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Bataille de Moraviantown, 1813 (Bataille de la Thames)

La Fiducie du patrimoine ontarien et le Comité de commémoration de la Bataille de la rivière Thames ont dévoilé une plaque provinciale le vendredi 4 octobre 2013 pour commémorer la bataille de Moraviantown. L’événement s’est produit près du monument de Tecumseh sur le site original de la Bataille de la rivière Thames à Chatham-Kent.

Voici le texte de la plaque en français et anishinaabemowin :

BATAILLE DE MORAVIANTOWN, 1813 (BATAILLE DE LA THAMES)

    En septembre 1813, au cours de la deuxième année de la guerre de 1812, les États-Unis s'emparent du contrôle du lac Érié, coupant les voies d'approvisionnement britanniques avec l'Est et forçant les Britanniques à se retirer de la région de la rivière Détroit. Le 5 octobre 1813, 3 000 Américains et leurs alliés autochtones battent ici 950 Britanniques, Canadiens et Autochtones. Citons au nombre des personnes qui périssent le célèbre chef shawnee, Tecumseh, qui avait œuvré à l'unification des Premières Nations sur le territoire américain avoisinant pour lutter contre la colonisation de leurs terres et s'opposer à l'influence indésirable des colons sur leur mode de vie. À l'issue de cette bataille, une petite partie du Haut-Canada est occupée par l'ennemi jusqu'à la fin de la guerre de 1812, en 1815, date à laquelle elle repasse sous contrôle britannique. Cependant, le rêve de Tecumseh meurt en grande partie avec lui, car la guerre n'aura fait que retarder l'expansion américaine sur les territoires autochtones de l'Ohio, du Michigan, de l'Indiana et de l'Illinois.

(ANISHINAABEMOWIN) GII-MIIGAADING PUNDGONONG 1813

    Mdaam-giiziz 1813, megwaa niizh biboonan gii-mii-gaading pii 1812, Chi-mookmaanag gii-tebitowaad iw Lake Erie. Giw British Kye gii-miigwesiiwag mneswinan giw East ge gii-kwanoshkonaawaan giw British maa Detroit ziibiing. Miidash Oct. 5 1813, nswi mdaaswaak chi-mookmaanag ge giw Nishnaabeg gaa-naadmaa-gejig, gii-maazhaawaan zhaangsmidna naanmidna British Canadians, ge Nishnaabeg maa gaayaajig. Giw dash gaanzijgaazjig bezhig Kiiaawi gaa-maamoo Kenjgaazad Shawnee gaa-niigaanzid. Tecumseh gaakji nokiid jibskaabiindaadwaad Nishnaabeg maa beshgwong ge giw chi mookmaanag gaa-yaajig gii-ndawendaa naawaa wii-tebidoowaad Upper Canada miinwaa Nishnaabe Kiinsan kye gii-nda wenziinaawaa iw. Maa gaashi miigaadwaad gii-yaamgad mgiizhe iw Upper Canada giw e-mgoshkaa-jiiyajig giidnizwaad naangim 1815. Dash iw gii-miigaadwaad iw pii 1812 gii-shkwaa miigaadem mii dash neyaab giw British gaa-zhi-nda wendmowaad. Tecumseh’s iw gaa-bwaadang, manjiidigwaa niibna giw gaambwajig ge waawaaj gegwa wiin giimbwad. Dash iw gii-miigaadwaad gii-yaasnoomgad chi-mookmaan ji-maajiiging maa Nishnaabe gaadnizwaad Ohio, Michigan, Indiana, ge Illinois.

Historique

En septembre 1813, au cours de la deuxième année de la guerre de 1812, dix navires et goélettes de la Marine américaine ont pris le contrôle du lac Érié dans une bataille contre un escadron de six vaisseaux de la Marine royale. Dans leur sillage, les lignes d’approvisionnement britanniques allant de l’est vers la région sud-ouest de leur colonie du Haut-Canada (Ontario) ont été coupées, ce qui a contraint les forces défensives de la province à se retirer vers l’est. Après avoir traversé la rivière Détroit, les forces américaines ont poursuivi les Britanniques et leurs alliés des Premières Nations pour les piéger près de la rivière Thames le 5 octobre 1813, entre Bothwell et Thamesville. Lors de la bataille de Moraviantown (ou bataille de la rivière Thames) qui a suivi, 3 000 Américains ont vaincu 950 Britanniques, Canadiens et Autochtones. Parmi ceux qui ont trouvé la mort dans cette bataille, il y a eu le chef shawni Tecumseh.

Après que les États-Unis sont devenus indépendants de la Grande-Bretagne au cours de la Révolution américaine de 1775-1783, le gouvernement, les États et les citoyens américains se sont acharnés à aliéner les territoires des Premières Nations pour les ouvrir à la colonisation euro-américaine. En 1805, deux demi-frères shawnis, Tecumseh, dirigeant politique et militaire, et Tenskwatawa, chef religieux et prophète, ont réagi par la formation d’une alliance entre les Premières Nations situées à l’est de l’ancienne région nord-ouest des États-Unis (essentiellement au nord de la rivière Ohio, dans la zone inférieure et ouest des Grands Lacs). Les nations autochtones, dont les Shawnis, les Potawatomis, les Ottawas, les Wyandots, les Ojibwés, et les Mingos, qui ont prêté l’oreille à Tecumseh et à Tenskwatawa au cours des années suivantes espéraient se protéger contre la détérioration liée aux pressions exercées sur elles par la société dominante, notamment les pertes foncières, les pratiques commerciales fondées sur l’exploitation et les intrusions croissantes des nouveaux arrivants dans leur vie. Leur vision préconisait en partie la création d’une terre natale autochtone indépendante dans laquelle les communautés autochtones pourraient évoluer en fonction de leurs propres intérêts et à leur propre rythme au sein d’un territoire suffisamment vaste pour leur garantir la stabilité sociale et la viabilité économique. Devant la force croissante de ces « tribus de l’Ouest » qu’ils redoutaient, les forces américaines ont défilé contre leur centre politique, le village de Prophetstown dans l’Indiana. Lors de la bataille de Tippecanoe qui en a résulté le 7 novembre 1811 (sans Tecumseh, mais Tenskwatawa s’y trouvait), les Américains ont maintenu leur position puis incendié Prophetstown… mais au prix d’un durcissement de la détermination autochtone et d’une guerre entre les États-Unis et les Autochtones.1

Au cours de ces mêmes années, les relations entre les États-Unis et la Grande-Bretagne se sont dégradées, principalement en raison d’enjeux relatifs à la colère des Américains contre les pratiques navales et maritimes du Royaume-Uni (imposées en raison de la guerre de vie ou de mort que celui-ci menait contre la France napoléonienne et ses alliés), aux opinions exagérées au sein de la République américaine sur le soutien que les Britanniques ont apporté aux tribus de l’Ouest, et aux visées du gouvernement des États-Unis et de ses citoyens sur les colonies de l’Amérique du Nord britannique. En juin 1812, les États-Unis ont déclaré la guerre; un mois plus tard, l’armée américaine a traversé la rivière Détroit puis envahi le Canada.2

Les Britanniques et les tribus de l’Ouest ont formé une alliance contre leur ennemi commun, bien que leurs objectifs aient différé. D’une part, les Britanniques se souciaient en premier lieu de préserver leurs territoires, sans accorder aux États-Unis de concessions sur des questions maritimes au-delà de celles qu’ils avaient faites dans le ballet diplomatique qui s’est déroulé avant que Londres apprenne le déclenchement des hostilités. D’autre part, les Premières Nations rassemblées autour de Tecumseh et Tenskwatawa avaient pour principaux objectifs la préservation de leurs terres natales et la maîtrise de leur avenir; les Britanniques, en retour de l’aide reçue des Autochtones dans la préservation du Haut-Canada, consentaient à soutenir leurs alliés dans l’atteinte de leurs objectifs de guerre. (Au-delà des populations autochtones liées aux chefs shawnis, d’autres peuples autochtones ont combattu durant la guerre, dont : ceux qui habitaient la zone en amont de la rivière Mississippi, également opposés à l’expansion américaine mais à l’extérieur de la Confédération des tribus de l’Ouest; ceux au sein des colonies canadiennes, qui ont participé à la défense de leurs habitations en Amérique du Nord britannique; et ceux qui étaient alliés aux Américains, essentiellement en provenance de l’État de New York et des zones est de l’ancienne région nord-ouest. Par ailleurs, d’autres peuples dans la région des Grands Lacs sont demeurés neutres.)

La guerre de 1812 a fait rage sur les océans de la planète, la côte du golfe des États-Unis, le littoral est de l’Amérique du Nord et la zone en amont de la rivière Mississippi et de la région des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, celle-ci étant le principal point de confrontation. Avant la cessation des hostilités au début de 1815, les forces américaines ont entrepris sept grandes invasions dans le Haut-Canada et le Bas-Canada (Québec), pendant que les deux parties adverses étaient également investies dans des opérations supplémentaires pour contrecarrer leur ennemi ou obtenir d’autres avantages. Six de ces invasions ont échoué, mais l’une d’elles, qui a abouti à la bataille de Moraviantown et entraîné la mort de Tecumseh, s’est révélée réussie à l’échelle locale.

Les Britanniques et leurs alliés autochtones ont repoussé la première invasion américaine à Détroit et concrétisé plusieurs autres réussites, de telle sorte que le Michigan a été sous l’emprise des Britanniques et des Autochtones en 1812 et en 1813. Les Américains ont riposté par la construction de forts en Ohio afin de préserver leurs lignes de front existantes et de se préparer à reconquérir le territoire perdu. Ils ont également constitué, sinon assemblé, une flottille de navires de guerre et de goélettes armées pour défier la Marine royale sur le lac Érié. Les forces britanniques et canadiennes sous le commandement du major général Henry Procter, les tribus de l’Ouest qui ont suivi Tecumseh et Tenskwatawa, ainsi que d’autres guerriers des Premières Nations ont fait opposition aux initiatives des forces américaines en 1813, mais n’ont pu ni déloger celles-ci de leurs forts, ni empêcher leur accumulation progressive de ressources. Parallèlement, faute de fournitures et de provisions, les Britanniques et leurs alliés se sont trouvés dans une situation de plus en plus désespérée sur le front du Haut-Canada.3

Le cours des événements sur le front de la rivière Détroit a radicalement changé à la suite de la victoire des forces américaines à la bataille du lac Érié, le 10 septembre 1813. Face à une imposante armée américaine réunie pour envahir le Canada, le général Procter, dont les principales lignes de ravitaillement étaient coupées et les forces, alliés et personnes dépendantes autochtones aux prises avec la famine, a jugé opportun de battre en retraite dans la région de Chatham sur la rivière Thames, voire plus à l’est, pour maintenir ses forces en vue des prochaines campagnes. Tecumseh et un grand nombre de ses partisans étaient opposés à cette manœuvre : au départ, ils souhaitaient poursuivre le combat le long de la frontière de Détroit. Ils ont toutefois fini par céder et prendre part à la marche loin des terres qu’ils voulaient absolument défendre, dans l’espoir que les Britanniques et les Premières Nations allaient reprendre le dessus au cours des semaines ou des mois à venir.

Le major général américain William Henry Harrison (qui avait dirigé les forces de son pays lors de la bataille de Tippecanoe et joué un rôle de premier plan dans l’aliénation des terres des Autochtones) a atteint le Canada avec son armée le 26 septembre 1813, après quoi il a poursuivi prudemment Procter vers l’est. Le matin du 5 octobre, après avoir préalablement mis en œuvre quelques actions pendant que l’ennemi se rapprochait, le général Procter a rassemblé ses troupes en vue de résister aux Américains à deux ou trois kilomètres de Moraviantown; pour ce faire, il a sécurisé son flanc gauche au moyen de la rivière Thames vers le sud, pendant que les guerriers autochtones et lui se sont principalement déployés à sa droite dans le marais Backmetack (quoique certains soldats aient pris position à côté de la rivière Thames). La force américaine (dans laquelle il y avait quelque 200 guerriers alliés des Premières Nations) a engagé la bataille, dirigée par des Kentuckiens à cheval : ces derniers ont rapidement franchi et écrasé les lignes britanniques faiblement déployées avant de descendre de leur monture pour se lancer à l’assaut du groupe principal de guerriers, lequel a subi la défaite au moment où le reste de la force de Harrison s’est jeté dans la bataille, pendant laquelle Tecumseh est tombé au combat. Un grand nombre des guerriers, soldats et personnes dépendantes ont battu en retraite vers l’est, jusqu’à l’extrémité ouest du lac Ontario. Les pertes britanniques se sont chiffrées à quelque 30 morts, auxquels se sont ajoutés 600 blessés ou blessés et capturés (y compris des hommes capturés avant et après la bataille). En ce qui touche les Premières Nations, le nombre de pertes demeure inconnu, mais plus de 30 corps autochtones ont été trouvés le lendemain de la bataille. Au total, il y a eu environ 30 Américains tués ou blessés à Moraviantown.

La bataille tire son nom de la communauté autochtone avoisinant Moraviantown (ou Fairfield). Il s’agissait d’une mission chrétienne morave auprès de la nation Delaware (ou Munsee) fondée en 1792 au nord de la rivière Thames par des réfugiés de la Vallée de l’Ohio persécutés par les Américains. Après la bataille de 1813, les forces américaines ont incendié la colonie, mais son peuple s’est rétabli après la guerre au sud de la rivière Thames, à New Fairfield ou New Moraviantown (il porte actuellement le nom de Première Nation Moravian of the Thames).4 Le général Harrison s’est ensuite replié vers la région de la rivière Détroit. Un tribunal martial a déclaré Henry Procter coupable d’avoir mal géré le repli de la rivière Détroit et la bataille de Moraviantown, de sorte que son commandement lui a été retiré.5

Par suite du décès de Tecumseh et de la domination américaine dans les zones est de l’ancienne région nord-ouest, la Confédération des tribus de l’Ouest a commencé à se désintégrer : certains de ses membres ont fait la paix avec les États-Unis et l’influence exercée par Tenskwatawa s’est érodée. Quelques-uns des guerriers qui avaient battu en retraite dans la région de Niagara avec leur famille ont cependant continué le combat jusqu’en 1814, tandis que d’autres ont regagné leurs terres natales et engagé les hostilités au sud de l’ouest des Grands Lacs. Après les batailles du lac Érié et de Moraviantown, les Américains ont occupé une zone au sud-ouest du Haut-Canada jusqu’au retour de la paix en 1815. Malgré cela, le reste de l’Amérique du Nord britannique a survécu à la deuxième et à la troisième année de la guerre.

À la fin de l’année 1814, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont négocié un traité de paix qui, une fois ratifié en février 1815, a mis un terme à la guerre de 1812. Aux termes du traité de Gand conclu entre les deux puissances, on a rétabli le statu quo de 1811 et restitué à leurs propriétaires d’origine les territoires conquis durant la guerre. La guerre aura eu pour conséquence de permettre à la Grande-Bretagne d’atteindre ses objectifs principaux, à savoir conserver ses possessions en Amérique du Nord, ce qu’elle n’aurait sans doute pu accomplir sans le soutien de ses alliés des Premières Nations, notamment en 1812 et en 1813. Dans les faits, la Grande-Bretagne a mené avec succès une guerre défensive, contrairement à la croyance de longue date comme quoi les deux belligérants se seraient battus jusqu’à ce qu’il y ait impasse. De plus, consécutivement aux hostilités, le gouvernement britannique n’a fait aucune concession quant à des enjeux, y compris sur le plan maritime, en lien avec d’autres conflits anglo-américains survenus avant la guerre de 1812.

Pour leur part, les alliés des Premières Nations du Royaume-Uni dans l’ancienne région nord-ouest n’ont pas atteint leurs principaux objectifs de guerre. La confédération de Tecumseh et Tenskwatawa s’est effondrée et, nous l’avons mentionné, un grand nombre de ses membres ont fait la paix avec les États-Unis avant l’issue des négociations du traité de Gand. (Non seulement ces traités ont-ils mis en relief le caractère indépendant de la diplomatie des Premières Nations, mais ils ont souligné la nature intrinsèquement régionale des affaires autochtones par la reconnaissance de la mesure dans laquelle les groupes distincts d’Autochtones se trouvent dans une situation différente.) Malgré la faiblesse des affaires autochtones en 1814 sur le front de Détroit, le gouvernement britannique a songé à poursuivre les hostilités pour contraindre les États-Unis à céder des terres servant à la création d’un foyer autochtone distinct. Cependant, après avoir tenu compte de l’incertitude quant à la stabilité de l’Europe (bien que Napoléon ait abdiqué en 1814), des préoccupations suscitées par la protection des intérêts de la Grande-Bretagne sur le continent, de l’épuisement consécutif à la guerre contre la France durant deux décennies, de l’énorme fardeau qui accablait les finances publiques à la suite du conflit avec l’Europe, de la volonté généralisée de rétablir la prospérité par le commerce, et de l’optique selon laquelle il fallait maintenir la dignité nationale pour parvenir à une paix durable entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, Londres a déterminé qu’il n’était pas dans l’intérêt supérieur du Royaume-Uni, ni dans celui de ses provinces canadiennes, de continuer le combat en faveur des aspirations des Autochtones au sein des États-Unis. Toutefois, en vertu de l’article IX du traité de Gand, les Britanniques et les Américains devaient cesser les hostilités avec les Premières Nations et restituer les possessions, les droits et les privilèges dont jouissaient les Autochtones en 1811, conformément au principe général de ce traité quant au rétablissement du statu quo avant la guerre. Bien entendu, pareille disposition prenait une importance plus grande aux États-Unis qu’au Canada en raison de l’hostilité répandue des Autochtones au sein de la république envers le gouvernement et les citoyens américains. Par conséquent, si la Grande-Bretagne a atteint ses objectifs en lien avec la République américaine et que les États-Unis ont échoué dans la concrétisation de leurs ambitions relatives au Royaume-Uni à l’issue du conflit, la guerre entre les Premières Nations et les États-Unis dans l’ancienne région nord-ouest, déclenchée à Tippecanoe en 1811, n’a fait que ralentir, sans pour autant interrompre, l’expansion euro-américaine dans cette région.


La Fiducie du patrimoine ontarien tient à exprimer sa gratitude à Carl Benn pour le travail de recherche effectué dans le cadre de la rédaction de cet article.

© Fiducie du patrimoine ontarien, 2013


1 La meilleure biographie de Tecumseh est Tecumseh : A Life [New York, Henry Holt (1998)], de l’auteur John Sugden. Dans Native Memoirs from the War of 1812 [Baltimore, Johns Hopkins University Press, (sous presse en 2014)], sous la direction de Carl Benn, l’auteur autochtone Black Hawk signe un mémoire des campagnes relatives à la résistance des Autochtones dans l’ancienne région nord-ouest. Pour les études qui situent les enjeux des Premières Nations de cette région dans une perspective élargie, consulter : Robert Allen, His Majesty’s Indian Allies [Toronto, Dundurn (1992)]; Colin Calloway, Crown and Calumet [Norman, University of Oklahoma Press (1987)]; Gregory Dowd, A Spirited Resistance [Baltimore, Johns Hopkins University Press (1992)]; et Adam Jortner, The Gods of Prophetstown [New York, Oxford University Press (2012)]. Dans The Iroquois in the War of 1812 [Toronto, University of Toronto Press (1998)], Carl Benn relate une étude sur les Autochtones qui habitaient le Canada et dont le vécu des événements en lien avec la période en question a différé de celui des Autochtones de l’ancienne région nord-ouest.

2 S’il fallait ne choisir qu’un seul ouvrage sur la guerre, le meilleur serait peut-être Mr. Madison’s War [Princeton, University Press (1983)], par J.C.A. Stagg. Un survol de la guerre axé sur les Premières Nations au sein des régions des Grands Lacs et de la zone en amont de la rivière Mississippi figure dans Native Memoirs, « Chronological Overview » de l’auteur Benn. The War of 1812 [Oxford, Osprey (2002)], toujours de l’auteur Carl Benn, présente un abrégé de la guerre. Parmi les chroniques types et accessibles sur le principe du mérite, il y a The War of 1812 (édition révisée) par Donald Hickey [Urbana, University of Illinois Press (2012)]; et The Incredible War of 1812, rédigé d’abord par J M. Hitsman en 1965 puis en version révisée par Donald Graves [Toronto, Robin Brass (1999)].

3 Une bonne analyse de ces événements se trouve dans A Wampum Denied [Ottawa, Carleton University Press (1997)] de l’auteur Sandy Antal et Tecumseh de l’auteur Sugden.

4 L’ouvrage Moravians in Upper Canada [Toronto, Champlain Society (1999)], trad. et éd. par Linda Sabathy-Judd, relate bien l’histoire du site et comporte une bibliographie étendue. Le lecteur y trouvera, à partir de la p. 520, une description directe faite en 1813 de l’arrivée des Américains dans le village.

5 A.M.J. Hyatt, Henry Proctor Biography, Dictionary of Canadian Biography Online. Dans Tecumseh’s Bones [Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press (2005)], l’auteur Guy St-Denis présente une analyse intéressante des retombées de la bataille de Moraviantown en ce qui touche les tentatives de commémoration de Tecumseh et du champ de bataille.


Bibliographie

Allen, Robert S. His Majesty’s Indian Allies: British Indian Policy and the Defence of Canada, 1774-1815. Toronto, Dundurn (1992).

Antal, Sandy. A Wampum Denied: Procter’s War of 1812. Ottawa, Carleton University Press (1997).

Benn, Carl. The Iroquois in the War of 1812. Toronto, University of Toronto Press (1998).

------. The War of 1812. Oxford, Osprey (2002).

------. Native Memoirs from the War of 1812: Black Hawk et William Apess. Baltimore, Johns Hopkins University Press (sous presse en 2014).

Calloway, Colin G. Crown and Calumet: British-Indian Relations, 1783-1815. Norman, University of Oklahoma Press (1987).

Dowd, Gregory Evans. A Spirited Resistance: The North American Indian Struggle for Unity, 1745-1815. Baltimore, Johns Hopkins University Press (1992).

Hickey, Donald R. The War of 1812: A Forgotten Conflict (édition révisée). Urbana, University of Illinois Press (2012).

Hitsman, J. Mackay. The Incredible War of 1812: A Military History (1965), version révisée par Donald E. Graves. Toronto, Robin Brass (1999).

Hyatt, A.M.J. « Henry Procter Biography », dans Dictionary of Canadian Biography Online, consulté le 4 juin 2013.

Jortner, Adam. The Gods of Prophetstown: The Battle of Tippecanoe and the Holy War for the American Frontier. New York, Oxford University Press (2012).

Sabathy-Judd, Linda, trad. et éd. Moravians in Upper Canada: The Diary of the Indian Mission of Fairfield on the Thames, 1792-1813. Toronto, Champlain Society (1999).

St-Denis, Guy. Tecumseh’s Bones. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press (2005).

Stagg, J.C.A. Mr. Madison’s War: Politics, Diplomacy, and Warfare in the Early American Republic. Princeton, Princeton University Press (1983).

Sugden, John. Tecumseh: A Life. New York, Henry Holt (1997).