Personnes - Ontario Heritage Trust

Menu

Personnes


  • 1 Albert Carman

    Grande figure du méthodisme canadien à la fin du XIXe et au début du XXe siècles, Carman est d’origine iroquoise et fréquente le Collège Victoria, à Cobourg. Il travaille brièvement en tant qu’enseignant puis est nommé en 1858 au poste de directeur du séminaire de Belleville, qui deviendra le Collège Albert. Administrateur des plus doués, et après avoir intégré le ministère épiscopal méthodiste, ardent défenseur de l’éducation méthodiste, Carman joue un rôle clé dans le développement de cette école méthodiste au cours de son mandat de 17 ans. Après son élection en tant qu’évêque en 1874, Carman gagne en influence dans les affaires de l’église, notamment en tant que fervent défenseur de l’union entre les confessions méthodistes. Lorsque l’union est officialisée en 1884, Carman devient surintendant général de l’Église méthodiste, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 1914.

  • 2 Alexander Ferrie Kemp

    Né à Strathclyde, en Écosse, Alexander Ferrie Kemp (1822-1884) devient ecclésiastique presbytérien et professeur au Canada. Kemp fréquente l’Université d’Édimbourg et le Collège presbytérien de Londres, en Angleterre, avant d’être ordonné en 1850 par l’Église libre du consistoire de Lancashire. Kemp est nommé aumônier du 26e bataillon d’infanterie (« 26th Foot Regiment », aussi appelé les « Cameronians » ou les « Scottish Rifles »), en garnison aux Bermudes. En 1855, Kemp accepte d’assumer les fonctions de pasteur de la St. Gabriel Street Church de Montréal et de secrétaire du consistoire de Montréal. Il quitte la ville en 1865 pour officier à la St. Andrew’s Church de Windsor, dans le Canada-Ouest (Ontario). Cet éminent érudit a également été rédacteur en chef de la lettre d’information de l’Église presbytérienne du Canada et a publié plusieurs articles sur la botanique aux Bermudes, aux États-Unis et au Canada. Critiqué pour ses opinions sur le manque de progrès au sein de l’Église presbytérienne du Canada depuis sa formation en 1861, il démissionne de ses fonctions et commence à enseigner dans différents collèges aux quatre coins du Canada et des États-Unis. En 1878, Kemp devient le directeur du Ottawa Ladies’ College avant de prendre sa retraite en 1883.

    1 entrée(s) trouvées

  • 3 Ancien Washington Christian

    Ordonné à l’église baptiste d'Abyssinie de New York, Washington Christian était un ancien esclave réfugié du Sud des États-Unis. Tout au long des années 1820 et 1830, il fonde des congrégations baptistes noires à Toronto, Hamilton, St. Catharines et Niagara Falls. Il fonde la première église baptiste de Toronto en 1826.

  • 4 Archevêque Denis T. O'Connor

    Né à Pickering, dans l'Ouest canadien (Ontario), Denis T. O’Connor (1841-1911) est le premier archevêque catholique de Toronto qui ne soit pas né à l'étranger. Après avoir achevé ses études au St. Michael’s College de Toronto, Denis O’Connor rejoint la Congrégation de Saint-Basile en 1859, et il est ordonné prêtre en 1863. En 1869, il est nommé père supérieur du Assumption College de Sandwich (Windsor). Pendant les 20 ans qu’il passe à la tête de l'établissement, les bâtiments sont agrandis, le programme étoffé et à son départ, le collège compte trois fois plus d'élèves. En 1890, il est consacré évêque de London. Il gère les finances du diocèse avec une grande rigueur et insiste pour que les membres du clergé reçoivent une éducation très poussée. Son mandat à London est couronné de succès, et en 1899, il est élevé à l'archevêché de Toronto. L'archevêque O’Connor exerce un contrôle draconien sur les fonds paroissiaux, et cette rigueur, alliée à un respect très strict de la doctrine de l'Église, permet de remettre d'aplomb un archidiocèse alors en plein essor. Les livres d'histoire ont retenu son rôle d'éducateur ainsi que la prudence financière dont il a fait preuve lors d'une période de transition particulièrement délicate pour la communauté catholique.

  • 5 Archevêque Fergus McEvay

    Né à Lindsay, dans l'Ouest canadien (Ontario), Fergus McEvay (1851-1911) est un prêtre catholique devenu archevêque de Toronto. Après avoir terminé ses études au St. Michael’s College de Toronto, Fergus McEvay est ordonné prêtre en 1882. Il est chargé des diocèses de Peterborough et de Hamilton. En 1899, il est consacré évêque de London. Fergus McEvay militait pour des écoles catholiques séparées et pour une augmentation du nombre d'ecclésiastiques à l'échelle diocésaine. Entre 1904 et 1907, il intervient également en tant que médiateur entre le gouvernement de la province et les dirigeants catholiques, dans le cadre de débats relatifs au financement et à l'obtention d'une certification pour les enseignants des écoles catholiques séparées. Élu archevêque de Toronto en 1908, Fergus McEvay recrute de nombreux ecclésiastiques et fonde plusieurs paroisses pour les nouveaux immigrants de certains pays. En 1908, il participe à la création de la Catholic Church Extension Society afin de financer des missions destinées aux immigrants catholiques de l'ensemble du territoire. En 1910, Fergus McEvay fonde le St. Augustine’s Seminary sur les falaises Scarborough afin de former les ecclésiastiques canadiens anglophones.

  • 6 Archevêque James Charles Cardinal McGuigan

    Né à Hunter River (île du Prince-Édouard), James Charles McGuigan (1894-1974) est archevêque catholique de Toronto, puis cardinal. Après avoir terminé ses études de théologie à l'Université Laval et au Grand Séminaire de Québec, James Charles McGuigan est ordonné prêtre en 1918. Il enseigne à l'Université Saint Dunstan’s de Charlottetown, et obtient son doctorat en droit canon en 1927. Il occupe le poste de recteur au séminaire Saint-Joseph d'Edmonton (Alberta) avant d'être consacré archevêque de Regina par le pape Pie XI (1857-1939) en 1930. L'archevêque McGuigan est nommé au siège de Toronto en décembre 1934. Pendant sa charge archiépiscopale à Toronto, James Charles McGuigan jugule la dette du diocèse et lève des fonds pour établir des écoles catholiques séparées. En 1946, il est nommé cardinal-évêque à Santa Maria del Popolo à Rome, et devient ainsi le premier cardinal anglophone. James Charles McGuigan fonde plusieurs paroisses nationales dédiées aux nouveaux arrivants. La population de l'archidiocèse de Toronto passe ainsi de 125 000 à 750 000 âmes entre 1929 et 1973. Après avoir étendu l'archidiocèse de Toronto et fondé le nouveau diocèse de St. Catharines, l'archevêque McGuigan quitte son poste en 1971.

    1 entrée(s) trouvées

  • 7 Archevêque John Joseph Lynch

    Né dans le comté de Fermanagh (Irlande), John Joseph Lynch (1816-1888) est un prélat et un archevêque catholique officiant dans l'Ouest canadien (Ontario). Après avoir étudié en Irlande et en France, John Joseph Lynch devient missionnaire en 1841 et exerce ses fonctions en Irlande, au Texas et à Niagara Falls. Nommé à la succession de l'évêque Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891) à Toronto, il est consacré évêque de Toronto en 1860. Ses origines irlandaises expliquent pourquoi l'évêque tisse des liens particuliers avec les immigrants irlandais de la ville, qui ont quitté leur pays pour échapper à la Grande Famine (1845-1849). Il œuvre à l'amélioration des conditions régnant dans les écoles catholiques séparées et conseille le gouvernement provincial en matière de législation éducative. Toutefois, il est souvent amené à prendre parti dans les débats entre la communauté catholique à la communauté protestante, qui s'opposent sur la question du financement des écoles. En 1870, John Joseph Lynch est élevé à l'archevêché de Toronto alors qu'il assiste au premier concile du Vatican (1869-1870) à Rome. Il attire un grand nombre de candidats à la prêtrise et renforce les effectifs de l'archevêché en ordonnant 70 prêtres pendant sa charge. Il fonde également 40 églises dans tout le diocèse de Toronto. Il poursuit sa charge d'évêque jusqu'à sa mort, en 1888.

  • 8 Archevêque John Walsh

    Né à Mooncoin (Irlande), John Walsh (1830-1898) est un archevêque catholique ayant officié en Ontario. Après ses études au Séminaire de Saint-Sulpice à Montréal, il est ordonné prêtre à Toronto en 1854, et devient recteur de la cathédrale St. Michael’s en 1860. John Walsh, fin négociateur, règle de nombreuses querelles entre les catholiques et les protestants de Toronto, et parvient notamment à éviter qu'un conflit au sujet des arcs orangistes s’envenime lors d'une visite du prince de Galles. En 1867, il est consacré évêque de Sandwich (Windsor), et devient alors le plus jeune évêque de tout l'Ontario. Pour résoudre les problèmes d'endettement de son diocèse, il lance un programme de réduction des dépenses et transfère sa résidence de Sandwich à London, ville plus accessible. En 1881, le fardeau financier qui accablait le diocèse a été considérablement allégé et l'évêque commence alors la construction de la cathédrale St. Peter’s à London. À la mort de l'archevêque John Joseph Lynch (1816-1888), Walsh devient archevêque de Toronto. Quelques années avant sa mort (1898), Walsh ouvre le Mount Hope Cemetery, fonde le Sacred Heart Orphan Asylum ainsi que la St Vincent de Paul Children’s Aid Society of Toronto.

  • 9 Archevêque Neil McNeil

    Né à Hillsborough (Nouvelle-Écosse), Neil McNeil (1851-1934) est prêtre catholique et professeur avant de devenir archevêque de Toronto. Après avoir reçu l'ordination au Collège de la Propagande à Rome en 1879, McNeil devient recteur et professeur au St. Francis Xavier College de Nouvelle-Écosse, fonctions qu'il occupe jusqu'en 1891. Après avoir officié dans les paroisses de West Arichat et de Descousse (Nouvelle-Écosse) et de St. George’s (Terre-Neuve), il est consacré évêque de St. George’s en 1904, et devient archevêque de Vancouver en 1910. McNeil continue à administrer le St. Augustine’s Seminary et la Canadian Catholic Church Extension Society, tous deux fondés par son prédécesseur, l'archevêque Fergus McEvay (1851-1911). L'archevêque McNeil milite également pour une distribution équitable des impôts au bénéfice des écoles séparées en Ontario, s’emploie à soulager les tensions existant entre les catholiques et les protestants de son diocèse et contribue à l'établissement de 30 nouvelles paroisses. Il fonde aussi le China Mission Seminary et le Newman Club.

  • 10 Archevêque Philip Pocock

    Né à St. Thomas (Ontario), Philip Francis Pocock (1906-1984) a été archevêque de Toronto. Après avoir terminé ses études de théologie au St. Peter’s Seminary de London (Ontario), Philip Pocock est ordonné prêtre en 1930 et réintègre le séminaire en qualité de professeur. Le père Pocock est nommé évêque de Saskatoon en 1944, avant de devenir archevêque de Winnipeg en 1952. En 1961, l'archevêque Pocock quitte Winnipeg pour devenir archevêque coadjuteur de Toronto auprès du cardinal-archevêque James Charles McGuigan (1894-1974). McGuigan quitte son poste d'archevêque de Toronto en 1971, et Pocock lui succède. En sa qualité d'archevêque de Toronto, Pocock fonde 45 nouvelles paroisses. En 1976, il crée Sharelife, un organisme qui prête secours aux familles en difficulté, aux personnes ayant des besoins particuliers, aux personnes âgées, aux immigrants et aux réfugiés ainsi qu'aux enfants et aux adolescents. L'archevêque Pocock officie à Toronto jusqu'en 1978, date à laquelle il quitte cette charge pour redevenir prêtre à la paroisse St. Mary’s (Brampton), où il demeure jusqu'à sa mort, en 1984.

  • 11 Armand-François-Marie de Charbonnel

    Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891) est un prêtre catholique romain français qui devient évêque de Toronto en 1850. Charbonnel étudie au Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, avant d’être ordonné en 1825. Arrivé à Montréal en 1839 en tant que missionnaire, il est sacré évêque de Toronto en 1850 par le pape Pie IX (1792-1878) en la chapelle Sixtine. L’évêque Charbonnel fonde le Collège St. Michael’s, la House of Providence, la Société Saint-Vincent de Paul et la Toronto Savings Bank. En appuyant la loi Taché de 1855, il pose les fondements d’un enseignement confessionnel catholique distinct. Toutefois, en 1856, se sentant mal aimé par ses paroissiens et le clergé, Charbonnel demande à Rome de le relever de ses fonctions. Il part pour la France en 1860 et officie aux quatre coins du pays, avant d’être nommé archevêque titulaire de Sozopolis (Sozopol, Bulgarie) en 1880, en reconnaissance de son action à Toronto. Charbonnel meurt en 1891 au monastère des capucins de Crest, en France.

    3 entrée(s) trouvées

  • 12 David Willson

    Le prédicateur David Willson (1778-1866) quitte la Société religieuse des amis (Quakers) dans le Haut-Canada (Ontario) pour diriger une nouvelle confession religieuse appelée les « Enfants de la paix », ou « Davidites ». Willson quitte New York pour émigrer au Canada en 1801, où il s’établit à East Gwillimbury, et ne tarde pas à participer à la réunion mensuelle (« Monthly Meeting ») de la rue Upper Yonge (aujourd’hui, Newmarket). En 1812, Willson est exclu de la Société en raison de son interprétation de la Bible et de son désir d’inclure de la musique dans les offices religieux. Il est rejoint par un certain nombre de partisans, appelés Davidites, et fonde les Enfants de la paix dans les environs de Hope (aujourd’hui, Sharon, dans le canton de Gwillimbury Est). Les premiers offices religieux ont lieu dans la ferme de Willson, jusqu’à ce qu’un temple soit construit en 1819. Willson devient un fervent partisan de la réforme politique dans le Haut-Canada, s’opposant au principe des réserves du clergé de l’Église anglicane. Sa passion pour la musique a des répercussions importantes sur les Davidites, qui deviennent des musiciens de renom et fondent le premier groupe de musique constitué de civils au Haut-Canada. Après la mort de Willson en 1866, les effectifs et l’activité des Enfants de la paix commencent à diminuer : le dernier office religieux a lieu au temple de Sharon en 1899.

    1 entrée(s) trouvées

  • 13 Edith Magee

    La présence de la foi bahá’íe au Canada serait due à Edith Magee (1881-1971), première Canadienne à s'être convertie à ce culte à la suite d'une visite rendue en 1898 à son oncle Guy Magee, à Chicago. En 1893, Guy Magee assiste au Parlement des Religions de Chicago dans le cadre de son travail de journaliste. Il devient alors fasciné par les croyances bahá’íes. De retour à London, sa nièce Edith convertit sa mère, sa tante et ses deux sœurs à sa nouvelle foi. Il est très probable qu’il s’agit du tout premier groupe de fidèles bahá’ís du Canada, même si cette foi libérale autorise ces femmes à continuer à assister aux offices méthodistes locaux. En 1902, Edith Magee réside à New York, et la toute nouvelle communauté bahá’íe de London décline en son absence. Edith Magee continue à participer activement aux activités et offices bahá’ís. En 1912, elle se rend à l'école bahá’íe de Green Acres, à Eliot (Maine) pour y rencontrer Abdu’l-Bahá (1844-1921), le fondateur de la foi bahá’íe.

  • 14 Edmund Scheuer

    Né à Moselle, en Prusse (Allemagne), Edmund Scheuer (1847-1943), de confession juive, exerce les métiers d’éducateur et de bijoutier en Ontario. Lorsque la guerre éclate entre la France et la Prusse (1870-1871), Scheuer émigre au Canada pour habiter chez sa sœur Camilla Scheuer-Levy (1845-1916) à Hamilton. Il s’associe à son beau-frère, Herman Levy, pour créer la bijouterie de gros Levy Brothers & Scheuer, Ltd. Il devient également membre de la congrégation Anshe Sholom et commence à donner des cours d’hébreu en 1872, établissant la première école confessionnelle juive à Hamilton. Entre 1873 et 1886, Scheuer occupe les fonctions de président de la congrégation Anshe Sholom : pendant son mandat, il parvient à faire adopter le judaïsme réformiste et à modifier le nom de la synagogue, qui devient le Temple Anshe Sholom. Scheuer déménage à Toronto en 1886, ouvre sa propre bijouterie de gros et devient membre de la congrégation du Holy Blossom Temple. Scheuer continue à défendre les intérêts du judaïsme réformiste, et attire au sein de la congrégation une succession de rabbins qui instaurent les pratiques réformistes dans la synagogue. Il enseigne à la Holy Blossom Sabbath School et à la Zionist Jewish Free School for Girls de Toronto. Scheuer est élu président honoraire du Holy Blossom Temple de Toronto en 1934.

  • 15 Élisabeth Bruyère

    Née à L’Assomption, dans le Bas-Canada, en 1818, Élisabeth Bruyère fonde les Sœurs de la Charité d'Ottawa. Extrêmement dévote et forte d’une solide éducation, elle travaille comme enseignante avant de se joindre aux Sœurs de la Charité (Sœurs grises) en 1839. Six ans plus tard, on lui demande d'établir une communauté des Sœurs de la Charité à Bytown (Ottawa). À cette époque, Bytown, ville en plein essor dépendant du secteur forestier, compte d'importantes communautés catholiques irlandaises et canadiennes-françaises, mais n’offre que peu de services et aucun établissement scolaire ou hospitalier catholique. Dans les trois mois suivant son arrivée, Élisabeth Bruyère supervise la création d'une école bilingue pour 120 élèves, d'un petit hôpital et d'une organisation de secours humanitaire. Œuvrant souvent en collaboration avec les prêtres oblats, Élisabeth Bruyère et les Sœurs de la Charité mettent en place de nombreuses écoles au cours des décennies suivantes. En 1860, elles construisent un nouvel hôpital plus important, lequel deviendra L'Hôpital d'Ottawa. Rapidement, les Sœurs de la Charité d'Ottawa étendent leur action au-delà de la région. À la mort d'Élisabeth Bruyère en 1876, l’organisation dirige des établissements scolaires en Ontario, au Québec et dans l'État de New York. Les efforts d'Élisabeth Bruyère permettent de poser des bases solides pour la mise en place des services sociaux, de santé et d'éducation de l'Église catholique à Ottawa et dans l'Est de l'Ontario.

  • 16 Ellen Hebden

    En 1906, Ellen Hebden (1865-1923) cofonde l'Église de Dieu dans la rue Queen Est de Toronto. Cette mission pentecôtiste est connue localement sous le nom de « mission East End » ou « mission Hebden ». L'Église de Dieu est le premier lieu de culte pentecôtiste de Toronto, et comporte une « maison de la foi » destinée aux personnes visitant la mission. Pour les pentecôtistes, l'interaction personnelle avec le Saint-Esprit est essentielle à l'accomplissement spirituel. Les articles que l'Église de Dieu fait paraître dans les journaux de l'époque suggèrent que plusieurs membres de la congrégation ont eu des visions et rapportent des cas de glossolalie (les fidèles s'expriment dans une langue inintelligible). Ellen Hebden indique elle-même avoir eu de telles révélations et affirme que 60 à 70 des paroissiens de la mission ont « parlé en langues » à partir de 1906 et 1907. En raison des rumeurs qui enflent autour de ces manifestations, les offices sont de plus en plus fréquentés et le prédicateur évangélique américain Albert S. Copley se rend même à la mission. Ellen Hebden publie également un journal intitulé The Promise, qu'elle utilise pour diffuser les enseignements pentecôtistes et communiquer des renseignements sur la mission. En tant que responsable religieuse, elle aide à établir le courant pentecôtiste au Canada, et notamment dans le sud de l'Ontario.

  • 17 Enoch Wood

    Né à Gainsborough, en Écosse, Enoch Wood (1802-1888) est un pasteur méthodiste qui assume les fonctions de surintendant des missions dans le Haut-Canada (Ontario). Baptisé dans l’Église d’Angleterre, Wood se convertit au méthodisme et est accepté comme missionnaire wesleyen au Canada en 1826. Wood officie comme pasteur dans plusieurs paroisses du Nouveau-Brunswick, avant d’être nommé surintendant des missions de l’Église méthodiste wesleyenne du Canada en 1847. Wood occupe ce poste jusqu’en 1874, année où l’Église méthodiste du Canada est formée par l’union des deux conférences wesleyennes d’Amérique du Nord britannique et de l’Église méthodiste New Connexion du Canada. Wood participe en outre à la fondation du Collège Victoria à Cobourg, où il obtient un doctorat en théologie en 1860.

  • 18 Évêque Alexander Macdonell

    Alexander Macdonell, né dans les Highlands d’Écosse, est un législateur et un prêtre et évêque catholique. Après avoir été ordonné prêtre en 1787, Macdonell forme un régiment de Highlanders catholiques et sert à Guernsey et en Irlande. Le régiment est démobilisé en 1802. Le père Macdonell demande au gouvernement des titres de propriété foncière pour son régiment démobilisé. En 1803, les vétérans partent pour le Haut-Canada. Macdonell arrive dans le Haut-Canada en 1804 en tant qu’aumônier de ce régiment démobilisé. Pendant la guerre de 1812, le père Macdonell ne ménage pas ses efforts pour réformer son régiment et en faire les Glengarry Fencibles, en charge de défendre leur terre d’adoption. Le régiment, avec le père Macdonell comme aumônier, rend de très bons services pendant la guerre, et il est hautement considéré en tant qu’unité de combat. Macdonell devient le premier évêque du diocèse catholique de Kingston, établi en 1826. En 1831, il est nommé au conseil législatif du Haut-Canada. En 1837, il fonde le Collège Regiopolis à Kingston.

    3 entrée(s) trouvées

  • 19 Évêque Benjamin Eby

    Né dans le comté de Lancaster, en Pennsylvanie, le prédicateur mennonite Benjamin Eby (1785-1853) était un leader de la colonie de peuplement d'Ebytown, dans le Haut-Canada (Ontario). Le harcèlement soutenu des mennonites pacifistes aux États-Unis après la Révolution américaine (1775-1783) pousse Eby et un groupe de colons mennonites germanophones à quitter la Pennsylvanie pour s’installer dans le canton de Waterloo (Haut-Canada) en 1807. Ordonné en 1809, Eby devient un chef de file communautaire et contribue à la construction d’une école et d’un temple (appelé Ben Eby’s Church). En 1813, il est élu évêque du comté de Waterloo. Il encadre des conférences religieuses, offre sa médiation pour régler les litiges locaux entre colons, et nomme de nouveaux évêques dans les districts avoisinants. La colonie de peuplement est d’abord appelée Ebytown, avant d’être renommée Berlin (Kitchener) en l’honneur des origines allemandes de la collectivité. Eby s’est montré très actif pour promouvoir l’enseignement et les offices religieux en langue allemande, en publiant plusieurs guides, hymnaires et textes en allemand.

    1 entrée(s) trouvées

  • 20 Évêque Charles James Stewart

    Charles James Stewart (1775-1837) est un ecclésiastique de l’Église d’Angleterre qui devient évêque de Québec. Ordonné en 1798, Stewart se rend dans le Bas-Canada (Québec) en 1807 pour intégrer son poste de recteur d’Orton Longueville (Orton). Il fait construire la Trinity Church de Frelighsburg en 1809, qui constitue la première église anglicane des Cantons de l’Est. Il se rend en Angleterre en 1823 pour défendre les prétentions de l’Église d’Angleterre vis-à-vis des profits tirés des réserves du clergé, ces terres mises de côté par le gouvernement colonial pour soutenir l’Église anglicane du Canada. En 1826, il est sacré évêque de Québec en la chapelle du Lambeth Palace de Londres. Confronté à la baisse du financement octroyé aux missions du Canada, Stewart demande à l’Église d’Angleterre de continuer à verser leur salaire aux ecclésiastiques de la Society for the Propagation of the Gospel. Ses demandes de fonds répétées pour appuyer les missionnaires partout au Canada entraînent la création du Upper Canadian Travelling Missionary Fund en 1834, et de l’Upper Canada Clergy Society en Angleterre en 1835. Après avoir choisi George Jehoshaphat Mountain (1789-1863) comme successeur, Stewart se met en route pour l’Écosse afin d’y passer sa retraite, mais il meurt à Londres pendant le voyage.

  • 21 Évêque John Christopher Cody

    Né à Ottawa, John Christopher Cody (1899-1963) est un prêtre catholique devenu évêque de Victoria (Colombie-Britannique) et de London (Ontario). Après avoir étudié au Collège Saint-Alexandre d'Ironside (Québec) et au séminaire de l'Université d'Ottawa, Cody est ordonné prêtre en 1923. Pendant de nombreuses années, il occupe la charge de vicaire de paroisse à l'église St. Patrick d'Ottawa, puis celle de curé à Cantley (Québec) et à Eastview (Ontario). En 1937, il devient évêque de Victoria. En tant qu'évêque, il introduit plusieurs ordres religieux au sein du diocèse, fonde de nouvelles paroisses, ouvre une bibliothèque diocésaine et, en 1946, collecte plus de 100 000 dollars au bénéfice du Centenary Education Fund. La même année, l'évêque Cody devient évêque coadjuteur de London (Ontario) afin d'aider le vieil évêque John Thomas Kidd (1868-1950) dans sa mission. Il devient évêque de London en 1950. Pendant son épiscopat à London, John Christopher Cody ouvre 38 églises, crée onze nouvelles paroisses et inaugure le King’s College (1954) et le Regina Mundi College (1962). L'évêque Cody est mort en 1963. Il repose au séminaire St. Peter’s de London.

  • 22 Évêque John Farrell

    John Farrell (1820-1873) est né à Armagh (Irlande). Sa famille émigre au Canada en 1830 et s'établit à Kingston (Haut-Canada). Ordonné prêtre en 1845, John Farrell devient curé à L’Orignal (canton de Champlain), dans l'Ouest canadien (Ontario). Après plusieurs années consacrées à la charge de curé, il devient le premier évêque catholique de Hamilton en 1856. Dans le cadre de sa charge d'évêque, John Farrell milite pour la formation du clergé canadien, prête assistance à la communauté catholique germanophone de Hamilton et fonde plusieurs écoles dans la région. Il tente également de convaincre les politiciens locaux d'adopter une législation en faveur des écoles catholiques, s'opposant ainsi aux réformes préconisées par son adversaire de longue date, George Brown (1818-1880), le propriétaire du Globe de Toronto. John Farrell soutient plusieurs ordres religieux à Hamilton (notamment les Ladies of Loretto, les Pères de la Résurrection et la Congrégation de Saint-Basile) et les aide à établir plusieurs écoles catholiques.

  • 23 Évêque John Horden

    Né à Exeter, en Angleterre en 1828, John Horden est apprenti forgeron et chargé d'enseignement dans un pensionnat avant d'être envoyé à Moose Factory en tant que missionnaire de l'Église d'Angleterre. Moose Factory, près de la baie James, est le site d'un important poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH) et compte dans sa population une vaste communauté crie. Souhaitant désespérément la présence d'un ecclésiastique protestant sur place, le facteur en chef de la CBH, Robert Miles, envoie une lettre au gouverneur de la société pour lui demander de lui offrir son appui. Horden et son épouse arrivent en 1851 et il est ordonné prêtre l'année suivante. Peu après, il crée une école secondaire et commence à apprendre la langue crie. Il supervise la construction de l’église St. Thomas (St. Thomas’ Church), qui débute en 1864, et établit un certain nombre de postes de missionnaires dans la région. Pendant plus de trente ans, Horden sert les employés de la CBH et la population crie protestante de la région. Il traduit d'ailleurs des passages de la Bible et de la liturgie de l'église anglicane en cri. En 1872, il est élu premier évêque du diocèse de Moosonee. Il décède en 1893 et est enterré au cimetière de la CBH.

    1 entrée(s) trouvées

  • 24 Évêque John Strachan

    L’évêque John Strachan, anglican, législateur et enseignant, est né à Aberdeen, en Écosse. En 1799, il se rend à Kingston, Haut-Canada (l’actuel Ontario), pour y devenir précepteur. En 1803, il est ordonné par l’Église d’Angleterre et nommé missionnaire à Cornwall où il fonde la première église anglicane en 1804-1805. Peu après son arrivée à Cornwall, il ouvre une école pour garçons qui acquiert une excellente réputation et qui est reconnue pour ses diplômés de renom. En 1812, il devient recteur de York (Toronto) et par la suite intègre les conseils exécutif et législatif de la province. En 1839, Strachan est nommé premier évêque anglican du Haut-Canada.

    3 entrée(s) trouvées

  • 25 Évêque John Thomas Kidd

    Né à Athlone, dans le comté de Simcoe (Ontario), John Thomas Kidd (1868-1950) occupe la charge d'évêque catholique de London. Après avoir étudié au St. Michael’s College de l'Université de Toronto, John T. Kidd travaille plusieurs années au sein d'une entreprise torontoise spécialisée dans l'industrie du bois. Il quitte Toronto pour étudier la théologie à Rome. En 1902, il est ordonné prêtre à Toronto, et il est rattaché à l'église St. Ann’s de Penetanguishene. En 1925, le père Kidd devient évêque de Calgary, où il veille sur un diocèse de 29 prêtres. Afin de prendre en compte la communauté francophone de sa paroisse, l'évêque Kidd célèbre des offices en français et fonde l'église de la Sainte Famille pour les francophones de Calgary. En 1931, il est consacré évêque de London. Jusqu'à sa mort en 1950, l'évêque Kidd contribue à l'établissement de différents groupes et ordres religieux dans tout le diocèse, notamment la Légion de Marie (1944) et la Catholic Youth Organization (1946).

  • 26 Évêque Michael Francis Fallon

    Né à Kingston (Ontario), l'évêque Michael Francis Fallon (1867-1931) occupe la charge d'évêque catholique de London et milite pour une réforme de l'éducation en Ontario. Fallon reçoit les ordres en 1894. En 1901, il devient prêtre de l'église Holy Angels de Buffalo (New York), et il est consacré évêque du diocèse de London en 1910. Pendant son épiscopat, il étend le diocèse en créant de nouvelles paroisses et en fondant le séminaire St. Peter’s Seminary et le Brescia College à London, ainsi que la Catholic Women's League en 1921. Il voit l'éducation bilingue d'un très mauvais œil et soutient le règlement de 1912 du Département de l'éducation de l'Ontario. Ce règlement, qui veut faire de l'anglais la première langue d'enseignement dans les écoles de la province, provoque la colère des groupes francophones. Même si l'évêque Fallon maintient que l'apprentissage de l'anglais serait un vecteur de progrès pour les communautés catholiques de l'Ontario, le gouvernement provincial estime que les écoles francophones constituent une ressource précieuse pour la minorité qu'elles desservent et maintient l'éducation bilingue. L'évêque Fallon demeure évêque de London et continue à militer contre les écoles bilingues jusqu'à sa mort, en 1931.

  • 27 Évêque Michael Power

    Né à Halifax (Nouvelle-Écosse), Michael Power (1804-1847) occupe la charge de prêtre et d'évêque catholique dans le Haut-Canada/Ouest canadien (Ontario). Ordonné prêtre en 1827, il devient missionnaire au sein de l'archidiocèse de Québec et du diocèse de Montréal. Quand l'évêque de Kingston, Rémi Gaulin (1787-1857), décide en 1841 de diviser son immense diocèse en territoires de taille plus faciles à gérer, il nomme Michael Power évêque de la nouvelle zone créée dans le Haut-Canada. L'évêque Gaulin estime que Michael Power, qui a des racines irlandaises, a tous les atouts en main pour tisser des relations avec les très nombreux Irlandais qui ont émigré dans le Haut-Canada dans les années 1840. Une fois évêque de Toronto, Power lance la construction de la cathédrale St. Michael’s en 1845. Il encourage activement l'expansion de la Société de Jésus (ou Jésuites) dans l'Ouest canadien, et incite les prêtres jésuites à organiser des missions auprès des Premières nations de son diocèse. Au moment de la Grande Famine irlandaise (1845-1849), l'évêque Power collecte des fonds de secours auprès de ses ouailles, et attire d'immenses foules dans l'église St. Paul’s de Toronto. En 1847, il se rend en Europe dans le cadre d'une campagne de levée de fonds. Il y recrute de nouveaux prêtres pour les missions canadiennes, et constate de visu les ravages de la famine à Dublin. De retour à Toronto, l'évêque Power prête secours tous les jours aux très nombreux immigrants irlandais, malgré une épidémie de typhus. Même s'il est né à Halifax, il est connu comme l'« évêque irlandais » – une réputation confortée par le fait qu'il défend les immigrants face aux fonctionnaires municipaux qui tentent de faire de la communauté irlandaise un bouc émissaire en la rendant responsable de la propagation du typhus. Il jure que les Irlandais qui ont quitté Dublin pour les côtes canadiennes étaient en bonne santé, et qu'ils ont contracté la maladie après des semaines entassés à bord des navires les amenant au Canada. Il incite la municipalité à utiliser son énergie pour endiguer l'épidémie, et crée des emplois pour les immigrants. En 1847, l'évêque Power succombe au typhus à Toronto alors qu'il soigne ses paroissiens malades.

    1 entrée(s) trouvées

  • 28 Évêque Pierre Adolphe Pinsoneault

    Né à Saint-Philippe-de-Laprairie, Bas-Canada (Québec), Pierre Adolphe Pinsoneault (1815-1883) occupe la charge de prêtre et d'évêque catholique dans l'Ouest canadien (Ontario). Après avoir étudié à Montréal et à Paris, il est ordonné prêtre en 1840 à Issy-les-Moulineaux (France). Pierre Adolphe Pinsoneault regagne l'Est canadien (Québec) et devient prêtre à l'église St. Patrick’s, à Montréal. Il sert brièvement de secrétaire à l'évêque Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891), et c'est ainsi qu'en 1856, il devient l'évêque du tout nouveau diocèse de London, dans l'Ouest canadien. En 1859, l'évêque Pinsoneault est transféré à l'évêché de Sandwich (Windsor), une ville qui possède une cathédrale, un plus grand nombre de prélats et de fidèles, et qui dessert une communauté plus vaste.

  • 29 Évêque Willis Nazrey

    Né en Virginie, Willis Nazrey est un pasteur, évêque de l’Église méthodiste épiscopale américaine (AME) et premier évêque de l’Église méthodiste épiscopale britannique (BME). Il est admis à la conférence de New York de l’Église méthodiste épiscopale américaine en 1840, puis est nommé au circuit de Lewistown en Pennsylvanie. En 1852, il est élu évêque de l’Église méthodiste épiscopale américaine. Peu de temps après, il s’installe au Canada. L’évêque Willis Nazrey convainc de nombreuses congrégations de l’Église méthodiste épiscopale américaine de se joindre à une nouvelle Église méthodiste épiscopale britannique basée au Canada. Cette confession est établie par les réfugiés du chemin de fer clandestin dans le but de gouverner leur propre église depuis le Canada. Il continue de beaucoup voyager jusqu’à sa mort en Nouvelle-Écosse, à l’automne 1875. Sa dépouille est ensuite envoyée à Chatham pour qu’il y soit inhumé.

    1 entrée(s) trouvées

  • 30 Florence Li Tim-Oi

    En 1944, Florence Li Tim-Oi est ordonnée prêtre anglicane par R.O. Hall, l’évêque de Hong Kong. Elle est la première femme issue de la Communion anglicane à être ordonnée. Son ordination a été si controversée qu’elle a été forcée de renoncer à sa licence de prêtre (mais non pas à sa cléricature). Après avoir traversé de rudes épreuves, Li Tim-Oi émigre à Toronto en 1983, où elle occupera des fonctions ecclésiastiques dans la congrégation chinoise St. John et dans la paroisse St. Matthew, jusqu’à son décès en 1992. Elle a obtenu son doctorat en théologie au Collège Trinity de l’Université de Toronto. De nos jours, ce sont les anglicans du monde entier qui lui rendent hommage.

    1 entrée(s) trouvées

  • 31 George Whitefield

    Considéré comme l’un des pères de l’évangélisme, George Whitefield est un prédicateur anglican itinérant qui joue un rôle essentiel dans la résurgence religieuse des années 1730 et 1740 connue sous le nom de premier grand mouvement revivaliste (« First Great Awakening »). Whitefield naît à Gloucester, en Angleterre, et étudie à Oxford, où il compte parmi les membres du « Holy Club » – une société religieuse qui voit naître les premiers fondements du méthodisme – aux côtés de John et Charles Wesley. Par la suite, Whitefield émigre dans les colonies d’Amérique du Nord où il acquiert une grande renommée comme prédicateur en plein air. On estime qu’il a fait plus de 18 000 sermons au cours de sa vie.

  • 32 Hannibal Mulkins

    Hannibal Mulkins (1812-1877) est un pasteur méthodiste et un ecclésiastique anglican dans le Haut-Canada (Ontario). Il est ordonné par l’Église méthodiste wesleyenne du Canada en 1838, et dessert les congrégations de Toronto Township, Whitby, Cobourg, Belleville et Brockville. Toutefois, en 1840, il rejoint l’Église d’Angleterre (anglicane) et est ordonné prêtre en 1842. Mulkins est nommé missionnaire itinérant dans les cantons de Fitzroy et de Pakenham (Mississippi Mills), mais il élargit le périmètre de sa mission pour y inclure la région à l’ouest de Bytown (Ottawa) et les cantons de Torbolton, de McNab (McNab/Braeside) et de Horton. En 1851, il est nommé au poste d’aumônier du pénitencier provincial de Kingston par Lord Elgin (1811-1863), gouverneur général de la province du Canada. Mulkins prépare des rapports détaillés et des analyses statistiques sur la vie des prisonniers et l’impact de la mission pénitentiaire, même si certains rapports de l’époque indiquent qu’il négligeait fréquemment ses devoirs d’aumônier. En 1871, Mulkins épouse Lavinia Mary Bromehead, originaire du Yorkshire, en Angleterre. En raison de son âge avancé, Mulkins quitte ses fonctions au pénitencier en 1875 et émigre en Angleterre, où il devient vicaire de Stapleford à Salisbury.

  • 33 Henry Esson

    Né à Balnacraig, en Écosse, Henry Esson (1793-1853) devient pasteur presbytérien et professeur dans le Haut-Canada (Ontario). Après des études au Collège Marischal d’Aberdeen, Esson est missionné au Canada en 1817 pour occuper le poste de pasteur demandé par l’Église presbytérienne d’Écosse à Montréal. Il soutient activement des projets éducatifs et fonde la Montreal Academical Institution en 1822, siège au comité de l’École Normale de Montréal, et critique le projet visant à faire du Collège McGill un établissement exclusivement anglican. Sa première épouse, Maria Sweeney, décède en 1824. Leurs deux fils meurent pendant leur enfance. En 1844, Esson accepte un poste de professeur et enseigne l’histoire, la littérature et la philosophie au Collège Knox, récemment fondé par l’Église libre de Toronto. Esson continue d’enseigner jusqu’à sa mort en 1853. Il est enterré au cimetière Mont-Royal de Montréal.

  • 34 Hugh T. Crossley

    Le méthodiste et revivaliste Hugh Thomas Crossley (1850-1934) naît dans le canton de King, au Canada-Ouest (Ontario). Il se convertit au méthodisme lors d’une assemblée en plein air en 1867 et commence à travailler comme professeur et prédicateur laïque à Toronto. Crossley étudie la théologie au Collège Victoria de Cobourg, en Ontario, où il fait ses premiers sermons en compagnie de John Edwin Hunter (1856-1919). Crossley est ordonné en 1880 et dessert les congrégations de St. Catharines, Hamilton et Brantford. Hunter et Crossley s’associent en 1883, puis les deux pasteurs parcourent le Canada et les États-Unis. Nommés évangélistes de la conférence par l’Église méthodiste en 1884, ils sont libres d’officier comme pasteurs itinérants plutôt qu’auprès d’une seule congrégation. Hunter et Crossley sont reconnus comme les plus grands évangélistes du Canada, enregistrant plus de 110 000 « adhésions au Christ », ou conversions au méthodisme. En 1891, la Crossley Hunter Methodist Church ouvre ses portes dans le canton de Dorchester Sud (comté d’Elgin), en Ontario. Crossley continue d’officier jusqu’à sa mort en 1934.

  • 35 Jean de Brebéuf

    Jean de Brebéuf (1593-1649), missionnaire, auteur et linguiste jésuite, subit le martyre pendant les guerres iroquoises. Canonisé en 1930, Brebéuf est considéré comme le premier catholique proclamé saint patron du Canada. Il naît en Normandie et entre au noviciat de Rouen à l’âge de 24 ans. En 1625, Brebéuf se rend en Nouvelle-France comme missionnaire. L’année suivante, il voyage jusqu’aux collectivités huronnes situées au sud de la baie Georgienne. Pour évangéliser les Hurons de manière plus efficace, Brebéuf apprend leur langue et s’attelle à la rédaction d’un dictionnaire huron. Contraint de retourner en France en raison de l’occupation du Québec par les Anglais en 1629, Brebéuf revient parmi les Hurons en 1634. Brebéuf est un homme imposant, mais sa carrure impressionnante est contrebalancée par un naturel doux et une éloquence certaine. Tout au long des 15 années qui suivent, il vit parmi les Hurons, rédige de nombreux écrits sur leur culture et sur ses propres expériences, et baptise des milliers d’Autochtones – non seulement des Hurons, mais aussi des Neutres et des Pétuns appartenant aux tribus voisines. Toutefois, les enseignements de Brebéuf et ses efforts visant à modifier les coutumes et les structures sociales des Autochtones laissent ces communautés profondément divisées. En 1649, lorsque les Iroquois envahissent le territoire huron, Brebéuf et un autre missionnaire jésuite, Gabriel Lalemant, sont capturés, torturés et tués. Les ossements de Brebéuf reposent au Sanctuaire des martyres canadiens, près de Midland, en Ontario.

  • 36 John Edwin Hunter

    L’évangéliste méthodiste John Edwin Hunter (1856-1919) naît près de Bowmanville, dans le Haut-Canada (Ontario). Il se convertit au méthodisme en 1871 et commence à parcourir les circonscriptions de Woodslee et de Thamesville pour y officier comme prédicateur laïque. Hunter fait des études au Collège Victoria de Cobourg, en Ontario, et est ordonné en 1882. Il se porte volontaire pour exercer dans l’Ouest canadien et est affecté à Dominion City, au Manitoba. Hunter s’associe avec Hugh Thomas Crossley (1850-1934), un évangéliste dont il partage les vues, et les deux pasteurs parcourent le Canada et les États-Unis. Nommés évangélistes de la conférence par l’Église méthodiste en 1884, Hunter et Crossley sont libres d’officier comme pasteurs itinérants plutôt qu’auprès d’une seule congrégation. Ils sont reconnus comme les plus grands évangélistes du Canada, enregistrant plus de 110 000 « adhésions au Christ », ou conversions au méthodisme. Sir John A. Macdonald (1815-1891), Premier ministre du Canada, figure parmi les convertis.

  • 37 Jonathan Doan

    Membre de la Société religieuse des Amis (Quakers), Jonathan Doan (1765-1847) quitte la Pennsylvanie pour le Haut-Canada (Ontario) en 1789. Doan fait partie des nombreux Quakers qui émigrent au Canada pour échapper à l’augmentation des taxes et à un harcèlement croissant suite à leur refus de servir dans l’armée pendant la Révolution américaine (1775-1783). Il s’installe d’abord dans la péninsule du Niagara, à Sugar Loaf (Port Colborne), avant d’acheter un terrain de 200 acres dans le canton de Yarmouth en 1813. Quelques années plus tard, Doan travaille comme agent des terres pour le compte du juge et politicien Jacques Bâby (1763-1833). Doan fait l’acquisition de 3 000 acres pour établir une colonie de peuplement et retourne en Pennsylvanie pour engager des camarades quakers. Une collectivité connue sous le nom de « Quaker Settlement », ou « Yarmouth Corners », se développe autour de la ferme, du moulin à farine et de la tannerie de Doan. En 1820, il fait don de ses terres pour y faire construire un temple et un lieu de sépulture. La collectivité fondée par Doan et ses amis quakers prend le nom de Sparta (Ontario) en 1832.

  • 38 Joseph Brant

    Joseph Brant, ou Thayendanegea, est un important chef de guerre, érudit et diplomate mohawk. Brant naît près d’Akron, en Ohio. Lorsque la Révolution américaine éclate, il vit dans la vallée Mohawk, dans l’actuel État de New York. Brant et de nombreux autres Iroquois soutiennent les Britanniques pendant la Révolution et, après la guerre, il mène un groupe de près de 2 000 Iroquois jusqu’à une bande de terre située le long de la rivière Grand, dans le Haut-Canada. À la demande de Brant, une chapelle y est érigée en 1785 pour desservir la population anglicane de la collectivité. Connue sous le nom de « chapelle Mohawk », elle constitue aujourd’hui la plus ancienne église de l’Ontario. Brant est lui-même un fervent chrétien. Dans sa jeunesse, il est envoyé à la Indian Charity School (un établissement précurseur du Collège Darmouth), au Connecticut, où il reçoit une éducation religieuse. Tout au long de sa vie, Brant traite en ami les missionnaires, évangélise les groupes des Premières nations et traduit en langue mohawk des hymnes, des catéchismes, des liturgies anglicanes et certains passages des Évangiles. Pendant des années, il s’efforce, sans succès, de trouver un pasteur permanent pour la chapelle Mohawk. À sa mort, Brant est enterré à Burlington, en Ontario. En 1850, sa dépouille est déplacée dans un tombeau, à la chapelle Mohawk.

    2 entrée(s) trouvées

  • 39 L'évêque Joseph-Bruno Guigues

    Joseph-Bruno Guigues naît en France en 1805 et entre au noviciat des Oblats à l’âge de 17 ans. Passionné des lettres, Guigues est rapidement nommé professeur de philosophie au séminaire de Marseille. En 1844, il devient supérieur des Oblats au Canada. Il dirige des activités missionnaires à l’échelle du Canada-Uni et s’intéresse tout particulièrement à l’évangélisation des membres des Premières nations. En 1847, il devient le premier évêque du diocèse de Bytown (Ottawa) nouvellement créé. L’évêque Guigues contribue grandement au développement du nouveau diocèse. Promoteur infatigable de l’éducation catholique, il fait venir des ordres religieux masculins et féminins pour établir des écoles catholiques. Ces ordres fondent également des hôpitaux et diverses organisations caritatives. L’évêque Guigues encourage activement les catholiques francophones du Québec à s’établir dans la vallée de l’Outaouais, et il contribue largement au développement des communautés francophones dans cette région. Lorsque Guigues accède au poste d’évêque, le diocèse de Bytown comprend une cathédrale inachevée, trois églises en pierre, 15 chapelles en bois, sept prêtres séculiers et sept Oblats. À sa mort, on compte 67 églises, 48 chapelles, plusieurs écoles et établissements, 53 prêtres séculiers, 37 Oblats et près de 100 000 fidèles catholiques.

    1 entrée(s) trouvées

  • 40 L’évêque Alexander Neil Bethune

    Alexander Bethune – fils du célèbre prêtre presbytérien John Bethune – est né à Charlottenburg, dans le Haut-Canada, en 1800. Dans sa jeunesse, Bethune étudie sous la tutelle de John Strachan, d’abord à Cornwall, puis à York, où il aide Strachan durant les offices qui se tiennent à la cathédrale St. James. Bethune est ordonné prêtre de l’Église d’Angleterre en 1824 et reçoit la charge de la paroisse St. Andrew de The Forty (Grimsby). Trois ans plus tard, il est transféré à l’église St. Peter de Cobourg, où il occupe la fonction de recteur jusqu’en 1867. Bien qu’il soit fort agréable et pacifique, Bethune joue un rôle central dans bon nombre de conflits, controverses et débats publics. On l’associe, ainsi que son mentor John Strachan, au mouvement anglo-catholique, à une époque où de nombreux membres de l’Église d’Angleterre de l’actuel Ontario se tournent vers l’évangélisme de la Low Church. En tant que rédacteur en chef du journal Church de 1837 à 1841, Bethune se retrouve mêlé à plusieurs débats publics avec le journaliste méthodiste Egerton Ryerson, à propos, essentiellement, des réserves du clergé et de la position privilégiée de l’Église d’Angleterre dans la société du Haut-Canada. Après la mort de Strachan, Bethune est élu deuxième évêque de Toronto. Il passe une grande partie de son épiscopat à essayer de maîtriser le mouvement de la Low Church et d’unifier ses partisans qui sont divisés. Il meurt en 1879.

    1 entrée(s) trouvées

  • 41 L’évêque Benjamin Cronyn

    Né à Kilkenny, en Irlande, Benjamin Cronyn (1802-1871) émigre dans le Haut-Canada (Ontario) en 1832 à titre de missionnaire anglican de la Society of the Propagation of the Gospel. Cronyn fait ses premiers sermons à London et dans les régions avoisinantes, et supervise la construction de la St. Paul’s Church en 1834. Pour arrondir ses revenus, il devient aumônier au Royal London Military Institute, tout proche, où il prêche des soldats et des étudiants. En 1857, Cronyn devient le premier évêque du diocèse de Huron, avant d’être consacré à Londres, en Angleterre, par l’archevêque de Canterbury. En 1863, Cronyn et le révérend Isaac Hellmuth (1819-1901) fondent le Collège universitaire Huron, qui deviendra le collège constitutif de l’Université Western Ontario à London.

    2 entrée(s) trouvées

  • 42 L’évêque Jacob Mountain

    Né à Norfolk, en Angleterre, en 1749, et formé à l’Université de Cambridge, Jacob Mountain est un ecclésiastique anglican qui a été nommé premier évêque du diocèse de Québec en 1793. Avant la création de ce nouveau diocèse, toute l’Amérique du Nord britannique relève de l’autorité de l’évêque de Nouvelle-Écosse. Sa création s’est avérée nécessaire en raison de l’afflux de Loyalistes arrivant au Haut-Canada et au Bas-Canada. Lorsque Jacob Mountain arrive au Québec, il entreprend la tâche difficile de consolider et de développer l’immense nouveau diocèse. Sa mission, qui vise à faire de l’Église d’Angleterre la religion d’état officielle des deux Canadas, donne lieu à des conflits avec, d’une part, la population francophone majoritairement catholique du Bas-Canada et, d’autre part, les résidents aux origines ethniques et aux appartenances religieuses variées du Haut-Canada, qui sont habitués au principe de séparation de l’église et de l’État. Malgré ces obstacles, il parvient à jeter les bases de l’Église anglicane du Canada. En 1793, le diocèse de Québec ne compte que neuf prêtres anglicans, et presque autant d’églises. À la mort de Jacob Mountain, le nombre de prêtres est passé à soixante. Sans se laisser décourager par la distance, les trajets ardus et la guerre, il effectue de nombreux voyages dans le Haut-Canada, où, durant la dernière décennie de son épiscopat, il ouvre 19 nouvelles missions.

    2 entrée(s) trouvées

  • 43 Lady Aberdeen

    Née à Londres (Angleterre), Ishbel Maria Gordon, marquise d'Aberdeen et de Temair (1857-1939), est une défenseure presbytérienne des droits des femmes et de leur santé. Elle est la fondatrice des Infirmières de l'Ordre de Victoria du Canada. En 1877, elle épouse John Gordon, homme politique et septième comte d'Aberdeen (1847-1934). De 1893 à 1936, Lady Aberdeen dirige le Conseil international des femmes, un groupe qui milite pour les droits de la femme et la paix dans le monde. Entre 1893 et 1898, elle réside à Ottawa avec son mari, qui est alors Gouverneur général du Canada. Son intérêt pour la santé des femmes et de leur famille l'incite à fonder les Infirmières de l'Ordre de Victoria en 1897. Malgré les critiques formulées par les autorités médicales du Canada, cet ordre soigne, éduque et soutient les femmes qui vivent dans les campagnes canadiennes. En 1931, Lady Aberdeen dépose auprès de l'Église d'Écosse une pétition en faveur de l'ordination des femmes, en mettant en avant leur capacité innée à organiser, éduquer et diriger. Toutefois, il faudra attendre 1968 avant que la première femme soit ordonnée pasteure par l'Église presbytérienne au Canada. En 1931, Lady Aberdeen est décorée de l'Ordre de l'Empire britannique.

  • 44 Laura Haviland

    Née dans le canton de Kitley, au Haut-Canada (Ontario), Laura Smith Haviland est une abolitionniste de la Société religieuse des Amis (Quakers) qui participe au transport des esclaves entre les États-Unis et le Canada. Sa famille de Quakers émigre en 1815 à Cambria, dans l’État de New York, où elle rencontre son futur mari, Charles Haviland Jr. Le couple s’établit dans le canton de Raisin, au Michigan. Haviland y fonde la première école intégrée sur le plan racial du Michigan – le Raisin Institute. À la même époque, la maison des Haviland devient la première station du chemin de fer clandestin au Michigan. Haviland effectue des voyages vers le Sud pour accompagner les esclaves fugitifs sur le chemin de la liberté. Plusieurs propriétaires d’esclaves offrent une récompense de 3 000 $ pour sa capture. En 1849, elle contribue à l’établissement de la Refugee Home Society à Puce, dans le Canada-Ouest (Ontario), qui comprend une église et une école réservées aux esclaves fugitifs. Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), Haviland parcourt le pays pour ravitailler les troupes, travailler en tant qu’enseignante et infirmière, et présenter des pétitions en faveur de la libération des esclaves emprisonnés.

  • 45 Le père Joseph Le Caron

    Né près de Paris, en France, en 1586, Joseph Le Caron (v. 1586-1632) fait partie des premiers missionnaires catholiques envoyés en Nouvelle-France. Il rejoint l’ordre des Récollets en 1611 et, quatre ans plus tard, il accompagne, avec trois autres missionnaires récollets, Samuel de Champlain lors de son voyage en Nouvelle-France. Peu après son arrivée en Nouvelle-France, Le Caron se dirige vers le pays des Hurons, que l’on appelle aujourd’hui l’Ontario. Parcourant les lieux en canoë et accompagné de guides autochtones, il se déplace vers l’ouest, devenant ainsi le premier Européen à atteindre la baie Georgienne. Le 12 août 1615, au village Huron de Carhagouha (près de la collectivité actuelle de Lafontaine, à proximité de Penetanguishene dans le comté de Simcoe), il célèbre la première messe dans l’actuelle province de l’Ontario. Pendant presque un an, Joseph Le Caron vit parmi les Hurons, qu’il évangélise, avant de rentrer brièvement en France en 1616. À partir de 1618 et jusqu’à ce que les Anglais capturent Québec en 1629, il poursuit ses missions dans le pays des Hurons et parmi les Montagnais, dans la partie est de la Nouvelle-France. Il est l’auteur de dictionnaires des langues huronne, algonquine et montagnaise. La majeure partie de ces dictionnaires, ainsi que d’autres écrits de Le Caron qui retracent ses expériences en Nouvelle-France, ont été perdus. Il meurt de la peste en France, en 1632.

  • 46 Le révérend Richard Pollard

    Né en Angleterre en 1753 et doté d’une formation juridique, Richard Pollard émigre au Québec en 1775. Il gagne sa vie en effectuant des tâches juridiques et en faisant du commerce de marchandises avec les Autochtones de Catarqui (Kingston) et de Détroit. En 1792, il s’installe dans le comté d’Essex, où il se lance dans les affaires municipales. Bien qu’il soit laïc, il dirige des offices religieux pour l’Église d’Angleterre de Sandwich (Windsor), car il n’y a pas d’ecclésiastiques dans la région. Il est nommé diacre en 1802 et aumônier de la garnison d’Amherstburg. En 1804, il est ordonné prêtre et affecté à Sandwich. Là-bas, il recueille des fonds pour construire l’église St. John en 1807. Cette église munie d’une charpente de solives est la seule église anglicane du Haut-Canada située à l’ouest de Niagara. Pendant la guerre de 1812, Pollard et ses paroissiens souffrent énormément. En 1813, les envahisseurs américains réduisent l’église St. John en cendres, détruisent la maison de Pollard et le font prisonnier. Après la guerre, Pollard reçoit une aide financière de la Society for the Propagation of the Gospels afin de reconstruire l’église St. John et de construire d’autres églises à Amherstburg (1819), Chatham (1820) et Colchester (1821), qui sont toutes appelées « Christ Church ». Même s’il est établi à Sandwich, Pollard visite régulièrement ces églises, jusqu’à son décès en 1824.

    4 entrée(s) trouvées

  • 47 Les pères Cowley à Bracebridge

    La Society of Saint John the Evangelist, dont les membres sont communément appelés les « pères Cowley », est une communauté religieuse au sein de l’Église anglicane. Fondée en 1866 à Cowley, en Angleterre, la société s’installe au Canada en 1927 lorsque le révérend Roland Ford Palmer (1891-1985) et deux autres pères Cowley arrivent à Emsdale pour prendre en charge les missions anglicanes éparpillées dans le diocèse d’Algoma. En 1928, la société fait construire une chapelle et un monastère à Bracebridge. Les pères Cowley organisent des ventes de nourriture, de vêtements et d’objets ménagers appelées « Sunshine Sales », proposent des programmes de gestion agricole et de tissage, et créent des coopératives d’épargne et de crédit. Leurs activités atteignent un sommet dans les années 1960. Par la suite, les pères Cowley connaissent un déclin régulier à Bracebridge. L’amélioration des routes permet aux paroissiens ruraux de se rendre à l’église de Bracebridge en voiture, tandis que la construction des hôpitaux publics et l’avènement de l’assurance maladie réduisent les besoins à l’égard du travail communautaire des pères Cowley. Les derniers pères quittent le diocèse d'Algoma avant 1983, et se regroupent par la suite pour former la congrégation nord-américaine de la Society of Saint John the Evangelist.

  • 48 Lillian Freiman

    Née à Mattawa (Ontario), Lillian Freiman (1885-1940) est la fondatrice de l'organisation Hadassah-WIZO (Women’s International Zionist Organisation). Elle est une responsable du mouvement sioniste canadien, tout comme son mari, A.J. Freiman. Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), Lillian Freiman est très active dans de nombreux groupes d'aide sociale juifs, mais aussi laïcs, comme la Ladies’ Hebrew Benevolent Society, les dames patronnesses de la congrégation Adath Jeshurun, les dames patronnesses de B’nai Brith, le Disraeli Chapter of the Daughters of the Empire, le Bureau de bienfaisance d'Ottawa, le Cercle canadien des femmes et l'Institut Jeanne d’Arc pour jeunes filles catholiques. En 1917, Lillian Freiman lance une campagne au profit de l'association Helping Hand Fund de Hadassah, qui aide les juifs sans-abri et démunis vivant en Palestine. L'association devient par la suite l'organisation Hadassah-WIZO du Canada, un collectif philanthropique qui prête main-forte aux juifs et milite pour la création d'un État juif. Lillian Freiman préside la Hadassah-WIZO de 1919 à 1940, et devient la première Canadienne juive à se voir décerner l'Ordre de l'Empire britannique en récompense de l'aide qu'elle a fournie aux immigrants.

  • 49 Macarios Nasr

    Né à Zahleh, au Liban, Macarios Nasr (1831-1908) est le premier prêtre melkite de Toronto. Il contribue à l’établissement de la communauté catholique syrienne dans la ville. En Syrie, Nasr entre dans l’ordre monastique melkite des chrétiens d’Orient (les Basiliens du Saint-Sauveur) et est ordonné prêtre en 1861. Alors qu’il officie à Damas, Nasr est nommé missionnaire apostolique auprès des melkites de Toronto et de l’Ouest de l’Ontario. La communauté melkite de Toronto est établie par des immigrants syriens et libanais à la fin du XIXe siècle. Dès son arrivée à Toronto en 1897, Nasr dessert la St. Patrick’s Roman Catholic Church jusqu’à ce qu’il obtienne la permission d’utiliser le St. Vincent de Paul Hall pour y diriger des offices melkites. Ce bâtiment devient le foyer religieux de la communauté melkite de Toronto à mesure que celle-ci continue de s’agrandir. Nasr meurt en 1908 avant l’inauguration de l'église melkite de Toronto, la Church of the Assumption of the Blessed Virgin Mary, en 1913.

  • 50 Madame Lotta Hitschmanova

    Née à Prague (Tchécoslovaquie), Lotta Hitschmanova (1909-90) émigre au Canada en 1942 et fonde l'Unitarian Service Committee (USC) du Canada. En 1935, après avoir obtenu un doctorat en sciences politiques et en journalisme à l'université parisienne de La Sorbonne, elle regagne Prague pour y travailler comme journaliste. Pendant la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), elle travaille à Marseille (France), où elle est soignée par l'Unitarian Service Committee après avoir perdu connaissance en raison de son état de malnutrition. En 1942, Lotta Hitschmanova émigre au Canada et s'établit à Ottawa où elle travaille pour l'Alliance nationale tchécoslovaque et l'UNRRA (Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction). Lotta Histchmanova se convertit à l'unitarianisme sur le tard après avoir été profondément marquée par les ravages de la Deuxième Guerre mondiale. En 1945, elle fonde l'Unitarian Service Committee du Canada avec l'aide de l'Ottawa Unitarian Congregation, et devient la directrice exécutive de ce comité. Elle organise des voyages pour collecter des fonds au profit des personnes déplacées en Europe et des enfants physiquement handicapés et affectés par la guerre. Dans les années 1960, l'USC du Canada étend son influence à l’Asie et au Moyen-Orient, ce qui amène Lotta Hitschmanova à effectuer de fréquents voyages entre les différents bureaux de l'USC afin de pouvoir superviser les opérations organisées sur place.

  • 51 Moses Bilsky

    Né à Kuvno, en Lituanie, Moses Bilsky (1829-1923) est un commerçant et un leader de la communauté juive. Il aurait été le premier juif à s'établir à Ottawa. En 1845, Moses Bilsky s'installe à Montréal avant d'élire domicile à Ottawa en 1857. En 1859, il suit la ruée vers l'or de la région de Cariboo (Colombie-Britannique) et quitte Ottawa. Il rejoint l'Armée de l'Union pendant la guerre de Sécession (1861-1865). Il regagne Ottawa en 1874, et y ouvre une boutique d'opticien qui fait également office de bijouterie. Moses Bilsky devient l'un des piliers de la communauté juive d'Ottawa, en pleine expansion à l'époque. Il accueille les nouveaux arrivants et aménage un espace réservé à la prière au sein de sa propre demeure. Il a joué un rôle de premier plan dans la fondation d'Adath Jeshurun, la première congrégation juive d'Ottawa. En 1894, il se rend à New York pour rallier à sa cause le rabbin Jacob Mirsky (1859-1942). Moses Bilsky est également connu hors de la communauté juive pour sa philanthropie : ce leader communautaire appartient en effet à plusieurs associations d'assistance mutuelle. Il se retire des affaires en 1915. Il meurt en 1923, et ses funérailles témoignent de son influence sur tous les résidents d'Ottawa : il s'agit de l'une des plus impressionnantes cérémonies organisées à l'époque.

  • 52 Nathanael Burwash

    Né à St. Andrews, dans le Bas-Canada (Saint-André-Est, Québec), Nathanael Burwash (1839-1918) est un pasteur méthodiste et le directeur du Collège Victoria. Après avoir obtenu l’autorisation de prêcher à Cobourg, il est ordonné en 1866 à Toronto-Est. La même année, Burwash commence à enseigner les sciences au Collège Victoria de Cobourg, dont il devient doyen de la faculté de théologie en 1873. En 1884, après la fusion du Collège Victoria avec le Collège Albert de Belleville, Burwash devient président de l’Université Victoria ainsi constituée. Malgré une forte opposition au sein de l’Église méthodiste, Burwash appuie la fusion entre le Collège Victoria (parmi d’autres établissements) et l’Université de Toronto, estimant qu'elle permet de répartir les études théologiques et scientifiques entre les collèges confessionnels et l’université publique. En 1892, le Collège Victoria devient une école fédérée au sein de l’Université de Toronto. L'établissement est transféré en ville, et Burwash y conserve ses fonctions de président et de chancelier. Même après sa retraite en 1913, Burwash continue d’enseigner à Victoria et de participer à des conférences méthodistes à l'étranger jusqu'à sa mort en 1918.

  • 53 Patrick Boyle

    Né dans le comté de Mayo en République d’Irlande, l'éditeur Patrick Boyle (1832-1901) émigre à Toronto avec sa famille en 1846. Défenseur de l’autonomie politique (« Home Rule ») et du retrait des autorités coloniales britanniques en Irlande, Boyle publie le premier numéro de l’Irish Canadian en 1863. Le journal devient l’organe de la Hibernian Benevolent Society of Canada, une association de travailleurs catholiques irlandais. Boyle et la Hibernian Society s’attirent les critiques des catholiques irlandais modérés du Canada, en raison de leurs liens supposés avec les associations extrémistes de Fenians en Amérique. Boyle devient président de la Hibernian Society en 1866. Dès 1867, il commence à soutenir politiquement la cause des nationalistes irlandais au Canada, utilisant l’Irish Canadian comme tribune. Boyle critique les politiques gouvernementales dont il estime qu’elles appauvrissent ou désavantagent les catholiques irlandais du Canada, obtenant rapidement l’appui financier du Premier ministre Sir John A. Macdonald (1815-1891) et du Parti conservateur. En 1893, l’Irish Canadian fusionne avec son concurrent, la Catholic Weekly Review. Boyle continue de défendre les droits des catholiques irlandais au Canada jusqu’à sa mort en 1901.

  • 54 Père Pierre Potier

    Né à Blandain (Belgique), Pierre-Philippe Potier (1708-1781) dirige une mission jésuite à La Pointe de Montréal (Windsor), dans la Nouvelle-France occidentale (Ontario). Potier est ordonné prêtre catholique en 1743, et il est envoyé en Nouvelle-France en qualité de missionnaire. Il rejoint la mission jésuite de l'île aux Bois Blancs (ou Boblo) d'Amherstburg (Ontario), fondée en 1728 à l'intention de près de 600 colons du peuple huron convertis au christianisme. En 1747, Pierre Potier établit la mission sur un site moins vulnérable aux attaques, à La Pointe de Montréal, en face de la rive où s'élève Fort Pontchartrain (Détroit). En 1767, environ 60 familles vivent dans les environs, et la paroisse de Notre-Dame-de-l'Assomption est établie officiellement. Encore aujourd'hui, les études linguistiques du père Potier – Radices linguae huronicae (1751) et Façons de parler proverbiales, triviales, figurées, etc., des Canadiens au XVIIIe siècle (1758) – font autorité pour déchiffrer les dialectes français et hurons parlés en Nouvelle-France au XVIIIe siècle.

    1 entrée(s) trouvées

  • 55 Peter Lossing

    Né à New York, Peter Lossing (1761-1833) est un membre de la Société religieuse des Amis (Quakers) qui établit une colonie à Norwich, dans le Haut-Canada (Ontario). Lossing émigre au Haut-Canada dans l’espoir de fonder une colonie agricole. En juin 1810, Lossing et son beau-frère Peter Delong achètent une concession de 15 000 acres dans le canton de Norwich. Les Lossing et au moins neuf autre familles, dont un grand nombre de Quakers du comté de Dutchess, y résident dès la fin 1811. Les services religieux destinés aux Quakers ont lieu dans la maison de Lossing jusqu’à la construction d’un temple à ossature de bois à Norwich, en 1817. Les Quakers construisent deux écoles avant 1816, et le premier bureau de poste est installé dans la maison de Lossing en 1830. Lossing joue un rôle fondamental dans la construction d'un moulin et d’une ferronnerie à Norwich. Il contribue également à la location de petites parcelles aux colons les plus pauvres. Lossing favorise activement la croissance et l’expansion de la communauté jusqu’à sa mort en 1833.

  • 56 Rabbin Avraham Aharon Price

    Né en Pologne, le rabbin Avraham Aharon Price (1900-1994) est un universitaire et éducateur torontois, ainsi que le fondateur de l'école rabbinique Yeshiva Torah Chaim. En 1931, le rabbin Price fait une demande de visa américain alors qu'il réside à Paris – après avoir passé seulement dix jours à New York, il accepte l'offre de la synagogue Chevra Shas, qui lui propose d'enseigner à Toronto. Le rabbin Price arrive au Canada en 1937. La même année, il fonde sa Yeshiva, un centre d'études des textes de la religion juive. Il publie plusieurs travaux d'érudition en hébreu sur la Torah (1944, 1946 et 1975) ainsi que sur le Talmud. Ces études sont plébiscitées par ses pairs partout dans le monde. Le rabbin Price est considéré comme une autorité talmudique. Il devient d'ailleurs le grand rabbin de Toronto – le chef de toute la communauté juive de la ville. En 1965, le prix du mérite rabbin Abraham Isaac Kook vient saluer ses travaux d'érudition. C'est la première fois que cette distinction est attribuée en dehors d'Israël. Le rabbin Price continue à enseigner, à écrire et à célébrer les rites de la cacherouth (casher) jusqu'à un âge très avancé.

  • 57 Rabbin Ernest Klein

    Né à Szatmar (Hongrie), le rabbin Ernest Klein (1899-1983) est un linguiste érudit de Toronto. Ernest Klein devient rabbin en 1920. Il étudie la littérature et les langues sémitiques à l'Université de Vienne. De 1934 à 1944, il est rabbin à Nové Zámky (Tchécoslovaquie – aujourd'hui Slovaquie), jusqu'à sa déportation dans les camps de concentration nazis d'Auschwitz (Pologne) puis d'Allach-Dachau (Allemagne). Quand la guerre prend fin en 1945, le rabbin Klein revient à Nové Zámky et apprend que son père, sa femme et son enfant ont péri à Auschwitz. Il émigre au Canada en 1952 en compagnie de sa sœur et de son beau-frère, et s'établit à Toronto. Des amis de la famille fondent la congrégation hongrophone de Beth Yitshak, et demandent à Ernest Klein d'en devenir le rabbin. Peu après, Klein commence à travailler sur son Comprehensive Etymological Dictionary of the English Language, qui est publié en 1967. Ce dictionnaire est très bien reçu partout dans le monde, notamment parce que Klein a choisi d'y faire figurer l'étymologie des termes anglais « empruntés » à d'autres langues. En 1978, le rabbin Klein se voit décerner l'Ordre du Canada pour sa contribution au domaine de la linguistique. Son Comprehensive Etymological Dictionary of the Hebrew Language for Readers of English est publié à titre posthume en 1986. C'est le premier dictionnaire étymologique qui prend en compte toute la richesse de l'hébreu, et qui y fait figurer aussi bien des termes historiques que modernes.

  • 58 Rabbin Jacob Gordon

    Le rabbin juif orthodoxe Jacob Gordon (1877-1934) exerce aussi le métier d’éducateur. Gordon est ordonné rabbin dans la yeshiva de Volozhin, en Russie (aujourd’hui, Valozhyn, au Bélarus). Lorsqu’il s’établit à Toronto en 1904, il est immédiatement appelé à exercer ses fonctions de rabbin pour le compte de plusieurs congrégations fondées par des immigrants juifs nouvellement arrivés d’Europe de l’Est. Du fait de sa formation orthodoxe en Russie, le rabbin Gordon représente un apport inestimable pour les immigrants juifs qui tentent de perpétuer les pratiques religieuses de leurs pays d’origine. Il exerce ses fonctions de rabbin pour le compte des congrégations Goel Tzedec, Beth Hamidrash Hagodol, Tzemach Tzedec, Anshei Lida, Yavne Zion et Knesseth Israel. En 1907, le rabbin Gordon aide la congrégation Goel Tzedec à fonder le Simcoe Street Talmud Torah (aujourd’hui, l’Associated Hebrew Schools of Toronto) – le premier Talmud Torah (école hébraïque) de la ville – où il devient le premier rabbin en Amérique du Nord à enseigner le Talmud en hébreu. D’ici à la Première Guerre mondiale (1914-1918), il obtient le poste de grand rabbin de la communauté orthodoxe de Toronto. Le rabbin Gordon fait activement appliquer la Halakha (loi juive) au sein de la communauté juive orthodoxe de Toronto, réglementant l’observance de la Kashrut (lois alimentaires) et du Shabbat (jour de repos), et établissant une Kehillah (conseil municipal) avec d’autres rabbins de la localité.

  • 59 Rabbin Jacob Mirsky

    Né à Mir (Russie), le rabbin Jacob Mirsky (1859-1942) est le premier rabbin à s'être établi à Ottawa. Parti de Minsk, Jacob Mirsky rejoint New York en 1893 pour y poursuivre des études dans un séminaire juif. Moins d'un un après, il est invité à élire domicile au Canada par une délégation de la communauté juive d'Ottawa, qui se trouve à New York pour recruter un rabbin pour leur groupe de 35 familles juives. En 1894, le rabbin Mirsky s'établit à Ottawa, où il prend la tête de la nouvelle congrégation Adath Jeshurun. En tant que shohet, il sacrifie les animaux conformément au rite casher. Il est également mohel, et pratique à ce titre la circoncision rituelle auprès de la population juive locale. Le rabbin Mirsky est un musicien accompli et devient donc également hazzan, et compose de nombreuses prières destinées à être chantées par la congrégation. Une fois établi à Ottawa, le rabbin Mirsky est rejoint par sa femme et ses quatre enfants, qui résidaient jusqu'alors en Russie. Le rabbin Mirsky ne se cantonne pas à son seul rôle de leader spirituel; il prodigue conseils et soutien aux plus jeunes membres de la communauté juive d'Ottawa, plus particulièrement aux jeunes hommes d'affaires ou aux couples récemment mariés. La première congrégation juive d'Ottawa, fondée par le rabbin Mirsky, devient en 1956 la congrégation Beth Shalom, qui réunit trois des plus anciennes synagogues juives de la ville.

  • 60 Rabbin Meyer Levy

    Né en Galicie (aujourd’hui, Ukraine de l’Ouest), Meyer H. Levy est un rabbin juif orthodoxe qui joue un rôle important à Toronto au début du XXe siècle. Le rabbin Levy émigre à Détroit, dans le Michigan, au début des années 1900, mais il ne parvient pas à obtenir un poste. En 1906, la congrégation Shomrai Shabboth de Toronto perd son rabbin et plusieurs de ses membres à la suite de conflits internes, et propose le poste laissé vacant au rabbin Levy. À la même époque, celui-ci dessert également les congrégations Romanian Adath Israel et Russian Shaarei Tzedec. Le partage des rabbins est chose commune à Toronto, où de nombreuses petites congrégations orthodoxes s’établissent au début des années 1900 suite à une vague d’immigration de juifs originaires d’Europe de l’Est qui fuient les pogroms (émeutes) antisémites en Russie (1903-1906). En 1916, le rabbin Levy devient le « Rav » (rabbin) de la congrégation Anshei Minsk, qu’il quitte en 1930 pour desservir la synagogue Hebrew Men of England. Le rabbin Levy se montre actif au sein de la communauté juive orthodoxe, siégeant au Va’ad HaKashruth (conseil de régulation de la loi alimentaire) et desservant différentes congrégations de Toronto pendant plus de 50 ans.

  • 61 Ramakrishna

  • 62 Rév. Adolphus Egerton Ryerson

    Le révérend Adolphus Egerton Ryerson (1803-1882) est un réformateur scolaire, un auteur et un ecclésiastique né près de Vittoria, dans le Haut-Canada (Ontario). Après s’être rétabli d’une longue maladie, Ryerson devient pasteur méthodiste en 1825. Il dessert diverses paroisses de York (Toronto) et devient missionnaire auprès des Premières nations Mississaugas situées le long de la rivière Credit. En 1835, Ryerson joue un rôle fondamental dans l’obtention d’une charte pour l’Upper Canada Academy de Cobourg, dont il devient le premier directeur lorsqu’elle acquiert le statut d'université (rebaptisée par la suite Collège Victoria). En 1844, Ryerson est désigné pour prendre la direction du système scolaire du Haut-Canada. En tant que président du département de l'Instruction publique, il pose les fondements du système actuel d'enseignement public laïque, en s'appuyant sur le système scolaire non confessionnel déjà établi par l’Upper Canada Schools Act de 1850. Ryerson met en place un système scolaire unique comprenant un programme d’études, des stratégies d’inspection, des manuels conçus au Canada, des projets de formation des enseignants et des normes d'accréditation des écoles de la province. Après sa retraite en 1876, Ryerson se consacre à l’écriture de plusieurs monographies. Il meurt à Toronto en février 1882.

    2 entrée(s) trouvées

  • 63 Rév. Charles Alfred Marie Paradis

    Né dans le comté de Kamouraska (Québec), Paradis étudie au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et enseigne l’art à Ottawa. Après être ordonné prêtre catholique en 1881, Paradis est envoyé au lac Timiskaming en tant que missionnaire de la congrégation des Oblats. Ces voyages en tant que missionnaire sont la source d’information pour son ouvrage « De Temiskaming à la Baie d’Hudson ». Il y recommande vivement la colonisation de cette région. Après avoir quitté la congrégation en 1890, il encourage un grand nombre de familles agricoles franco-canadiennes du Michigan à s’installer dans la région de Verner, et lui-même se met à l’agriculture. Il cherche de l’or au lac Nighthawk où il écrit, peint des aquarelles et travaille sur la rédaction d’un dictionnaire ojibwé.

  • 64 Rév. Clarence Leslie Morton

    Né près de Chatham, en Ontario, Clarence Leslie Morton Sr (1897-1962) est un pasteur protestant qui participe activement à la fondation de l’Église pentecôtiste de Windsor. Après son œuvre de missionnaire en Virginie-Occidentale pour le compte de l’Église de Dieu dans le Christ (une confession afro-américaine relevant des mouvements de Sainteté et pentecôtiste), Morton s’établit à Windsor, en Ontario, où il organise une congrégation pentecôtiste. À partir de 1936, il promeut activement le mouvement pentecôtiste dans le cadre d’une émission radiophonique hebdomadaire sur CKLW AM 800 à Windsor, qui reste à l’antenne pendant 42 ans. Morton fait construire plusieurs églises à Windsor, Chatham, Buxton, Harrow et Amherstburg, dont la Mount Zion Full Gospel Church de Windsor en 1939.

    1 entrée(s) trouvées

  • 65 Rév. Daniel Ward Eastman

    Né à Goshen (New York), le révérend Daniel Ward Eastman (1778-1865) est un ministre presbytérien ainsi que l'un des tout premiers prédicateurs de la péninsule du Niagara, dans le Haut-Canada (Ontario). Après avoir étudié à la North Salem Academy, Eastman obtient sa licence de prédicateur en 1800. Il émigre ensuite dans le Haut-Canada. Le révérend Eastman arrive à Beaver Dams, près de St. Catharines, où il commence sa mission d'évangélisation. En 1800, Eastman est l'un des quatre ministres presbytériens du Haut-Canada; il reçoit l'ordination à Palmyra (New York). Le révérend Eastman prononce régulièrement des sermons à Stamford, Drummondville (Niagara Falls) et Beaver Dams, et fait des allers-retours incessants entre les communautés rurales des districts de Niagara et de Gore. Il travaille sans relâche, et fonde sept congrégations dans toute la région de Niagara. Il marie près de 3 000 couples au cours de sa carrière, et soigne les blessés pendant la guerre de 1812 (1812-1815). Le révérend Eastman continue à prêcher jusqu'à sa retraite en 1851. L'histoire le retient comme le « père » de l'Église presbytérienne de la région de Niagara.

  • 66 Rév. docteur Michael Willis

    Né à Greencock (Écosse), le révérend docteur Michael Willis (1798-1879) est un ministre presbytérien ainsi que le président de la Société anti-esclavagiste du Canada et le premier directeur du Knox College. Après avoir étudié la théologie à Glasgow, Michael Willis est ordonné prêtre et commence à prêcher à l'église Renfield Street. Il obtient un doctorat auprès de l'Université de Glasgow en 1839. En 1843, le révérend docteur Willis rallie le camp des ministres presbytériens qui s'opposent au système de patronage régissant l'attribution des congrégations aux ministres, et il rejoint le nouveau courant de l'Église libre d'Écosse. En 1845, il est envoyé au Canada pour venir en aide aux ministres canadiens qui ont quitté l'Église d'Écosse. La même année, le révérend docteur Willis commence à enseigner au Knox College, un établissement fondé par les théologiens de l'Église libre de Toronto. Ardent partisan de l'abolitionnisme, il crée la Société anti-esclavagiste du Canada en 1851 pour prêter main-forte aux esclaves américains qui se réfugient au Canada. En 1857, le révérend docteur Willis devient le premier directeur du Knox College, et contribue à l'élaboration d'une constitution quand l'établissement est constitué en personne morale un peu plus tard dans l'année. En 1870, il prend sa retraite et élit domicile à Londres (Angleterre).

  • 67 Rév. Dominick Edward Blake

    Né à Kiltegan en République d’Irlande, Dominick Edward Blake (1806-1859) est un ecclésiastique de l’Église d’Angleterre qui émigre au Canada en 1832. Il est rapidement affecté dans le canton de Caradoc du comté de Middlesex, au Haut-Canada (Ontario). En 1833, Blake et sa famille déménagent à Adelaide (Adelaide-Metcalfe), où il officie comme ecclésiastique auprès des communautés avoisinantes et au sein de la St. Ann’s Anglican Church. Blake et sa femme Louisa Jones ont deux fils – Dominick Edward et John Netterville. Pour compléter ses revenus après que l’Église d’Angleterre arrête de financer les missions coloniales, Blake décide de tenir un journal de ses activités et de le publier dans les revues de la Society for the Propagation of the Gospel. En 1844, Blake est nommé surintendant des écoles publiques du canton d’Adelaide, mais il ne tarde pas à quitter ses fonctions pour desservir la Trinity Church de Thornhill. Il participe activement à l’administration de l’église et à l’établissement du synode général de l’Église anglicane du Canada. En 1859, le révérend Blake s’effondre et meurt brutalement après un discours au Collège Trinity de Toronto.

    2 entrée(s) trouvées

  • 68 Rév. George Buchanan

    Né en Ecosse, George Buchanan obtient son diplôme de médecine de l’Université d’Édimbourg. Il devient ensuite pasteur presbytérien et est appelé à servir dans le Haut-Canada (l’actuel Ontario). En 1822, il arrive dans le canton de Beckwith, une colonie majoritairement écossaise et presbytérienne, avec à sa tête le révérend William Bell de Perth. Buchanan devient le premier pasteur permanent, enseignant et médecin de Beckwith. En 1833, une église de pierre est érigée et la congrégation informe Buchanan qu’il serait autorisé à y prêcher à condition qu’il rejoigne l’Église d’Écosse. Cette exigence reflète l’amertume existant entre l’Église d’Écosse et l’église qui avait opté pour la sécession. Buchanan, partisan de la sécession, refuse et il lui est donc interdit de prêcher. Dès lors, et jusqu’à sa mort, Buchanan célèbre des offices chez lui pour les membres de la congrégation partageant ses convictions.

    1 entrée(s) trouvées

  • 69 Rév. Henry Pahtahquahong Chase

    Né près de Belleville, dans le Haut-Canada (Ontario), Henry Pahtahquahong Chase (1818-1900) est un pasteur méthodiste, un prêtre anglican et un interprète ojibway. Appelé Pahtahquahong dans son enfance, Chase est élevé par William Case (1780-1855), surintendant des missions méthodistes dans les collectivités des Premières nations de l’ensemble du Canada. Chase travaille comme interprète ojibway pour plusieurs missionnaires méthodistes dans le Haut-Canada et aux États-Unis, avant de devenir interprète auprès du département des Affaires indiennes à Port Sarnia (Sarnia) en 1843. Il épouse Annie G. Armour, originaire d’Écosse, en 1852. Quatre enfants naissent de cette union. En 1856, Chase devient prédicateur méthodiste dans les missions du lac Sainte-Claire et de Muncey (Strathroy-Caradoc). Chase devient prêtre anglican en 1864 et commence à officier dans les réserves des Delawares, des Oneidas et des Ojibways situées aux alentours de Muncey. En 1870, Chase participe au conseil des Six-Nations et de diverses bandes de l’Ontario et du Québec. On le choisit pour rencontrer le gouverneur général, sir John Young (1807-1876), afin de discuter des droits et du rôle des Premières nations au sein du gouvernement canadien.

  • 70 Rév. Henry Scadding

    Né dans le Devonshire, en Angleterre, Henry Scadding (1813-1901) est un érudit, un auteur et un pasteur anglican à Toronto. Scadding émigre au Canada en 1821 après son père, qui y arrive en 1792 pour travailler à titre de commis auprès du lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806). Après des études à l’Université de Cambridge, Scadding est ordonné prêtre anglican en 1838, en la St. James Church de Toronto. En 1847, il est nommé premier recteur de la Church of the Holy Trinity, où il officie jusqu’en 1875. Fondateur du Royal Canadian Institute, Scadding y travaille comme bibliothécaire de 1862 à 1870, puis comme directeur de 1870 à 1876. Scadding est un éminent érudit auteur d'œuvres religieuses, littéraires et historiques, parmi lesquelles Toronto of Old (1873) et Toronto: Past and Present (1884). Scadding devient président de la York Pioneer and Historical Society, et encourage plusieurs sociétés historiques locales à se regrouper. Le révérend Henry Scadding, qui meurt à Toronto le 6 mai 1901, est enterré au cimetière St-James.

    1 entrée(s) trouvées

  • 71 Rév. James Magrath

    Le révérend James Magrath (1769-1851) naît en Irlande et fait ses études au Collège Trinity, à Dublin. Dans l’espoir de permettre à ses fils de vivre dans un pays prospère tout en continuant de servir l’Église d’Angleterre, Magrath se porte candidat auprès de la Society for the Propagation of the Gospel pour un poste de missionnaire dans une colonie. En mai 1827, Magrath arrive à Québec avec sa famille et se voit promettre une mission dans le Haut-Canada (Ontario). Il est affecté dans la mission Toronto, au bord de la rivière Credit, où il dessert la St. Peter's Church. Magrath achète des terres dans cette région et y construit sa demeure, qu’il appelle Erindale. Tout en accomplissant ses tâches, il aide ses fils à réussir leur vie; James Magrath devient marchand et maître de poste, William exploite la ferme familiale et Charles fait des études de droit. Le révérend Magrath dessert la paroisse jusqu'à sa mort en 1851. Après 1890, le village avoisinant de Springfield est renommé Erindale en son honneur.

    1 entrée(s) trouvées

  • 72 Rév. Johann Samuel Schwerdtfeger

    Premier pasteur luthérien à s’établir dans le Haut-Canada (Ontario), Johann Samuel Schwerdtfeger (1734-1803) naît à Burgbernheim, en Bavière, et fait des études de théologie à l’Université d’Erlangen. Il émigre en Amérique en 1753 et officie comme pasteur auprès de congrégations en Pennsylvanie, dans le Maryland et à New York. Persécuté pour son allégeance à la Couronne pendant la Révolution américaine (1775-1783), Schwerdtfeger déménage dans le comté de Dundas, au Haut-Canada, en 1791. Il s’établit dans le canton de Williamsburg et devient pasteur d’une congrégation de colons allemands qui s’y étaient installés en 1784. Avant la fin du XVIIIe siècle, Schwerdtfeger organise des congrégations luthériennes dans plusieurs cantons avoisinants. Il meurt en 1803 et est enterré au cimetière de la St. John’s Lutheran Church, à Riverside Heights, près de Williamsburg.

    1 entrée(s) trouvées

  • 73 Rév. John Bethune

    Né sur l'Île de Skye, en Écosse, le révérend John Bethune (1751-1815) a fondé les premières congrégations presbytériennes à Montréal et dans le nord-ouest du Québec (aujourd'hui l'Ontario). Après ses études au King’s College d'Aberdeen, John Bethune est ordonné par l'Église d'Écosse. En 1773, il émigre en Caroline du Nord avec une partie de sa famille. Il devient alors aumônier du premier bataillon des Royal Highland Emigrants de l'Armée britannique. En 1776, pendant la Révolution américaine (1775-1783), il est fait prisonnier lors de la bataille de Moore’s Creek Bridge. Libéré en 1778, il gagne alors Montréal. En 1786, John Bethune fonde la première église presbytérienne de Montréal, qui deviendra par la suite St. Gabriel Street Church. L'année suivante, le révérend Bethune s'établit à Williamstown, dans le comté de Glengarry (dans la demeure aujourd'hui connue sous le nom de Bethune-Thompson House), et intervient auprès de l'importante communauté d'immigrants venus de la région écossaise des Highlands. Cette congrégation étant particulièrement isolée, le révérend Bethune tisse des liens amicaux avec d'autres leaders religieux de la région, dont le père Alexander MacDonnell (1762-1840), qui devient par la suite l'évêque catholique de Kingston, et le révérend John Strachan (1778-1867), le futur évêque anglican de Toronto. Le révérend Bethune officie dans tout le comté de Glengarry, et fait bâtir des églises à Lancaster, Martintown et Cornwall.

    3 entrée(s) trouvées

  • 74 Rév. John Dunn

    Le révérend John Dunn (1763-1803) reçoit l'autorisation de prêcher à Glasgow (Écosse). C'est l'un des tout premiers ministres presbytériens à officier en Ontario. Après avoir achevé des études en théologie à l'Université de Glasgow en 1788, il accepte une charge de ministre à Cherry Valley (New York). En 1794, il s'établit dans le Haut-Canada (Ontario), où il occupe alternativement la charge de ministre à Stamford et à Newark (aujourd'hui Niagara-on-the-Lake). En 1794, le révérend Dunn convainc le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806) d'octroyer à son ministère un terrain dans le Haut-Canada, et obtient 1 200 acres dans les cantons d'Ancaster et de Pelham. Le révérend Dunn demeure deux ans à Newark, et prêche dans les communautés rurales des alentours. En 1796, il quitte brutalement le ministère, peut-être en raison de l'isolement de ce poste. Il n'existe aucun presbytère dans les environs, et il ne trouve donc aucun revenu pour subsister. Le révérend Dunn n'a jamais reçu l'ordination officielle, et ne peut donc célébrer ni mariages ni baptêmes. Il se lance alors dans les affaires et vit à Niagara jusqu'en 1803, date à laquelle il se noie lors du naufrage d'un navire marchand traversant le lac Ontario.

  • 75 Rév. John Langhorn

    Né au Pays de Galles, John Langhorn (1744-1817) est un pasteur anglican qui dessert des paroisses dans l'Ouest du Québec (aujourd’hui l’Ontario). En 1787, il est affecté comme missionnaire résident dans des établissements loyalistes par la Society for the Propagation of the Gospel. Sa paroisse couvre Ernestown et Fredericksburgh, où des soldats licenciés du King's Royal Regiment of New York se sont établis en 1784. Les deux cantons se composent en large majorité de presbytériens, de congrégationalistes, de luthériens et de méthodistes, et Langhorn est souvent confronté à l'hostilité des autres confessions. Langhorn est le premier ecclésiastique anglican à résider dans la région de la baie de Quinte. Il parcourt toute la région, donnant un nom aux diverses stations missionnaires qu’il établit. Langhorn est le principal instigateur de la construction de la St. Paul's Church à Sandhurst en 1791, de la St. Warburg's Church à Fredericksburgh en 1792, et de la deuxième St. John's Church à Bath in 1793-1795. Les voyages répétés qu’il effectue dans l’ensemble du Haut-Canada ont raison de sa santé, et il retourne en Angleterre en 1813.

    2 entrée(s) trouvées

  • 76 Rév. John Ludwig Broeffle

    Né en Allemagne, le révérend John Ludwig Broeffle (1765-1815) est l'un des tout premiers ministres presbytériens à s'établir dans le Haut-Canada (Ontario). Avant l'arrivée de ministres écossais, les communautés presbytériennes du Haut-Canada sont desservies par des prédicateurs de l'Église protestante réformée de Hollande en Amérique. En tant que ministre auprès de l'Église protestante réformée de Hollande établie à Albany, le révérend Broeffle se voit confier les comtés de Stormont et de Dundas en 1795. Bien qu'établi à Williamsburgh, le révérend Broeffle fonde en 1795 une église presbytérienne germanophone dans la communauté voisine d'Osnabruck. En 1800, on compte quatre ministres presbytériens dans le Haut-Canada, dont deux prêchent la foi presbytérienne à des colons venant de pays autres que l'Écosse. Dans le cadre de sa charge, le révérend Broeffle parcourt sans relâche les cantons de Stormont et de Dundas, et meurt d'épuisement en 1815 après avoir parcouru 15 milles pour aller prêcher à Osnabruck.

  • 77 Rév. John Macher

    Né à Forfarshire (Écosse), John Macher (1796-1863) s'établit dans le Haut-Canada (Ontario), où il devient un membre du clergé presbytérien doublé d'un érudit et d'un administrateur. Ordonné ministre du culte par l'Église d'Écosse en 1819, le révérend Macher fournit son aide aux ministres des paroisses de Brechin et de Logie avant de se voir attribuer un poste. En 1827, il est choisi pour rejoindre le révérend John Barclay (1795-1826) à la mission presbytérienne de Kingston (Haut-Canada). En 1831, John Macher et 13 autres ministres de l'Église d'Écosse fondent à Kingston le synode de l'Église presbytérienne du Haut-Canada. Éminent érudit, John Macher participe à la création du Queen’s College de Kingston, et participe activement aux activités de l'établissement en qualité de fiduciaire et d'éducateur. En 1846, il devient directeur du Queen’s College. À l'époque, l'avenir de l'établissement n'est pas au beau fixe : le personnel change constamment et son propre salaire ne lui est versé que sporadiquement. John Macher prend sa retraite en 1852, mais continue à enseigner ponctuellement au collège. Il donnera des cours d'hébreu jusqu'à sa mort, en 1863.

  • 78 Rév. John Stuart

    Né en Pennsylvanie, John Stuart (1740-1811) était un missionnaire anglican à Cataraqui (Kingston). En 1770, Stuart est ordonné prêtre et missionné à Fort Hunter (New York) auprès des résidents mohawks de la collectivité. Après avoir refusé de signer le serment d’allégeance au Congrès continental pendant la Révolution américaine (1775-1783), Stuart s’enfuit au Canada avec sa famille en 1781. Ils finissent par s’établir à Cataraqui en 1785, et Stuart devient le premier pasteur anglican à résider dans le Haut-Canada (Ontario). Il officie auprès des colons européens et des collectivités des Premières nations de la région de Cataraqui, ainsi que des collectivités plus à l’ouest, jusqu’à Niagara et la rivière Grand. Stuart fait construire la St. George's Anglican Church, première église de Cataraqui, où le lieutenant-gouverneur de la province du Haut-Canada – John Graves Simcoe (1752-1806) – prête serment en 1792. Stuart meurt en 1811 après que son fils aîné George l’a remplacé au poste de recteur de Cataraqui.

    1 entrée(s) trouvées

  • 79 Rév. Mark Young Stark

    Né à Dunfermline (Écosse), le révérend Mark Young Stark (1799-1866) exerce la charge de ministre presbytérien dans le Haut-Canada (Ontario). Il participe à la fondation du synode de l'Église presbytérienne au Canada (Église libre). L'Église d'Écosse autorise Mark Young Stark à prêcher en 1824, mais en raison du système de patronage instauré par l'Église presbytérienne, à son arrivée dans le Haut-Canada, il doit être nommé à une charge vacante par un riche propriétaire foncier. Incapable de trouver un tel mécène, il finit par offrir ses services à la Glasgow Colonial Society en 1833, et c'est ainsi qu'il est appelé à servir les congrégations d'Ancaster et de Dundas. En 1843, les presbytériens d'Écosse remettent en cause le système du patronage, qui force les congrégations à accepter le ministre imposé par le mécène. La même année, 450 ministres presbytériens quittent l'Église d'Écosse et forment l'Église libre d'Écosse lors d'un schisme connu sous le nom de « The Great Disruption ». Au Canada, le révérend Stark prend la tête du synode de l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse, tandis que les ministres se demandent s'ils doivent quitter l'Église presbytérienne. Bien qu'il redoute la scission avec l'Église presbytérienne, le révérend Stark rallie le camp des ministres presbytériens qui s'opposent au système de patronage, et participe à la création du synode de l'Église presbytérienne au Canada (Église libre). Il continue à exercer sa charge au sein du presbytère de Hamilton, et s'implique activement dans le recrutement et le placement des nouveaux ministres. En 1844, le révérend Stark est invité à siéger au comité collégial chargé de la création du Knox College de Toronto.

  • 80 Rév. Peter Jones (Kahkewaquonaby)

    Le pasteur méthodiste Peter Jones (1802-1856) – appelé Kahkewaquonaby en ojibway – est le fils de l’arpenteur Augustus Jones et de Tuhbenahneequay, fille d’un chef mississauga. Jones passe les premières années de sa vie dans la communauté mississauga de sa mère, à Burlington Heights. À 14 ans, son père l’envoie dans une école anglaise du canton de Saltfleet (Stoney Creek). Jones se convertit au méthodisme en 1821 et commence à prêcher dans la région de la rivière Grand. En 1826, il s’établit dans la colonie mississauga située au bord de la rivière Credit, dont il est élu chef en 1829. Jones fait plusieurs voyages en Angleterre afin de lever des fonds pour la mission de la rivière Credit. Il y rencontre le roi William IV (1765-1837) et la reine Victoria (1819-1901). Jones présente une pétition à la reine Victoria concernant les titres fonciers des terres occupées par les Mississaugas le long de la rivière Credit, mais ceux-ci sont ensuite refusés par le département des Affaires indiennes dans le Haut-Canada. Par la suite, Jones facilite la réinstallation de la bande à New Credit (Brantford), où les Mississaugas de la Première nation de New Credit continuent de vivre aujourd’hui. Jones meurt dans sa maison, appelée Echo Villa, à Brantford, en 1856.

    1 entrée(s) trouvées

  • 81 Rév. Philip James

    Philip James (1800-1851) est un pasteur méthodiste né à Cornwall, en Angleterre, qui parcourt le Haut-Canada (Ontario) à titre de missionnaire. En 1820, à Cornwall, James se convertit à l’Église chrétienne méthodiste de la Bible. Il occupe la fonction de pasteur itinérant jusqu'à son affectation comme missionnaire à l'Île-du-Prince-Édouard en 1834. James passe les sept années suivantes à officier auprès des communautés isolées aux quatre coins de l'île, jusqu'à son départ en 1841 pour desservir les immigrants affiliés à l’Église chrétienne méthodiste de la Bible, qui sont de plus en plus nombreux dans le Haut-Canada. Après avoir officié à Cobourg, Darlington et Whitby, il s’établit en 1846 dans la Huron Tract de la Canada Company sur la rive sud-est du lac Huron, afin de desservir les fidèles de l’Église à Mitchell (comté de Perth). En 1850, malgré sa santé déclinante, James quitte la mission de la Huron Tract et commence à officier à Pickering, où il meurt en 1851.

  • 82 Rév. Ralph Cecil Horner

    Le révérend Ralph Cecil Horner (1853-1921) est né près de Shawville, dans le Bas-Canada (Québec). Il se convertit au méthodisme en 1876. En 1882, le révérend Horner devient un prédicateur laïc auprès de l'Église méthodiste du Canada. Après avoir étudié la théologie au Victoria College de Cobourg, il est ordonné par l'Église méthodiste de Montréal en 1887. Bien que ses sermons incitent de nombreuses personnes à se convertir au méthodisme, son style énergique et peu orthodoxe n'est guère apprécié par les autorités ecclésiastiques. Dans ses sermons inspirés par la doctrine wesleyenne, le révérend Horner critique en effet le méthodisme institutionnel. En 1897, il fonde la Holiness Movement Church, qui devient la porte-parole de la Wesleyan Methodist Connection of America sur le territoire canadien. Ce courant fait des émules dans tout l'Ontario, et le révérend Horner ouvre une maison d'édition et un séminaire dans sa demeure d'Ottawa. En raison des différends qui l'opposent à d'autres ministres de la Holiness Movement Church, il quitte cette église en 1916 pour former la Standard Church of America. Malgré son âge avancé, le révérend Horner continue à prêcher, et il meurt en 1921 lors d'une « réunion de camp » qu'il dirigeait non loin de Belleville.

  • 83 Rév. Richard Baxter

    Le prêtre jésuite Richard Baxter (1821-1904) est né à Carlisle, en Angleterre, et émigre au Canada en 1830. Il étudie au séminaire St-Sulpice, à Montréal, puis au Collège Saint-François-Xavier, où il est ordonné prêtre en 1854. Après avoir été affecté à plusieurs missions jésuites aux États-Unis et au Canada, Baxter est envoyé en 1872 à Fort William (Thunder Bay) pour seconder le père Dominique du Ranquet (1813-1900), chargé de la mission de l’Immaculée-Conception sur la rivière Kaministiquia. Baxter fait de nombreux voyages le long du chemin Dawson et du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP), et fait construire des églises à Fort William, à White River et à Schreiber. Il prêche également dans de nombreuses communautés minières isolées et rend visite aux pionniers catholiques de l'îlot Silver, d'Isle Royale (Michigan), du havre Silver et de l'île Vert. Entre 1877 et 1878, il écrit de nombreux articles sur la progression du CFCP pour le Thunder Bay Sentinel. Le révérend Baxter meurt à Montréal le 8 mai 1904.

  • 84 Rév. Robert Burns

    Né en Écosse, Robert Burns (1789-1869) occupe la charge de ministre presbytérien et d'éducateur dans l'Ouest canadien (Ontario). En 1805, il commence des études de théologie à l'Université d'Édimbourg. Il reçoit l'ordination en 1811. Robert Burns participe à de nombreuses sociétés dédiées à l'évangélisation coloniale, comme la Société missionnaire canadienne-française et la Glasgow Colonial Society. Il soutient le courant radical de l'Église presbytérienne et convainc sa congrégation d'abandonner l'Église d'Écosse pendant le Schisme de 1843 pour former l'église libre St. George’s of Paisley. Robert Burns se rend au Canada en 1843 afin de promouvoir la cause des missions de l'Église libre en Amérique du Nord. En 1845, il est nommé professeur de théogonie au Knox College de Toronto, ainsi que ministre à la Knox Presbyterian Church. Robert Burns poursuit ses voyages missionnaires au Canada, et recueille des fonds pour des églises, des paroisses rurales et des initiatives pédagogiques. Il joue un rôle communautaire de premier plan, et milite pour la sécularisation des réserves du clergé, pour l'abolitionnisme et pour l'enseignement public. Robert Burns quitte sa charge de ministre de l'église Knox Presbyterian Church en 1856 et devient professeur d'histoire ecclésiastique au Knox College, poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1864.

    1 entrée(s) trouvées

  • 85 Rév. Robert Easton

    Né à Hawick (Écosse), le révérend Robert Easton (1773-1831) occupe la charge de ministre presbytérien à Montréal. Il est également l'un des membres fondateurs du premier synode de l'Église presbytérienne au Canada. En 1803, il s'établit à Montréal pour devenir ministre d'une petite congrégation dissidente de la St. Gabriel Street Church. En 1807, l'église presbytérienne sécessionniste St. Peter Street Church est construite. La congrégation prospère rapidement, notamment grâce aux émigrants écossais et irlandais qui s'établissent à Montréal à leur arrivée dans le Bas-Canada (Québec). Plusieurs des sermons du révérend Easton sont publiés et en 1816, il devient le représentant de la British and Foreign Bible Society à Montréal. Désireux de fonder une assemblée ecclésiastique locale, le révérend Easton s'allie aux révérends William Smart, William Bell et William Taylor pour constituer le Presbytery of the Canadas en 1818. L'entité devient par la suite le Synod of the Canadas (1820), le United Presbytery of Upper Canada (1825), et enfin, en 1831, le synode de l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse.

  • 86 Rév. Robert James McDowall

    Né dans l’État de New York, Robert James McDowall (1768-1841) obtient son diplôme à l’Union Theological Seminary de Schenectady et est ordonné par la Dutch Reformed Church d’Albany en 1797. McDowall est ensuite missionné auprès des colons presbytériens de la région de la baie de Quinte dans le comté de Lennox et Addington, au Haut-Canada (Ontario). Si les habitants de la région ont demandé la nomination d’un pasteur auprès de l'Église d’Écosse et de l’Associated Reformed Church des États-Unis, seule la Dutch Reformed Church est en mesure d’envoyer des prédicateurs pour y travailler comme missionnaires. McDowall organise des congrégations dans les cantons d’Ernesttown et d’Adolphustown, ainsi que dans le canton de Fredericksburgh où il s’installe en 1800. McDowall s’efforce de réunir les congrégations de la baie de Quinte en formant un consistoire des Canadas, mais il n'y parvient que partiellement et devient le premier modérateur du synode des Canadas nouvellement constitué en 1820. Il meurt en 1841 et est enterré dans le cimetière de la première église qu’il fit construire dans le Haut-Canada – à Sandhurst, dans le canton de Fredericksburgh.

  • 87 Rév. Silas Huntington

    Le missionnaire méthodiste Silas Huntington (1829-1905) naît à Kemptville, dans le Haut-Canada (Ontario). Ordonné en 1854, Huntington sert plusieurs congrégations dans le Canada-West (Ontario) et dans le Canada-Est (Québec) jusqu’en 1822, année où il est affecté à Mattawa. Depuis sa nouvelle paroisse, Huntington fait de nombreux voyages pour visiter les colonies de peuplement situées le long du Chemin de fer Canadien Pacifique, poussant vers l’ouest jusqu’à Schreiber, près de Port Arthur (Thunder Bay). Considéré comme le premier missionnaire protestant à atteindre de nombreuses collectivités du Nord, Huntington est reconnu pour avoir fait les premiers sermons protestants à Mattawa, North Bay, Sturgeon Falls et Sudbury. Il a également contribué à fonder la Loge maçonnique de Nipissing en 1886, établissant la franc-maçonnerie dans le Nord de l’Ontario. En 1905, à 76 ans, peu après avoir pris en charge la mission de Widdifield près de North Bay, il meurt des suites de la fièvre typhoïde. Huntington était extrêmement populaire et respecté dans tout le Nord de la province. En 1960, l’Université Huntington – aujourd’hui le Collège Huntington, qui fait partie de l’Université Laurentienne à Sudbury – est ainsi nommée en son honneur.

  • 88 Rév. Thomas Greene

    L’Upper Canadian Mission Fund permet au révérend Thomas Greene (1809-1878) de quitter l’Irlande pour le Canada en 1836. Ce fonds est établi par l’évêque de Québec Charles J. Stewart (1775-1837) pour assurer la présence de missions anglicanes dans le Haut-Canada (Ontario). À son arrivée à Québec en 1836, Greene est affecté comme missionnaire dans le district de London, au Haut-Canada. Il y multiplie les voyages dans les collectivités avoisinantes, et ses lettres et son journal fournissent des renseignements inestimables sur la vie des premiers colons de la région de London. En 1838, Greene devient le premier recteur de la St. Luke's Church à Burlington, peut-être en raison du coût croissant des missions itinérantes après que le fonds est supprimé suite à la mort de l’évêque Stewart en 1837. Pendant son rectorat à St. Luke's (1838-1878), Greene et sa famille contribuent de façon essentielle à la vie de la paroisse. Greene y est enterré dans le cimetière de l’église.

    1 entrée(s) trouvées

  • 89 Rév. William Bell

    Né à Strathclyde, en Écosse, William Bell (1780-1857) était l’un des pasteurs presbytériens les plus influents du Haut-Canada. En 1808, il intègre la Congregational Church’s Hoxton Academy de Londres pour devenir pasteur, et est ordonné par l’Associate Presbytery of Edinburgh en 1817. Bell travaille comme prédicateur itinérant jusqu’à ce qu’il se voit offrir un salaire et des terres pour officier au sein de l’établissement militaire écossais de Perth, dans le Haut-Canada (Ontario). Bell et sa famille arrivent en juin 1817 à Perth, où il consacre toute son énergie à organiser une congrégation, en fondant une école, en effectuant des visites pastorales et en faisant construire une église. Le Haut-Canada ne compte alors que neuf pasteurs presbytériens, dont Bell fait partie, et il encourage ses collègues à former un consistoire au Canada, qui finit par devenir le synode uni du Haut-Canada en 1831. Bell et sa congrégation quittent le synode uni en 1835 suite à des complications liées à l’unification et à un litige concernant une subvention publique. Toutefois, peu avant sa mort en 1857, Bell parvient à réunifier les groupes de presbytériens divisés de Perth.

  • 90 Rév. William King

    Né près de Newton-Limavady (Irlande), le révérend William King (1812-1895) est un ministre presbytérien, un partisan de l'abolitionnisme et le fondateur de la communauté de Buxton, dans l'Ouest canadien (Ontario). William King se rend en Amérique en 1833 et s'établit en Louisiane en tant que professeur. Néanmoins, il revient en Écosse pour étudier, et, en 1846, il y est ordonné pasteur presbytérien. La même année, il accepte d'aller exercer son ministère à Toronto. En 1848, il revient en Louisiane pour s'occuper de la propriété de feu sa femme, où travaillent un certain nombre d'esclaves. Contraint de s'avouer qu'il est désormais le propriétaire d'une plantation et d'esclaves, le révérend King convainc les membres du presbytère de Toronto qu'il est en mesure de fonder au Canada une colonie destinée à accueillir les esclaves affranchis et en fuite. De retour en Louisiane, il propose à plusieurs familles noires de le suivre et de rallier la communauté qu'il veut établir au Canada. En 1850, l'association Elgin est constituée en personne morale pour acquérir des terres non loin de Chatham. Cette propriété est baptisée Buxton. Au début des années 1850, le révérend King supervise la construction d'une église à pans de bois, d'une salle réservée aux cours de religion du dimanche et d'une école. Malgré l'opposition manifestée par la population blanche des alentours, l'établissement de Buxton prospère, et à sa période la plus florissante, il accueille même 1 200 esclaves ayant fui les États-Unis. Le révérend King demeure ministre de l'établissement jusqu'à sa mort, en 1895.

    1 entrée(s) trouvées

  • 91 Rév. William Macaulay

    Le pasteur anglican William Macaulay (1794-1874) a joué un rôle clé dans l’organisation des congrégations anglicanes au sein du comté de Prince Edward et dans la fondation de la collectivité de Picton, au Haut-Canada (Ontario). Après la Révolution américaine (1775-1783), la famille de Macaulay quitte les États-Unis pour s’établir dans la colonie loyaliste de Cataraqui (Kingston). Macaulay, fils d’un Loyaliste de l’Empire-Uni, reçoit une concession de la Couronne d’une superficie de 400 acres près de Hallowell. Après des études à Oxford, en Angleterre, Macaulay est ordonné en 1818 et revient au Haut-Canada pour officier dans le canton de Hamilton (Cobourg). Il s’intéresse ensuite à la petite colonie de peuplement qui prend de l’ampleur près de sa concession dans le comté de Prince Edward. En 1823, il organise une congrégation anglicane dans la région et fait don de terres pour y faire construire le palais de justice et la prison du district. Sous son influence, la colonie est appelée Picton, du nom de Sir Thomas Picton (1758-1815), un illustre soldat britannique, avant de fusionner avec la collectivité adjacente d’Hallowell en 1837.

    1 entrée(s) trouvées

  • 92 Rév. William Proudfoot

    Le pasteur presbytérien et professeur William Proudfoot (1788-1851) naît près de Peebles, en Écosse. Ordonné en 1813, il travaille comme prêtre et professeur en Écosse. En 1832, Proudfoot se propose pour un poste de missionnaire au Canada, où il s’installe dans une ferme près de London, dans le Haut-Canada (Ontario). En 1834, il fonde le Missionary Presbytery of the Canadas, un organisme affilié au United Associate Synod of the Secession Church en Écosse. En 1844, il ouvre une école de théologie à London pour former les ecclésiastiques canadiens. En outre, Proudfoot contribue à organiser de nouvelles congrégations et fonde le Presbyterian Magazine. Malgré ses craintes de voir les valeurs du Missionary Presbytery remises en cause par une fusion, l’organisme est rejoint en 1847 par l’Église presbytérienne unie du Canada nouvellement formée. Le séminaire de London est transféré à Toronto en 1850, et Proudfoot s'y rend régulièrement pour enseigner, tout en conservant sa congrégation à London. Il meurt à Toronto en janvier 1851.

    1 entrée(s) trouvées

  • 93 Rév. William Smart

    Né en Angleterre, le révérend William Smart (1788-1876) est ministre presbytérien à Brockville, dans le Haut-Canada (Ontario). Il est l'un des fondateurs du premier synode de l'Église presbytérienne au Canada. En 1811, il devient le premier ministre presbytérien à s'établir à Brockville. Des sources historiques indiquent que la même année, il fonde la première école du dimanche du Haut-Canada. Il célèbre les offices au tribunal local. Une congrégation d'adultes est créée en 1816, et la première église presbytérienne de Brockville est érigée trois ans plus tard. En 1825, William Smart et les révérends William Bell et William Taylor forment le United Presbytery of Upper Canada. En 1831, William Smart et d'autres ministres de l'Église d'Écosse se réunissent à Kingston pour fonder le premier synode de l'Église presbytérienne dans le Haut-Canada, qui est baptisé Synode de l'Église presbytérienne au Canada associée à l'Église d'Écosse.

  • 94 Révérend Robert Addison

    Né à Westmoreland, en Angleterre (aujourd’hui orthographiée « Westmorland »), Robert Addison est un ecclésiastique de l’Église anglicane qui s’établit à Newark (Niagara-on-the-Lake) en 1792. À cette époque, Newark est le siège du gouvernement du Haut-Canada. Addison devient aumônier de l’Assemblée législative. Troisième ecclésiastique protestant à s’établir dans le Haut-Canada, Addison est le seul pasteur anglican à l’ouest de Kingston, et le seul pasteur de toute confession dans la région de Niagara. Ainsi, Addison dessert régulièrement des paroisses aussi éloignées que celle des Six Nations, le long de la rivière Grand, où son ami Joseph Brant traduit les sermons qu’il prononce dans la chapelle Mohawk. Addison supervise la construction de l’église St. Mark, à Newark, qui est achevée en 1809. St. Mark est la première église anglicane à organiser des offices religieux réguliers dans le Haut-Canada. La congrégation d’Addison comprend de nombreuses sommités, dont le général Isaac Brock et le colonel John Butler. C’est Addison qui célèbre le service funèbre de Brock. Pendant la guerre de 1812, il assume des fonctions supplémentaires à titre d’aumônier militaire. Lorsque Newark est capturée par les forces américaines en 1813, Addison est fait prisonnier de guerre et l’église St. Mark est partiellement incendiée. Homme au niveau de scolarité élevé, Addison contribue grandement à la Common Schools Act de 1816.

    3 entrée(s) trouvées

  • 95 Révérend Thomas Brock Fuller

    Le révérend Thomas Brock Fuller (1810-1884), né dans la garnison de Kingston, est issu d'une famille distinguée de l'Église d'Angleterre. Son père est officier de l'armée et son parrain – dont il a hérité le prénom – est le célèbre général Sir Isaac Brock. Fuller est ordonné diacre de l'Église d'Angleterre en 1833 et prêtre en 1835. On l'envoie ensuite à Chatham pour diriger la congrégation de ce qui est aujourd'hui l'église du Christ (Christ Church). En 1840, Fuller est nommé au presbytère de Thorold, où il assume ses fonctions pendant 21 ans. Peu après son transfert à l'église St. George’s (St. George’s Church) de Toronto en 1861, il fait grâce d’une dette de 11 000 $ que la congrégation de Thorold lui devait pour la construction de l'église St. John the Evangelist (St. John the Evangelist Church). En homme astucieux et pragmatique, Fuller prédit la séparation de l'Église et de l'État et rédige des messages influents enjoignant l'Église à gagner en autonomie. Fuller est également estimé pour sa modération et sa capacité à créer un consensus entre les groupes supérieurs et inférieurs de l'Église. Après son élection comme premier évêque de Niagara en 1875, il s'installe à Hamilton et fait de l'église du Christ sa cathédrale. Il décède à Hamilton à l'âge de 74 ans.

    3 entrée(s) trouvées

  • 96 Révérende Addie Aylestock

    Née à Glenallan (Ontario), Addie Aylestock (1909-1998) est ministre de l'Église épiscopale méthodiste britannique. C'est également la première Noire à recevoir l'ordination au Canada. Addie Aylestock travaille tout d'abord à Toronto en tant que domestique et couturière, avant d'entamer des études au Toronto Bible College dans l'objectif de devenir missionnaire. Elle rejoint l'Église épiscopale méthodiste britannique et devient diaconesse en 1944. Après avoir obtenu son diplôme en 1945, elle travaille en tant qu'assistante du ministre de l'Église épiscopale méthodiste britannique dans la communauté noire d'Africville, dans la périphérie de Halifax (Nouvelle-Écosse). En 1951, lors de la Conférence de l'Église épiscopale méthodiste britannique, un règlement autorisant l'ordination des femmes est adopté, en grande partie grâce au travail effectué par Addie Aylestock à Africville et en Ontario. Addie Aylestock reçoit l'ordination en 1952 et devient ensuite pasteure à North Buxton, St. Catharines, Fort Erie et Niagara.

  • 97 Révérende Fidelia Gilette

    Née à Nelson Flats (New York), Lucia Fidelia Wooley Gillette (1827-1905) est ordonnée ministre de l'Église unitarienne universaliste et s'établit en Ontario en 1888. Fille d'un ministre universaliste, Fidelia Gillette est probablement la première femme à avoir reçu l'ordination en Ontario, toutes confessions confondues. La révérende Gillette écrit pour de nombreuses publications nationales et universalistes. En 1854, elle rédige la biographie de son père, le révérend Edward Mott Woolley. Elle voyage à travers la région des Grands Lacs et prononce des sermons devant de nombreuses congrégations universalistes avant de devenir ministre à Bloomfield (Ontario) de 1888 à 1889. En 1900, la révérende Gillette quitte Bloomfield pour Rochester (Michigan), où elle continue à prêcher dans les communautés des environs.

  • 98 Richard Hooker

    Richard Hooker est un prêtre et théologien anglican. Il est considéré comme l’un des principaux initiateurs de la doctrine anglicane.

  • 99 Richard Randolph Disney

    Né dans le Maryland, Richard Randolph Disney (1830-1891) contribue à l’établissement de l’Église méthodiste épiscopale britannique (MEB) au Canada. En 1857, Disney participe à un séminaire dans le Massachusetts et est autorisé à faire des sermons par l’Église épiscopale méthodiste africaine (MEA). La même année, il émigre dans le Canada-Ouest (Ontario) pour officier en tant que pasteur auprès de colons afro-américains qui ont fui l’esclavage aux États-Unis. Disney appuie la formation d’une Église MEB distincte dans le Canada-Ouest en 1856. Il y occupe le poste de secrétaire général et est élu évêque de l’Église MEB pour l’Ontario, la Nouvelle-Écosse, les Bermudes, les Antilles et la Guyane britannique (Guyana) en 1875. Toutefois, dès 1880, il devient évident que l’Église n’est plus en mesure de soutenir ses missions dans les Caraïbes. L’Église MEB réintègre l’Église MEA en 1881, bien que plusieurs congrégations rejettent cette réunification, reformant l’Église MEB et retirant à Disney son poste d’évêque. Disney continue d’officier auprès des congrégations de l’Église MEA qui subsistent en Ontario jusqu’à ce qu’il se voit confier d’autres congrégations dans l’Arkansas et le Mississippi en 1888.

  • 100 Roberta Elizabeth Tilton

    Originaire du Maine, Roberta Tilman déménage à Ottawa avec son mari en 1868 et devient une importante réformiste sociale et un membre actif de l'Église anglicane. Imposante et infatigable, elle consacre sa vie au mouvement pour la sobriété et aux campagnes visant à pallier ce qui constitue selon elle les excès du mercantilisme et de la sécularisation. Fondatrice du Conseil national des femmes du Canada, elle est également vice-présidente de l'Ontario Women’s Christian Temperance Union et directrice du Protestant Orphans’ Home and Refuge for Aged Women. Elle est surtout connue en sa qualité de fondatrice du groupe des Dames auxiliaires (Women's Auxiliary), branche de la Missionary Society of the Anglican Church of Canada. En 1908, lorsqu'elle quitte la présidence des Dames auxiliaires après 22 ans de service, l'organisation s'est étendue au point d'inclure 23 conseils diocésains comptant 1 300 directions supérieures et un total de 32 057 membres. Il s'agit alors de la plus grande organisation de femmes de l'Église anglicane. Portant désormais le nom d'Anglican Church Women (ACW), cette organisation est la plus vielle organisation nationale permanente de l'Église anglicane. Afin de reconnaître le rôle majeur que Roberta Tilton a joué pour redéfinir le rôle des femmes au sein de l'Église anglicane, une journée commémorative lui est dédiée dans le calendrier liturgique de l'Église anglicane du Canada.

    1 entrée(s) trouvées

  • 101 Samuel de Champlain

    Connu comme le « père de la Nouvelle-France », Samuel de Champlain (v. 1570-1635) est un explorateur, cartographe, chroniqueur et administrateur français. Entre 1633 et 1635, il occupe les fonctions de gouverneur de la Nouvelle-France. À partir de 1603, Champlain effectue de nombreux voyages en Nouvelle-France afin d’explorer et de cartographier la région, de stimuler le commerce et de créer des établissements français dans la colonie. Il fonde la ville de Québec en 1608 et est le premier explorateur européen à cartographier la région des Grands lacs. Champlain forme une alliance avec les Hurons, établis dans ce qui constitue aujourd’hui l’Ontario, et les soutient dans leurs guerres contre les Iroquois. Fervent catholique, Champlain emmène avec lui quatre prêtres récollets lors du voyage qu’il effectue en 1615. L’un de ces prêtres, le père Joseph Le Caron (v. 1586-1632), est le premier missionnaire catholique à fouler le sol de l’actuel Ontario.

  • 102 Timothy Rogers

    Le colon quaker Timothy Rogers (1756-1827) quitte la Pennsylvanie pour s’établir dans le Haut-Canada (Ontario). Suite à la Révolution américaine (1775-1783), de nombreux Quakers émigrent au Canada car on leur fait payer leur pacifisme pendant le conflit. Après avoir visité le Haut-Canada, Rogers arrive à York (Toronto) en 1801. Il voyage vers le nord le long de la rivière Don jusqu’à la rivière Holland Est, où il construit une ferme et encourage d’autres Quakers américains à s’établir. Les premiers offices quakers sont organisés dans la maison de Rogers sur la rue Upper Yonge (aujourd’hui, Newmarket), jusqu’à ce qu’un temple en bois soit construit en 1801. En 1804, la réunion préparatoire de la rue Yonge (« Yonge Street Preparative Meeting ») se voit accorder un statut officiel par la réunion mensuelle de Pelham (« Pelham Monthly Meeting ») et, en 1806, la réunion mensuelle de la rue Yonge (« Yonge Street Monthly Meeting ») est établie. D’ici à 1809, Rogers aide près de 40 familles quakers originaires de Pennsylvanie à s’établir à York, et déménage avec sa famille à Duffin’s Creek (aujourd’hui, Pickering Village), où il construit un moulin à broyer le grain. En 1812, Rogers fait don d’une parcelle de terrain destinée à accueillir le temple et le cimetière du village, qui se trouve aujourd’hui sur la rue Mill.

  • 103 William Jenkins

    Né à Kirriemuir, en Écosse, William Jenkins (1779-1843) est un ecclésiastique presbytérien qui officie dans le canton de Markham, au Haut-Canada (Ontario). Jenkins étudie la théologie, le grec et l’hébreu en Écosse, avant d’apprendre plusieurs langues des Premières nations pendant ses études en Amérique. Il émigre dans le Haut-Canada en 1817. Jenkins organise une congrégation à Mount Pleasant (aujourd’hui Richmond Hill), qui rejoint en 1819 le Presbytery of the Canadas nouvellement formé. Il fait de nombreux voyages en tant que missionnaire, parcourant les régions de Peterborough, de la baie de Quinte et de la rivière Grand. En association avec Robert Baldwin (1804-1858) et Egerton Ryerson (1803-1882), Jenkins fonde le Friends of Religious Liberty committee (comité des amis de la liberté religieuse). En 1831, ce comité présente une pétition au gouvernement britannique en faveur de la révocation des ecclésiastiques occupant des postes politiques, de la sécularisation des réserves du clergé, ainsi que de l’égalité des droits pour les ecclésiastiques de toutes confessions.

    1 entrée(s) trouvées

  • 104 William McMaster

    Né dans le comté de Tyrone, en Irlande, William McMaster (1811-1887) est un grossiste, un banquier et un sénateur qui vit en Ontario et fonde l’Université McMaster. En 1833, McMaster émigre dans le Haut-Canada (Ontario) pour travailler en tant que commis chez un grossiste, dont il reprend ensuite l’entreprise, avec succès. Sans enfants, McMaster fait venir d’Irlande deux de ses neveux, dont il est proche, et les engage dans sa société, qu’il appelle William McMaster and Nephews. McMaster est élu au Conseil législatif de la province du Canada sous la bannière libérale en 1862, et devient sénateur du Dominion du Canada en 1867. Son succès dans la banque lui permet en outre de contribuer au fonctionnement des établissements d’enseignement laïques et théologiques de l’Ontario. Fermement convaincu de la valeur de l’éducation, McMaster appuie financièrement plusieurs établissements d’enseignement, dont notamment le Toronto Mechanics’ Institute. Il fonde le Canadian Literary Institute (rebaptisé Collège Woodstock) pour assurer la formation des prédicateurs baptistes, ainsi que le Toronto Baptist College en 1881. Mécontent du projet de fédération entre les collèges locaux et l’Université de Toronto, il fusionne le Toronto Baptist College et le Canadian Literary Institute pour former l’Université McMaster en 1887.

  • 105 William O'Grady

    Prêtre catholique, journaliste et activiste, William O’Grady est une figure à la fois pittoresque et controversée. Né en Irlande, il a été le secrétaire de l’évêque de Cork, avant de venir s’établir dans le Haut-Canada en 1828. Il y est chaleureusement accueilli par l’évêque Macdonell de Kingston, qui a grandement besoin d’un prêtre compétent et expérimenté. O’Grady est rapidement nommé prêtre de la paroisse St. Paul de York (rue Queen Est, à Toronto), où il s’engage immédiatement à établir des règlements d’église plus stricts, à organiser un groupe de catéchisme pour les enfants pauvres et à éliminer la dette de la paroisse. Il devient vite une figure civique emblématique, aussi populaire parmi les siens, principalement des immigrants irlandais, qu’auprès des paroissiens et de l’élite de York. La situation désespérée dans laquelle se trouvent ses très pauvres paroissiens l’amène toutefois à se prendre d’amitié pour les politiciens issus du Parti réformiste, tels que William Lyon Mackenzie. À cette époque-là, un schisme se forme entre l’élite de l’Église – qui s’est alliée avec les membres de la « Tory Family Compact » – et les paroissiens irlandais, pauvres et citadins, de St. Paul. Le soutien grandissant qu’accordent ces derniers à O’Grady lui fait perdre les bonnes grâces des marguilliers de son Église et de l’évêque. En 1832, O’Grady et les réformateurs de sa paroisse prennent le contrôle de l’église et excluent les marguilliers. Il est suspendu par Macdonell et excommunié en 1833. O’Grady fonde ensuite un journal, The Correspondent, et se consacre au journalisme politique. Désabusé par la tournure violente que prend le mouvement réformiste en 1837, O’Grady part s’installer dans une ferme située au nord de Toronto, où il décédera en 1840.

Aller à la page: