Vatican (1869-1870) à Rome. Il attire un grand nombre de candidats à la prêtrise et renforce les effectifs de l'archevêché en ordonnant 70 prêtres pendant sa charge. Il fonde également 40 églises dans tout le diocèse de Toronto. Il poursuit sa charge d'évêque jusqu'à sa mort, en 1888.

1816 Confirmé

130. Fondation de l’American Bible Society

1816 - Inconnu

131. Oblats de Marie-Immaculée

Les Oblats de Marie-Immaculée est un ordre religieux de l’Église catholique romaine constitué uniquement d’hommes et fondé en 1816 par Saint-Eugène de Mazenod, en France. Ils forment avant tout un ordre de missionnaires qui se consacre aux pauvres. La constitution des Oblats place l’ « évangélisation des plus abandonnés » au cœur de leur mission. Ils sont connus pour leur travail avec les immigrants, les minorités et les communautés des Premières nations. Le pape Pie XI qualifie les Oblats de « spécialistes des missions difficiles ». Des membres de l’ordre arrivent au Canada en 1841 sur invitation de l’évêque Bourget de Montréal. Sept ans plus tard, les Pères Oblats fondent le Collège Bytown, qui devient l’Université d’Ottawa en 1866. Les Oblats dirigent aujourd’hui l’Université Saint-Paul au sein de la fédération de l’Université d’Ottawa. L’Université Saint-Paul peut accorder des diplômes ecclésiastiques en vertu de sa charte pontificale. Les Oblats se montrent particulièrement actifs dans l’Ouest du Canada et se chargent d’établir l’Église catholique dans le nord-ouest. Entre les années 1870 et les années 1980, les Oblats dirigent de nombreux pensionnats destinés aux enfants des Premières nations aux quatre coins du pays, dont plusieurs dans le Nord de l’Ontario. Le système des pensionnats – dirigé par plusieurs confessions et groupes religieux différents – a depuis fait l’objet de nombreuses critiques et contestations. Les Oblats sont particulièrement actifs dans les communautés d’immigrants polonais du Canada. Les Oblats de la province de l’Assomption – créée en 1956 pour desservir les catholiques polonais-canadiens – ont leur siège à Toronto.

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1818 - 1840 Confirmé

132. Fondation du Presbytery of the Canadas

En 1817, le Haut-Canada (Ontario) compte neuf ministres presbytériens, qui exercent dans des conditions souvent inhospitalières, avec un accès très limité aux structures de soutien de l'Église d'Écosse. À l’époque, il n'existe aucun tribunal local organisé de façon formelle qui est capable d'accueillir et de gérer des débats d'ordre théologique ou logistique, ce qui force les ministres à se tourner vers l'Écosse ou les États-Unis. En 1818, les révérends William Bell (1780-1857), William Taylor, William Smart (1788-18??) et Robert Easton (1773-1831) sollicitent la permission de fonder un presbytère, mais décident de faire de celui-ci – nommé Presbytery of the Canadas – une entité indépendante n'entretenant aucun lien officiel avec l'Église d'Écosse. Cette décision vise à permettre aux congrégations de souche non écossaise et aux ministres officiant auprès d'autres Églises presbytériennes (telle que l'Église protestante de Hollande) de fusionner de façon harmonieuse au sein de la nouvelle association. Après une première réunion à Cornwall, les ministres se retrouvent à l'église St. Peter’s de Montréal, et décident que le nouveau presbytère reconnaîtra la doctrine et la discipline de l'Église d'Écosse. En 1839, le Presbytery of the Canadas fusionne avec l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse. Cette fusion aboutit à la formation de l'Église presbytérienne au Canada en 1875.

1818 - 1900 Confirmé

133. Rév. Henry Pahtahquahong Chase

Né près de Belleville, dans le Haut-Canada (Ontario), Henry Pahtahquahong Chase (1818-1900) est un pasteur méthodiste, un prêtre anglican et un interprète ojibway. Appelé Pahtahquahong dans son enfance, Chase est élevé par William Case (1780-1855), surintendant des missions méthodistes dans les collectivités des Premières nations de l’ensemble du Canada. Chase travaille comme interprète ojibway pour plusieurs missionnaires méthodistes dans le Haut-Canada et aux États-Unis, avant de devenir interprète auprès du département des Affaires indiennes à Port Sarnia (Sarnia) en 1843. Il épouse Annie G. Armour, originaire d’Écosse, en 1852. Quatre enfants naissent de cette union. En 1856, Chase devient prédicateur méthodiste dans les missions du lac Sainte-Claire et de Muncey (Strathroy-Caradoc). Chase devient prêtre anglican en 1864 et commence à officier dans les réserves des Delawares, des Oneidas et des Ojibways situées aux alentours de Muncey. En 1870, Chase participe au conseil des Six-Nations et de diverses bandes de l’Ontario et du Québec. On le choisit pour rencontrer le gouverneur général, sir John Young (1807-1876), afin de discuter des droits et du rôle des Premières nations au sein du gouvernement canadien.

1818 - 1876 Confirmé

134. Élisabeth Bruyère

Née à L’Assomption, dans le Bas-Canada, en 1818, Élisabeth Bruyère fonde les Sœurs de la Charité d'Ottawa. Extrêmement dévote et forte d’une solide éducation, elle travaille comme enseignante avant de se joindre aux Sœurs de la Charité (Sœurs grises) en 1839. Six ans plus tard, on lui demande d'établir une communauté des Sœurs de la Charité à Bytown (Ottawa). À cette époque, Bytown, ville en plein essor dépendant du secteur forestier, compte d'importantes communautés catholiques irlandaises et canadiennes-françaises, mais n’offre que peu de services et aucun établissement scolaire ou hospitalier catholique. Dans les trois mois suivant son arrivée, Élisabeth Bruyère supervise la création d'une école bilingue pour 120 élèves, d'un petit hôpital et d'une organisation de secours humanitaire. Œuvrant souvent en collaboration avec les prêtres oblats, Élisabeth Bruyère et les Sœurs de la Charité mettent en place de nombreuses écoles au cours des décennies suivantes. En 1860, elles construisent un nouvel hôpital plus important, lequel deviendra L'Hôpital d'Ottawa. Rapidement, les Sœurs de la Charité d'Ottawa étendent leur action au-delà de la région. À la mort d'Élisabeth Bruyère en 1876, l’organisation dirige des établissements scolaires en Ontario, au Québec et dans l'État de New York. Les efforts d'Élisabeth Bruyère permettent de poser des bases solides pour la mise en place des services sociaux, de santé et d'éducation de l'Église catholique à Ottawa et dans l'Est de l'Ontario.

1819 Confirmé

135. Fondation de la première église congrégationaliste du Haut-Canada

La première église congrégationaliste du Haut-Canada (l’actuel Ontario) est réunie par Joseph Silcox dans le village de Frome en 1819. Silcox venait du Wiltshire (Angleterre) et suivait une ligne indépendante du congrégationalisme.

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1819 - Inconnu

136. La colonie noire du canton d’Oro

Le canton d’Oro, dans le comté de Simcoe, est établi en 1819 par le Conseil exécutif du Haut-Canada pour contribuer à protéger la frontière nord de la province contre une éventuelle invasion américaine. Cette collectivité est la première colonie noire du Haut-Canada (Ontario) parrainée par le gouvernement. Les terres situées le long du chemin Penetanguishene sont divisées en parcelles de 200 acres, qui sont offertes aux anciens combattants noirs de la guerre de 1812. Dès 1831, neuf familles résident dans la rue Wilberforce. Elles sont bientôt rejointes par des colons noirs venus de l’Ohio et par ceux de la colonie Wilberforce dans le canton de Biddulph, qui se voient octroyer un terrain par le commissaire des terres de la Couronne. Les colons ont bien du mal à cultiver la terre – trop éloignée, de mauvaise qualité, marécageuse et difficile à défricher. La colonie est finalement désertée car les rigueurs du climat découragent les agriculteurs. Les descendants de certains colons continuent d’habiter dans la région, et l’église épiscopale méthodiste africaine construite près d’Edgar en 1849 témoigne encore de l’existence de la première colonie noire du Haut-Canada.

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1820 - 1873 Confirmé

137. Évêque John Farrell

John Farrell (1820-1873) est né à Armagh (Irlande). Sa famille émigre au Canada en 1830 et s'établit à Kingston (Haut-Canada). Ordonné prêtre en 1845, John Farrell devient curé à L’Orignal (canton de Champlain), dans l'Ouest canadien (Ontario). Après plusieurs années consacrées à la charge de curé, il devient le premier évêque catholique de Hamilton en 1856. Dans le cadre de sa charge d'évêque, John Farrell milite pour la formation du clergé canadien, prête assistance à la communauté catholique germanophone de Hamilton et fonde plusieurs écoles dans la région. Il tente également de convaincre les politiciens locaux d'adopter une législation en faveur des écoles catholiques, s'opposant ainsi aux réformes préconisées par son adversaire de longue date, George Brown (1818-1880), le propriétaire du Globe de Toronto. John Farrell soutient plusieurs ordres religieux à Hamilton (notamment les Ladies of Loretto, les Pères de la Résurrection et la Congrégation de Saint-Basile) et les aide à établir plusieurs écoles catholiques.

1821 - 1895 Confirmé

138. Évêque Willis Nazrey

Né en Virginie, Willis Nazrey est un pasteur, évêque de l’Église méthodiste épiscopale américaine (AME) et premier évêque de l’Église méthodiste épiscopale britannique (BME). Il est admis à la conférence de New York de l’Église méthodiste épiscopale américaine en 1840, puis est nommé au circuit de Lewistown en Pennsylvanie. En 1852, il est élu évêque de l’Église méthodiste épiscopale américaine. Peu de temps après, il s’installe au Canada. L’évêque Willis Nazrey convainc de nombreuses congrégations de l’Église méthodiste épiscopale américaine de se joindre à une nouvelle Église méthodiste épiscopale britannique basée au Canada. Cette confession est établie par les réfugiés du chemin de fer clandestin dans le but de gouverner leur propre église depuis le Canada. Il continue de beaucoup voyager jusqu’à sa mort en Nouvelle-Écosse, à l’automne 1875. Sa dépouille est ensuite envoyée à Chatham pour qu’il y soit inhumé.

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1821 Confirmé

139. Fondation de la première congrégation baptiste noire

L’église baptiste de Colchester (comté d’Essex) est la première congrégation baptiste noire à être organisée en octobre 1821. Elle est fondée par l’ancien William Wilks, venu des États-Unis en 1818.

1821 - 1904 Confirmé

140. Rév. Richard Baxter

Le prêtre jésuite Richard Baxter (1821-1904) est né à Carlisle, en Angleterre, et émigre au Canada en 1830. Il étudie au séminaire St-Sulpice, à Montréal, puis au Collège Saint-François-Xavier, où il est ordonné prêtre en 1854. Après avoir été affecté à plusieurs missions jésuites aux États-Unis et au Canada, Baxter est envoyé en 1872 à Fort William (Thunder Bay) pour seconder le père Dominique du Ranquet (1813-1900), chargé de la mission de l’Immaculée-Conception sur la rivière Kaministiquia. Baxter fait de nombreux voyages le long du chemin Dawson et du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP), et fait construire des églises à Fort William, à White River et à Schreiber. Il prêche également dans de nombreuses communautés minières isolées et rend visite aux pionniers catholiques de l'îlot Silver, d'Isle Royale (Michigan), du havre Silver et de l'île Vert. Entre 1877 et 1878, il écrit de nombreux articles sur la progression du CFCP pour le Thunder Bay Sentinel. Le révérend Baxter meurt à Montréal le 8 mai 1904.

1821 - 1830 Confirmé

141. Guerre d’Indépendance grecque

1822 - Inconnu

142. Congrégation de Saint-Basile (Basiliens)

La Congrégation de Saint-Basile (Basiliens) est établie en France en 1822 sous la forme d’un organisme clandestin consacré à l’éducation des prêtres suite à la fermeture des séminaires pendant la Révolution française. En 1850, les Basiliens sont invités au Canada par l’évêque Charbonnel de Toronto – lui-même ancien élève de l’école basilienne d’Annonay, en France – pour assurer l’éducation des jeunes catholiques au sein du diocèse. Deux ans plus tard, les Basiliens fondent le Collège St. Michael’s à Toronto, un établissement d’études secondaires et universitaires réservé aux garçons. En 1881, le Collège St. Michael’s est affilié à l’Université de Toronto. Il constitue l’un des plus anciens collèges appartenant à la fédération de l’Université de Toronto, et continue d’affirmer son caractère distinctement catholique. En 1929, les Basiliens du Collège St. Michael’s fondent l’Institut pontifical d’études médiévales, un organisme de renommée internationale qui abrite l’une des plus vastes collections de documents médiévaux en Amérique du Nord. Les Basiliens ont également une présence importante à Windsor. En 1870, ils prennent en charge à la fois le Collège Assumption, à Sandwich (Windsor), dont la direction était précédemment assurée par les Jésuites, et l’historique paroisse de l’Assomption – la plus ancienne paroisse catholique à l’ouest de Montréal. L’Université Assumption continue d’être dirigée par les Basiliens. Elle est désormais affiliée à l’Université de Windsor. En outre, les Basiliens établissent des paroisses à Amherstburg, Chatham, Owen Sound et Toronto, et se montrent actifs dans les collectivités de toute la province. Ils assurent l’éducation de nombreux futurs prêtres, évêques et archevêques, ainsi que de milliers de laïcs. En plus de diriger des paroisses et des écoles, les Basiliens créent des aumôneries dans de nombreuses universités de l’Ontario. Bien que la Congrégation de Saint-Basile ait été fondée en France, ses bureaux judiciaires se trouvent désormais à Toronto.

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1822 - 1884 Confirmé

143. Alexander Ferrie Kemp

Né à Strathclyde, en Écosse, Alexander Ferrie Kemp (1822-1884) devient ecclésiastique presbytérien et professeur au Canada. Kemp fréquente l’Université d’Édimbourg et le Collège presbytérien de Londres, en Angleterre, avant d’être ordonné en 1850 par l’Église libre du consistoire de Lancashire. Kemp est nommé aumônier du 26e bataillon d’infanterie (« 26th Foot Regiment », aussi appelé les « Cameronians » ou les « Scottish Rifles »), en garnison aux Bermudes. En 1855, Kemp accepte d’assumer les fonctions de pasteur de la St. Gabriel Street Church de Montréal et de secrétaire du consistoire de Montréal. Il quitte la ville en 1865 pour officier à la St. Andrew’s Church de Windsor, dans le Canada-Ouest (Ontario). Cet éminent érudit a également été rédacteur en chef de la lettre d’information de l’Église presbytérienne du Canada et a publié plusieurs articles sur la botanique aux Bermudes, aux États-Unis et au Canada. Critiqué pour ses opinions sur le manque de progrès au sein de l’Église presbytérienne du Canada depuis sa formation en 1861, il démissionne de ses fonctions et commence à enseigner dans différents collèges aux quatre coins du Canada et des États-Unis. En 1878, Kemp devient le directeur du Ottawa Ladies’ College avant de prendre sa retraite en 1883.

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1825 - 1875 Confirmé

144. La Glasgow Colonial Society

L’une des principales préoccupations des colons écossais du début du XIXe siècle est le fait que leur nouvelle communauté manque de pasteurs ordonnés. « The Society, in connection with the Church of Scotland, for Promoting the Religious Interests of Scottish Settlers in British North America » (la société, affiliée à l’Église d’Écosse, de promotion des intérêts religieux des colons écossais en Amérique du Nord britannique) est fondée en 1825 par des habitants de Glasgow, si bien qu’on utilise le nom abrégé de « Glasgow Colonial Society » pour la désigner. Son but est de fournir une instruction religieuse aux immigrants écossais, de traiter les demandes des pasteurs écossais qui espèrent obtenir un poste au Canada, et de demander un financement public pour offrir des appointements et des terres aux pasteurs établis à l’étranger. Le général George Ramsay (1770-1838), comte de Dalhousie et alors gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique, assume les fonctions de président de la société, tandis que le révérend Robert Burns (1789-1869), du Collège Knox, à Toronto, occupe celles de secrétaire. La société recrute activement des pasteurs pour servir au Canada : en 1844, elle a déjà envoyé 28 missionnaires dans des centres presbytériens établis, comme à Stormont, Dundas et Glengarry dans le Haut-Canada (Ontario). Avec l’établissement de séminaires presbytériens à l’Université Queen’s de Kingston (1841) et au Collège Knox de Toronto (1844), le besoin de missionnaires écossais diminue à mesure que de plus en plus de pasteurs canadiens sont ordonnés. Grâce aux efforts de la Glasgow Colonial Society, les immigrants presbytériens au Canada sont en mesure de constituer un vaste réseau de congrégations et d’itinéraires de prêche dans les régions rurales.

1827 - 1905 Confirmé

145. Révérende Fidelia Gilette

Née à Nelson Flats (New York), Lucia Fidelia Wooley Gillette (1827-1905) est ordonnée ministre de l'Église unitarienne universaliste et s'établit en Ontario en 1888. Fille d'un ministre universaliste, Fidelia Gillette est probablement la première femme à avoir reçu l'ordination en Ontario, toutes confessions confondues. La révérende Gillette écrit pour de nombreuses publications nationales et universalistes. En 1854, elle rédige la biographie de son père, le révérend Edward Mott Woolley. Elle voyage à travers la région des Grands Lacs et prononce des sermons devant de nombreuses congrégations universalistes avant de devenir ministre à Bloomfield (Ontario) de 1888 à 1889. En 1900, la révérende Gillette quitte Bloomfield pour Rochester (Michigan), où elle continue à prêcher dans les communautés des environs.

1828 - 1893 Confirmé

146. Évêque John Horden

Né à Exeter, en Angleterre en 1828, John Horden est apprenti forgeron et chargé d'enseignement dans un pensionnat avant d'être envoyé à Moose Factory en tant que missionnaire de l'Église d'Angleterre. Moose Factory, près de la baie James, est le site d'un important poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH) et compte dans sa population une vaste communauté crie. Souhaitant désespérément la présence d'un ecclésiastique protestant sur place, le facteur en chef de la CBH, Robert Miles, envoie une lettre au gouverneur de la société pour lui demander de lui offrir son appui. Horden et son épouse arrivent en 1851 et il est ordonné prêtre l'année suivante. Peu après, il crée une école secondaire et commence à apprendre la langue crie. Il supervise la construction de l’église St. Thomas (St. Thomas’ Church), qui débute en 1864, et établit un certain nombre de postes de missionnaires dans la région. Pendant plus de trente ans, Horden sert les employés de la CBH et la population crie protestante de la région. Il traduit d'ailleurs des passages de la Bible et de la liturgie de l'église anglicane en cri. En 1872, il est élu premier évêque du diocèse de Moosonee. Il décède en 1893 et est enterré au cimetière de la CBH.

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1828 - 1954 Confirmé

147. La grande scission (Great Separation)

En 1828, la Société religieuse des amis (Quakers) se divise entre les partisans du pasteur évangélique Elias Hicks (1748-1830) et les Quakers orthodoxes fidèles à la doctrine traditionnelle. Cette division est connue sous le nom de « Great Separation » (grande scission). L’événement fait suite à la scission de 1827 qui divise les réunions quakers aux États-Unis à partir de l’assemblée annuelle de Philadelphie (« Philadelphia Yearly Meeting »). Le rôle de l’autorité extérieure au sein de la foi quaker fait débat, opposant les Hicksites, qui prônent l’importance de la spiritualité personnelle, aux Quakers orthodoxes, qui revendiquent l’autorité suprême des écritures. Des Quakers américains exportent ce désaccord au Canada, et des sympathisants hicksites ne tardent pas à faire leur apparition dans des réunions partout en Ontario. Les interprétations varient quant à cette scission : les Quakers hicksites déclarent avoir quitté la Société, tandis que les Quakers orthodoxes expliquent avoir expulsé les sécessionnistes. L’Assemblée annuelle canadienne (les orthodoxes) et l’assemblée annuelle de Genesee (« Genesee Yearly Meeting ») (les Hicksites) souffrent toutes deux d’un manque de membres et de ressources. Même si les Quakers collaborent en envoyant des fonds et en offrant des soins médicaux en Europe pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), ils ne finissent par fusionner que lors de la formation de l’Assemblée annuelle canadienne de la Société religieuse des amis, à Newmarket, en 1954.

1829 - 1923 Confirmé

148. Moses Bilsky

Né à Kuvno, en Lituanie, Moses Bilsky (1829-1923) est un commerçant et un leader de la communauté juive. Il aurait été le premier juif à s'établir à Ottawa. En 1845, Moses Bilsky s'installe à Montréal avant d'élire domicile à Ottawa en 1857. En 1859, il suit la ruée vers l'or de la région de Cariboo (Colombie-Britannique) et quitte Ottawa. Il rejoint l'Armée de l'Union pendant la guerre de Sécession (1861-1865). Il regagne Ottawa en 1874, et y ouvre une boutique d'opticien qui fait également office de bijouterie. Moses Bilsky devient l'un des piliers de la communauté juive d'Ottawa, en pleine expansion à l'époque. Il accueille les nouveaux arrivants et aménage un espace réservé à la prière au sein de sa propre demeure. Il a joué un rôle de premier plan dans la fondation d'Adath Jeshurun, la première congrégation juive d'Ottawa. En 1894, il se rend à New York pour rallier à sa cause le rabbin Jacob Mirsky (1859-1942). Moses Bilsky est également connu hors de la communauté juive pour sa philanthropie : ce leader communautaire appartient en effet à plusieurs associations d'assistance mutuelle. Il se retire des affaires en 1915. Il meurt en 1923, et ses funérailles témoignent de son influence sur tous les résidents d'Ottawa : il s'agit de l'une des plus impressionnantes cérémonies organisées à l'époque.

1829 - 1905 Confirmé

149. Rév. Silas Huntington

Le missionnaire méthodiste Silas Huntington (1829-1905) naît à Kemptville, dans le Haut-Canada (Ontario). Ordonné en 1854, Huntington sert plusieurs congrégations dans le Canada-West (Ontario) et dans le Canada-Est (Québec) jusqu’en 1822, année où il est affecté à Mattawa. Depuis sa nouvelle paroisse, Huntington fait de nombreux voyages pour visiter les colonies de peuplement situées le long du Chemin de fer Canadien Pacifique, poussant vers l’ouest jusqu’à Schreiber, près de Port Arthur (Thunder Bay). Considéré comme le premier missionnaire protestant à atteindre de nombreuses collectivités du Nord, Huntington est reconnu pour avoir fait les premiers sermons protestants à Mattawa, North Bay, Sturgeon Falls et Sudbury. Il a également contribué à fonder la Loge maçonnique de Nipissing en 1886, établissant la franc-maçonnerie dans le Nord de l’Ontario. En 1905, à 76 ans, peu après avoir pris en charge la mission de Widdifield près de North Bay, il meurt des suites de la fièvre typhoïde. Huntington était extrêmement populaire et respecté dans tout le Nord de la province. En 1960, l’Université Huntington – aujourd’hui le Collège Huntington, qui fait partie de l’Université Laurentienne à Sudbury – est ainsi nommée en son honneur.

1830 - 1891 Confirmé

150. Richard Randolph Disney

Né dans le Maryland, Richard Randolph Disney (1830-1891) contribue à l’établissement de l’Église méthodiste épiscopale britannique (MEB) au Canada. En 1857, Disney participe à un séminaire dans le Massachusetts et est autorisé à faire des sermons par l’Église épiscopale méthodiste africaine (MEA). La même année, il émigre dans le Canada-Ouest (Ontario) pour officier en tant que pasteur auprès de colons afro-américains qui ont fui l’esclavage aux États-Unis. Disney appuie la formation d’une Église MEB distincte dans le Canada-Ouest en 1856. Il y occupe le poste de secrétaire général et est élu évêque de l’Église MEB pour l’Ontario, la Nouvelle-Écosse, les Bermudes, les Antilles et la Guyane britannique (Guyana) en 1875. Toutefois, dès 1880, il devient évident que l’Église n’est plus en mesure de soutenir ses missions dans les Caraïbes. L’Église MEB réintègre l’Église MEA en 1881, bien que plusieurs congrégations rejettent cette réunification, reformant l’Église MEB et retirant à Disney son poste d’évêque. Disney continue d’officier auprès des congrégations de l’Église MEA qui subsistent en Ontario jusqu’à ce qu’il se voit confier d’autres congrégations dans l’Arkansas et le Mississippi en 1888.

1830 - 1898 Confirmé

151. Archevêque John Walsh

Né à Mooncoin (Irlande), John Walsh (1830-1898) est un archevêque catholique ayant officié en Ontario. Après ses études au Séminaire de Saint-Sulpice à Montréal, il est ordonné prêtre à Toronto en 1854, et devient recteur de la cathédrale St. Michael’s en 1860. John Walsh, fin négociateur, règle de nombreuses querelles entre les catholiques et les protestants de Toronto, et parvient notamment à éviter qu'un conflit au sujet des arcs orangistes s’envenime lors d'une visite du prince de Galles. En 1867, il est consacré évêque de Sandwich (Windsor), et devient alors le plus jeune évêque de tout l'Ontario. Pour résoudre les problèmes d'endettement de son diocèse, il lance un programme de réduction des dépenses et transfère sa résidence de Sandwich à London, ville plus accessible. En 1881, le fardeau financier qui accablait le diocèse a été considérablement allégé et l'évêque commence alors la construction de la cathédrale St. Peter’s à London. À la mort de l'archevêque John Joseph Lynch (1816-1888), Walsh devient archevêque de Toronto. Quelques années avant sa mort (1898), Walsh ouvre le Mount Hope Cemetery, fonde le Sacred Heart Orphan Asylum ainsi que la St Vincent de Paul Children’s Aid Society of Toronto.

1830 Confirmé

152. Première publication du Livre de Mormon

Circa 1830 - Inconnu

153. Ordre d'Orange

L'ordre d'Orange est une société fraternelle protestante fondée en 1795 en Irlande pour commémorer la victoire de Guillaume d'Orange lors de la bataille de la Boyne en 1690. La Grand Orange Lodge of British America est fondée en 1830 à Brockville. Tout au long du siècle suivant, les membres de l'ordre d'Orange occupent des positions clés dans de nombreuses institutions de l'Ontario, comme les gouvernements, les conseils scolaires et les forces de police. De plus, il s'agit également de chefs de file du secteur industriel. L'Orangisme vise à propager les valeurs protestantes et à renforcer les liens avec l'Empire britannique et la monarchie. Bien qu'il s'agisse dans la plupart des cas d'Irlandais et d'Écossais, d'autres groupes ethniques – Italiens et Autochtones, notamment – disposent de loges orangistes en Ontario. Les membres organisent de multiples activités de bienfaisance et facilitent la transition de l'arrivée en Ontario des nouveaux immigrants protestants. Néanmoins, l'ordre d’Orange est l'objet de critiques selon lesquelles il attise l'antagonisme sectaire et favorise un anticatholicisme. Les orangistes organisent de grandes parades – notamment, la parade annuelle du 12 juillet – souvent à l’origine d’oppositions violentes avec les catholiques locaux. L'influence de l'ordre d'Orange connaît son apogée en Ontario au cours des premières décennies du XXe siècle, époque à laquelle on estime que 60 pour cent des orangistes du monde sont ontariens. Depuis la moitié du XXe siècle, on observe un déclin significatif de l'ordre d'Orange en Ontario.

1831 - Inconnu

154. Premier synode de l’Église presbytérienne au Canada

Au début du XIXe siècle, de nombreuses confessions presbytériennes, toutes rattachées à l’Église presbytérienne d’Écosse, sont établies partout dans le Haut-Canada (Ontario). Les pasteurs presbytériens du Haut-Canada sont entièrement dépendants de l’Église d’Écosse en termes de fonds, d’administration et d’arbitrage; ils n’ont qu’un contrôle limité sur leurs missions rurales. En 1831, 14 pasteurs et cinq représentants des anciens de l’Église d’Écosse se réunissent à Kingston pour établir le premier synode de l’Église presbytérienne du Haut-Canada (Ontario), appelé « synode de l’Église presbytérienne au Canada affiliée à l’Église d’Écosse ». Le synode est ainsi habilité à nommer des pasteurs, à arbitrer les différends au plan local et à superviser les activités de l’Église d’Écosse au Canada, offrant aux pasteurs presbytériens canadiens un degré de contrôle plus élevé au sein de leur Église.

1831 - 1908 Confirmé

155. Macarios Nasr

Né à Zahleh, au Liban, Macarios Nasr (1831-1908) est le premier prêtre melkite de Toronto. Il contribue à l’établissement de la communauté catholique syrienne dans la ville. En Syrie, Nasr entre dans l’ordre monastique melkite des chrétiens d’Orient (les Basiliens du Saint-Sauveur) et est ordonné prêtre en 1861. Alors qu’il officie à Damas, Nasr est nommé missionnaire apostolique auprès des melkites de Toronto et de l’Ouest de l’Ontario. La communauté melkite de Toronto est établie par des immigrants syriens et libanais à la fin du XIXe siècle. Dès son arrivée à Toronto en 1897, Nasr dessert la St. Patrick’s Roman Catholic Church jusqu’à ce qu’il obtienne la permission d’utiliser le St. Vincent de Paul Hall pour y diriger des offices melkites. Ce bâtiment devient le foyer religieux de la communauté melkite de Toronto à mesure que celle-ci continue de s’agrandir. Nasr meurt en 1908 avant l’inauguration de l'église melkite de Toronto, la Church of the Assumption of the Blessed Virgin Mary, en 1913.

1832 - 1901 Confirmé

156. Patrick Boyle

Né dans le comté de Mayo en République d’Irlande, l'éditeur Patrick Boyle (1832-1901) émigre à Toronto avec sa famille en 1846. Défenseur de l’autonomie politique (« Home Rule ») et du retrait des autorités coloniales britanniques en Irlande, Boyle publie le premier numéro de l’Irish Canadian en 1863. Le journal devient l’organe de la Hibernian Benevolent Society of Canada, une association de travailleurs catholiques irlandais. Boyle et la Hibernian Society s’attirent les critiques des catholiques irlandais modérés du Canada, en raison de leurs liens supposés avec les associations extrémistes de Fenians en Amérique. Boyle devient président de la Hibernian Society en 1866. Dès 1867, il commence à soutenir politiquement la cause des nationalistes irlandais au Canada, utilisant l’Irish Canadian comme tribune. Boyle critique les politiques gouvernementales dont il estime qu’elles appauvrissent ou désavantagent les catholiques irlandais du Canada, obtenant rapidement l’appui financier du Premier ministre Sir John A. Macdonald (1815-1891) et du Parti conservateur. En 1893, l’Irish Canadian fusionne avec son concurrent, la Catholic Weekly Review. Boyle continue de défendre les droits des catholiques irlandais au Canada jusqu’à sa mort en 1901.

1832 - 1841 Confirmé

157. L’émancipation des juifs en 1832

Au début du XIXe siècle, les résidents canadiens de confession juive ne peuvent pas obtenir le statut juridique de citoyen et ne sont pas autorisés à exercer des fonctions de représentant élu. Cette singularité est exacerbée par l’ « affaire Hart », du nom de l’homme d’affaires juif Ezekiel Hart (1767-1843), originaire de Trois-Rivières, au Québec, qui est élu à l’Assemblée législative du Bas-Canada en 1807 avant d’être démis de son mandat au motif qu’il n’est pas en mesure de prêter un serment d’entrée en fonction « à titre de vrai chrétien ». Bien qu’il soit réélu en 1808 et même après avoir prêté le serment chrétien, Hart est une nouvelle fois démis de ses fonctions, et ce, malgré le soutien des électeurs de sa circonscription. Le droit des juifs à conserver et à utiliser légalement des certificats de naissance, de décès et de mariage porte la question des droits religieux des juifs au Canada sur le devant de la scène en 1832. Suite au dépôt d’une pétition en faveur de l’égalité des droits par des chefs de file communautaires et des hommes d’affaires juifs, le Parlement du Bas-Canada adopte une loi visant à accorder l’égalité des droits et des privilèges aux personnes de confession juive (« An Act to Grant Equal Rights and Privileges to Persons of the Jewish Religion ») en 1832. Lorsque le Haut-Canada et le Bas-Canada fusionnent en 1841 pour former la Province unie du Canada, cette loi entre en vigueur au Canada-Ouest (Ontario). Il s’agit de la première loi de l’Empire britannique à accorder l’égalité des droits aux citoyens juifs, ce qui constitue un grand pas en faveur du respect de la liberté religieuse universelle au Canada.

Circa 1833 - Inconnu

158. Mouvement d’Oxford

Dirigé par John Henry Newman (qui devient par la suite cardinal de l’Église catholique), le mouvement d’Oxford regroupe des anglicans de la Haute Église dont le souhait est que l’Église d’Angleterre rétablisse plusieurs des doctrines et des pratiques de l’Église catholique romaine. Le mouvement, qui est à l’origine de l’anglo-catholicisme, cherche à faire en sorte que l’Église d’Angleterre entre en communion avec l’Église de Rome.

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1833 - 1917 Confirmé

159. Albert Carman

Grande figure du méthodisme canadien à la fin du XIXe et au début du XXe siècles, Carman est d’origine iroquoise et fréquente le Collège Victoria, à Cobourg. Il travaille brièvement en tant qu’enseignant puis est nommé en 1858 au poste de directeur du séminaire de Belleville, qui deviendra le Collège Albert. Administrateur des plus doués, et après avoir intégré le ministère épiscopal méthodiste, ardent défenseur de l’éducation méthodiste, Carman joue un rôle clé dans le développement de cette école méthodiste au cours de son mandat de 17 ans. Après son élection en tant qu’évêque en 1874, Carman gagne en influence dans les affaires de l’église, notamment en tant que fervent défenseur de l’union entre les confessions méthodistes. Lorsque l’union est officialisée en 1884, Carman devient surintendant général de l’Église méthodiste, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 1914.

1836 - 1886 Confirmé

160. Ramakrishna

1837 - 1925 Confirmé

161. Roberta Elizabeth Tilton

Originaire du Maine, Roberta Tilman déménage à Ottawa avec son mari en 1868 et devient une importante réformiste sociale et un membre actif de l'Église anglicane. Imposante et infatigable, elle consacre sa vie au mouvement pour la sobriété et aux campagnes visant à pallier ce qui constitue selon elle les excès du mercantilisme et de la sécularisation. Fondatrice du Conseil national des femmes du Canada, elle est également vice-présidente de l'Ontario Women’s Christian Temperance Union et directrice du Protestant Orphans’ Home and Refuge for Aged Women. Elle est surtout connue en sa qualité de fondatrice du groupe des Dames auxiliaires (Women's Auxiliary), branche de la Missionary Society of the Anglican Church of Canada. En 1908, lorsqu'elle quitte la présidence des Dames auxiliaires après 22 ans de service, l'organisation s'est étendue au point d'inclure 23 conseils diocésains comptant 1 300 directions supérieures et un total de 32 057 membres. Il s'agit alors de la plus grande organisation de femmes de l'Église anglicane. Portant désormais le nom d'Anglican Church Women (ACW), cette organisation est la plus vielle organisation nationale permanente de l'Église anglicane. Afin de reconnaître le rôle majeur que Roberta Tilton a joué pour redéfinir le rôle des femmes au sein de l'Église anglicane, une journée commémorative lui est dédiée dans le calendrier liturgique de l'Église anglicane du Canada.

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1837 - 1967 Confirmé

162. Collège de Regiopolis

Le Collège de Regiopolis est établi en 1837 par l’évêque Alexander Macdonell (1762-1840) à Regiopolis dans le Haut-Canada (Kingston, Ontario). Macdonell avait jugé nécessaire de créer une école où l’on puisse inculquer aux élèves un fort sentiment de loyauté envers l’Église et l’État. Malgré un financement nettement insuffisant, les travaux de construction de la nouvelle école secondaire commencent en 1839. En 1866, le Collège devient l’Université de Regiopolis, mais il est de plus en plus évident que le diocèse de Kingston n’est pas en mesure d’en maintenir l’activité. La Compagnie de Jésus rachète la charte universitaire en 1931 et prend le contrôle de l’établissement. Les inscriptions au niveau universitaire sont peu nombreuses; seules deux promotions – en 1941 et 1942 – y obtiennent un diplôme. De nouvelles difficultés financières poussent le Collège à se rapprocher d’une école pour filles située à proximité et dirigée par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Tous les cours de niveau universitaire sont supprimés et les deux établissements fusionnent pour devenir la Regiopolis-Notre Dame Catholic Secondary School en 1967.

1837 - 1901 Confirmé

163. Règne de la reine Victoria

1837 - 1838 Confirmé

164. Rébellions de 1837

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1839 Confirmé

165. Église évangélique des Frères unis

Formée en 1946, l’Église évangélique des Frères unis du Canada trouve ses racines dans les colonies germanophones de la Pennsylvanie du XIXe siècle. En 1800, le pasteur William Otterbein (1726-1813) de l’Église allemande réformée de Baltimore et le prédicateur mennonite Martin Boehm (1725-1812) de Lancaster, en Pennsylvanie, créent l’Église des Frères unis dans le Christ. En 1807, le prédicateur méthodiste Jacob Albright (1759-1808) de Pottstown, en Pennsylvanie, forme l’Église évangélique. Au début du XIXe siècle, de nombreux colons germanophones quittent la Pennsylvanie pour s’établir dans le comté de Waterloo, au Haut-Canada (Ontario). Comme la communauté n’a pas de chefs spirituels, l’Église évangélique organise en 1836 une tournée missionnaire dans toute la péninsule du Niagara. En août 1839, l’évêque Joseph Seybert (1791-1860) et cinq autres prédicateurs se rencontrent près du parc Hillside, à Waterloo, et organisent la première congrégation de l’Église évangélique dans le Haut-Canada. En 1946, l’Église évangélique et l’Église des Frères unis dans le Christ fusionnent pour former l’Église évangélique des Frères unis. En 1968, dans un contexte marqué par la diminution du nombre d’offices religieux en langue allemande, l’Église évangélique des Frères unis du Canada fusionne avec l’Église Unie du Canada.

1839 - 1918 Confirmé

166. Nathanael Burwash

Né à St. Andrews, dans le Bas-Canada (Saint-André-Est, Québec), Nathanael Burwash (1839-1918) est un pasteur méthodiste et le directeur du Collège Victoria. Après avoir obtenu l’autorisation de prêcher à Cobourg, il est ordonné en 1866 à Toronto-Est. La même année, Burwash commence à enseigner les sciences au Collège Victoria de Cobourg, dont il devient doyen de la faculté de théologie en 1873. En 1884, après la fusion du Collège Victoria avec le Collège Albert de Belleville, Burwash devient président de l’Université Victoria ainsi constituée. Malgré une forte opposition au sein de l’Église méthodiste, Burwash appuie la fusion entre le Collège Victoria (parmi d’autres établissements) et l’Université de Toronto, estimant qu'elle permet de répartir les études théologiques et scientifiques entre les collèges confessionnels et l’université publique. En 1892, le Collège Victoria devient une école fédérée au sein de l’Université de Toronto. L'établissement est transféré en ville, et Burwash y conserve ses fonctions de président et de chancelier. Même après sa retraite en 1913, Burwash continue d’enseigner à Victoria et de participer à des conférences méthodistes à l'étranger jusqu'à sa mort en 1918.

1841 - 1911 Confirmé

167. Archevêque Denis T. O'Connor

Né à Pickering, dans l'Ouest canadien (Ontario), Denis T. O’Connor (1841-1911) est le premier archevêque catholique de Toronto qui ne soit pas né à l'étranger. Après avoir achevé ses études au St. Michael’s College de Toronto, Denis O’Connor rejoint la Congrégation de Saint-Basile en 1859, et il est ordonné prêtre en 1863. En 1869, il est nommé père supérieur du Assumption College de Sandwich (Windsor). Pendant les 20 ans qu’il passe à la tête de l'établissement, les bâtiments sont agrandis, le programme étoffé et à son départ, le collège compte trois fois plus d'élèves. En 1890, il est consacré évêque de London. Il gère les finances du diocèse avec une grande rigueur et insiste pour que les membres du clergé reçoivent une éducation très poussée. Son mandat à London est couronné de succès, et en 1899, il est élevé à l'archevêché de Toronto. L'archevêque O’Connor exerce un contrôle draconien sur les fonds paroissiaux, et cette rigueur, alliée à un respect très strict de la doctrine de l'Église, permet de remettre d'aplomb un archidiocèse alors en plein essor. Les livres d'histoire ont retenu son rôle d'éducateur ainsi que la prudence financière dont il a fait preuve lors d'une période de transition particulièrement délicate pour la communauté catholique.

1841 - Inconnu

168. Le système d’éducation catholique de l’Ontario

Pour des générations de catholiques en Ontario, l’éducation et la religion sont inextricablement liées. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, les catholiques considèrent qu’il est essentiel de maintenir un système étatique et accessible d’éducation catholique pour préserver leur foi dans une province dominée par le protestantisme. Le système d’éducation catholique de l’Ontario voit le jour avec la Schools Act de 1841. Cette loi établit un système d’éducation publique dans les provinces unies du Canada et comprend un article qui autorise les catholiques et les autres minorités religieuses à créer leurs propres écoles confessionnelles. Les décennies qui suivent voient une prolifération d’écoles et d’institutions catholiques dans toute la province. Malgré l’hostilité des autres confessions, le conflit linguistique et le manque chronique de financement qui freine son développement pendant la deuxième moitié du siècle, le système d’éducation catholique perdure, en grande partie parce que l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (1867) stipule qu’il a le droit d’exister. Au cours du XXe siècle, le système d’éducation catholique de l’Ontario fait face à un certain nombre de défis. L’afflux des catholiques originaires d’Europe du Sud et d’Europe centrale qui arrivent après la Seconde Guerre mondiale et le baby-boom qui survient à la même période exercent de lourdes pressions sur les ressources du système d’éducation. De plus, la suburbanisation impose la création de nombreuses écoles supplémentaires dans les nouveaux quartiers et le déclin des ordres religieux entraîne le recrutement de nombreux enseignants laïcs. Grâce à un mélange d’action politique et de soutien communautaire, le système d’éducation a pu surmonter ces problèmes. En 1997, le gouvernement provincial assume la responsabilité exclusive du financement des écoles catholiques.

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1841 Confirmé

169. Fondation du Queen's Theological College

Au milieu du XXe siècle, la communauté presbytérienne du Canada connaît une croissance exponentielle du fait de l'immigration américaine et écossaise. Le besoin de prédicateurs presbytériens autorisés et formés se fait alors sentir dans tout le Canada-Ouest (Ontario). En 1841, un séminaire faisant également office de collège est fondé à Kingston, avec l'octroi d'une charte signée par la reine Victoria (1837-1901). À ses débuts, le Queen's Theological College compte seulement 15 étudiants, placés sous l'autorité du révérend Thomas Liddell (1800-80). La faculté de théologie forme alors des ministres presbytériens modérés, alliés à l'Église d'Écosse. En 1844, lors du schisme presbytérien et de la scission entre l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse et l'Église libre du Canada, certains des étudiants en théologie quittent le Theological College pour constituer le Knox College de Toronto. En 1912, l'Université Queen's se sépare de la faculté de théologie afin d'être admissible au financement provincial. Le petit séminaire prend alors le nom de Queen’s Theological College. En 1925, le Theological College s'allie avec la toute récente Église Unie du Canada. Les deux institutions mettent alors en commun leurs effectifs et leurs enseignements. Le Theological College reste très proche de l'Université Queen's, et autorise le Conseil de l'université à décerner des distinctions à ses diplômés.

1841 - 1870 Confirmé

170. Création du diocèse catholique romain de Toronto

Alors qu’il fait initialement partie du diocèse catholique romain de Québec, le Haut-Canada (Ontario) est établi en 1826 en tant que diocèse séparé, sous le contrôle d’Alexander MacDonell (1762-1840), évêque de Kingston. Le vaste territoire du diocèse s’étend à l’intégralité du Haut-Canada. En raison de l’immigration continue au milieu du XIXe siècle, il devient évident que le diocèse doit être divisé. En 1841, le successeur de MacDonell, Rémi Gaulin (1787-1857), désigne comme candidat à la tête du nouveau diocèse Michael Power (1804-1847), un missionnaire de descendance irlandaise mandaté dans l’archidiocèse de Québec. Une fois sa nomination approuvée par le pape Grégoire XVI (1765-1846), Power est consacré et s’établit à Toronto. Le diocèse de Kingston fait l’objet d’une partition officielle pour inclure le diocèse de Toronto. Le nouveau diocèse qui est ainsi créé englobe l’ouest et le nord du Haut-Canada, à partir d’Oshawa et au-delà de Penetanguishene en direction de la baie James. Il inclut à la fois des collectivités rurales isolées et des centres urbains de plus en plus peuplés. En 1870, Toronto obtient le statut d’archidiocèse.

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1841 - 1867 Confirmé

171. Acte d’Union de 1841

L’Acte d’Union de 1841 réunit le Canada-Ouest (anciennement le Haut-Canada) et le Canada-Est (anciennement le Bas-Canada) sous un seul gouvernement. Sous le nom de Province unie du Canada, cette structure gouvernementale subsiste jusqu’à la Confédération en 1867.

1844 Confirmé

172. Le Schisme de 1843 (« The Great Disruption »)

Tout au long du XIXe siècle, l'Église d'Écosse a recours au « patronage », c’est-à-dire un système de désignation des ministres qui oblige les prédicateurs à s'assurer le soutien d'un riche propriétaire terrien pour être nommé, puis ordonné ministre. En 1843, les ministres presbytériens d'Écosse s'insurgent contre le système du patronage, arguant que si l'Église doit être financée et appuyée par l'État, elle ne doit pas être placée sous son contrôle. La même année, 450 ministres évangéliques presbytériens quittent l'Église d'Écosse et forment l'Église libre d'Écosse lors d'un schisme connu sous le nom de « The Great Disruption ». Au Canada, la congrégation United Synod of Canada se réunit à Kingston en 1844 pour débattre d'une éventuelle scission avec l'Église d'Écosse. Sur les 96 ministres presbytériens présents, 23 décident de quitter l'Église d'Écosse et de former le synode de l'Église presbytérienne au Canada (Église libre). De nombreuses congrégations se scindent, et de nouvelles congrégations de l'Église libre sont fondées dans tout le Haut-Canada (Ontario). Elles disposent de très peu de fonds et de biens fonciers. L'Église libre continue à entretenir des liens étroits avec l'Église d'Écosse, et en 1875, les deux courants fusionnent.

1844 - Inconnu

173. YMCA-YWCA

La Young Men’s Christian Association (YMCA) et la Young Women’s Christian Association (YWCA) sont fondées en Angleterre au XIXe siècle afin d’offrir un soutien physique et spirituel aux jeunes hommes et aux jeunes femmes des régions urbaines. La première YMCA d’Amérique du Nord est créée à Montréal en 1851. Dès 1912, le Conseil national des YMCA du Canada est établi pour coordonner les quelques 45 sections qui existent partout dans le pays. La YMCA fournit aux jeunes hommes des logements, des programmes d’acquisition de compétences, des centres d’entraînement physique et des possibilités d’interaction sociale. Dans le but d’offrir des services aux jeunes travailleuses célibataires qui sont de plus en plus nombreuses dans les zones urbaines, la première section canadienne de la YWCA est créée au Nouveau-Brunswick en 1870 par Agnes Blizzard et Adelaide Hoodless (1857-1910). L’association fournit aux femmes un accès à des bibliothèques, à des programmes de formation en milieu de travail, à des activités de camping et à des logements. Alors qu’à l’origine, la YMCA et la YWCA n’étaient rattachées qu’à l’Église protestante, la diversité croissante de la société canadienne au cours du XXe siècle pousse ces organisations à adopter une approche laïque dans le cadre de leurs programmes et de leur matériel publicitaire, et ce, en vue d’ouvrir leurs installations à tous les membres de la collectivité.

1844 Confirmé

174. Fondation du Collège Knox

À la suite de la polémique que connaît l’Église d’Écosse en 1843, et le séminaire presbytérien de Queen’s à Kingston souhaitant rester au sein de l’Église d’Écosse, un certain nombre d’étudiants quittent le séminaire et tentent de créer leur propre centre pédagogique réservé aux presbytériens suivant les idéaux de l’Église libre d’Écosse. En 1844, ils fondent le Collège Knox à Toronto. Au mois de novembre de la même année, la première promotion de 14 étudiants commence la formation dans la maison de John Esson avant d’emménager dans de plus grands locaux en 1846. En 1875, ils s’installent dans le bâtiment de Spadina Crescent avant de déménager dans les locaux actuels de la rue St. George, à Toronto.

1845 Confirmé

175. First Unitarian Congregation à Toronto

L'Unitarian Church of Montreal est établie en 1842, et la First Unitarian Congregation of Toronto est formée peu après, en 1845. Paradoxalement, même si au sein de la congrégation, de nombreux ministres du culte viennent des États-Unis, le mouvement unitarien a en réalité été introduit au Canada par des pionniers britanniques. Le pasteur de la nouvelle Unitarian Congregation of Toronto était le révérend William Adam (1796-1881), un missionnaire baptiste écossais. Pendant de nombreuses années, les membres de la congrégation se sont réunis dans une chapelle wesleyenne désaffectée de la rue George. Par la suite, ils se retrouvent dans une église spécialement conçue pour la pratique de leur culte, et bâtie dans la rue Jarvis. Dès 1846, l'Unitarian Congregation of Toronto adopte une constitution qui proclame notamment l'égalité entre les hommes et les femmes de la congrégation. Un grand nombre de personnalités torontoises font partie de l'Unitarian Congregation. On peut notamment citer Emily Stowe, médecin et militante pour les droits de la femme (1831-1903), Sir Francis Hincks, homme politique (1807-1885) et Arthur Lismer, peintre (1885-1969). En 1949, la congrégation quitte la rue Jarvis pour l’avenue St. Clair Ouest, où se trouve son lieu de culte actuel.

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1845 - Inconnu

176. Fondation des Sœurs de la Charité d’Ottawa

En 1845, le père Adrien Telmon de Bytown (Ottawa) présente une pétition à l’évêque Patrick Phelan de Kingston (1795-1857) pour établir dans sa ville un ordre des Sœurs de la Charité afin d’offrir à la communauté les services médicaux et sociaux qui lui font défaut. Cette année-là, emmenées par la mère Elizabeth Bruyère (1818-1876), les sœurs quittent Montréal et voyagent jusqu’à Bytown. On les appelle communément les « Sœurs Grises », en référence à la couleur qui caractérise leurs us et coutumes. Les Sœurs de Bytown, qui forment au départ un petit groupe de six personnes, continuent de suivre les préceptes établis par les Sœurs Grises de l’Hôpital Général de Montréal. Les Sœurs de la Charité ouvrent une école bilingue pour filles en 1845 et l’orphelinat St. Joseph en 1865. L’ordre de Bytown commence rapidement à prendre de l’ampleur, à mesure que de nouvelles postulantes sont admises en 1846 et que des terrains sont achetés pour agrandir l’hôpital. En 1856, le père Pierre Aubert (1819-1890) rédige un nouveau règlement à l’intention des Sœurs de la Charité d’Ottawa, qui leur permet de s’affranchir officiellement du giron de l’ordre de Montréal.

Circa 1845 - 1852

177. Grande Famine irlandaise

1847 - 1943 Confirmé

178. Edmund Scheuer

Né à Moselle, en Prusse (Allemagne), Edmund Scheuer (1847-1943), de confession juive, exerce les métiers d’éducateur et de bijoutier en Ontario. Lorsque la guerre éclate entre la France et la Prusse (1870-1871), Scheuer émigre au Canada pour habiter chez sa sœur Camilla Scheuer-Levy (1845-1916) à Hamilton. Il s’associe à son beau-frère, Herman Levy, pour créer la bijouterie de gros Levy Brothers & Scheuer, Ltd. Il devient également membre de la congrégation Anshe Sholom et commence à donner des cours d’hébreu en 1872, établissant la première école confessionnelle juive à Hamilton. Entre 1873 et 1886, Scheuer occupe les fonctions de président de la congrégation Anshe Sholom : pendant son mandat, il parvient à faire adopter le judaïsme réformiste et à modifier le nom de la synagogue, qui devient le Temple Anshe Sholom. Scheuer déménage à Toronto en 1886, ouvre sa propre bijouterie de gros et devient membre de la congrégation du Holy Blossom Temple. Scheuer continue à défendre les intérêts du judaïsme réformiste, et attire au sein de la congrégation une succession de rabbins qui instaurent les pratiques réformistes dans la synagogue. Il enseigne à la Holy Blossom Sabbath School et à la Zionist Jewish Free School for Girls de Toronto. Scheuer est élu président honoraire du Holy Blossom Temple de Toronto en 1934.

1848 - 1926 Confirmé

179. Rév. Charles Alfred Marie Paradis

Né dans le comté de Kamouraska (Québec), Paradis étudie au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et enseigne l’art à Ottawa. Après être ordonné prêtre catholique en 1881, Paradis est envoyé au lac Timiskaming en tant que missionnaire de la congrégation des Oblats. Ces voyages en tant que missionnaire sont la source d’information pour son ouvrage « De Temiskaming à la Baie d’Hudson ». Il y recommande vivement la colonisation de cette région. Après avoir quitté la congrégation en 1890, il encourage un grand nombre de familles agricoles franco-canadiennes du Michigan à s’installer dans la région de Verner, et lui-même se met à l’agriculture. Il cherche de l’or au lac Nighthawk où il écrit, peint des aquarelles et travaille sur la rédaction d’un dictionnaire ojibwé.

1848 Confirmé

180. Révolutions européennes de 1848

1849 - Inconnu

181. L'établissement de Buxton

En 1849, sous la protection du gouvernement britannique, le révérend William King (1812-1895) fonde près de Chatham, dans l'Ouest canadien (Ontario), une communauté accueillant les esclaves en fuite et les Noirs affranchis. Avec l'appui de l'Église presbytérienne et des abolitionnistes canadiens, le révérend King acquiert près de 9 000 acres de terrain. Les premiers colons incluent une famille d'anciens esclaves venus de Louisiane, plus exactement de la plantation familiale de la femme du révérend King. Ils comptent dans leurs rangs Isaac Riley, le premier Noir à avoir acheté un terrain au sein de cet établissement. Cette nouvelle communauté est baptisée Buxton. Au début des années 1850, le révérend King supervise la construction de l'église à pans de bois et celle de la Buxton Mission School. L'école jouit d'une telle réputation que de nombreux colons blancs y inscrivent leurs enfants, donnant ainsi naissance à l'une des toutes premières écoles intégrées d'Amérique du Nord. En 1852, près de 350 acres de terrain ont été défrichés et produisent du maïs, du tabac et du chanvre. La communauté est florissante, et compte environ 2 000 habitants dans les années 1860. Après la guerre de Sécession (1861-1865) et l'abolition de l'esclavage aux États-Unis, quelques résidents de Buxton regagnent leur pays, mais bon nombre des descendants des premiers colons vivent toujours dans la région.

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Circa 1849 - 1930

182. Premier cimetière juif au Canada-Ouest

En 1849, les administrateurs de la Toronto Hebrew Congregation font l’acquisition d’une parcelle de terrain au croisement des avenues Pape et Gerrard (Leslieville), à proximité de l’une des premières communautés d’immigrants juifs de la ville. Le terrain est utilisé pour construire le premier cimetière juif au Canada-Ouest (Ontario). Le bijoutier et opticien local Judah G. Joseph (1798-1857), qui se désespère à l’idée de devoir enterrer son fils mortellement malade dans l’un des cimetières juifs les plus proches, à Montréal ou à Buffalo, est à l’origine de l’achat du terrain. On estime que l’enterrement de Samuel Joseph est le premier enterrement juif qui a lieu à Toronto. Après avoir fait l’acquisition du terrain du cimetière, la Toronto Hebrew Congregation change de nom en 1856 pour devenir la Holy Blossom Congregation et prend en charge la gestion du cimetière de l’avenue Pape, alors appelé cimetière Holy Blossom. Dès les années 1930, la place se fait rare dans le cimetière, et la Holy Blossom Congregation créé le Holy Blossom Temple Memorial Park, un nouveau lieu de sépulture situé sur le chemin Brimley.

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1849 - 1972 Confirmé

183. Mission de l’Immaculée-Conception

La mission de l’Immaculée-Conception est fondée en 1849 sur les rives de la rivière Kaministiquia par la Compagnie de Jésus (les Jésuites) pour rencontrer et convertir les membres des collectivités des Premières nations établies le long de la rive nord du lac Supérieur dans le Canada-Ouest (Ontario). Comme la concurrence pour les fourrures a épuisé les ressources de la région, le commerce des fourrures s’est étendu plus loin vers le nord et l’ouest, modifiant considérablement les pratiques de chasse et le niveau de revenu des Ojibways. En 1849, deux prêtres jésuites – le père Jean-Pierre Choné (1808-1878) et le père Nicholas Frémiot (1818-1854) – établissent la mission de l’Immaculée-Conception au bord de la rivière Kaministiquia. Par la suite, des missionnaires jésuites explorent la rive nord du lac Supérieur, encourageant les groupes des Premières nations à s’établir et à abandonner leur nomadisme traditionnel. Les Jésuites soutiennent par ailleurs les Ojibways dans leurs demandes d’indemnisation vis-à-vis des terres des Premières nations acquises par la Couronne dans la région. Suite à l’achat du site par la Grand Trunk Pacific Railway Company en 1908, la mission est déplacée dans la réserve des Premières nations de Fort William, toute proche. En 1972, les derniers bâtiments de la mission originelle sont détruits par un incendie.

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Circa 1850 - 1927

184. Mouvement de la tempérance

Le mouvement de la tempérance a été constitué au XIXe siècle par plusieurs groupes chrétiens qui militent pour une réforme sociale au Canada et aux États-Unis. Ces groupes souhaitent contrôler la quantité d'alcool consommée par les membres de leur communauté. À leurs yeux, la consommation d'alcool est responsable de nombreux problèmes sociaux – pauvreté, éducation, planification familiale, travail juvénile, vote des femmes, etc. Les groupes de tempérance – y compris le sous-groupe Sons of Temperance et la WCTU (Women’s Christian Temperance Union) du Canada – exigent que les autorités provinciale et fédérale adoptent des mesures législatives telles que la prohibition. En 1878, le gouvernement fédéral promulgue la Loi de tempérance du Canada, qui donne aux municipalités le droit de se prononcer pour l'interdiction de la vente de boissons alcooliques. En 1916, toutes les provinces adoptent des lois de prohibition, à l'exception du Québec. La victoire des partisans de la tempérance est toutefois de courte durée, et dans les années 1920, la plupart des provinces renoncent aux lois de prohibition au profit d'un système de contrôle gouvernemental sur les ventes d'alcool. L'évolution des attitudes sociales face à l'alcool contraint les groupes de tempérance à dénoncer les dangers de l’alcool, mais également du tabac et de la consommation de drogues, à un niveau plus individuel.

1850 - 1934 Confirmé

185. Hugh T. Crossley

Le méthodiste et revivaliste Hugh Thomas Crossley (1850-1934) naît dans le canton de King, au Canada-Ouest (Ontario). Il se convertit au méthodisme lors d’une assemblée en plein air en 1867 et commence à travailler comme professeur et prédicateur laïque à Toronto. Crossley étudie la théologie au Collège Victoria de Cobourg, en Ontario, où il fait ses premiers sermons en compagnie de John Edwin Hunter (1856-1919). Crossley est ordonné en 1880 et dessert les congrégations de St. Catharines, Hamilton et Brantford. Hunter et Crossley s’associent en 1883, puis les deux pasteurs parcourent le Canada et les États-Unis. Nommés évangélistes de la conférence par l’Église méthodiste en 1884, ils sont libres d’officier comme pasteurs itinérants plutôt qu’auprès d’une seule congrégation. Hunter et Crossley sont reconnus comme les plus grands évangélistes du Canada, enregistrant plus de 110 000 « adhésions au Christ », ou conversions au méthodisme. En 1891, la Crossley Hunter Methodist Church ouvre ses portes dans le canton de Dorchester Sud (comté d’Elgin), en Ontario. Crossley continue d’officier jusqu’à sa mort en 1934.

1850 Confirmé

186. Fugitive Slave Act (loi sur les esclaves fugitifs) de 1850

Connue sous le nom de « loi des limiers » en raison des chiens qui sont utilisés pour pourchasser les esclaves en quête de liberté, la Fugitive Slave Act (loi sur les esclaves fugitifs) de 1850 rend légalement obligatoire pour les représentants fédéraux partout aux États-Unis (y compris dans les états libres) de restituer les esclaves fugitifs à leurs maîtres, et des récompenses financières sont offertes aux personnes qui participent à ce processus. De plus, toute personne venant en aide à un esclave fugitif est passible d’une peine d’emprisonnement ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 $.

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1851 - Inconnu

187. Fondation du Collège Trinity

Le Collège Trinity est fondé en 1851 par John Strachan, évêque anglican de Toronto, pour faire contrepoids à l'Université de Toronto qui, elle, est séculière. Plus de 20 ans auparavant, Strachan crée le Collège King’s en vertu d'une charte royale – premier établissement d'enseignement supérieur dans ce qui correspond aujourd'hui à l'Ontario – et en est le premier président. En 1849, après moult débats, le gouvernement responsable du Canada-Ouest (Ontario) nouvellement élu décide de laïciser le Collège King’s – le séparant ainsi de l'Église anglicane – pour en faire l'Université de Toronto. En réaction, Strachan retire son soutien à l'établissement et obtient une charte royale pour fonder une nouvelle université. À l'origine, le Collège Trinity est une université anglicane privée destinée à former l'élite provinciale. Cependant, au fil des décennies, son accès devient de moins en moins restreint et le programme universitaire dispensé s'élargit. En 1904, le Collège Trinity rejoint l'Université de Toronto et, en 1925, il change d'emplacement, passant de la rue Queen Ouest au campus St. George de l'Université de Toronto. C'est là qu’est construite la chapelle en 1955. Établissement le plus petit au sein de l'Université de Toronto, le Collège Trinity est également réputé pour sa tradition d'excellence universitaire.

1851 - 1934 Confirmé

188. Archevêque Neil McNeil

Né à Hillsborough (Nouvelle-Écosse), Neil McNeil (1851-1934) est prêtre catholique et professeur avant de devenir archevêque de Toronto. Après avoir reçu l'ordination au Collège de la Propagande à Rome en 1879, McNeil devient recteur et professeur au St. Francis Xavier College de Nouvelle-Écosse, fonctions qu'il occupe jusqu'en 1891. Après avoir officié dans les paroisses de West Arichat et de Descousse (Nouvelle-Écosse) et de St. George’s (Terre-Neuve), il est consacré évêque de St. George’s en 1904, et devient archevêque de Vancouver en 1910. McNeil continue à administrer le St. Augustine’s Seminary et la Canadian Catholic Church Extension Society, tous deux fondés par son prédécesseur, l'archevêque Fergus McEvay (1851-1911). L'archevêque McNeil milite également pour une distribution équitable des impôts au bénéfice des écoles séparées en Ontario, s’emploie à soulager les tensions existant entre les catholiques et les protestants de son diocèse et contribue à l'établissement de 30 nouvelles paroisses. Il fonde aussi le China Mission Seminary et le Newman Club.

1851 - 1911 Confirmé

189. Archevêque Fergus McEvay

Né à Lindsay, dans l'Ouest canadien (Ontario), Fergus McEvay (1851-1911) est un prêtre catholique devenu archevêque de Toronto. Après avoir terminé ses études au St. Michael’s College de Toronto, Fergus McEvay est ordonné prêtre en 1882. Il est chargé des diocèses de Peterborough et de Hamilton. En 1899, il est consacré évêque de London. Fergus McEvay militait pour des écoles catholiques séparées et pour une augmentation du nombre d'ecclésiastiques à l'échelle diocésaine. Entre 1904 et 1907, il intervient également en tant que médiateur entre le gouvernement de la province et les dirigeants catholiques, dans le cadre de débats relatifs au financement et à l'obtention d'une certification pour les enseignants des écoles catholiques séparées. Élu archevêque de Toronto en 1908, Fergus McEvay recrute de nombreux ecclésiastiques et fonde plusieurs paroisses pour les nouveaux immigrants de certains pays. En 1908, il participe à la création de la Catholic Church Extension Society afin de financer des missions destinées aux immigrants catholiques de l'ensemble du territoire. En 1910, Fergus McEvay fonde le St. Augustine’s Seminary sur les falaises Scarborough afin de former les ecclésiastiques canadiens anglophones.

1852 Confirmé

190. Fondation de la University of St. Michael's College

En 1852, ce collège est établi en tant qu’école catholique pour garçons dans le palais du révérend Armand, comte de Charbonnel, évêque de Toronto et farouche opposant du système d’enseignement public de l’Ouest canadien. Le petit séminaire, ouvert par des prêtres basiliens la même année, est intégré à l’école en 1853, et le Collège St Michael’s est constitué en personne morale en 1855. Une nouvelle structure collégiale et l’église paroissiale adjacente St. Basil’s sont établies ici à Clover Hill. Le 15 septembre 1856, les cours débutent. Le révérend Jean Mathieu Soulerin, de la C.S.B., est alors supérieur. Le collège connaît une expansion continue. En 1881, il est affilié à l’Université de Toronto. St. Michael’s devient officiellement une école d’humanités faisant partie intégrante de l’université en 1910.

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1853 - 1921 Confirmé

191. Rév. Ralph Cecil Horner

Le révérend Ralph Cecil Horner (1853-1921) est né près de Shawville, dans le Bas-Canada (Québec). Il se convertit au méthodisme en 1876. En 1882, le révérend Horner devient un prédicateur laïc auprès de l'Église méthodiste du Canada. Après avoir étudié la théologie au Victoria College de Cobourg, il est ordonné par l'Église méthodiste de Montréal en 1887. Bien que ses sermons incitent de nombreuses personnes à se convertir au méthodisme, son style énergique et peu orthodoxe n'est guère apprécié par les autorités ecclésiastiques. Dans ses sermons inspirés par la doctrine wesleyenne, le révérend Horner critique en effet le méthodisme institutionnel. En 1897, il fonde la Holiness Movement Church, qui devient la porte-parole de la Wesleyan Methodist Connection of America sur le territoire canadien. Ce courant fait des émules dans tout l'Ontario, et le révérend Horner ouvre une maison d'édition et un séminaire dans sa demeure d'Ottawa. En raison des différends qui l'opposent à d'autres ministres de la Holiness Movement Church, il quitte cette église en 1916 pour former la Standard Church of America. Malgré son âge avancé, le révérend Horner continue à prêcher, et il meurt en 1921 lors d'une « réunion de camp » qu'il dirigeait non loin de Belleville.

1853 - 1856 Confirmé

192. Guerre de Crimée

1856 - 1919 Confirmé

193. John Edwin Hunter

L’évangéliste méthodiste John Edwin Hunter (1856-1919) naît près de Bowmanville, dans le Haut-Canada (Ontario). Il se convertit au méthodisme en 1871 et commence à parcourir les circonscriptions de Woodslee et de Thamesville pour y officier comme prédicateur laïque. Hunter fait des études au Collège Victoria de Cobourg, en Ontario, et est ordonné en 1882. Il se porte volontaire pour exercer dans l’Ouest canadien et est affecté à Dominion City, au Manitoba. Hunter s’associe avec Hugh Thomas Crossley (1850-1934), un évangéliste dont il partage les vues, et les deux pasteurs parcourent le Canada et les États-Unis. Nommés évangélistes de la conférence par l’Église méthodiste en 1884, Hunter et Crossley sont libres d’officier comme pasteurs itinérants plutôt qu’auprès d’une seule congrégation. Ils sont reconnus comme les plus grands évangélistes du Canada, enregistrant plus de 110 000 « adhésions au Christ », ou conversions au méthodisme. Sir John A. Macdonald (1815-1891), Premier ministre du Canada, figure parmi les convertis.

1856 Confirmé

194. Première congrégation juive dans l’Ouest canadien

Il faut attendre 1856 avant que des offices religieux juifs ne soient tenus dans l’Ouest canadien (l’actuel Ontario). À cette époque, 17 familles juives d’Angleterre et de toute l’Europe forment une congrégation connue sous le nom de Toronto Hebrew Congregation – Holy Blossom. Les offices sont célébrés dans un bâtiment se trouvant à l’angle sud-est des rues Yonge et Richmond, en attendant la construction de la première synagogue, en 1876, au 25, rue Richmond Est. Depuis sa création officielle en 1856, la Holy Blossom Congregation continue d’exister aujourd’hui.

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1856 - Inconnu

195. Fondation du temple Holy Blossom

La fondation de la plus ancienne congrégation juive de Toronto a commencé par la construction d'un cimetière. En 1849, Abraham Nordheimer (1816-1862) et Judah G. Joseph (1798-1857) acquièrent un terrain sur l'avenue Pape. Ils destinent cette propriété à la communauté juive de Toronto. En d'autres termes, les résidents juifs peuvent y enterrer leurs morts conformément aux préceptes de la Torah, ce qui encourage les juifs à s'établir de façon permanente à Toronto. En 1856, la congrégation Sons of Israel est établie. C'est la première congrégation juive organisée au Canada, dans les territoires situés à l'ouest de Montréal. En 1858, la congrégation prend le nom de Toronto Hebrew Congregation – Holy Blossom. Un cheder (école hébraïque) y voit le jour en 1859, et la congrégation érige sa première synagogue en 1876, dans la rue Richmond. Le nombre de fidèles de Holy Blossom augmente en flèche avec l'arrivée de nombreux immigrants d'Europe de l'Est entre 1881 et 1884, dont une grande partie fuit les pogroms antisémites russes. Une nouvelle synagogue est bâtie en 1897 dans la rue Bond afin de pouvoir accueillir les 116 familles que compte la congrégation. À la fin du XIXe siècle, la congrégation Holy Blossom apporte des modifications à ses offices religieux et devient une congrégation réformiste, ce qui aboutit à la formation de congrégations hébraïques conservatrices et orthodoxes, parmi lesquelles celles de Goel Tzedec (1883) et de Beth Jacob (1889). Au plus fort de la Crise de 1929 (1929-1939), la congrégation compte jusqu'à 250 familles, et en 1938, une nouvelle synagogue est construite dans la rue Bathurst. Aujourd'hui, avec 7 000 fidèles, Holy Blossom reste l'une des principales congrégations juives de Toronto.

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1856 - Inconnu

196. Fondation du temple Anshe Sholom

En 1853, un groupe de juifs nés en Allemagne et résidant à Hamilton (Ontario) forme la Hebrew Benevolent Society Anshe Sholom. À l'origine simple société de services sociaux, Anshe Sholom commence à organiser des offices religieux dès 1856. Le groupe acquiert des terrains dans le but d'y établir un cimetière. En 1863, la « Jewish Congregation Anshe Sholom of Hamilton » est officiellement fondée, et compte 19 membres. Anshe Sholom organise des offices dans des résidences privées ou dans des entreprises jusqu'en 1882, date à laquelle une synagogue est érigée et nommée Hughson Street Temple. Sous l'égide du président Edmund Scheuer (1847-1943), la congrégation adopte graduellement les pratiques du judaïsme réformiste, en célébrant les offices religieux en anglais et en y utilisant de la musique contemporaine, mais aussi en ôtant la cloison séparant les femmes des hommes lors des offices. Pendant les premières décennies du XXe siècle, la congrégation Anshe Sholom continue à compter de nombreux fidèles, malgré la fondation de congrégations conservatrices et orthodoxes à Hamilton. En 1952, la synagogue du centre-ville est fermée, et un nouveau temple est érigé à l'ouest de Hamilton. À l'époque, de nombreux fidèles s'établissent en effet dans la banlieue de la ville.

1857 Confirmé

197. Formation du Canadian Literary Institute

Le Canadian Literary Institute est créé en 1857 à la suite d’une fusion avec un autre établissement et ouvre ses portes à Woodstock (Ontario), en 1860. Financé par de riches baptistes, l’école doit en grande partie son existence au premier directeur, le révérend R.A. Fyfe. C’est un établissement mixte, offrant des parcours tant en théologie que dans les humanités. L’école atteignit presque le statut à part entière d’université à une époque. En 1881, sa faculté de théologie est intégrée au Toronto Baptist College, et en 1883, l’institut change de nom pour s’appeler Collège Woodstock.

1857 - 1939 Confirmé

198. Lady Aberdeen

Née à Londres (Angleterre), Ishbel Maria Gordon, marquise d'Aberdeen et de Temair (1857-1939), est une défenseure presbytérienne des droits des femmes et de leur santé. Elle est la fondatrice des Infirmières de l'Ordre de Victoria du Canada. En 1877, elle épouse John Gordon, homme politique et septième comte d'Aberdeen (1847-1934). De 1893 à 1936, Lady Aberdeen dirige le Conseil international des femmes, un groupe qui milite pour les droits de la femme et la paix dans le monde. Entre 1893 et 1898, elle réside à Ottawa avec son mari, qui est alors Gouverneur général du Canada. Son intérêt pour la santé des femmes et de leur famille l'incite à fonder les Infirmières de l'Ordre de Victoria en 1897. Malgré les critiques formulées par les autorités médicales du Canada, cet ordre soigne, éduque et soutient les femmes qui vivent dans les campagnes canadiennes. En 1931, Lady Aberdeen dépose auprès de l'Église d'Écosse une pétition en faveur de l'ordination des femmes, en mettant en avant leur capacité innée à organiser, éduquer et diriger. Toutefois, il faudra attendre 1968 avant que la première femme soit ordonnée pasteure par l'Église presbytérienne au Canada. En 1931, Lady Aberdeen est décorée de l'Ordre de l'Empire britannique.

1857 - Inconnu

199. L’ordre des Basiliens de Windsor

Au milieu du XIXe siècle, les Basiliens, un ordre catholique romain, prennent en charge les activités précédemment assumées par la Société de Jésus (les Jésuites) à Windsor, y compris la gestion du Collège Assumption. Les Jésuites établissent la paroisse de l’Assomption en 1787, mais ne parviennent pas à maintenir le fonctionnement du Collège Assumption après son ouverture en 1857. L’ordre des Basiliens est créé en France en 1822 pour former les prêtres suite à la fermeture de nombreux séminaires français pendant la Révolution française (1787-1799). À Windsor, sous la direction du père Denis O’Connor (1841-1908), les Basiliens prennent le contrôle du Collège Assumption en 1870 et assurent la permanence de l’établissement en construisant de nouveaux bâtiments scolaires. Dès 1919, le collège est affilié à l’Université Western Ontario (UWO). Les Basiliens luttent pour préserver les principes du catholicisme dans le cadre de l’instruction et du contenu des cours, mais le collège se sécularise de plus en plus par le biais de son affiliation à l’UWO. En 1953, le collège quitte le giron de l’UWO et devient une université entièrement agréée. L’Université Assumption de Windsor fusionne avec l’Université de Windsor en 1962.

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1859 - 1942 Confirmé

200. Rabbin Jacob Mirsky

Né à Mir (Russie), le rabbin Jacob Mirsky (1859-1942) est le premier rabbin à s'être établi à Ottawa. Parti de Minsk, Jacob Mirsky rejoint New York en 1893 pour y poursuivre des études dans un séminaire juif. Moins d'un un après, il est invité à élire domicile au Canada par une délégation de la communauté juive d'Ottawa, qui se trouve à New York pour recruter un rabbin pour leur groupe de 35 familles juives. En 1894, le rabbin Mirsky s'établit à Ottawa, où il prend la tête de la nouvelle congrégation Adath Jeshurun. En tant que shohet, il sacrifie les animaux conformément au rite casher. Il est également mohel, et pratique à ce titre la circoncision rituelle auprès de la population juive locale. Le rabbin Mirsky est un musicien accompli et devient donc également hazzan, et compose de nombreuses prières destinées à être chantées par la congrégation. Une fois établi à Ottawa, le rabbin Mirsky est rejoint par sa femme et ses quatre enfants, qui résidaient jusqu'alors en Russie. Le rabbin Mirsky ne se cantonne pas à son seul rôle de leader spirituel; il prodigue conseils et soutien aux plus jeunes membres de la communauté juive d'Ottawa, plus particulièrement aux jeunes hommes d'affaires ou aux couples récemment mariés. La première congrégation juive d'Ottawa, fondée par le rabbin Mirsky, devient en 1956 la congrégation Beth Shalom, qui réunit trois des plus anciennes synagogues juives de la ville.

1861 - 1875 Confirmé

201. Formation de l’Église presbytérienne canadienne

Au milieu du XIXe siècle, de nombreux synodes et groupes presbytériens coexistent partout en Ontario. Constituée par la fusion des presbytériens sécessionnistes et de la Relief Church en 1831, l’Église presbytérienne unie au Canada a des liens doctrinaux étroits avec l’Église libre d’Écosse au Canada, qui est fondée par des pasteurs presbytériens évangéliques pendant la grande scission de 1844. L’Église presbytérienne unie et l’Église presbytérienne libre militent toutes deux contre le système de favoritisme utilisé par l’Église libre d’Écosse pour affecter les pasteurs nouvellement autorisés aux différentes congrégations. En 1861, l’Église libre d’Écosse au Canada et l’Église presbytérienne unie fusionnent pour former l’Église presbytérienne canadienne. Cette confession religieuse devient le premier groupe presbytérien aux Canadas et marque une étape dans l’unification progressive des presbytériens au Canada jusqu’à la formation de l’Église presbytérienne au Canada en 1875.

1861 - 1962 Confirmé

202. Formation du synode de l’Église évangélique luthérienne du Canada

Au XIXe siècle, les congrégations de l’Église évangélique sont organisées en synodes établis partout aux États-Unis. Alors que le nombre de luthériens augmente au Canada, les congrégations restent relativement petites et se concentrent dans des collectivités germanophones comme Berlin (c.-à-d., Kitchener), si bien que les luthériens canadiens se regroupent au sein de synodes américains déjà existants. En juillet 1861, les luthériens de l’Est du Canada, qui faisaient auparavant partie de la conférence canadienne du synode de Pittsburgh, fondent le synode de l’Église évangélique luthérienne du Canada (synode du Canada) dans la Zion Evangelical Lutheran Church de Vaughan, une église établie par des colons germanophones venus de Pennsylvanie. Le synode du Canada prend progressivement le contrôle des églises luthériennes situées dans les Maritimes et le Canada central, tout en restant membre du General Council of the Evangelical Lutheran Church in North America. En 1962, le synode du Canada est réorganisé pour former le Synode de l’Est du Canada de l’Église Luthérienne d’Amérique.

1861 - 1865 Confirmé

203. Guerre de Sécession

1865 Confirmé

204. Fondation de l’Armée du Salut

En 1865, William et Catherine Booth fondent l’East London Christian Mission. L’organisme est rebaptisé Armée du Salut en 1878.

1865 - 1923 Confirmé

205. Ellen Hebden

En 1906, Ellen Hebden (1865-1923) cofonde l'Église de Dieu dans la rue Queen Est de Toronto. Cette mission pentecôtiste est connue localement sous le nom de « mission East End » ou « mission Hebden ». L'Église de Dieu est le premier lieu de culte pentecôtiste de Toronto, et comporte une « maison de la foi » destinée aux personnes visitant la mission. Pour les pentecôtistes, l'interaction personnelle avec le Saint-Esprit est essentielle à l'accomplissement spirituel. Les articles que l'Église de Dieu fait paraître dans les journaux de l'époque suggèrent que plusieurs membres de la congrégation ont eu des visions et rapportent des cas de glossolalie (les fidèles s'expriment dans une langue inintelligible). Ellen Hebden indique elle-même avoir eu de telles révélations et affirme que 60 à 70 des paroissiens de la mission ont « parlé en langues » à partir de 1906 et 1907. En raison des rumeurs qui enflent autour de ces manifestations, les offices sont de plus en plus fréquentés et le prédicateur évangélique américain Albert S. Copley se rend même à la mission. Ellen Hebden publie également un journal intitulé The Promise, qu'elle utilise pour diffuser les enseignements pentecôtistes et communiquer des renseignements sur la mission. En tant que responsable religieuse, elle aide à établir le courant pentecôtiste au Canada, et notamment dans le sud de l'Ontario.

1866 - 1871 Confirmé

206. Raids des Fenians

La Fenian Brotherhood, un organisme militant qui regroupe des Irlando-américains dévoués à l’établissement d’une République irlandaise indépendante de la Grande-Bretagne, effectue une série de raids en Amérique du Nord britannique entre 1866 et 1871. L’objectif des Fenians est de s’emparer de certains sites clés de la région en vue de pousser la Grande-Bretagne à se retirer d’Irlande. Le mouvement Fenian divise les communautés irlando-canadiennes, exacerbe l’antagonisme entre catholiques et protestants, et tend les relations entre les États-Unis et le Canada. Toutefois, la menace des Fenians et le désir d’une défense forte et centralisée qui en découle contribuent de façon importante à l’impulsion en faveur de la Confédération canadienne.

Circa 1866 - 1915

207. Plan Akron

Le plan Akron est un concept architectural prévu pour les zones réservées à l’école du dimanche dans les églises. Il comprend une rotonde centrale (ou auditorium) et des salles de classe individuelles réparties en éventail sur un ou deux niveaux encerclant un pupitre (ou lutrin). Ces salles de classe sont séparées de la rotonde par de grandes portes coulissantes ou pliantes qui, une fois ouvertes, exposent les salles de classe à l’espace central. Ce concept architectural tient son nom de la ville d’Akron, en Ohio, où il est utilisé pour la première fois dans la First Methodist Episcopal Church (1866-1870). Conçu en réponse aux besoins du mouvement en faveur de l’école du dimanche au milieu du XIXe siècle, le plan Akron est un concept architectural polyvalent qui permet aux élèves de l’école du dimanche de participer à certaines parties de l’office religieux ou de bénéficier d’une instruction communautaire lorsque les portes sont ouvertes – ou bien de suivre des cours individuels quand elles sont fermées. Cette double fonction est tout à fait adaptée au système des « Uniform Lessons » (cours uniformes), qui est adopté par les écoles du dimanche partout aux États-Unis et au Canada dans la dernière partie du XIXe siècle. Dans le cadre de ce système, chaque groupe de niveau et chaque classe de chaque école participante suit le même programme d’études hebdomadaire tout au long de l’année. Comme dans les écoles publiques, les élèves sont répartis par groupe de niveau. Ainsi, chaque enfant assiste chaque dimanche à un cours sur un seul et même sujet – mais dont la teneur est adaptée à son groupe d’âge en particulier. Le plan Akron permet aux classes de travailler ensemble pendant certaines parties du cours, puis de se couper efficacement les unes des autres le reste du temps. Le système des cours uniformes perd de sa popularité tout au long du XXe siècle et les églises érigées selon le plan Akron, coûteuses et compliquées à concevoir et à construire, sont de moins en moins nombreuses.

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1867 - Inconnu

208. La Confédération canadienne

1867 Confirmé

209. Acte de l’Amérique du Nord britannique, 1867

Adopté par le Parlement britannique en 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique créé le Dominion du Canada. La loi définit le cadre de fonctionnement du gouvernement du Canada, établit la division des pouvoirs entre le Parlement du Canada et les Assemblées législatives des provinces, et donne un aperçu des principes fondamentaux de la Constitution du Canada.

1867 - 1931 Confirmé

210. Évêque Michael Francis Fallon

Né à Kingston (Ontario), l'évêque Michael Francis Fallon (1867-1931) occupe la charge d'évêque catholique de London et milite pour une réforme de l'éducation en Ontario. Fallon reçoit les ordres en 1894. En 1901, il devient prêtre de l'église Holy Angels de Buffalo (New York), et il est consacré évêque du diocèse de London en 1910. Pendant son épiscopat, il étend le diocèse en créant de nouvelles paroisses et en fondant le séminaire St. Peter’s Seminary et le Brescia College à London, ainsi que la Catholic Women's League en 1921. Il voit l'éducation bilingue d'un très mauvais œil et soutient le règlement de 1912 du Département de l'éducation de l'Ontario. Ce règlement, qui veut faire de l'anglais la première langue d'enseignement dans les écoles de la province, provoque la colère des groupes francophones. Même si l'évêque Fallon maintient que l'apprentissage de l'anglais serait un vecteur de progrès pour les communautés catholiques de l'Ontario, le gouvernement provincial estime que les écoles francophones constituent une ressource précieuse pour la minorité qu'elles desservent et maintient l'éducation bilingue. L'évêque Fallon demeure évêque de London et continue à militer contre les écoles bilingues jusqu'à sa mort, en 1931.

1868 - 1950 Confirmé

211. Évêque John Thomas Kidd

Né à Athlone, dans le comté de Simcoe (Ontario), John Thomas Kidd (1868-1950) occupe la charge d'évêque catholique de London. Après avoir étudié au St. Michael’s College de l'Université de Toronto, John T. Kidd travaille plusieurs années au sein d'une entreprise torontoise spécialisée dans l'industrie du bois. Il quitte Toronto pour étudier la théologie à Rome. En 1902, il est ordonné prêtre à Toronto, et il est rattaché à l'église St. Ann’s de Penetanguishene. En 1925, le père Kidd devient évêque de Calgary, où il veille sur un diocèse de 29 prêtres. Afin de prendre en compte la communauté francophone de sa paroisse, l'évêque Kidd célèbre des offices en français et fonde l'église de la Sainte Famille pour les francophones de Calgary. En 1931, il est consacré évêque de London. Jusqu'à sa mort en 1950, l'évêque Kidd contribue à l'établissement de différents groupes et ordres religieux dans tout le diocèse, notamment la Légion de Marie (1944) et la Catholic Youth Organization (1946).

1869 - 1870 Confirmé

212. Premier concile du Vatican

Le premier concile du Vatican est convoqué par le pape Pie IX pour répondre aux menaces perçues qui pèsent sur l’Église catholique romaine – telles que le rationalisme, le libéralisme et le matérialisme. Le décret le plus remarquable promulgué par le concile concerne l’affirmation de l’infaillibilité du pape en matière de foi et de moralité.

1869 Confirmé

213. Rébellion de la rivière rouge

Circa 1870 - Inconnu

214. Villes industrielles du Nord de l’Ontario

Alors que les lignes de chemin de fer, puis les routes, ouvrent des régions éloignées de la province à l’industrie et à la colonisation à partir de la fin du XIXe siècle, un certain nombre de collectivités voient le jour dans le Nord de l’Ontario et se développent en exploitant une ressource naturelle unique. Ces collectivités sont établies dans le but d’extraire l’un des nombreux métaux et minéraux caractéristiques des sols du Bouclier canadien – tels que l’or, l’argent, le nickel, le cuivre et l’uranium – ou d’exploiter les vastes forêts boréales de la région. Qu’elles soient axées sur l’extraction de minéraux ou sur l’exploitation des produits forestiers, ces collectivités à industrie unique partagent plusieurs caractéristiques communes. L’économie de ces collectivités n’est pas assez diversifiée pour stimuler la croissance, si bien qu’elles restent relativement petites. Ceci est principalement dû au fait que les matières premières sont en général envoyées ailleurs à des fins de traitement. De plus, les coûts liés au développement d’industries connexes sont élevés dans ces régions habituellement isolées. L’extraction ou le développement des ressources visées par ces collectivités est généralement l’initiative d’un organisme extérieur ou du gouvernement. Par conséquent, les habitants de ces collectivités ont un contrôle limité sur leur propre développement économique et sont largement exclus des processus décisionnels. Les décisions importantes sont souvent prises pour répondre aux intérêts économiques des entreprises impliquées, reléguant au second plan la santé de la collectivité locale. Comme ces collectivités tendent à voir le jour dans des régions faiblement peuplées, la main-d’œuvre/population n’est pas issue des collectivités locales, mais provient de provinces plus éloignées – souvent même de l’étranger. Des poches de groupes ethniques (parmi lesquels des Polonais, des Ukrainiens, des Italiens et des Canadiens français) s’établissent ainsi dans les collectivités avec leurs coutumes, leurs religions et leurs langues. La religion est généralement au centre de leur identité nationale et les institutions religieuses jouent un rôle essentiel pour aider les nouveaux arrivants à s’établir en Ontario. Des églises sont construites et on fait appel à des ecclésiastiques pour répondre aux besoins particuliers de ces groupes ethniques. Malheureusement, l’étroitesse de leur marché rend ces collectivités à industrie unique particulièrement sensibles aux cycles d’expansion et de ralentissement économiques. Au fil du temps, beaucoup d’entre elles voient leur taille diminuer de façon importante ou disparaissent purement et simplement.

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1870 - Inconnu

215. Fondation de la Deborah Ladies’ Aid Society

Formée en 1870 par des membres du Temple Anshe Sholom à Hamilton, la Deborah Ladies’ Aid Society est la première œuvre de bienfaisance constituée de femmes juives au Canada. Dirigée par Camilla Scheuer (1845-1916), la sœur du chef de file communautaire juif Edmund Scheuer, la société finit par devenir une antenne du Temple Anshe Sholom. À ses débuts, la société recueille des fonds pour venir en aide aux membres les moins privilégiés de la communauté juive de Hamilton, en grande partie des juifs germanophones. Avec la vague de plus en plus importante d’immigrants juifs venus de Russie et d’Europe de l’Est suite au déclenchement des pogroms antisémites en Russie de 1881 à 1884, la société élargit son champ d’activité pour prendre également en charge ces nouveaux arrivants. La société continue de s’agrandir au cours du XXe siècle, portant son attention moins sur les immigrants que sur le soutien aux activités du Temple Anshe Sholom et du « Cheder » (école hébraïque) et aux efforts de sensibilisation en matière d’éducation et de peuplement qui visent la population juive de Hamilton. La société prend par la suite le nom de Deborah Sisterhood et reste active au sein de la communauté et du Temple Anshe Sholom.

Circa 1871 - 1878

216. Bismarck et le « Kulturkampf »

Le terme « Kulturkampf » (combat culturel) fait référence à Otto von Bismarck, qui ordonne le contrôle par l’État des activités de l’Église catholique romaine au sein de l’Empire allemand nouvellement créé. Suite à l’adoption de politiques restrictives, les ecclésiastiques qui abordent des sujets politiques dans leurs sermons sont emprisonnés, les professeurs de religion se voient refuser toute charge officielle, et certains ordres catholiques – comme les Jésuites – sont interdits de fonctionnement en Allemagne. Par la suite, des milliers de prêtres catholiques et de laïcs sont incarcérés ou poussés à l’exil, et de nombreux monastères et couvents sont fermés.

1871 Confirmé

217. Fondation des Témoins de Jéhovah

En 1871, Charles Taze Russell fonde un groupe d’étude de la Bible qui devient connu sous le nom de Zion’s Watch Tower Tract Society. En 1931, les membres de ce groupe prennent le nom de Témoins de Jéhovah.

1871 Confirmé

218. Unification de l’Allemagne

Circa 1874 - 1884

219. La création de l’Église méthodiste du Canada

Établie en 1884, l’Église méthodiste constitue la plus vaste congrégation protestante au Canada à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Sa création est le point culminant d’une longue série de fusions entre des groupes d’origine britannique et américaine. Le méthodisme apparaît au Canada en 1791, lorsque l’Église épiscopale méthodiste de Baltimore envoie des missionnaires dans le Haut-Canada (Ontario). L’Église méthodiste wesleyenne du Canada et l’Église méthodiste New Connexion du Canada fusionnent en 1874 pour former l’Église méthodiste du Canada, première union entre des congrégations méthodistes dans le pays. Pendant la conférence générale qui a lieu en 1882, les représentants de l’Église méthodiste du Canada, de l’Église épiscopale méthodiste, de l’Église méthodiste primitive et de l’Église chrétienne de la Bible approuvent la formation d’un comité mixte pour poser les fondements d’une union. Le 1er juillet 1884, les quatre groupes fusionnent officiellement pour former l’Église méthodiste du Canada.

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Circa 1874 - 1925

220. Women's Christian Temperance Union

La Women’s Christian Temperance Union (WCTU) du Canada est fondée en 1874 à Picton, en Ontario, par Letitia Youmans (1827-1896). Organisée sur le modèle de l’American Temperance Union, la WCTU constitue à cette époque l’organisation féminine non confessionnelle la plus importante au Canada. La WCTU milite en faveur de la prohibition comme véhicule de la réforme sociale, tout en promouvant les valeurs chrétiennes et l’expansion du rôle des femmes dans la société. Comme la prohibition gagne l’appui du public partout au Canada, chaque province commence à l’appliquer au début du XXe siècle. Cette victoire importante pour la WCTU est cependant de courte durée. Dans les années 1920, les provinces canadiennes commencent à abroger la loi sur la prohibition. L’évolution des mentalités à l’égard de l’alcool dans la société canadienne pousse la WCTU à recentrer ses efforts pour encourager les citoyens à mener une vie sobre et modérée, en militant pour les réformes sociales et en faisant connaître les dangers du tabac et de la consommation de drogues. La WCTU participe activement à l’amélioration des conditions sociales pour les femmes au Canada et fait construire des hôpitaux et des résidences pour femmes réservés aux travailleuses célibataires. À la fin du XXe siècle, la WCTU fait face à une diminution du nombre de ses membres et à des difficultés financières, mais elle continue de présenter des pétitions aux gouvernements provinciaux et fédéral en vue de restreindre la publicité visant les boissons alcoolisées et d’en limiter l’accès et la disponibilité.

1875 - Inconnu

221. Le B’nai Brith en Ontario

Établi à New York en 1843, le B’nai Brith constitue à ses débuts une association juive d’assistance mutuelle et d’aide sociale, qui s’étend au Canada en 1875. La première section (loge) canadienne, la « Canada Lodge No. 246 », est ouverte à Toronto en juin 1875 par des membres du Holy Blossom Temple, ouvrant la voie à l’inauguration d’autres sections à Montréal (1881), à Ottawa et Hamilton (1921), ainsi qu’à Windsor et London (1925). La nouvelle « Toronto Lodge No. 836 » est établie en 1919 et compte 500 membres, parmi lesquels le chef de file juif Edmund Scheuer (1847-1943) et le maire de Toronto Nathan Phillips (1892-1976). Ses activités se focalisent sur la prestation d’un soutien financier et social à la communauté juive, notamment en matière d’accès aux soins médicaux, à des camps d’été et aux services de la Toronto Hebrew Free Loan Association. En Ontario, les loges relèvent initialement de la compétence de la « District Grand Lodge No. 1 » à New York, jusqu’à l’établissement de la « District Grand Lodge No. 22 », dans le premier district entièrement canadien, en 1964. Aujourd’hui, le B’nai Brith est un organisme de défense des intérêts des juifs dont l’action s’articule autour de la prestation de services sociaux, des questions relatives aux droits de la personne et à l’antisémitisme, et du renforcement des relations entre Israël et le Canada.

1875 - 1925 Confirmé

222. Croissance de l’Église presbytérienne en Ontario

En 1875, les quatre composantes principales du presbytérianisme au Canada fusionnent, et la nouvelle Église presbytérienne au Canada est divisée en quatre synodes, à savoir : les provinces Maritimes; Montréal et Ottawa; Toronto et Kingston; et Hamilton et London. Alors que la communauté presbytérienne continue de s’agrandir, les limites des synodes font l’objet d’une révision pour refléter la croissance de la population, et de nouveaux synodes sont créés dans l’Ouest et le Nord du Canada. L’Église presbytérienne en Ontario s’étend vers le nord, et de nouveaux consistoires sont établis afin de refléter la croissance de la population dans le sud. De nombreuses communautés presbytériennes écossaises et irlandaises voient le jour dans l’Est de l’Ontario grâce à l’accroissement de l’immigration familiale et communautaire, et ce, en raison des conditions économiques instables en Europe pendant les guerres napoléoniennes (1800-1815). Entre 1901 et 1921, plus de 3,5 millions d’immigrants, dont beaucoup viennent d’Angleterre ou des États-Unis, arrivent au Canada, ce qui entraîne une augmentation considérable du nombre de fidèles appartenant à diverses dénominations protestantes dans le pays. Dès 1925, le Canada compte 380 000 presbytériens. Entre 1875 et 1925, plus de 200 églises presbytériennes sont édifiées partout en Ontario pour répondre aux besoins des nouvelles congrégations.

1875 - Inconnu

223. Fondation de l'Assemblée générale presbytérienne

Avant la formation de l'Église presbytérienne du Canada (1875), de nombreux synodes et presbytères des quatre coins du territoire canadien se réunissent régulièrement pour discuter d'enjeux théologiques, administratifs et juridiques. Parallèlement à la fondation de l'union presbytérienne, il est décidé d'organiser chaque année une assemblée générale. Celle-ci est composée d'un sixième des ministres presbytériens officiant au Canada et de diverses personnes faisant autorité au sein de l'Église, mais aussi de représentants des jeunes presbytériens et d'étudiants en théologie. Lors de l'assemblée générale de 1925, 79 commissaires s'opposent au projet d'union avec l'Église Unie du Canada, et choisissent de demeurer au sein de l'Église presbytérienne en tant que « Continuing Presbyterians » (presbytériens qui ne font pas partie de la fusion des églises). En 1966, l'assemblée générale vote l'ordination des femmes. Aujourd'hui, l'Assemblée générale presbytérienne agit en tant que conseil suprême de l'Église presbytérienne au Canada, et siège chaque année au mois de juin. Elle étudie et traite les pétitions, les invitations, les références, les plaintes et les appels émanant d'autres tribunaux de l'Église, et promulgue des lois qui déterminent l'orientation des politiques et des actions de l'Église.

1875 Confirmé

224. L'union de l'Église presbytérienne canadienne de 1875

En 1875, quatre grands groupes presbytériens coexistent au Canada, à savoir l'Église presbytérienne du Canada (Canada Presbyterian Church), l'Église libre de l'Écosse au Canada, le Synode de l'Église presbytérienne des Provinces maritimes de l'Amérique du Nord britannique et l'Église presbytérienne des Basses Provinces. Ces groupes, qui s'étendent des Provinces maritimes à l'Ontario, veillent aux besoins spirituels d'environ 88 000 presbytériens au Canada. En 1870, le révérend docteur William Ormiston (1821-1899), ancien modérateur de l'Église presbytérienne au Canada et le révérend docteur John Jenkins (1813-1898), ancien modérateur de l'Église d'Écosse, invitent d'autres ministres du culte presbytérien à envisager une alliance des quatre groupes, qui sont proches, tant du point de vue géographique que doctrinal. Des comités sont formés pour envisager la possibilité d'une telle union; les négociations débutent en 1871. Malgré un certain nombre de désaccords d'ordre théologique, les quatre groupes fusionnent en 1875, et l'Église presbytérienne au Canada est divisée en quatre synodes : Provinces maritimes, Montréal et Ottawa, Toronto et Kingston, et enfin Hamilton et London. Au fil de l'expansion de la communauté presbytérienne, les frontières des synodes sont modifiées afin de refléter la croissance démographique, et de nouveaux synodes sont créés dans le Nord canadien et l'Ouest canadien.

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1877 Confirmé

225. Fondation du Collège Wycliffe

Le Collège Wycliffe est fondé en 1877 pour préparer les hommes de conviction évangélique au ministère anglican. Quatre années auparavant, un groupe du clergé et du laïcat engagé envers les principes évangéliques constitue la Church Association of the Diocese of Toronto. Cette association fait venir un théologien et administrateur de renom, le révérend James Paterson Sheraton, de Nouvelle-Écosse, pour établir la Protestant Episcopal Divinity School. Il en est le directeur et le premier professeur. Elle ouvre le 1er octobre 1877 à l’école de la cathédrale St. James’ à Toronto. En 1882, elle est installée dans un nouveau bâtiment sur la rue College, près de l’Université de Toronto. L’école, qui deviendra par la suite le Collège Wycliffe en 1885, se fédère à l’Université de Toronto en 1889 et déménage dans les locaux où elle se trouve actuellement, sur l’avenue Hoskin, en 1891.

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1877 - 1934 Confirmé

226. Rabbin Jacob Gordon

Le rabbin juif orthodoxe Jacob Gordon (1877-1934) exerce aussi le métier d’éducateur. Gordon est ordonné rabbin dans la yeshiva de Volozhin, en Russie (aujourd’hui, Valozhyn, au Bélarus). Lorsqu’il s’établit à Toronto en 1904, il est immédiatement appelé à exercer ses fonctions de rabbin pour le compte de plusieurs congrégations fondées par des immigrants juifs nouvellement arrivés d’Europe de l’Est. Du fait de sa formation orthodoxe en Russie, le rabbin Gordon représente un apport inestimable pour les immigrants juifs qui tentent de perpétuer les pratiques religieuses de leurs pays d’origine. Il exerce ses fonctions de rabbin pour le compte des congrégations Goel Tzedec, Beth Hamidrash Hagodol, Tzemach Tzedec, Anshei Lida, Yavne Zion et Knesseth Israel. En 1907, le rabbin Gordon aide la congrégation Goel Tzedec à fonder le Simcoe Street Talmud Torah (aujourd’hui, l’Associated Hebrew Schools of Toronto) – le premier Talmud Torah (école hébraïque) de la ville – où il devient le premier rabbin en Amérique du Nord à enseigner le Talmud en hébreu. D’ici à la Première Guerre mondiale (1914-1918), il obtient le poste de grand rabbin de la communauté orthodoxe de Toronto. Le rabbin Gordon fait activement appliquer la Halakha (loi juive) au sein de la communauté juive orthodoxe de Toronto, réglementant l’observance de la Kashrut (lois alimentaires) et du Shabbat (jour de repos), et établissant une Kehillah (conseil municipal) avec d’autres rabbins de la localité.

1878 - Inconnu

227. Fondation de la Ladies' Montefiore Benevolent Society

En 1878, des fidèles du temple Holy Blossom forment le premier groupe féminin de services sociaux juifs de Toronto – la Ladies' Montefiore Benevolent Society. À l'origine, les activités caritatives du groupe sont peu nombreuses, ce qui s'explique par la taille réduite et la relative prospérité de la communauté juive de Toronto. Avec l'arrivée des immigrants juifs fuyant les pogroms antisémites de Russie et d'Europe de l'Est (1881-1884), il devient urgent d'organiser des levées de fonds et de mettre en œuvre des services d'établissement. Les membres de la Ladies' Montefiore Benevolent Society se rendent au chevet des malades, enseignent la couture et collectent des fonds pour subvenir aux besoins des immigrants indigents. Cette institution naît au beau milieu d'un retour aux valeurs morales et religieuses de l'ère victorienne, très en vogue à l'époque en Angleterre et au Royaume-Uni dans les communautés affluentes. L'objectif est d'améliorer le quotidien des plus démunis en leur offrant un soutien caritatif et spirituel. En 1916, la Society s'affilie à la Federation of Jewish Philanthropies de la ville de New York.

Circa 1878 - 1927

228. Prohibition

Pendant les XIXe et XXe siècles, la prohibition de l’alcool est encouragée et imposée dans les collectivités de toute l’Amérique du Nord. Les pressions en faveur de l’interdiction de la vente d’alcool sont alimentées par le mouvement pour la sobriété, représenté au Canada par la Dominion Alliance for the Total Suppression of the Liquor Traffic et par la Women’s Christian Temperance Union. Ces groupes cherchent à contrôler la consommation d’alcool, qu’ils associent à un certain nombre de questions sociales comme la pauvreté, l’éducation et le droit de vote des femmes. En 1878, le gouvernement fédéral adopte la Loi de Tempérance du Canada, qui permet aux municipalités d’interdire la vente d’alcool dans leurs collectivités. Dès 1919, toutes les provinces canadiennes et Terre-Neuve disposent d’une forme de législation restreignant la fabrication et la vente d’alcool. Cette victoire du mouvement pour la sobriété est toutefois de courte durée, car les consommateurs continuent de se procurer de l’alcool grâce à la contrebande. Dans les années 1920, la plupart des provinces remplacent la prohibition par le principe du contrôle de la vente d’alcool par l’État. La Régie des alcools de l’Ontario est établie en 1927.

Circa 1880 - 1940

229. Rabbin Meyer Levy

Né en Galicie (aujourd’hui, Ukraine de l’Ouest), Meyer H. Levy est un rabbin juif orthodoxe qui joue un rôle important à Toronto au début du XXe siècle. Le rabbin Levy émigre à Détroit, dans le Michigan, au début des années 1900, mais il ne parvient pas à obtenir un poste. En 1906, la congrégation Shomrai Shabboth de Toronto perd son rabbin et plusieurs de ses membres à la suite de conflits internes, et propose le poste laissé vacant au rabbin Levy. À la même époque, celui-ci dessert également les congrégations Romanian Adath Israel et Russian Shaarei Tzedec. Le partage des rabbins est chose commune à Toronto, où de nombreuses petites congrégations orthodoxes s’établissent au début des années 1900 suite à une vague d’immigration de juifs originaires d’Europe de l’Est qui fuient les pogroms (émeutes) antisémites en Russie (1903-1906). En 1916, le rabbin Levy devient le « Rav » (rabbin) de la congrégation Anshei Minsk, qu’il quitte en 1930 pour desservir la synagogue Hebrew Men of England. Le rabbin Levy se montre actif au sein de la communauté juive orthodoxe, siégeant au Va’ad HaKashruth (conseil de régulation de la loi alimentaire) et desservant différentes congrégations de Toronto pendant plus de 50 ans.

1881 - 1971 Confirmé

230. Edith Magee

La présence de la foi bahá’íe au Canada serait due à Edith Magee (1881-1971), première Canadienne à s'être convertie à ce culte à la suite d'une visite rendue en 1898 à son oncle Guy Magee, à Chicago. En 1893, Guy Magee assiste au Parlement des Religions de Chicago dans le cadre de son travail de journaliste. Il devient alors fasciné par les croyances bahá’íes. De retour à London, sa nièce Edith convertit sa mère, sa tante et ses deux sœurs à sa nouvelle foi. Il est très probable qu’il s’agit du tout premier groupe de fidèles bahá’ís du Canada, même si cette foi libérale autorise ces femmes à continuer à assister aux offices méthodistes locaux. En 1902, Edith Magee réside à New York, et la toute nouvelle communauté bahá’íe de London décline en son absence. Edith Magee continue à participer activement aux activités et offices bahá’ís. En 1912, elle se rend à l'école bahá’íe de Green Acres, à Eliot (Maine) pour y rencontrer Abdu’l-Bahá (1844-1921), le fondateur de la foi bahá’íe.

1881 Confirmé

231. Fondation du Toronto Baptist College

En 1881, William McMaster, riche commerçant, banquier et sénateur du Dominion du Canada, prône la création d’une école baptiste de théologie qui serait liée au Canadian Literary Institute, basé à Woodstock (Ontario) et fondé par de riches baptistes. McMaster est un généreux donateur et finance la nouvelle école, appelée Toronto Baptist College. L’école prospère, scolarise un nombre grandissant d’étudiants, et signe un accord d’affiliation utile avec l’Université de Toronto. Le Toronto Baptist College était une école de théologie mettant l’accent sur le travail missionnaire et pastoral de ses étudiants. En 1887, l’école s’unit au Collège Woodstock pour former l’Université McMaster, qui déménage à Hamilton en 1930. Les bâtiments d’origine accueillent désormais le Royal Conservatory of Music (conservatoire de musique) de Toronto sur la rue Bloor Ouest.

1881 - 1954 Confirmé

232. La scission des Wilburites (Wilburite Separation)

En 1881, la Société religieuse des amis (Quakers) en Amérique du Nord est dominée par un groupe de Quakers conservateurs appelés les Wilburites. Ces partisans du pasteur John Wilbur (1774-1856), qui officie dans le Rhode Island, estiment que la réaction des Quakers orthodoxes à la grande scission (« Great Separation ») de 1828 est trop progressiste et centrée sur la Bible. Ils préconisent une interprétation spirituelle plus personnelle, qu’ils jugent plus proche de la foi quaker traditionnelle. Des chefs de file wilburites américains participent à des assemblées annuelles à West Lake, Pelham, Pickering et Toronto à partir de 1875, réunissant des partisans de cette nouvelle confession quaker. Les Wilburites insistent sur la compréhension individuelle des écritures. Une version révisée de la doctrine des Quakers (« Quaker Discipline »), élaborée par des Wilburites de New York en 1877 et adoptée par l’Assemblée annuelle canadienne en 1879, assouplit certaines directives strictes concernant l’habillement, la langue et les offices religieux. Les Quakers progressistes commencent à abandonner les réunions en Ontario, et d’ici à 1881, la scission de la Société est officielle à l’échelle de la province. L’assemblée annuelle canadienne des Quakers conservateurs (« Canada Yearly Meeting of Conservative Friends ») (les Wilburites) et l’assemblée annuelle canadienne des Quakers progressistes (« Canada Yearly Meeting of Progressive Friends ») organisent des réunions distinctes. Ces groupes restent scindés jusqu’à l’union des Quakers dans le cadre de l’Assemblée annuelle canadienne de la Société religieuse des amis, formée à Newmarket en 1954.

Circa 1881 - 1906

233. Pogroms antisémites en Russie et réfugiés juifs en Ontario

De 1881 à 1884 et de 1903 à 1906, deux séries de pogroms (émeutes) antisémites gagnent toute la Russie et l’Europe de l’Est, entraînant plusieurs vagues importantes d’immigration juive au Canada. Les rumeurs faisant état de l’implication d’un juif dans l’assassinat du tsar Alexandre II de Russie (1818-1881) renforcent les tensions déjà existantes entre les juifs et les chrétiens orthodoxes. La première émeute a lieu en 1881 à Elisavetgrad (aujourd’hui, Kirovohrad, en Ukraine) et des pogroms ne tardent pas à éclater dans les centres urbains de toute la Russie impériale. Plusieurs milliers d’entreprises juives sont vandalisées, des maisons sont détruites et de nombreux juifs sont même blessés. Les pogroms et l’indifférence manifeste des autorités russes entraînent une vague d’immigration juive en Amérique du Nord dans les années 1880. L’accroissement de l’immigration juive s’explique également par l’adoption, en 1882, des « May Laws » (lois de mai), une série de textes législatifs limitant l’établissement, l’emploi et l’éducation des juifs en Russie. À leur arrivée dans les communautés juives établies de Montréal, Toronto et Hamilton, les refugiés juifs se regroupent pour former de nouvelles synagogues. À Toronto, la congrégation Goel Tzedec est établie en 1883 par des Lituaniens qui reprennent leurs traditions juives orthodoxes. Un certain nombre d’immigrants juifs poussent plus loin vers l’ouest, jusqu’aux Prairies, encouragés par le gouvernement du Canada à s’y installer pour cultiver la terre. En 1903, une deuxième vague de pogroms voit le jour à Chisinau, en Russie (aujourd’hui, Kishinev, en Moldavie). Le degré de violence atteint des proportions spectaculaires, ce qui entraîne une nouvelle vague importante d’immigration juive. Entre 1901 et 1911, le nombre de juifs au Canada passe de 16 717 à 75 838. Au cours de cette décennie, les organismes juifs de services sociaux se multiplient partout en Ontario en vue de répondre aux besoins de ces nouveaux immigrants. Les très nombreux juifs originaires de Russie et d’Europe de l’Est qui arrivent au Canada finissent par gagner l’ensemble de l’Ontario, à mesure qu’ils s’établissent dans des villes plus petites et que les communautés juives de la province se diversifient de plus en plus.

1882 - Inconnu

234. Création du diocèse catholique romain de Peterborough

Avant la création du diocèse catholique romain de Peterborough, les immigrants catholiques irlandais font plusieurs demandes auprès de l’évêque de Kingston pour obtenir les services d’un prêtre et la construction d’un lieu de culte qui leur est dédié. Des prêtres catholiques romains sont envoyés dans la région à partir des années 1820, et des offices religieux ont lieu dans une série d’édifices en bois et de petits bâtiments. En 1836, la St. Peter-in-Chains Church est construite pour desservir un millier de fidèles. En 1882, le pape Léon XIII (1810-1903) crée le diocèse de Peterborough en fusionnant le vicariat du Nord du Canada avec une partie du diocèse de Kingston. Ce vaste territoire, qui s’étend de la rive nord du lac Ontario à la baie Georgienne et des rives du lac Supérieur à la frontière de l’archidiocèse de St. Boniface, au Manitoba, englobe 30 000 fidèles. En 1882, le diocèse compte 47 églises, ainsi que 11 missionnaires jésuites dans les collectivités des Premières nations. Le révérend John Francis Jamot (1828-1886), qui occupe alors les fonctions de vicaire apostolique du Canada du Nord, est nommé premier évêque de Peterborough.

1885 - 1940 Confirmé

235. Lillian Freiman

Née à Mattawa (Ontario), Lillian Freiman (1885-1940) est la fondatrice de l'organisation Hadassah-WIZO (Women’s International Zionist Organisation). Elle est une responsable du mouvement sioniste canadien, tout comme son mari, A.J. Freiman. Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), Lillian Freiman est très active dans de nombreux groupes d'aide sociale juifs, mais aussi laïcs, comme la Ladies’ Hebrew Benevolent Society, les dames patronnesses de la congrégation Adath Jeshurun, les dames patronnesses de B’nai Brith, le Disraeli Chapter of the Daughters of the Empire, le Bureau de bienfaisance d'Ottawa, le Cercle canadien des femmes et l'Institut Jeanne d’Arc pour jeunes filles catholiques. En 1917, Lillian Freiman lance une campagne au profit de l'association Helping Hand Fund de Hadassah, qui aide les juifs sans-abri et démunis vivant en Palestine. L'association devient par la suite l'organisation Hadassah-WIZO du Canada, un collectif philanthropique qui prête main-forte aux juifs et milite pour la création d'un État juif. Lillian Freiman préside la Hadassah-WIZO de 1919 à 1940, et devient la première Canadienne juive à se voir décerner l'Ordre de l'Empire britannique en récompense de l'aide qu'elle a fournie aux immigrants.

1890 - Inconnu

236. Le centre communautaire juif de Hamilton (Hamilton Jewish Community Centre)

Le YM-YWHA (Young Men’s and Young Women’s Hebrew Association, ancêtre du centre communautaire juif actuel) a été fondé en 1890. L'association est liée aux synagogues orthodoxes et réformistes de Hamilton, et constitue donc un espace neutre, consacré à l'enseignement et à d'autres activités communautaires. Les programmes de l'association sont disponibles un peu partout dans la ville, et proposent aux jeunes résidents juifs des activités éducatives, récréatives et spirituelles, tout en offrant un soutien financier et matériel aux immigrants et aux projets consacrés à la communauté juive à l'étranger. En 1950, le mémorial Jacob N. Goldblatt est bâti pour accueillir le centre communautaire juif, qui est soutenu par la synagogue Beth Jacob et le temple Anshe Sholom. Le centre permet de réunir sous un seul toit le Talmud Torah local, diverses organisations juives pour adultes, la caisse de bienfaisance et les services sociaux juifs. En 1986, l'édifice du centre-ville est vendu et un nouveau centre (Hamilton Wentworth and Area Jewish Community Centre) est bâti plus près des quartiers où de nombreuses familles juives de Hamilton se sont établies depuis la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945). Le centre peut s'enorgueillir d'être aujourd'hui le plus ancien centre communautaire juif en activité au Canada.

Circa 1890 - Inconnu

237. Mouvement « Social Gospel »

D’abord appelé « Social Christianity », le « Social Gospel » (évangile social) est un mouvement protestant qui applique les principes chrétiens à la promotion de la justice sociale. Force importante au sein de la vie religieuse, sociale et politique du Canada pendant la première moitié du XXe siècle, ce courant de pensée mêle des éléments empruntés aussi bien à l’évangélisme qu’au libéralisme progressiste. Les chefs de file du Social Gospel au Canada jouent un rôle essentiel dans la création de la Fédération du commonwealth coopératif en 1932.

1894 - 1974 Confirmé

238. Archevêque James Charles Cardinal McGuigan

Né à Hunter River (île du Prince-Édouard), James Charles McGuigan (1894-1974) est archevêque catholique de Toronto, puis cardinal. Après avoir terminé ses études de théologie à l'Université Laval et au Grand Séminaire de Québec, James Charles McGuigan est ordonné prêtre en 1918. Il enseigne à l'Université Saint Dunstan’s de Charlottetown, et obtient son doctorat en droit canon en 1927. Il occupe le poste de recteur au séminaire Saint-Joseph d'Edmonton (Alberta) avant d'être consacré archevêque de Regina par le pape Pie XI (1857-1939) en 1930. L'archevêque McGuigan est nommé au siège de Toronto en décembre 1934. Pendant sa charge archiépiscopale à Toronto, James Charles McGuigan jugule la dette du diocèse et lève des fonds pour établir des écoles catholiques séparées. En 1946, il est nommé cardinal-évêque à Santa Maria del Popolo à Rome, et devient ainsi le premier cardinal anglophone. James Charles McGuigan fonde plusieurs paroisses nationales dédiées aux nouveaux arrivants. La population de l'archidiocèse de Toronto passe ainsi de 125 000 à 750 000 âmes entre 1929 et 1973. Après avoir étendu l'archidiocèse de Toronto et fondé le nouveau diocèse de St. Catharines, l'archevêque McGuigan quitte son poste en 1971.

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1896 - 1962 Confirmé

239. Rév. Clarence Leslie Morton

Né près de Chatham, en Ontario, Clarence Leslie Morton Sr (1897-1962) est un pasteur protestant qui participe activement à la fondation de l’Église pentecôtiste de Windsor. Après son œuvre de missionnaire en Virginie-Occidentale pour le compte de l’Église de Dieu dans le Christ (une confession afro-américaine relevant des mouvements de Sainteté et pentecôtiste), Morton s’établit à Windsor, en Ontario, où il organise une congrégation pentecôtiste. À partir de 1936, il promeut activement le mouvement pentecôtiste dans le cadre d’une émission radiophonique hebdomadaire sur CKLW AM 800 à Windsor, qui reste à l’antenne pendant 42 ans. Morton fait construire plusieurs églises à Windsor, Chatham, Buxton, Harrow et Amherstburg, dont la Mount Zion Full Gospel Church de Windsor en 1939.

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1897 Confirmé

240. Premier Congrès sioniste

Circa 1899 - Inconnu

241. Le mouvement sioniste en Ontario

Le mouvement sioniste, qui agit en faveur de la création d’un État d’Israël pour l’ensemble de la population juive, s’étend de l’Europe au Canada au cours du XIXe siècle. Des sionistes comme Henry Wentworth Monk (1826-1897) multiplient les déplacements pour lever des fonds en faveur de la cause juive. À Montréal, Clarence de Sola (1858-1920) fonde la Fédération sioniste canadienne, alors appelée « Federation of Zionist Societies of Canada », en 1899. Dès 1916, la section canadienne de Hadassah et des groupes sionistes (mouvement sioniste général, mouvement sioniste socialiste et Mizrachi) sont établis aux quatre coins de la province. Les activités des sionistes canadiens se focalisent sur la collecte de fonds et sur l’éducation en vue de soutenir la colonie de peuplement juive en Palestine. Suite à l’Holocauste, le soutien politique et financier en faveur du sionisme se déplace de l’Europe à l’Amérique du Nord, accélérant la fondation de l’État d’Israël en galvanisant la cause juive et en lui assurant un soutien politique international. Les sionistes canadiens dirigent leurs efforts vers l’aide aux survivants de l’Holocauste. Les femmes juives, en premier lieu desquelles Anna Selick, de l’Hadassah Women’s International Zionist Organization (WIZO), à Toronto, et Lillian Freiman (1885-1940), du Palestine Restoration Fund, à Ottawa, jouent un rôle de chef de file pour collecter des fonds visant à aider les femmes et les enfants en Palestine. En 1947, les Nations Unies votent la partition de la Palestine et créent l’État d’Israël. Depuis l’établissement d’un état juif, les activités des sionistes en Ontario s’articulent principalement autour de l’aide à l’immigration vers Israël et du soutien en faveur de la défense et de l’autodétermination d’Israël.

1899 - 1963 Confirmé

242. Évêque John Christopher Cody

Né à Ottawa, John Christopher Cody (1899-1963) est un prêtre catholique devenu évêque de Victoria (Colombie-Britannique) et de London (Ontario). Après avoir étudié au Collège Saint-Alexandre d'Ironside (Québec) et au séminaire de l'Université d'Ottawa, Cody est ordonné prêtre en 1923. Pendant de nombreuses années, il occupe la charge de vicaire de paroisse à l'église St. Patrick d'Ottawa, puis celle de curé à Cantley (Québec) et à Eastview (Ontario). En 1937, il devient évêque de Victoria. En tant qu'évêque, il introduit plusieurs ordres religieux au sein du diocèse, fonde de nouvelles paroisses, ouvre une bibliothèque diocésaine et, en 1946, collecte plus de 100 000 dollars au bénéfice du Centenary Education Fund. La même année, l'évêque Cody devient évêque coadjuteur de London (Ontario) afin d'aider le vieil évêque John Thomas Kidd (1868-1950) dans sa mission. Il devient évêque de London en 1950. Pendant son épiscopat à London, John Christopher Cody ouvre 38 églises, crée onze nouvelles paroisses et inaugure le King’s College (1954) et le Regina Mundi College (1962). L'évêque Cody est mort en 1963. Il repose au séminaire St. Peter’s de London.

1899 - 1983 Confirmé

243. Rabbin Ernest Klein

Né à Szatmar (Hongrie), le rabbin Ernest Klein (1899-1983) est un linguiste érudit de Toronto. Ernest Klein devient rabbin en 1920. Il étudie la littérature et les langues sémitiques à l'Université de Vienne. De 1934 à 1944, il est rabbin à Nové Zámky (Tchécoslovaquie – aujourd'hui Slovaquie), jusqu'à sa déportation dans les camps de concentration nazis d'Auschwitz (Pologne) puis d'Allach-Dachau (Allemagne). Quand la guerre prend fin en 1945, le rabbin Klein revient à Nové Zámky et apprend que son père, sa femme et son enfant ont péri à Auschwitz. Il émigre au Canada en 1952 en compagnie de sa sœur et de son beau-frère, et s'établit à Toronto. Des amis de la famille fondent la congrégation hongrophone de Beth Yitshak, et demandent à Ernest Klein d'en devenir le rabbin. Peu après, Klein commence à travailler sur son Comprehensive Etymological Dictionary of the English Language, qui est publié en 1967. Ce dictionnaire est très bien reçu partout dans le monde, notamment parce que Klein a choisi d'y faire figurer l'étymologie des termes anglais « empruntés » à d'autres langues. En 1978, le rabbin Klein se voit décerner l'Ordre du Canada pour sa contribution au domaine de la linguistique. Son Comprehensive Etymological Dictionary of the Hebrew Language for Readers of English est publié à titre posthume en 1986. C'est le premier dictionnaire étymologique qui prend en compte toute la richesse de l'hébreu, et qui y fait figurer aussi bien des termes historiques que modernes.

1900 - 1994 Confirmé

244. Rabbin Avraham Aharon Price

Né en Pologne, le rabbin Avraham Aharon Price (1900-1994) est un universitaire et éducateur torontois, ainsi que le fondateur de l'école rabbinique Yeshiva Torah Chaim. En 1931, le rabbin Price fait une demande de visa américain alors qu'il réside à Paris – après avoir passé seulement dix jours à New York, il accepte l'offre de la synagogue Chevra Shas, qui lui propose d'enseigner à Toronto. Le rabbin Price arrive au Canada en 1937. La même année, il fonde sa Yeshiva, un centre d'études des textes de la religion juive. Il publie plusieurs travaux d'érudition en hébreu sur la Torah (1944, 1946 et 1975) ainsi que sur le Talmud. Ces études sont plébiscitées par ses pairs partout dans le monde. Le rabbin Price est considéré comme une autorité talmudique. Il devient d'ailleurs le grand rabbin de Toronto – le chef de toute la communauté juive de la ville. En 1965, le prix du mérite rabbin Abraham Isaac Kook vient saluer ses travaux d'érudition. C'est la première fois que cette distinction est attribuée en dehors d'Israël. Le rabbin Price continue à enseigner, à écrire et à célébrer les rites de la cacherouth (casher) jusqu'à un âge très avancé.

1906 - 1984 Confirmé

245. Archevêque Philip Pocock

Né à St. Thomas (Ontario), Philip Francis Pocock (1906-1984) a été archevêque de Toronto. Après avoir terminé ses études de théologie au St. Peter’s Seminary de London (Ontario), Philip Pocock est ordonné prêtre en 1930 et réintègre le séminaire en qualité de professeur. Le père Pocock est nommé évêque de Saskatoon en 1944, avant de devenir archevêque de Winnipeg en 1952. En 1961, l'archevêque Pocock quitte Winnipeg pour devenir archevêque coadjuteur de Toronto auprès du cardinal-archevêque James Charles McGuigan (1894-1974). McGuigan quitte son poste d'archevêque de Toronto en 1971, et Pocock lui succède. En sa qualité d'archevêque de Toronto, Pocock fonde 45 nouvelles paroisses. En 1976, il crée Sharelife, un organisme qui prête secours aux familles en difficulté, aux personnes ayant des besoins particuliers, aux personnes âgées, aux immigrants et aux réfugiés ainsi qu'aux enfants et aux adolescents. L'archevêque Pocock officie à Toronto jusqu'en 1978, date à laquelle il quitte cette charge pour redevenir prêtre à la paroisse St. Mary’s (Brampton), où il demeure jusqu'à sa mort, en 1984.

1906 Confirmé

246. Loi de 1906 sur le dimanche

L’alliance presbytérienne pour le Jour du Seigneur est formée en 1888. Avec le soutien du clergé catholique franco-canadien, ils convainquent Sir Wilfrid Laurier de voter la Loi sur le dimanche en 1906 (officiellement devenue loi en 1907). Cette loi restreint alors le commerce, le travail et les loisirs le dimanche. En 1985, la Cour suprême du Canada estime que la Loi de 1906 sur le dimanche est une violation anticonstitutionnelle de la Charte canadienne des droits et des libertés, et la déclare donc non valide.

1907 - 1992 Confirmé

247. Florence Li Tim-Oi

En 1944, Florence Li Tim-Oi est ordonnée prêtre anglicane par R.O. Hall, l’évêque de Hong Kong. Elle est la première femme issue de la Communion anglicane à être ordonnée. Son ordination a été si controversée qu’elle a été forcée de renoncer à sa licence de prêtre (mais non pas à sa cléricature). Après avoir traversé de rudes épreuves, Li Tim-Oi émigre à Toronto en 1983, où elle occupera des fonctions ecclésiastiques dans la congrégation chinoise St. John et dans la paroisse St. Matthew, jusqu’à son décès en 1992. Elle a obtenu son doctorat en théologie au Collège Trinity de l’Université de Toronto. De nos jours, ce sont les anglicans du monde entier qui lui rendent hommage.

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1907 - Inconnu

248. Simcoe Street Talmud Torah

En 1907, la Toronto Hebrew Religious School est établie à titre de coentreprise entre plusieurs synagogues de la ville, devenant la première école hébraïque à Toronto. Au cours de sa première année de fonctionnement, l’établissement réunit plus de 400 membres dont les contributions permettent d’acheter une maison sur la rue Simcoe pour accueillir les classes. L’école est par la suite connue sous le nom de Simcoe Street Talmud Torah. B. Nathanson, originaire de Rochester, dans l’État de New York, est nommé directeur, et des cours consacrés à l’enseignement de la Bible, de l’hébreu, de la grammaire, de l’histoire juive et des enseignements du Talmud commencent sans tarder. Les effectifs scolaires augmentent de façon exponentielle. L’école se voit accorder une charte par la province de l’Ontario en 1922. Cette même année voit le début de travaux de construction d’un nouveau bâtiment pour accueillir le Talmud Torah sur l’avenue Brunswick, et le Simcoe Street Talmud Torah devient le Brunswick Avenue Talmud Torah. En 1946, l’école se joint à d’autres établissements d’enseignement hébraïques pour former l’Associated Hebrew Schools of Toronto.

1909 - Inconnu

249. Fondation de la synagogue Knesseth Israel

Établie en 1909 par des immigrants juifs russes, la synagogue Knesseth Israel de Toronto organise ses premiers offices religieux dans une résidence privée située sur Maria Road. La congrégation est fondée par des réfugiés juifs qui fuient les pogroms antisémites en Russie (1903-1906) pour s’établir dans le quartier de Toronto appelé « The Junction », choisi en raison de sa forte activité commerciale. En 1910, les administrateurs de la congrégation font l’acquisition d’une parcelle de terrain dans un cimetière qui se trouve sur la Royal York Road, et la construction de la synagogue de la rue Maria commence en 1911. L’établissement de la synagogue Knesseth Israel, connue localement sous le nom de « The Junction Schule », entraîne une intensification du peuplement juif dans le quartier, qui compte près de 200 résidents juifs dès 1920. Entre 1924 et 1939, le rabbin Mordecai Lagner dirige la congrégation Knesseth Israel, dont il est le seul rabbin à plein temps. Après la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), de nombreux membres de la congrégation quittent le quartier pour s’installer dans le nord de la ville; des offices religieux sont organisés uniquement à l’occasion des Grandes Fêtes. Knesseth Israel poursuit aujourd’hui ses activités, quoiqu’à une moindre échelle, et constitue l’une des plus anciennes synagogues encore utilisées à Toronto.

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1909 - 1990 Confirmé

250. Madame Lotta Hitschmanova

Née à Prague (Tchécoslovaquie), Lotta Hitschmanova (1909-90) émigre au Canada en 1942 et fonde l'Unitarian Service Committee (USC) du Canada. En 1935, après avoir obtenu un doctorat en sciences politiques et en journalisme à l'université parisienne de La Sorbonne, elle regagne Prague pour y travailler comme journaliste. Pendant la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), elle travaille à Marseille (France), où elle est soignée par l'Unitarian Service Committee après avoir perdu connaissance en raison de son état de malnutrition. En 1942, Lotta Hitschmanova émigre au Canada et s'établit à Ottawa où elle travaille pour l'Alliance nationale tchécoslovaque et l'UNRRA (Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction). Lotta Histchmanova se convertit à l'unitarianisme sur le tard après avoir été profondément marquée par les ravages de la Deuxième Guerre mondiale. En 1945, elle fonde l'Unitarian Service Committee du Canada avec l'aide de l'Ottawa Unitarian Congregation, et devient la directrice exécutive de ce comité. Elle organise des voyages pour collecter des fonds au profit des personnes déplacées en Europe et des enfants physiquement handicapés et affectés par la guerre. Dans les années 1960, l'USC du Canada étend son influence à l’Asie et au Moyen-Orient, ce qui amène Lotta Hitschmanova à effectuer de fréquents voyages entre les différents bureaux de l'USC afin de pouvoir superviser les opérations organisées sur place.

1909 - 1998 Confirmé

251. Révérende Addie Aylestock

Née à Glenallan (Ontario), Addie Aylestock (1909-1998) est ministre de l'Église épiscopale méthodiste britannique. C'est également la première Noire à recevoir l'ordination au Canada. Addie Aylestock travaille tout d'abord à Toronto en tant que domestique et couturière, avant d'entamer des études au Toronto Bible College dans l'objectif de devenir missionnaire. Elle rejoint l'Église épiscopale méthodiste britannique et devient diaconesse en 1944. Après avoir obtenu son diplôme en 1945, elle travaille en tant qu'assistante du ministre de l'Église épiscopale méthodiste britannique dans la communauté noire d'Africville, dans la périphérie de Halifax (Nouvelle-Écosse). En 1951, lors de la Conférence de l'Église épiscopale méthodiste britannique, un règlement autorisant l'ordination des femmes est adopté, en grande partie grâce au travail effectué par Addie Aylestock à Africville et en Ontario. Addie Aylestock reçoit l'ordination en 1952 et devient ensuite pasteure à North Buxton, St. Catharines, Fort Erie et Niagara.

Circa 1912 - 1980

252. Communauté juive de Kirkland Lake

À l'aube du XXe siècle, les industries exploitant des ressources naturelles se développent dans le Nord de l'Ontario, et cette croissance attire de nombreux immigrants en quête d'un emploi. Des communautés de pionniers surgissent partout dans la province. Les immigrants juifs qui fuient les pogroms antisémites d'Europe de l'Est entre 1903 et 1906 s'établissent près de la ville de Kirkland Lake pour y travailler pour la Northern Ontario Railroad et dans les mines d'or de la région. En 1912, un cimetière juif est établi à Kirkesdorf, près de Kirkland Lake. Malgré les conditions économiques difficiles qui accompagnent la Crise de 1929 (1929-1939), le prix fixe de 35 dollars par once d'or instauré en 1933 par le président américain Franklin D. Roosevelt (1882-1945) assure la prospérité de nombreux résidents de Kirkland Lake. Les colons juifs deviennent des commerçants et des hommes d'affaires de premier plan, et fournissent des services essentiels aux habitants de la petite ville minière, qui connaît une croissance spectaculaire. La communauté juive continue à s'agrandir et compte près de 125 familles en 1937. Certains organismes de services juifs, comme une section locale de l'association Hadassah et l'organisation B’nai Brith, sont établis dans la ville. En 1929, la synagogue Adath Israel est inaugurée. Après la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), l'exploitation des mines d'or commence à s'essouffler à Kirkland Lake, et de nombreux résidents s'établissent dans des centres urbains plus importants. En 1967, la ville ne compte plus que cinq familles juives, et en 1980, la synagogue ferme ses portes.

1912 - Inconnu

253. Fondation de la congrégation Anshei Minsk

La congrégation Beth Israel Anshei Minsk, aussi appelée « Minsker », est établie dès 1912 dans le district du marché Kensington de Toronto. La congrégation est formée pour desservir un nombre croissant d’immigrants juifs originaires de la région biélorusse de l’Empire russe qui arrivent à Toronto au début du siècle. Un grand nombre de ces immigrants juifs fuient les pogroms, une série d’émeutes antisémites qui ont lieu partout en Russie entre 1903 et 1906 et qui conduisent à des limitations du culte, du commerce et des droits des juifs. Anshei Minsk est l’une des nombreuses synagogues orthodoxes établies à Toronto par des immigrants d’Europe de l’Est au début des années 1900. À ses débuts, la congrégation compte un très petit nombre de fidèles (« shtibl ») qui se réunissent dans des maisons privées jusqu’en 1923, date à laquelle la Ladies Auxiliary Association commence à lever des fonds pour construire un nouvel édifice. Le rabbin Meyer Levy (1872-19??) arrive en 1916 pour desservir la nouvelle congrégation. Conçue par le cabinet d’architectes Kaplan & Sprachman, la synagogue est achevée en 1930. Cette congrégation orthodoxe existe toujours aujourd’hui, même si de nombreuses familles juives ont déménagé et alors que la zone fait désormais partie du quartier chinois de Toronto. La synagogue de la congrégation reste la seule à organiser un office religieux quotidien à Toronto.

Circa 1912 - Inconnu

254. La colonie de peuplement juive de Timmins

Avec la croissance des industries d’exploitation des ressources naturelles dans le Nord de l’Ontario, des vagues successives d’immigrants au Canada se déplacent vers le nord pour trouver un emploi et établissent plusieurs colonies de peuplement partout dans la province. En raison de l’accroissement de l’exploitation argentifère et aurifère autour du lac Porcupine dans le Nord-Est de l’Ontario au début du XXe siècle, une communauté de travailleurs immigrés juifs originaires d’Europe de l’Est voit le jour à Timmins. Un grand nombre d’entre eux viennent travailler pour une société nouvellement constituée, la Temiskaming and Northern Ontario Railway, et plusieurs colons juifs ne tardent pas à devenir des hommes d’affaires et des marchands éminents qui fournissent des services essentiels aux habitants de cette ville minière en pleine croissance. La communauté juive de Timmins devient l’une des plus importantes dans le Nord de l’Ontario, avec les congrégations juives de Kirkland Lake et de North Bay. Dès 1912, un cimetière juif est établi à Kirkesdorf, près de Kirkland Lake, et la communauté s’assure les services d’un rabbin pour organiser des offices religieux. Le Hebrew Congregational Hall est édifié en 1925, et la congrégation B’nai Israel est formée en 1928. Au début des années 1950, la population juive de la ville compte environ 100 familles.

1913 - 1967 Confirmé

255. Collège du Sacré-Cœur

En 1913, pour répondre aux besoins de la communauté francophone grandissante du Nord-Est de l’Ontario, la Compagnie de Jésus (les Jésuites) établit le Collège du Sacré-Cœur à Sudbury. Cet établissement secondaire et postsecondaire est constitué en société par l’Assemblée législative de l’Ontario en 1914. Au départ, les cours sont donnés dans les deux langues, puis uniquement en français après 1916. Le programme d’études classiques du Collège s’articule autour de l’étude traditionnelle du grec et du latin, de la philosophie, de la Bible, des enseignements des pères de l’Église, et de la littérature française. L’établissement est affilié à diverses universités de l’Ontario jusqu’en 1957, année où la section postsecondaire du Collège du Sacré-Cœur devient l’Université de Sudbury, qui elle-même intègre l’Université Laurentienne en 1960. Les Jésuites continuent d’assurer un enseignement secondaire dans l’établissement jusqu’en 1967, lorsque des difficultés financières entraînent sa fermeture. Le Collège du Sacré-Cœur fut le premier établissement d’enseignement supérieur dans le Nord de l’Ontario. En 2003, après des rénovations importantes effectuées sur le site originel du Collège, la Sacred Heart Secondary School ouvre ses portes aux élèves.

1914 - 1918 Confirmé

256. Première Guerre mondiale

1917 Confirmé

257. Révolution russe

1919 - Inconnu

258. Fondation du Congrès juif canadien

Créé en 1919, le Congrès juif canadien est un corps diplomatique qui représente la communauté juive. Fondé sur une culture et une communauté communes, il défend les intérêts des groupes minoritaires juifs en Europe à l'issue de la Première Guerre mondiale (1914-1918). En 1919, le Congrès établit la Jewish Immigrant Aid Society en prévision de l'afflux massif d'immigrants juifs au Canada. Le Congrès est inactif pendant les années 1920, mais reprend ses activités dans les années 1930 en raison de la flambée antisémite internationale, et notamment de l'explosion d'antisémitisme qui sévit en Allemagne avec la montée en puissance du parti nazi. Malgré les quotas d'immigration juive imposés par le gouvernement canadien à la fin des années 1930, le Congrès milite pour que les juifs fuyant l'Europe soient accueillis sur le territoire canadien. Après l'armistice, le Congrès joue un rôle essentiel, notamment en coordonnant des collectes de fonds et en ravitaillant les survivants de l'Holocauste en Europe, mais aussi en parrainant de jeunes immigrantes et immigrants juifs. Dans les années 1980, le Congrès milite également auprès du gouvernement canadien pour que les criminels nazis résidant au Canada soient poursuivis en justice. Ces dernières années, le Congrès a élargi son mandat et inclut désormais des groupes non-juifs, soutient les réfugiés du monde entier et organise des campagnes contre le racisme.

1925 Confirmé

259. Affaire Scopes (« Scopes Monkey Trial »)

John Scopes, un professeur de biologie au niveau secondaire à Dayton, dans le Tennessee, est accusé de contrevenir à la loi de son état en enseignant la théorie de l’évolution; il est traduit en justice en 1925. Communément appelé « Scopes Monkey Trial » (affaire Scopes), le procès attire une très forte publicité aux plans national et international et suscite des débats généralisés. Scopes est reconnu coupable, mais le verdict est invalidé pour vice de forme.

1925 Confirmé

260. Presbytériens « continus »

À la fondation de l’Église Unie du Canada (composée de presbytériens, méthodistes et congrégationalistes), environ 30 % des presbytériens refusent d’adhérer à cette union. Ils adoptent le nom de « presbytériens continus » jusqu’en 1939, lorsque la Cour suprême du Canada leur donne le droit de s’appeler presbytériens. C’est pour cette raison qu’un grand nombre de nouvelles congrégations presbytériennes sont créées en 1925 dans des villes et villages de tout l’Ontario.

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1925 Confirmé

261. Fondation de l’Église Unie du Canada

L’Église Unie du Canada est fondée le 10 juin 1925 à Toronto. Elle représente l’union des Églises méthodiste, congrégationaliste et presbytérienne du Canada. Le conseil général des Églises d’Union, principalement basé dans l’Ouest du Canada, y adhère à la même époque aussi. Les bases de l’union en matière de doctrine et de structure sont alors établies. Il s’agit de la première union d’églises dans le monde à ignorer les différences confessionnelles historiques, et elle a donc été applaudie sur la scène internationale. Même si la fusion a été couronnée de succès, environ 30 % des congrégations presbytériennes ont refusé d’adhérer à l’union et constituent jusqu’à ce jour l’Église presbytérienne du Canada.

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1925 - 1938 Confirmé

262. Conservation de l’appellation « presbytérien »

La création de l’Église Unie du Canada en 1925 regroupe les presbytériens, les méthodistes et les congrégationalistes de tout le pays, à l’exception d’un petit groupe qui refuse de rejoindre cette nouvelle confession. Désabusés par le carnage de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et par l’échec de l’application de la prohibition au Canada en tant que réforme sociale, certaines paroisses presbytériennes ne voient guère d’avantages à l’unification. Il s’ensuit un conflit portant sur l’identité du groupe autorisé à conserver l’appellation « presbytérien ». Qu’ils choisissent ou non de rejoindre l’Église Unie du Canada, tous les presbytériens souhaitent continuer d’utiliser le terme « presbytérien » dans le nom de leur confession. Les relations entre ces deux groupes sont tendues, en particulier du fait que ces conflits d’appellation viennent rapidement compliquer les questions de propriété liées aux biens immobiliers de l’ancienne Église presbytérienne du Canada. Les presbytériens qui refusent de rejoindre l’Église Unie en 1925 sont appelés « presbytériens traditionalistes » (« Continuing-Presbyterians ») jusqu’en 1938, année où la Cour suprême du Canada les autorise à utiliser l’appellation « presbytérien ».

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1926 Confirmé

263. Formation de l’Union mondiale pour le judaïsme libéral

1927 - 1950 Confirmé

264. Guerre civile chinoise

1927 - 1983 Confirmé

265. Les pères Cowley à Bracebridge

La Society of Saint John the Evangelist, dont les membres sont communément appelés les « pères Cowley », est une communauté religieuse au sein de l’Église anglicane. Fondée en 1866 à Cowley, en Angleterre, la société s’installe au Canada en 1927 lorsque le révérend Roland Ford Palmer (1891-1985) et deux autres pères Cowley arrivent à Emsdale pour prendre en charge les missions anglicanes éparpillées dans le diocèse d’Algoma. En 1928, la société fait construire une chapelle et un monastère à Bracebridge. Les pères Cowley organisent des ventes de nourriture, de vêtements et d’objets ménagers appelées « Sunshine Sales », proposent des programmes de gestion agricole et de tissage, et créent des coopératives d’épargne et de crédit. Leurs activités atteignent un sommet dans les années 1960. Par la suite, les pères Cowley connaissent un déclin régulier à Bracebridge. L’amélioration des routes permet aux paroissiens ruraux de se rendre à l’église de Bracebridge en voiture, tandis que la construction des hôpitaux publics et l’avènement de l’assurance maladie réduisent les besoins à l’égard du travail communautaire des pères Cowley. Les derniers pères quittent le diocèse d'Algoma avant 1983, et se regroupent par la suite pour former la congrégation nord-américaine de la Society of Saint John the Evangelist.

Circa 1929 - 1940

266. Grande Dépression

1931 - Inconnu

267. Fondation du Secours Quaker Canadien

Fondé en 1931, le Secours Quaker Canadien mène des activités de service social et de sensibilisation à la prière pour le compte de l’Assemblée annuelle canadienne de la Société religieuse des amis (Quakers). En vertu du « Peace Testimony » (traité de paix), une idéologie commune appelant à promouvoir la paix et à refuser activement toute participation à la guerre, les Quakers s’opposent depuis longtemps au service militaire. Les idées pacifistes des Quakers sont reconnues pour la première fois par le Militia Act de 1793, puis confirmées pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), si bien qu’ils sont dispensés du service obligatoire. En Ontario, pendant la guerre, la Société offre un soutien médical et un appui aux réfugiés, en collectant des fonds et en dirigeant la « Friends Ambulance Unit » (service ambulancier de la société des amis) et le « War Victims Relief Committee of the Society of Friends » (comité de secours aux victimes de la guerre de la Société religieuse des amis) en Europe. Ces efforts permettent d’établir le Secours Quaker Canadien en 1931, dont l’objectif est de recueillir des fonds auprès des Canadiennes et Canadiens pour les distribuer aux programmes d’aide internationale et aux instituts pour la paix. Le Secours Quaker Canadien appuie le principe de la coopération internationale adopté par les Nations Unies, mais recommande de prendre des sanctions économiques pour parvenir à établir la paix. De nos jours, l’organisme poursuit son action en tant que groupe de revendication dans les domaines de la coopération économique internationale, des préoccupations environnementales, de la viabilité et de la consolidation de la paix.

Circa 1933 - 1945

268. L’Holocauste

Entre 1933 et 1945, l’Allemagne nazie et ses collaborateurs mettent en œuvre un programme étatique de persécution systématique, d’expulsion et d’extermination de masse de groupes ethniques, religieux et politiques qu’ils jugent inférieurs et indésirables. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le terme « holocauste » fait référence au génocide de six millions de juifs (près des deux tiers de la population juive en Europe) et à la déportation en masse de tous les survivants. Les six à dix millions de personnes appartenant aux autres groupes visés – les Polonais, les Soviétiques, les Roumains (Tziganes), les homosexuels, les Témoins de Jéhovah, les personnes handicapées et les opposants politiques – sont elles aussi souvent incluses parmi les victimes de l’Holocauste.

1936 - 1939 Confirmé

269. Guerre civile espagnole

1939 - 1945 Confirmé

270. Seconde Guerre mondiale

1947 Confirmé

271. Partition de l’Inde

1948 Confirmé

272. Fondation de l’État d’Israël

1950 - 1953 Confirmé

273. Guerre de Corée

1952 - Inconnu

274. Fondation de la congrégation Beth Tzedec

En raison d'une série de pogroms antisémites sévissant en Russie et en Europe de l'Est, une vague d'immigrants juifs afflue vers Toronto à l'aube des années 1880. Plutôt que de rejoindre la congrégation existante (le temple Holy Blossom, une synagogue réformiste), bon nombre de nouveaux arrivants choisissent de fonder leurs propres congrégations orthodoxes. En 1883, des Lithuaniens établissent la congrégation de Goel Tzedec, dont les membres se réunissent dans une propriété qu'ils louent dans la rue Richmond. La même année est fondée la congrégation Beth Hamidrash Hagadol Chevra Tehilla, qui s'adresse à la communauté russo-juive de Toronto. Ces congrégations permettent aux immigrants juifs récemment arrivés de continuer à observer le judaïsme orthodoxe, conforme aux traditions cultuelles de leur pays natal, plutôt que d'adopter les pratiques réformistes de la synagogue Holy Blossom. Toutefois, la croissance démographique de la communauté juive de Toronto et son intégration au sein de la société canadienne forcent les deux congrégations à procéder à des changements afin de retenir leurs membres. Dès 1925, la congrégation de Goel Tzedec introduit graduellement des éléments propres au judaïsme conservateur – les familles peuvent s'asseoir ensemble, le livre de prières est modifié, les prières sont dites en anglais et la bat-mitzva est célébrée. Beth Tzedec, la plus vaste synagogue conservatrice de Toronto, est fondée en 1952 à la suite de la fusion des congrégations Goel Tzedec et Beth Hamidrash Hagadol, dans le but de préserver les ressources et d'assurer une fréquentation régulière.

1954 - 1955 Confirmé

275. Fondation de l’Assemblée annuelle canadienne de la Société religieuse des amis

Suite à la grande scission (« Great Separation ») de 1828 et à la scission des Wilburites (« Wilburite Separation ») de 1881, les Quakers canadiens sont divisés en trois groupes : l’assemblée annuelle de Genesee (« Genesee Yearly Meeting ») (les Hicksites), l’assemblée annuelle canadienne des Quakers conservateurs (« Canada Yearly Meeting of Conservative Friends ») (les Wilburites) et l’assemblée annuelle canadienne des Quakers progressistes (« Canada Yearly Meeting of Progressive Friends ») (les orthodoxes). D’ici à la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918), beaucoup en appellent à un regroupement des Quakers en raison de la diminution du nombre de membres et des fortes ressemblances doctrinales entre les différentes confessions. Des représentants de chaque groupe commencent à participer aux assemblées des autres confessions et, en 1921, les membres de la réunion de la Pelham Brick Church (« Pelham Brick Church Meeting ») invitent ceux de l’assemblée annuelle de Genesee, autre groupe local, à utiliser leur temple pour organiser des offices. Avec le début de la Grande Crise (1929-1938), les diverses confessions quakers se regroupent pour collecter des fonds et pour offrir des soins médicaux et des services sociaux, constituant ainsi le Secours Quaker Canadien en 1931. En 1944, les Quakers conservateurs, hicksites et wilburites organisent des assemblées annuelles concurrentes à Pickering et forment le « Committee on Closer Affiliation », chargé de réfléchir à la question du regroupement. Malgré quelques oppositions, les trois confessions quakers fusionnent en 1954 pour former l’Assemblée annuelle canadienne de la Société religieuse des amis. Leur premier office commun a lieu à Newmarket en 1955.

1955 Confirmé

276. L’Église épiscopale du Canada change de nom pour devenir l’Église anglicane du Canada

1955 - 1975 Confirmé

277. Guerre du Vietnam

Circa 1955 - Inconnu

278. Théologie de la libération

Élaborée par des prêtres catholiques romains en Amérique latine, la théologie de la libération est un mouvement qui cherche à rapprocher la théologie chrétienne de l’activisme politique et des préoccupations sociopolitiques. Son objectif est d’émanciper les victimes de l’injustice politique, économique et sociale. Les partisans de la théologie de la libération soutiennent que les enseignements du Christ exigent que des mesures soient prises pour atténuer la pauvreté et venir en aide aux opprimés.

1962 - 1965 Confirmé

279. Deuxième concile du Vatican

Le deuxième concile du Vatican est convoqué par le pape Jean XXIII en 1962. Son objectif est de réconcilier l’Église avec les changements liés à la culture moderne et de favoriser une plus forte implication des laïcs dans la vie de l’Église. Parmi les conséquences du concile, la plus immédiate est l’octroi de l’autorisation de célébrer la messe dans la langue vernaculaire.

1967 - Inconnu

280. Fondation du Hindu Prarthana Samaj

Suite à l’assouplissement progressif des barrières raciales à l’immigration et à l’instauration d’un système à points de droit d’entrée au Canada en 1967, de nombreux immigrants originaires d’Asie du Sud commencent à arriver dans la région du grand Toronto. Avant la fin des années 1960, les offices hindous organisés à Toronto ont lieu dans des maisons privées et dans des bâtiments loués, dont une église chrétienne située sur la rue Queen Ouest. En 1967, le Hindu Prarthana Samaj est établi au 62, avenue Fern, à Toronto, devenant la première congrégation hindoue organisée en Ontario. Alors que cette congrégation offre à l’origine des services aux hindous de toutes nationalités, plusieurs temples sont établis pendant les années 1970 et 1980 pour desservir les communautés hindoues originaires des Antilles, d’Afrique, d’Inde du Sud, de Malaisie et de Singapour. Le Hindu Prarthana Samaj, qui continue aujourd’hui d’organiser des offices hindous, constitue le plus ancien temple hindou et regroupe la plus ancienne congrégation hindoue en Ontario.

1967 - Inconnu

281. Organisation des premiers offices religieux du vendredi à la Hart House

En raison de la demande de main-d’œuvre au sein de l’économie canadienne à la suite de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux immigrants originaires d’Asie du Sud arrivent au Canada, en particulier dans les zones urbaines comme Toronto. Les vieilles barrières raciales à l’immigration des Asiatiques du Sud, y compris le Bill of Direct Passage (projet de loi sur le passage direct) de 1908 empêchant l’arrivée de tous les immigrants originaires d’Inde qui ne viennent pas directement au Canada, sont peu à peu éliminées suite à la création des procédures de demande de la citoyenneté canadienne en 1947. En raison d’une augmentation du nombre d’étudiants musulmans à l’Université de Toronto, la Muslim Students’ Association est fondée en 1963 et commence à organiser des offices religieux du vendredi dans la salle des débats (« Debates Room ») de la Hart House en 1967.

1968 Confirmé

282. L'ordination des femmes par l'Église presbytérienne au Canada

Depuis longtemps, les femmes sont saluées par la communauté presbytérienne pour leurs nombreuses contributions. Elles prêchent, éduquent, lèvent des fonds ou les administrent en tant que laïques, mais l'Église ne leur reconnaît pas le droit de diriger officiellement la prière. Après la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), le mouvement pour les droits de la femme prend de l’ampleur en Amérique du Nord, et la possibilité que les femmes deviennent pasteures suscite de nombreux débats chez les chefs de l'Église presbytérienne au Canada. En 1953, le Committee on the Place of Women in the Church est constitué afin d'obtenir l'opinion des leaders de chaque presbytère canadien à propos de l'ordination des femmes. Dans la plupart des cas, cette possibilité est envisagée d'un mauvais œil. Pourtant, en 1966, l'Assemblée générale de l'Église presbytérienne au Canada adopte une loi autorisant l'ordination des femmes. À Appin (Ontario), la révérende Shirley Jeffrey devient la première femme ordonnée au ministère de la Parole de Dieu et des Sacrements par l'Église presbytérienne au Canada, en 1968. L'ordination des femmes par l'Église presbytérienne constitue un changement fondamental pour bon nombre de congrégations et de ministres, et l'Assemblée générale reçoit des pétitions s'y opposant jusque dans les années 1980. Toutefois, les pasteurs comptent de plus en plus de femmes dans leurs rangs, et peu à peu, celles-ci sont mieux acceptées par l'Église presbytérienne.

1969 - Inconnu

283. Fondation de la mosquée Jami

En raison de la demande croissante de main-d’œuvre au sein de l’économie canadienne à la suite de la Seconde Guerre mondiale et de l’assouplissement progressif des vieilles barrières raciales à l’immigration, de nombreux immigrants originaires d’Asie du Sud commencent à arriver dans la région du grand Toronto tout au long des années 1960. Jusque-là, les offices musulmans à Toronto sont organisés dans des maisons privées ou dans des bâtiments loués, en l’absence d’un lieu de culte permanent. En 1969, un groupe de musulmans de Toronto fait l’acquisition de la High Park Presbyterian Church, alors inoccupée, et lui donne le nom de mosquée Jami. Même si la « masjid » (mosquée) connaît à ses débuts des problèmes financiers, la fiducie caritative des services islamiques du Canada (« Islamic Services of Canada ») est rapidement créée par la Muslim Students’ Association de l’Université de Toronto pour se porter propriétaire de l’édifice et en assurer l’exploitation. Plusieurs mosquées situées aux quatre coins de la région du grand Toronto trouvent leur origine à la mosquée Jami, qui est connue au sein de la communauté musulmane locale sous le nom de « Umm Al-Masjid » (la mère de toutes les mosquées) à Toronto.

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1969 Confirmé

284. Établissement de l’Organisation de la Conférence islamique

L’Organisation de la Conférence islamique (OCI) est un organisme islamique international composé de 57 états membres. Son mandat est de protéger et de soutenir les valeurs islamiques tout en promouvant la paix, la tolérance et la solidarité générales en conformité avec les enseignements islamiques. L’OCI est représentée par une délégation permanente aux Nations Unies.

1969 - Inconnu

285. Fondation de la Shiromani Sikh Society

À ses débuts, la communauté sikhe de Toronto connaît une croissance lente à mesure que des membres des colonies de peuplement sikhes plus importantes de Vancouver, en Colombie-Britannique, migrent vers l’est au milieu des années 1950. En 1965, ce sont au moins 400 sikhs qui vivent dans la région du grand Toronto, et des offices religieux sont organisés chaque mois au centre communautaire de l’avenue Eglinton. En 1969, année du cinq centième anniversaire de la naissance de Guru Nanak (1469-1539), fondateur de la croyance sikhe, Sardar Jimiyat Singh Gill mène l’établissement de la Shiromani Sikh Society. La société fonde le premier gurdwara (temple) sikh à Toronto, qui est toujours situé au 269, avenue Pape.

1973 Confirmé

286. Coup d’État de 1973 au Chili

En 1973, un coup d’État militaire amène Augusto Pinochet au pouvoir au Chili.

1976 - Inconnu

287. Ordination des femmes par l'Église anglicane

Avant leur ordination à la prêtrise, les femmes occupent depuis longtemps des rôles influents au sein de l'Église anglicane du Canada. Après la Seconde Guerre mondiale notamment, un grand nombre de groupes locaux de femmes se forment dans les paroisses du pays. Sous l'influence du mouvement florissant pour les droits des femmes, l'Église anglicane du Canada commence dans les années 1960 à repenser la nature de sa structure organisationnelle. Au sein de l'Église, beaucoup souhaitent voir mis en place un modèle incluant la collaboration des hommes et des femmes en tant que partenaires égaux à part entière à tous les niveaux de la vie ecclésiastique. Ce sentiment trouve écho chez de nombreux membres de la Communion anglicane à l'échelle internationale et, à l'occasion de la conférence de Lambeth de 1968, les évêques de tous les pays se montrent favorables à l'ordination des femmes diacres, position que l'Église anglicane du Canada adopte officiellement l'année suivante. En 1975, après de nombreux débats et consultations, le Synode général de l'Église anglicane du Canada promulgue des résolutions autorisant l'ordination des femmes prêtres. Le 30 novembre 1976, six femmes sont ordonnées prêtres de l'Église anglicane du Canada et trois de ces ordinations ont lieu en Ontario : la révérende Mary Mills à la cathédrale St. Paul (St. Paul’s Cathedral) à London et les révérendes Mary Lucas et Beverley Shanley à l'église anglicane Grace Church à St. Catharines.

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1976 - 2001 Confirmé

288. Loide 1976 sur l’immigration

La Loi de 1976 sur l’immigration est créée pour favoriser une immigration permettant de renforcer le développement économique du Canada et pour en finir avec une politique d’immigration discriminatoire et dépassée. La Loi vise également à promouvoir une immigration permettant de réunir les familles. À cette fin, quatre catégories d’immigrants sont définies : les réfugiés, les familles, les parents aidés et les immigrants indépendants. Toutes ces catégories, à l’exception des immigrants indépendants, sont dispensées de présenter une demande de citoyenneté dans le cadre du système de points établi par le gouvernement fédéral en 1967. En 2001, la Loi est remplacée par la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

1979 Confirmé

289. Révolution iranienne

1979 Confirmé

290. Prise de la Grande Mosquée

1982 Confirmé

291. Guerre des Malouines

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