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La présence française à Lafontaine

Le samedi 14 juillet 2007, à 11 heures, la Fiducie du patrimoine ontarien et le canton de Tiny ont dévoilé une plaque provinciale commémorant la présence française à Lafontaine, à l’École Sainte-Croix de Lafontaine, Lafontaine (Ontario).

Voici le texte bilingue de la plaque :

LA PRÉSENCE FRANÇAISE À LAFONTAINE

    Des explorateurs français sont arrivés dans la région de Lafontaine aux environs de 1610. Des commerçants de fourrure, des soldats et des missionnaires français continuèrent à être présents de façon intermittente dans la région jusqu’en 1650, leurs séjours ayant pris fin après les guerres entre Hurons et Iroquois. Un groupe d’anciens voyageurs canadiens-français et métis provenant de l’île Drummond finit par s’y installer en 1830. Ces colons furent suivis de vagues successives d’immigrants du Québec. Les trois principaux groupes d’immigrants étaient originaires de Batiscan, de Joliette et des comtés de Soulanges et de Vaudreuil. L’église et la paroisse Sainte-Croix furent fondées en 1856 et le village fut nommé en l’honneur de Louis-Hippolyte La Fontaine, homme d’État canadien-français. Une forte concentration de francophones, un sens communautaire bien ancré et des institutions vigoureuses ont assuré le dynamisme de la culture franco-ontarienne à Lafontaine.

THE FRENCH PRESENCE IN LAFONTAINE

    French explorers first arrived in the Lafontaine area around 1610. An intermittent French presence of fur traders, soldiers and missionaries continued until 1650 when the sojourns ended after the Huron-Iroquois wars. Eventually a group of former French Canadian and Métis voyageurs from Drummond Island settled here in 1830 followed by successive waves of immigrants from Quebec, the three main groups originating from Batiscan, Joliette and the counties of Soulanges and Vaudreuil. The church and parish of Sainte-Croix were established in 1856 and the village was named after the French-Canadian statesman Louis-Hippolyte La Fontaine. A high concentration of Francophones, a strong sense of community and vigorous institutions have nurtured Lafontaine’s vibrant Franco-Ontarian culture.

Historique

Explorateurs, missionnaires et commerçants de fourrures

Les Français sont arrivés dans la région de ce qui est désormais Lafontaine, en 1615, en compagnie de l'explorateur français Samuel de Champlain. En présence de Champlain, le père Récollet, Joseph Le Caron, célébra la première messe en Ontario, le 12 août 1615, dans la forteresse huronne de Carhagouha, à quatre kilomètres au nord-ouest de l’église catholique actuelle Sainte Croix de Lafontaine (située au 327, rue Lafontaine Ouest). Le prêtre et l’explorateur passèrent l’hiver à Carhagouha. Le Caron travailla à la constitution d’un dictionnaire bilingue français-huron et Champlain partit faire la guerre et chasser avec les Hurons.

La présence française intermittente continua pendant quelques années, l’exploration, le commerce des fourrures et le travail de missionnaire attirant l’explorateur et interprète autochtone Étienne Brûlé, Le Caron et les jésuites. Cependant, ces visites prirent fin après les guerres entre Hurons et Iroquois des années 1640. Les survivants hurons et les Français qui s’étaient alliés à eux se réinstallèrent dans la vallée du Saint-Laurent, en 1650. Cent-quatre-vingts ans plus tard, une présence française permanente commença à Lafontaine.1

Quatre vagues d’immigration canadienne-française

Les premiers colons canadiens-français et métis étaient d’anciens voyageurs – des commerçants de fourrures qui venaient de Montréal et qui se dirigeaient vers l’intérieur pour faire du commerce avec les Autochtones – et leurs familles qui avaient quitté l’île Drummond lorsque cette dernière tomba entre les mains des Américains, après la guerre de 1812. L’un d’entre eux fut Louis Descheneaux, originaire de Beaumont, au Québec, qui arriva dans la région avec la Compagnie du Nord-Ouest. En 1830, il construisit la première maison sur le 16e lot de la 16e concession du canton de Tiny.2 La maison existe toujours et Louis est enterré à Lafontaine.

Le révérend Amable Charest est à l’origine de l’arrivée du groupe suivant de colons. Le père Charest était missionnaire à Penetanguishene. Il était originaire de Sainte-Anne-de-la-Pérade, près de Trois-Rivières, au Québec. Réalisant le potentiel agricole de la région, il encouragea des familles de sa province natale à venir s’installer dans les nouvelles concessions. La première vague d’immigrants arriva en 1841 de Batiscan, près de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Elle incluait les familles Brunelle, Marchand, Marchildon et Maurice, qui purent choisir les meilleures terres des 16e et 17e concessions, soit le centre de Lafontaine. Elles furent suivies peu après par des familles de Joliette qui portaient le nom de Beausoleil, Desroches, Laurin et Marion.3 Les lots qui leur furent donnés étaient situés dans les 18e et 19e concessions (qui devinrent éventuellement le hameau de Laurin). Ces terres étaient moins fertiles et plus boisées. Un troisième groupe arriva de Vaudreuil-Soulanges et s’installa dans la partie est de Lafontaine, qui finit par devenir le hameau de Randolph.4 La majeure partie de la migration prit fin aux alentours de 1854, l’année du retour du père Charest au Québec.5

Se rendre sur les nouvelles terres nécessitait ténacité et endurance. La distance entre Montréal et Lafontaine était de plus de 650 kilomètres, et la liaison York-Barrie ne fut assurée qu’en 1853. Avant, la plupart des colons se rendaient à York (Toronto) en train ou à pied, et faisaient ensuite le reste du chemin à pied, avec des chariots tirés par des boeufs.6 Le transport vers cette région et à l’intérieur de cette dernière fut difficile pendant de nombreuses années.

Colonisation

Initialement, seule l’agriculture de subsistance fut possible, pendant que les fermiers défrichaient les terres à l’aide des boeufs. Quant au transport vers les marchés, il était presque impossible.7 Les pommes de terre représentaient presque la moitié de la production agricole des premières fermes, laissant présager l’importance du rôle économique que cette culture allait éventuellement jouer à Lafontaine.8

Les réseaux sociaux entre les colons étaient peu développés en raison du mauvais état des routes. Les colons avaient tendance à ne fréquenter que les familles qui avaient les mêmes origines qu’eux. Par conséquent, les colons de Joliette ne se mélangeaient pas à ceux de Batiscan ou de Vaudreuil-Soulanges, et aucun de ces groupes ne fréquentait les descendants des voyageurs.9 Ceci entraîna des conflits qui opposèrent des colons originaires d’une région à ceux d’une autre région, et influa sur les mariages dont la plupart étaient célébrés entre descendants de personnes originaires de la même région.10

Comme il n’y avait pas d’église dans les environs immédiats, les colons devaient se rendre à Penetanguishene pour aller à la messe, localité distante d’au moins 15 kilomètres.11 Pour satisfaire les besoins spirituels des nouveaux arrivants, le père Amable Charest commença à célébrer la messe en 1850 dans une maison située dans la 16e concession et fonda la mission Sainte-Croix, la même année.12 La première chapelle, baptisée Exaltation de la Sainte-Croix en 1856, était une structure en bois, faite de billes équarries. La première célébration de la Fête-Dieu eut lieu en 1857 et le cimetière fut béni la même année.13 Lafontaine eut droit à son premier pasteur permanent avec l'arrivée du révérend Étienne Gibra, en 1861. Le père Gibra agrandit l’église par la suite et ajouta une sacristie.14

En 1856, les anglophones parlaient de « colonie française » lorsqu’ils faisaient allusion à la région peuplée presque exclusivement de Canadiens-Français. La même année, un bureau de poste fut créé, portant le nom du politicien libéral Louis-Hippolyte La Fontaine.15 Toussaint Moreau essaya également de créer une école en 1856. Cependant, l’essai ne fut pas concluant, car les enfants vivaient trop loin, on avait besoin d’eux dans les fermes et la présence d’ours et de loups dans les bois était source d’inquiétude.16 Charles Picotte ouvrit une autre école qui ne survécut que peu de temps, en 1868.17

L’agriculture de subsistance fut remplacée par l’agriculture commerciale en 1870; elle prit de l’expansion en raison du prolongement du chemin de fer, en 1879, de Barrie à Penetanguishene. Les colons reproduisaient les modes de vie matérielle qu’ils avaient connus au Québec. Ceci est illustré par la maison Vallée, rue Lafontaine, construite en 1850 dans le style québécois, soit un toit en voûte et une véranda courant tout le long de la façade.18 Des croix aux carrefours furent aussi érigées, en général à la fin du 19e siècle, y compris une sur le lot du premier colon, Louis Descheneaux.19 La majeure partie de la population resta relativement pauvre, mais il quelques exceptions. Par exemple, en 1871, Constant Marchildon était propriétaire de 285 acres de terres, de quatre granges et étables, de quatre chariots, de matériel agricole et des deux seuls traîneaux de Lafontaine. Par ailleurs, il employait trois hommes comme pêcheurs.20 Il y avait 210 familles inscrites comme membres de la paroisse en 1876.21 Cependant, aux alentours de 1877, un groupe important de personnes quitta la région pour se rendre au Manitoba, au Minnesota et dans les Dakotas, pour recommencer une nouvelle vie qu’elles espéraient plus prospère sur le plan financier.22

Ère de la construction

Une période de construction intense eut lieu entre 1873 et 1896. Une nouvelle église, un presbytère, un couvent et une école furent construits. Au début, les divisions régionales de la paroisse attisèrent les flammes d’un conflit concernant l’emplacement du nouveau presbytère et de l’église. Finalement, l’évêque intervint et décida de garder le même emplacement.23 Malheureusement, le conflit eut un effet négatif sur les contributions financières individuelles pour les travaux de construction. Finalement, le pasteur, le père Joseph Michel, contribua une somme considérable provenant de ses propres ressources financières.24

Tous les matériaux utilisés pour construire la nouvelle église étaient locaux – des pierres des champs provenant des fermes furent utilisées pour les fondations, des arbres locaux furent transformés en planches dans les scieries avoisinantes et les briques furent fabriquées par le paroissien Louis Thanasse.25 La nouvelle église, qui fut achevée en 1877, était située derrière l’ancienne. Durant les trois années de construction, la première église continua à servir pour les offices, puis fut démolie.26 En 1885, le père Michel fit construire un couvent qui abrita les Soeurs de Sainte-Croix et une école privée pour jeunes filles. Le père Michel paya ces travaux de construction avec l’argent qu’il avait hérité de sa famille.27 L’école du couvent comptait jusqu’à 60 élèves dont certaines étaient protestantes.28 L’élégance des nouveaux bâtiments de la paroisse contrastait avec le mode de vie des pionniers comme le père Michel, qui possédait une grange, une étable, des animaux et un grenier, tout comme ses paroissiens.29

La période de construction prit fin avec celle d’une nouvelle école qui remplaça le bâtiment délabré qui était utilisé depuis la création de la première école catholique permanente, en 1886. La nouvelle école, qui fut achevée en 1896, était un bâtiment en brique de trois classes, pouvant accueillir 150 élèves.30

Une fois les bâtiments construits, des organisations paroissiales virent le jour. Les Dames de Sainte-Anne furent fondées en 1892 et comptaient 65 membres. La Ligue du Sacré-Coeur, pour les hommes, fut créée la même année. Une section de la société d’assurance fraternelle, l’Union Saint-Joseph, de même que l’Ordre des forestiers catholiques, furent également fondés aux alentours de la même période. 31

Le désir de vivre en français

Pratiquement francophone, et dotée de toute la série d’institutions paroissiales reflétant le patrimoine québécois, la population de Lafontaine fut déçue lorsque l’utilisation de l’anglais commença à voir le jour dans les services et les activités paroissiales. Le père Joseph Beaudoin, pasteur de 1889 à 1904, pratiquait parfois son anglais en prêchant dans cette langue, à la grande consternation de sa congrégation32 qui comptait 196 familles, en 1908.33 Le révérend Henri Brunet arriva comme pasteur en 1915 et resta jusqu’en 1923. Comme il avait l’habitude de servir la paroisse bilingue de Sainte-Anne à Penetanguishene, le révérend Brunet parla au début en anglais à ses nouveaux paroissiens. Ils envoyèrent des délégués pour lui expliquer qu’ils souhaitaient qu’il parle français.34 Au paroxysme de la crise causée par le Règlement 17,35 l’Association Canadienne-Française d’Éducation d’Ontario (ACFÉO) soutint les efforts des paroissiens de Lafontaine qui souhaitaient continuer à parler français. L’ACFÉO commença à être active dans la région entre 1908 et 1910 et finalement, une section de l’association fut créée à Lafontaine, en 1942.36

C'est sur cette toile de fond que des événements importants se produisirent dans l’école de Lafontaine. Les Soeurs de Sainte-Croix, qui enseignaient principalement en français, partirent en 1893 en raison d'un conflit avec le pasteur à propos de leur enseignement et de leur administration de l'internat du couvent. Elles furent remplacées par les Soeurs de Saint Joseph de Toronto, qui parlaient anglais.37 En 1920, le conseiller scolaire Thomas Thanasse demanda et reçut des livres en français de l’ACFÉO pour les 200 élèves. En 1924, la commission scolaire de Lafontaine demanda aux Soeurs de Saint Joseph deux soeurs francophones.38 Compte tenu des pressions soutenues qui s’exerçaient pour que davantage de cours soient enseignés en français, les Soeurs de Saint Joseph partirent au milieu de l’année scolaire 1927-1928. Quatre enseignants laïques les remplacèrent temporairement. Conséquence d’une pétition signée par les parents, les Soeurs de Sainte-Croix revinrent administrer l’école, en 1930.39

Changements économiques et sociaux

Durant les années 1920 et 1930, le mode de vie traditionnel qui avait prédominé à Lafontaine commença à changer. Les paroissiens commencèrent à avoir du temps pour des loisirs. Chaque année, entre un et deux concerts paroissiaux furent organisés. Les habitants étaient abonnés à La Presse, le quotidien montréalais, à L’Action catholique, au Messager et aux Annales de la Bonne Sainte-Anne, outre les journaux et catalogues en anglais.40 L’inauguration de la salle paroissiale en 1944 attira 800 personnes. L’année suivante, le ténor Joseph Ladéroute du Metropolitan Opera de New York, dont le grand-père était né à Lafontaine, y donna un concert.41

Les familles souhaitaient de plus en plus que leurs enfants suivent des études secondaires et celles qui pouvaient se le permettre envoyaient leurs enfants comme internes, dans les années 1920. Les garçons allaient à Rigaud et Papineauville, au Québec, et à Aurora et Toronto, en Ontario. Les filles fréquentaient des écoles de Toronto et de Sturgeon Falls en Ontario, et de Nicolet et de Montréal au Québec.42

Une tentative de création d’une école secondaire catholique à Lafontaine devint une célèbre cause judiciaire en 1926, connue sous le nom de l’« affaire de l’école de Tiny ». Cette affaire fut portée devant le Conseil privé de Londres qui refusa la création de l’école, car, selon l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, les écoles catholiques ne pouvaient pas enseigner après la 8e année. Le problème aurait pu être contourné en intégrant les 9e et 10e années à l’école élémentaire.43 Cependant, une école secondaire catholique, l'école Continuation, finit par être créée en 1944. La nouvelle école était administrée par les Soeurs de Sainte-Croix et emménagea dans un nouveau bâtiment à la fin de 1945.44

Durant la fin des années 1930, d’autres changements sociaux se produisirent comme la création d’une coopérative agricole locale, encouragée par le père Thomas Marchildon. La création du mouvement de coopératives eut un grand impact sur Lafontaine, car les agriculteurs adoptèrent des méthodes agricoles novatrices et les fermes s’agrandirent et prospérèrent. En 1948, la région réglementée de culture de la pomme de terre de Lafontaine exportait par chemin de fer 42 wagons de pommes de terre vers les États-Unis.45 Une coopérative d’épargne et de crédit fut fondée en 1942 qui passa rapidement des 35 membres initiaux à 281 membres, en 1944.

La transition au présent

Le commerce de la pomme de terre continua de prendre de l’expansion durant les années 1960 et 1970. De nombreux agriculteurs signaient à l’avance des contrats de vente de leurs récoltes de pommes de terre à la société Hostess.46 La culture de la pomme de terre est toujours importante de nos jours, mais les fermes familiales ont fusionné en entreprises industrielles plus importantes. L’amélioration du réseau routier a permis aux résidents de travailler dans des usines à Midland et Barrie. En l’an 2000, certains résidents allaient même travailler à Toronto.47

Le sort de l’école secondaire locale refléta la régionalisation de la vie des résidents de Lafontaine. L’école Continuation ferma ses portes en 1966 en raison de la fusion des districts scolaires. Les parents de Lafontaine souhaitaient assurer la préservation du français dans les écoles et l’entente de fusion stipulait qu’un francophone devait être nommé à l’administration des écoles secondaires et qu'un établissement français devait être créé dès que possible. Une école secondaire régionale française fut finalement créée en 1980, après une décennie de conflit intense. Située temporairement dans l’ancienne école Continuation de Lafontaine, la nouvelle école Le Caron ouvrit ses portes à Penetanguishene, à la fin de 1981.48

Le rôle de préservation du patrimoine culturel fut assumé de plus en plus par des associations laïques et les médias. Des événements récréatifs permirent d’offrir des activités en français. Par exemple, le Cercle de la baie Georgienne fut créé en 1963. Ce groupe était affilié à l’Association de la jeunesse franco-ontarienne et comptait environ 50 membres à Lafontaine.

En 1971, les élèves de l’école secondaire commencèrent à publier un mensuel, Le Goût de vivre, qui devint un hebdomadaire tiré à 1 000 exemplaires. Il déménagea dans l’ancienne école Lafontaine, en compagnie d’autres organismes communautaires, et le bâtiment fut rebaptisé Place Lafontaine en 1981.49 La radio et la télévision de Radio-Canada commencèrent à diffuser des émissions dans la région en 1977. Une radio communautaire (CFRH) fut créée à Penetanguishene en 198250 et TFO arriva en 1984.51

En 2000, Lafontaine commémora la première présence française à Carhagouha en installant un triptyque en vitrail représentant la messe de 1615 célébrée par le père Le Caron dans l’église paroissiale. Pour les 250 familles qui ont constitué la paroisse de Sainte-Croix, la seule paroisse complètement française de la région de la baie Georgienne, il s’agissait d’un témoignage approprié marquant la présence significative et de longue date des francophones à Lafontaine.52

De nos jours, Lafontaine compte environ 1 000 francophones qui continuent à jouer un rôle vital dans le cadre de toute une série d’activités commerciales et culturelles qui reflètent le patrimoine franco-ontarien solide et vivant de Lafontaine. L’esprit communautaire ardent et les institutions dynamiques ont permis à la culture canadienne-française de s’épanouir à Lafontaine.


La Fiducie du patrimoine ontarien tient à remercier le professeur d’histoire de l’Université d’Ottawa, Yves Frenette, pour ses travaux de recherche sur lesquels le présent document repose.

La Fiducie souhaite remercier l’Office des affaires francophones pour son aide et le ministère du Patrimoine canadien pour sa contribution financière par le biais de l’Entente Canada-Ontario sur les services en français.

© Fiducie du patrimoine ontarien, 2007


1 Daniel Marchildon, La Huronie, Ottawa, Le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, 1984, p. 10-38.
2 Micheline Marchand, Les Voyageurs et la colonisation de Pénétanguishene (1825-1871). La colonisation française en Huronie, Sudbury, La Société historique du Nouvel-Ontario, 1989, p. 34, 80.
3 Marchand, p. 81.
4 Marchand, p. 89.
5 Daniel Marchildon, p. 69.
6 Marchand, p. 82.
7 Centre de recherche en civilisation canadienne-française, site Web La présence française en Ontario : 1610, passeport pour 2010, Henri Brunet, « Un témoignage sur la paroisse Sainte-Croix de Lafontaine », p. 46.
8 Daniel Marchildon, p. 71.
9 Daniel Marchildon, p. 72.
10 Brunet, p. 50.
11 Marchand, p. 88.
12 Thomas Marchildon, « Paroisse de l'Exaltation de la Sainte-Croix de Lafontaine », dans Verner et Lafontaine, Sudbury, Société Historique du Nouvel-Ontario, 1945, p. 40.
13 Brunet, p. 43, Thomas Marchildon, p. 41.
14 Brunet, p. 46-47.
15 Daniel Marchildon, p. 74.
16 Brunet, p. 87.
17 Marchand, p. 88.
18 Le Goût de vivre, 15 juin 2004, sur leur site Web.
19 Daniel Marchildon, p. 101, 103.
20 Marchand, p. 86.
21 Brunet, p. 70.
22 Brunet, cité dans Marchand, p. 92.
23 Brunet, p. 54, Marchand, p. 89.
24 Brunet, p. 62.
25 Brunet, p. 59.
26 Raison pour laquelle l’église est située en retrait de la rue. Thomas Marchildon, p. 46.
27 Brunet, p. 67.
28 Brunet, p. 69.
29 Brunet, p. 57-58.
30 Brunet, p. 76.
31 Brunet, p. 78-80.
32 Brunet, p. 82.
33 Brunet, p. 87.
34 Daniel Marchildon, p. 103.
35 En 1912, le Règlement 17 du ministère de l’Éducation de l’Ontario proposait de limiter de façon drastique le droit à l’éducation en langue française dans les écoles publiques et catholiques de l’Ontario. Le sénateur Napoléon Belcourt, un défenseur des écoles séparées bilingues en Ontario, se battit à plusieurs reprises contre le Règlement 17. Bien que ses arguments aient été rejetés par la Cour suprême de l’Ontario et le comité judiciaire du Conseil privé, à Londres, les protestations véhémentes du public à son encontre et l’intérêt que ce Règlement avait suscité ont fait qu’il n’a jamais été entièrement appliqué.
36 Daniel Marchildon, p. 142.
37 Brunet, p. 77.
38 Daniel Marchildon, p. 169.
39 Daniel Marchildon, p. 170-171.
40 Daniel Marchildon, p. 135.
41 Daniel Marchildon, p. 142.
42 Brunet, p. 87.
43 Daniel Marchildon, p. 170.
44 Daniel Marchildon, p. 174-176.
45 Daniel Marchildon, p. 140, 142.
46 Daniel Marchildon, p. 145.
47 Révérend Hamel, pasteur de la paroisse Sainte-Croix, conversation téléphonique du 29 juin 2004.
48 Daniel Marchildon, p. 213-262.
49 Daniel Marchildon, p. 272, 274.
50 Site Web de La Clé d'la Baie.
51 Daniel Marchildon, p. 274.
52 Hamel.