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  • 1 Société de Jésus (ordre des Jésuites)

    Fondée en 1534 par Ignatius Loyola (1491-1556), la Société de Jésus (ou l’ordre des Jésuites) est l’ordre religieux masculin le plus important au sein de l’Église catholique romaine. Connus pour l’ampleur de leur action missionnaire et pour leur engagement en faveur de l’éducation, les Jésuites se caractérisent par un mélange de discipline, de rigueur académique et de zèle religieux. L’ordre des Jésuites se distingue également par son profond attachement à la papauté. Les Jésuites arrivent pour la première fois dans l’actuel Ontario en 1634, alors qu’ils suivent la voie établie en 1615 par des missionnaires récollets (et peu de temps après par Champlain), qui chemine depuis Montréal jusqu’aux rives sud de la baie Georgienne en passant par la rivière des Outaouais et la rivière des Français. En 1639, ils fondent le village missionnaire de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons près de l’actuelle ville de Midland. Ils ont ensuite le projet d’établir une communauté chrétienne composée à la fois d’Européens et d’Autochtones. Le village est toutefois victime des guerres iroquoises et ses habitants sont contraints de brûler et de fuir la mission en 1649. Huit missionnaires jésuites qui trouvent la mort pendant les guerres iroquoises sont canonisés – Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalement, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, René Goupil et Jean de la Lande. Malgré les événements de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, les Jésuites continuent d’établir des missions aux quatre coins de l’actuel Ontario. Le nombre de catholiques augmente en même temps que celui des institutions jésuites dans la région. Le premier avant-poste jésuite important qui est établi dans la province après la chute de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons est la mission de l’Assomption à La Pointe de Montréal (Windsor). La mission dessert à la fois la population francophone de la région, assez nombreuse, et des Hurons qui s’y sont établis après les guerres iroquoises. Elle devient la paroisse de l’Assomption en 1767 et constitue la plus ancienne paroisse catholique romaine en Ontario. Cédant à la pression des dirigeants laïcs en Europe, le pape Clément XIV supprime l’ordre des Jésuites en 1773. Cette décision freine l’activité des Jésuites dans le Haut-Canada jusqu’à bien après la restauration de la Société en 1814. Une présence jésuite subsiste toutefois dans la région, puisque l’évêque Briand de Québec décide de ne pas informer le pasteur jésuite de la mission de l’Assomption (le père Potier) du démantèlement de l’ordre. Au milieu du XIXe siècle, les Jésuites reprennent leurs activités dans la province et établissent un certain nombre de missions dans des collectivités éloignées, parmi lesquelles Wikwemikong sur l’île Manitoulin en 1844, Sault Ste. Marie en 1846 et Fort William (Thunder Bay) en 1849. En outre, ils constituent le premier ordre à servir des Allemands de confession catholique romaine dans la région de Waterloo. Pendant le siècle et demi qui suit, les Jésuites fondent des missions, des paroisses, des écoles et des séminaires aux quatre coins de l’Ontario. En 1924, les Jésuites de l’Ontario acquièrent une importante autonomie administrative en créant la vice-province jésuite du Haut-Canada. À l’époque, l’ordre administre 30 missions, neuf paroisses et six collèges. Travaillant souvent en collaboration étroite avec le clergé diocésain et des ordres religieux féminins – ainsi qu’avec d’autres confessions chrétiennes et des organismes laïcs – les Jésuites continuent de jouer un rôle essentiel dans l’éducation d’innombrables jeunes catholiques et dans le développement de nombreuses institutions sociales de l’Ontario.

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