Mère Marie Thomas d’Aquin, 1877-1963
Originaire de la région de Bordeaux, en France, Jeanne Branda s’est sentie appelée à devenir religieuse et enseignante. En 1899, elle se joignit aux Sœurs dominicaines de Nancy, où elle prit le nom de Sœur Marie Thomas d’Aquin. Elle déménagea aux États-Unis puis, lors d’une visite à Ottawa en 1914, accepta de diriger l’Institut Jeanne d’Arc. Sous sa direction, l’Institut se développa, offrant de nombreux services qui contribuèrent à l’évolution de la condition féminine.
Lieu :
Dans le cours Jeanne d'Arc au marché ByWard, 18, rue Clarence, Ottawa
Thèmes :
Arts et culture, Collectivités, Patrimoine franco-ontarien, Organismes, Personnages, Religion, Histoire des femmes
Texte de la plaque :
Jeanne Lydia Branda grandit près de Bordeaux, en France. Dès son jeune âge, elle s’est sentie appelée à devenir religieuse et enseignante. En 1899, elle s’est jointe aux Soeurs dominicaines de Nancy; elle se consacra à l’enseignement et prit le nom de Sœur Marie Thomas d’Aquin. Elle quitta la France et s’installa dans l’État du Maine, où elle a été profondément influencée par l’esprit de liberté et d’ouverture de l’Amérique. Lors de sa visite à Ottawa en 1914, elle a accepté de diriger l’Institut Jeanne d’Arc, un refuge pour jeunes femmes à la recherche d’un emploi, au travail ou aux études. Sous sa direction, l’Institut a connu une croissance sans précédent et a déménagé dans un plus grand complexe de la rue Sussex. L’Institut offrait des cours, de la camaraderie, et surtout un sentiment de communauté. Sœur Marie Thomas d’Aquin a créé un nouvel ordre en 1919 — les Sœurs de l’Institut Jeanne D’Arc — qui a fait sien l’ouverture sans distinction de race, de langue, de nationalité, de statut social ou de religion, une initiative progressiste combinant le religieux et le laïc qui a contribué à l’évolution de la condition féminine. Mère Marie Thomas d’Aquin était une visionnaire avant-gardiste dont la mission de service et de bienfaisance s’étendait à l’ensemble de la communauté.
